Ramadan : pourquoi la Nuit du Destin (Lailatul Qadr) est la nuit la plus sacrée pour les musulmans

Dans la tradition islamique, Lailatul Qadr, ou la Nuit du Destin, est considérée comme la nuit la plus sacrée de l’année. Mentionnée dans le Coran comme étant « meilleure que mille mois », elle occupe une place centrale durant le mois béni du Ramadan.

Cette nuit exceptionnelle intervient au cours des dix dernières nuits du Ramadan, période durant laquelle les fidèles redoublent d’actes d’adoration : prières nocturnes, lectures du Coran, invocations et actes de charité.

Une nuit dont la date reste inconnue

Selon les enseignements islamiques, la date exacte de Lailatul Qadr n’est pas connue avec certitude. Les savants musulmans estiment toutefois qu’elle se situe plus probablement lors des nuits impaires des dix derniers jours du Ramadan, notamment les 21e, 23e, 25e, 27e ou 29e nuits.

« C’est la nuit la plus importante pour les musulmans », explique l’imam Shariff Hassan, érudit islamique basé à Mombasa, au Kenya.

Durant cette période, certains croyants choisissent d’observer l’Itikaf, une retraite spirituelle au sein des mosquées consacrée entièrement à l’adoration.

La nuit de la révélation du Coran

La tradition islamique enseigne que c’est durant cette nuit que les premiers versets du Coran ont été révélés au prophète Muhammad (paix et salut sur lui) par l’ange Jibrîl (Gabriel).

L’importance de cet événement est telle qu’une sourate entière du Coran lui est consacrée : la sourate Al-Qadr, dans laquelle il est affirmé :

« La Nuit du Destin est meilleure que mille mois. »

Une nuit de pardon et de bénédictions

Pour les musulmans, Lailatul Qadr est une nuit de miséricorde divine et de pardon. Selon les enseignements islamiques, les croyants qui passent cette nuit en prière et en supplication sincère peuvent voir leurs péchés pardonnés.

Les savants expliquent également que des anges descendent sur la Terre durant cette nuit, apportant paix et bénédictions à ceux qui adorent Dieu.

Cette nuit serait aussi, selon la tradition, le moment où les destinées des êtres humains pour l’année à venir sont décrétées.

Avec près de deux milliards de musulmans dans le monde, Lailatul Qadr demeure l’un des moments les plus intenses spirituellement du calendrier islamique.

« C’est une occasion unique de demander pardon, de renouveler sa foi et de se rapprocher d’Allah », rappelle l’imam Shariff Hassan.

Sénégal : un militaire tué et six blessés lors d’un accrochage avec des individus armés en Casamance

Un militaire sénégalais a été tué et six autres blessés jeudi matin lors d’un accrochage avec un groupe d’individus armés dans le sud du pays, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).

Selon l’armée sénégalaise, l’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, située dans le nord de Sindian, près de la frontière avec la Gambie.

Au cours de l’affrontement, plusieurs assaillants ont été neutralisés, précise la DIRPA dans son communiqué.

Opération contre la culture du chanvre indien

D’après les autorités militaires, l’accrochage est survenu alors que des unités de la Zone militaire n°5 menaient une opération de destruction de champs de chanvre indien dans cette zone frontalière.

Ces opérations visent notamment à lutter contre les cultures illicites, à démanteler les bandes armées opérant dans la région et à renforcer la sécurité des populations et de leurs biens.

Des opérations qui se poursuivent

La DIRPA indique que les unités engagées poursuivent actuellement leurs actions dans la zone afin de sécuriser durablement ce secteur frontalier et d’intensifier la lutte contre les activités criminelles.

La région de Casamance, dans le sud du Sénégal, reste régulièrement le théâtre d’opérations militaires visant à éradiquer les trafics et à prévenir les activités de groupes armés dans les zones proches des frontières.

Guerre en Iran et au Moyen-Orient: un soldat français tué dans une attaque de drones près d’Erbil

Un militaire français a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque de drones visant une base située dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’information a été confirmée par le président français Emmanuel Macron.

La victime, l’adjudant-chef Arnaud Frion, appartenait au 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces. Selon l’Élysée, il est décédé « pour la France » au cours de cette attaque qui a également fait six blessés parmi les soldats français.

Une attaque de drones contre une base militaire

D’après l’état-major français des Armées, l’incident s’est produit lors d’une attaque de drones visant une base militaire située à Mala Qara, à environ 40 kilomètres au sud-ouest d’Erbil.

Le gouverneur d’Erbil a indiqué que deux drones avaient été utilisés dans cette frappe qui visait des forces engagées dans la lutte antiterroriste.

Les militaires français présents sur place participaient à des missions de formation et de soutien auprès des forces de sécurité irakiennes, dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis.

Première perte française depuis l’escalade régionale

La mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion constitue le premier décès d’un soldat français depuis le début de l’escalade militaire au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Depuis le début du conflit, sept soldats américains ont également trouvé la mort au Koweït et en Arabie saoudite, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Une attaque revendiquée dans un contexte de tensions

Peu après l’incident, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a publié un message sur Telegram annonçant qu’il prendrait pour cible « tous les intérêts français en Irak et dans la région ».

Le groupe a également appelé les habitants à rester à distance d’une base militaire au Kurdistan irakien où sont stationnés des soldats français, sans toutefois revendiquer directement l’attaque.

Depuis le début du conflit régional, la région autonome du Kurdistan irakien, et notamment Erbil, a été la cible de plusieurs attaques de drones ou de missiles, souvent attribuées à des factions armées pro-iraniennes.

La France affirme jouer un rôle défensif

Face à la montée des tensions, le président Emmanuel Macron a insisté sur le rôle « défensif » de la France dans la région.

Paris a déployé un important dispositif militaire autour du porte-avions Charles-de-Gaulle, notamment en Méditerranée orientale. Ce dispositif comprend huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, opérant dans une zone allant de la mer Rouge au détroit d’Ormuz.

La France participe également aux efforts diplomatiques pour contenir l’extension du conflit, notamment au Liban, où les tensions se sont intensifiées après des échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah.

Mali : 12 chauffeurs dont 2 Sénégalais exécutés par le GSIM selon Human Rights Watch

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, ce mardi 10 mars 2026, l’exécution sommaire de dix chauffeurs routiers et de deux apprentis adolescents dans la région de Kayes, au sud-ouest du Mali. Les faits, qualifiés de crimes de guerre, se sont déroulés le 29 janvier dernier lors d’une attaque d’envergure menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Le convoi, composé d’au moins 40 camions-citernes partis de Dakar, a été intercepté à environ sept kilomètres du village d’Ambidédi alors qu’il était sous escorte militaire malienne.

Selon les témoignages recueillis par HRW, les victimes ont été retrouvées deux semaines après l’attaque, les yeux bandés, les mains liées dans le dos et la gorge tranchée. Parmi les disparus figurent deux ressortissants sénégalais (39 et 49 ans), ainsi que des Maliens, un Burkinabè et un Ivoirien.

Cette attaque s’inscrit dans une stratégie délibérée du GSIM visant à asphyxier l’approvisionnement en carburant du Mali, le groupe armé considérant désormais tout transport de produits pétroliers comme une « cible militaire ». HRW appelle les autorités maliennes à sortir de leur silence et à traduire les responsables de ce massacre devant la justice.

MS/NDARINFO

Les USA seraient près de conclure un accord avec le Mali leur permettant de revenir dans la région du Sahel

Le site Business Insider a déclaré que les États-Unis étaient sur le point de conclure un accord avec le Mali afin de permettre aux avions américains de reprendre leurs vols de reconnaissance au-dessus du pays.

Selon le site, qui cite des responsables américains, cet accord, s’il est conclu, constituerait « une avancée majeure dans les efforts déployés par Washington pour rétablir la coopération en matière de sécurité avec Bamako après des années de tensions ».

L’accord

L’accord proposé permettrait à Washington de surveiller les activités des groupes armés liés à Al-Qaïda, qui ne cessent de se développer dans la région du Sahel africain.

Récemment, l’administration de Donald Trump avait levé les sanctions américaines imposées à plusieurs hauts responsables maliens, dont le ministre de la Défense, afin de faciliter l’accord et d’améliorer les relations bilatérales, qui se sont tendues depuis le rapprochement entre Bamako et Moscou, à un moment où l’administration de l’ancien président Joe Biden manifestait un soutien important à l’Ukraine, en guerre avec la Russie depuis 2022.

L’ancienne administration avait justifié ces sanctions par des allégations de rapprochement entre Bamako et les mercenaires Wagner, dissous par la Russie et remplacés par le « Corps russe ».

Washington avait fermé il y a quelque temps sa plus grande base aérienne dans la région du Sahel africain.

En août 2014, Washington a retiré ses soldats de la base aérienne 201 à Agadez après que les autorités militaires du Niger aient demandé le départ des soldats américains de leur territoire.

Mais Washington, par le biais de ses négociations avec le Mali, tente de revenir dans la région du Sahel africain, notamment après un accord avec le Nigeria lui permettant de mener des frappes aériennes contre les groupes armés présents dans cette région, et après que certains médias aient fait état d’un accord entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire pour la création d’une base dédiée aux drones à Barame, dans le centre de la Côte d’Ivoire.

Stratégie de retour

La Mali, pays enclavé et l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique, est devenue un centre névralgique pour les activités des groupes armés liés à Al-Qaïda, qui ont intensifié leurs attaques et leurs enlèvements d’étrangers dans la région.

Selon les données de l’ACLED, les groupes tels que Ansar al-Islam et les musulmans comptent sur les enlèvements comme principale source de financement de leurs activités, en plus des activités minières de certaines de leurs branches.

Afin de mettre un terme à la propagation et à l’intensification des activités de ces groupes, des responsables américains se sont succédé en visite au Mali ces derniers temps, la capitale malienne ayant connu une intensification des mouvements diplomatiques.

L’envoyé américain en Afrique, Nick Checker, s’est rendu au Mali en février dernier et a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avec lequel il a discuté de la relance des relations, notamment dans la lutte contre le terrorisme et les relations commerciales.

L’activité diplomatique américaine dans la région du Sahel africain reflète des changements plus larges dans la politique de Washington à l’égard de ces pays qui ont connu une série de coups d’État militaires ayant porté des militaires au pouvoir. Afin de se maintenir au pouvoir, les gouvernements d’un certain nombre de ces pays se sont éloignés de leurs partenaires occidentaux et se sont tournés vers Moscou.

Selon Business Insider, le nouvel accord américain avec le Mali en matière de renseignement pourrait ramener Washington en partie dans cette région, mais dans un contexte différent de celui de 2024.

fr.saharamedias.net

Mali : alerte à la forte chaleur sur l’ensemble du territoire

L’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo) a publié le 9 mars 2026 une alerte signalant une hausse importante des températures sur tout le pays, avec des maximales prévues entre 34 °C et 45 °C du 9 au 15 mars.

Selon l’agence Mali-Météo, rattachée au ministère des Transports et des Infrastructures, la montée de chaleur affectera toutes les régions du pays, marquant un renforcement des températures en ce début de saison chaude. Les zones sahéliennes et sahariennes du nord pourraient enregistrer jusqu’à 45 °C, un niveau habituel pour cette période.

La période allant de mars à mai correspond au pic de la saison chaude au Mali, avant l’arrivée des premières pluies de l’hivernage. Dans des localités comme Kayes, Gao ou Tombouctou, les températures dépassent fréquemment 40 °C, augmentant les risques sanitaires pour la population.

Face à cette situation, Mali-Météo recommande aux habitants de prendre des précautions, en particulier pendant le mois de Ramadan, à savoir bien s’hydrater aux heures autorisées ; limiter l’exposition prolongée au soleil ; et porter des vêtements légers et adaptés ; et se rafraîchir régulièrement et surveiller les personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, malades).

La forte chaleur peut également impacter les activités économiques et sociales : hausse de la demande en électricité pour ventilateurs et climatiseurs, dans un contexte où l’approvisionnement reste parfois fragile ; conséquences sur l’agriculture et l’élevage, avec assèchement rapide des sols et des points d’eau avant la saison des pluies.

Les scientifiques notent par ailleurs une tendance au réchauffement plus rapide dans le Sahel, avec une multiplication des épisodes de chaleur extrême ces dernières années.

Dans ce contexte, Mali-Météo appelle la population à rester vigilante tout au long de la période d’alerte, alors que le pays entre progressivement dans sa phase la plus chaude de l’année.

MD/te/Sf/APA

Quand la mafia du gasoil défie les mesures

Chassez le naturel, il revient au galop, à l’instar de la crise du carburant au Mali. Tel un serpent de mer, le phénomène refait peu à peu surface et sa résurgence s’annonce par une pénurie de gasoil qui, en réalité, n’a jamais cessé d’échapper aux mesures de régularisation de la distribution.

 

Ainsi donc, pendant que la disponibilité de l’essence a tendance à reléguer la crise aux oubliettes chez ses consommateurs, la convoitise du gasoil continue d’obliger ses usagers à parcourir des dizaines de kilomètres à la chasse d’une denrée introuvable. En cause, la résistance aux pratiques spéculatives contre lesquelles les autorités se prévalaient naguère encore du déploiement d’une irrésistible armada de paravents administratifs. Tandis que les stations-service affichent partout la sécheresse totale de gasoil, l’essentiel des engins-diesel continuent de fonctionner et pullulent dans la circulation sans qu’on puisse déceler leurs sources d’approvisionner. Pour le savoir, il faut vraisemblablement figurer parmi les initiés de canaux de distribution hermétiquement fermés qui, soit échappent au contrôle du puissant dispositif ou jouissent allègrement de sa complaisance pour prospérer. En effet, les centrale d’EDM Sa, selon nos investigations, ne sont pas les facteurs d’absorption des volumes de gasoil qui triomphent de l’embargo djihadiste. On parle aussi des unités tapis dans les zones industrielles de l’intérieur dont les exploitants chinois paieraient des fortunes aux importateurs de carburant pour assurer la régularité de leur ravitaillement en hydrocarbures appropriées. Avec une préférence accordée à la mafia minière, il ne reste que des gouttelettes de gasoil aux consommateurs d’une certaine catégorie réduites statut de parents pauvres des mesures de lutte contre la spéculation.

La Rédaction du Temoin

 

Dossier Paramount – Embraer : La Cour opte pour un désaveu de la procédure

À l’instar du dossier des «équipements militaires et de l’avion présidentiel», celui des marchés «Paramount – Embraer» n’a pu être vidé sans déconvenue pour le ministère public.

 

En cause, un rapport d’audit bancal et peu intelligible de l’ancienne ministre Bintou Camara, auquel les juges ont décidé d’infliger une cinglante censure en exigeant des compléments d’informations sur l’ensemble des contours et péripéties ayant jalonné les commandes publiques y afférentes.

C’est la décision que plusieurs semaines de bras de fer judiciaire ont inspirée à la formation criminelle de la Cour suprême sur lesdites affaires. Au lieu du verdict annoncé, les attentes et pronostics ont été déjoués, vendredi après-midi, par la surprenante option de faire rejouer la partie sur la base de données et témoignages plus édifiants et moins tendancieux que le spécieux descriptif servi par l’ancienne conseillère de la présidence dans son rapport d’audit. Le renvoi des deux affaires a été ainsi assorti de la promesse de reprendre les audiences à la date du 23 mars prochain avec une approche nouvelle à la clé : l’extension des auditions au Contrôleur général de services publics, puis la consultation des fournisseurs de matériels militaires sur la teneur et l’exécution des marchés les concernant.

Pour ce qui est de la commande spécifique des 36 Marauders, le scénario s’annonce d’autant plus judicieux qu’il implique l’opportunité de redresser tant de torts causés aux inculpés par la défiguration ou la rétention des données, le galvaudage des faits et les manœuvres sibyllines de les éluder par endroit, ainsi que la soustraction de témoins indispensables aux besoins de manifestation de la justice. Autant de lacunes ayant empoisonné la procédure et déteint sur sa moralité, tout au long des confrontations publiques marquées par le démantèlement en règle des chefs d’inculpation ainsi que des énormités servies à l’opinion comme pertes financières imputables au marché des engins blindés. Face à l’épreuve, les responsables présents et leurs conseils respectifs n’ont pas manqué d’argumentaires assez solides pour pulvériser la montagne de conclusions à la sauvette ayant sous-tendu la prétention du Parquet Général d’infliger la perpète aux accusés absents et 10 ans de réclusion à leurs comparses ayant choisi d’affronter leurs sorts. Si ce réquisitoire maximaliste du ministère public n’a pas emporté d’adhésion à l’issue des audiences, c’est qu’il pèche par excès de dissonance avec les réalités dissimulées du dossier et paraissent d’une grosseur à heurter la conscience justicière. À l’instar du rapport d’audit dont s’inspire la qualification des faits, il est en déphasage manifeste, tant avec la teneur des montants en souffrance qu’avec la partition et la responsabilité de certains acteurs. En effet, contrairement à la propension du parquet à entretenir la confusion entre le montant total du contrat Paramount et son taux d’exécution, les paiements effectués avant interruption des opérations dépassent à peine 25% des 39 milliards conclus entre la firme sud-africaine et l’Etat malien pour l’acquisition de 36 blindés équipés et la prestation de services connexes. Il s’agit de 11 milliards libérés au total contre lesquels la partie malienne, par le biais de ses structures compétentes, ont accusé réception partielle du matériel, depuis 2019, pour une valeur de 7 milliards francs CFA que l’audit et la procédure ont feint d’ignorer. Il en résulte, somme toute, une différence de 4 milliards francs que plus d’une dizaine d’anciens hauts responsables de l’Etat auraient injustement payé par la perpétuité pour certains et 10 ans de réclusion pour d’autres, si la sentence des juges avait résonné dans le sens de l’amplification à dessein des pertes supposées ainsi que de la responsabilité des acteurs avec. Au lieu de quoi, la sagesse et la vigilance ont pu triompher de la justice expéditive et la superficialité habituelle a pu laisser la place à la profondeur qui consiste à ne négliger aucun aspect de l’affaire qui soit déterminant dans la manifestation de la vérité. C’est toute la teneur de la décision des juges du dossier «Paramount-Embrayer». Elle s’assimile à un désaveu cinglant et inédit de procédure et contribue par conséquent à réhabiliter la justice dans son rôle de maillon autonome d’une lutte contre la corruption qu’aurait décrédibilisé davantage la persistance dans les ardeurs répressives à l’aveuglette.

 

A. KEÏTA

Source : Le Témoin

Mali : 13 tonnes de poulet de contrebande saisies en 48 heures par les Douanes à Ouezzindougou et Kanadjiguila

Les services des Douanes maliennes ont réalisé deux importantes saisies de viande de volaille de contrebande en l’espace de 48 heures. Les opérations, menées par la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako, ont permis de mettre la main sur un total de 13 tonnes de cuisses de poulet destinées au marché clandestin.

La saisie la plus significative a eu lieu dans la nuit du 3 mars 2026 à Kanadjiguila. Agissant sur la base de renseignements douaniers, les agents ont intercepté un camion-benne suspect transportant une cargaison dissimulée.

La fouille du véhicule a permis de découvrir 800 cartons de viande fraîche de volaille d’origine brésilienne, soit environ 8 tonnes de cuisses de poulet. Les produits étaient introduits sur le territoire en violation de la réglementation en vigueur sur l’importation des denrées alimentaires.

Une seconde saisie quelques jours plus tôt

Cette opération fait suite à une première intervention réussie menée le 1er mars 2026 à Ouinzimbougou, où les agents de la même unité avaient déjà saisi 5 tonnes de cuisses de poulet transportées dans un véhicule de type fourgonnette.

Au total, ces deux opérations successives ont permis de retirer 13 tonnes de produits de contrebande du circuit de distribution.

Selon les autorités douanières, ces produits introduits illégalement présentent souvent des risques sanitaires importants, notamment en raison de la rupture de la chaîne du froid et de l’absence de contrôle sur leur origine et leurs conditions de conservation.

Les Douanes maliennes affirment que ces actions s’inscrivent dans leur stratégie visant à assainir le marché alimentaire national, protéger la santé des consommateurs et soutenir les producteurs locaux face à la concurrence déloyale des marchandises de contrebande.

France : Pas d’aéronefs américains sur les bases au Moyen-Orient, des appareils de soutien autorisés à Istres

– L’état-major français dément tout déploiement américain sur ses bases au Moyen-Orient mais confirme l’accueil temporaire d’avions de soutien des États-Unis sur la base aérienne d’Istres, dans le cadre de procédures de l’OTAN

La France n’accueillera pas d’aéronefs militaires américains sur ses bases situées au Moyen-Orient, a précisé ce jeudi l’état-major des armées françaises, démentant des informations diffusées par la presse française plus tôt dans la journée.

« L’information sur les soi-disant moyens américains qui seraient déployés sur nos bases au Moyen-Orient est erronée », a déclaré le porte-parole du chef d’état-major des armées.

En revanche, des avions militaires américains de soutien aux opérations, et non des avions de combat, ont été autorisés à stationner temporairement sur la base aérienne d’Istres, dans le sud-est de la France, ont précisé les autorités militaires.

Selon l’état-major, cette présence s’inscrit dans une « procédure de routine dans le cadre de l’OTAN » (Organisation du traité de l’Atlantique nord), alliance militaire transatlantique réunissant plusieurs pays européens et nord-américains.

Compte tenu du contexte de tensions liées aux opérations militaires américaines contre l’Iran, la France a toutefois exigé que ces moyens aériens ne participent « en aucune mesure » aux opérations menées par les États-Unis contre ce pays.

Les appareils doivent être utilisés « strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région », a précisé le porte-parole du chef d’état-major des armées, ajoutant que Paris avait obtenu « la complète garantie » de cette condition.

Ces précisions interviennent après la diffusion, plus tôt dans la journée, d’informations évoquant l’accueil d’aéronefs américains sur des bases françaises au Moyen-Orient, information reprise par plusieurs médias avant d’être démentie par l’état-major.

AA / Istanbul / Serap Dogansoy