Mali : plus de 50 terroristes neutralisés et un camp détruit près de Markala

L’État-Major Général des Armées maliennes a annoncé, mercredi, une opération d’envergure ayant permis la neutralisation de plus d’une cinquantaine de terroristes ainsi que la destruction d’un camp d’entraînement dans la région de Ségou, au centre du Mali.

Une cible localisée près de Markala

Selon un communiqué officiel, le camp appartenant à un groupe armé terroriste (GAT) a été détecté lors d’une mission de reconnaissance menée le 1er avril 2026.

Il était situé dans une zone boisée, à environ 20 kilomètres au nord de la ville de Markala, une zone stratégique du centre du pays.

Des frappes aériennes décisives

Face à la menace identifiée, les Forces armées maliennes (FAMa) ont rapidement engagé une riposte.

Deux vecteurs aériens ont été mobilisés pour mener des frappes ciblées. L’opération a permis :

  • La neutralisation de plus de 50 combattants terroristes et la destruction complète du camp et de sa logistique. L’armée évoque une intervention précise et coordonnée.

Une offensive dans la lutte antiterroriste

Cette opération s’inscrit dans la dynamique des actions menées par les FAMa pour sécuriser le territoire national et affaiblir les groupes armés terroristes.

Le Chef d’État-Major Général des Armées a rassuré que les opérations de recherche, de traque et de neutralisation vont se poursuivre sur l’ensemble du territoire.

Kayes : le couvre-feu prolongé de 30 jours

Les autorités de la région de Kayes ont décidé de maintenir le couvre-feu en vigueur afin de faire face à la situation sécuritaire toujours préoccupante. Dans une décision signée le lundi 30 mars 2026, le gouverneur, le Général de brigade Moussa Soumaré, a officialisé la prorogation de cette mesure pour une durée de 30 jours.

Le couvre-feu s’étendra du mardi 31 mars au mercredi 29 avril 2026, entre minuit et 5 heures du matin, selon une source officielle relayée par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP).

Circulation strictement encadrée

Durant les heures concernées, la circulation des personnes et des véhicules reste strictement limitée. Seuls les engins des Forces de défense et de sécurité ainsi que les ambulances disposant d’un ordre de mission sont autorisés à circuler.

Cette mesure vise à renforcer le contrôle des déplacements nocturnes dans une région confrontée à des menaces sécuritaires persistantes.

Une décision liée au contexte sécuritaire

Les autorités justifient cette reconduction par la nécessité de maintenir la vigilance face aux risques, en référence à la décision N°000524/GRK-CAB du 1er juillet 2025.

Pour rappel, l’instauration initiale du couvre-feu faisait suite à une attaque terroriste survenue dans la ville de Kayes, qui avait conduit les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires.

Hommage aux forces de sécurité et aux populations

Dans son communiqué, le gouverneur Moussa Soumaré a salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité dans la protection des populations. Il a également rendu hommage à la résilience des habitants de Kayes, confrontés à ces restrictions depuis plusieurs mois.

Cette prolongation du couvre-feu s’inscrit dans une stratégie globale visant à stabiliser la région et à prévenir toute nouvelle menace.

Mali : à Mourdiah, la jeunesse se mobilise face au blocus des groupes armés sur la RN4

Dans le sud-ouest du Mali, la situation sécuritaire à Mourdiah devient de plus en plus préoccupante. Cette localité frontalière avec la Mauritanie fait face à un blocus imposé par des groupes armés, rendant presque impraticable la Route Nationale 4 (RN4), axe vital pour l’approvisionnement des populations.

Une route stratégique sous pression

Selon plusieurs témoignages locaux, les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, contrôlent désormais l’accès à cet axe routier essentiel. Mourdiah, carrefour stratégique entre Nara et le reste du pays, se retrouve ainsi isolée.

Les conséquences sont lourdes : les activités économiques sont quasiment à l’arrêt. Le commerce, l’agriculture et l’élevage, piliers de l’économie locale, sont fortement perturbés.

Une mobilisation citoyenne face à la crise

Face à cette situation, la jeunesse de Mourdiah a décidé de s’organiser. Selon un leader local ayant requis l’anonymat, des concertations ont été menées avec les autorités coutumières, administratives et religieuses, ainsi qu’avec la société civile.

« Nous déplorons les privations auxquelles nous sommes soumis depuis plusieurs mois. La situation plonge la population dans une précarité sans précédent », a-t-il déclaré.

Cette mobilisation vise à trouver des solutions concrètes, y compris, selon certaines sources locales, l’option de discussions avec les groupes armés pour rétablir un minimum de circulation.

Déplacements et marchés à l’arrêt

La crise a également entraîné le déplacement des populations d’au moins 16 villages. Plusieurs marchés hebdomadaires, notamment à Madina Kagoro et Dalibougou, ne se tiennent plus, privant les habitants d’accès aux denrées alimentaires et au bétail.

La pénurie de carburant aggrave encore la situation. Essence et gasoil se font rares, paralysant davantage les déplacements et les activités économiques.

Une flambée des prix et une économie asphyxiée

À Nara, les effets du blocus sont déjà visibles. Les prix des denrées de base ont fortement augmenté. Le sac de riz de 50 kg, autrefois vendu entre 17 000 et 17 500 FCFA, atteint désormais 22 000 à 25 000 FCFA.

Le commerce du bétail est lui aussi en chute libre. Avant la crise, jusqu’à dix camions quittaient chaque semaine la zone pour Bamako. Aujourd’hui, il devient difficile d’en faire partir un seul.

Des routes alternatives impraticables

Face au blocage de la RN4, certains transporteurs tentent de contourner la zone en empruntant des pistes secondaires. Mais ces trajets peuvent dépasser 170 kilomètres sur des routes difficiles, augmentant les coûts et les risques.

Une urgence humanitaire grandissante

La situation à Mourdiah illustre une fois de plus les défis sécuritaires et humanitaires dans certaines régions du Mali. Entre isolement, hausse des prix et déplacements de populations, la pression s’accentue sur les communautés locales.

La mobilisation de la jeunesse apparaît aujourd’hui comme une tentative de réponse locale à une crise qui dépasse largement les capacités de la seule commune.

Mali : les FAMa frappent fort à Ménaka, plus de 50 terroristes neutralisés

L’État-Major Général des Armées (EMGA) du Mali a annoncé, dans un communiqué publié le 27 mars 2026, le succès d’une opération aérienne d’envergure menée dans la région de Ménaka. Selon les autorités militaires, ces frappes ont été réalisées dans la matinée du jeudi 26 mars 2026, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire. Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont ciblé un important groupe armé terroriste localisé à environ 38 kilomètres au nord-ouest de la ville de Ménaka.

Le bilan communiqué fait état de plus d’une cinquantaine de terroristes neutralisés. L’armée malienne affirme également que l’ensemble de la logistique du groupe a été totalement détruite, ce qui constitue un coup significatif porté aux capacités opérationnelles des assaillants dans cette zone stratégique du nord du pays.

Une opération inscrite dans la stratégie sécuritaire

Cette intervention s’inscrit dans la continuité des opérations de sécurisation du territoire national menées par les FAMa, dans un contexte marqué par une pression accrue sur les groupes armés terroristes dans plusieurs régions du Mali.

Le Chef d’État-Major Général des Armées a réaffirmé, à travers ce communiqué, la détermination des forces de défense à protéger les populations et leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel, illustrant la volonté des autorités militaires de maintenir la pression contre les groupes terroristes et de rassurer l’opinion publique sur la dynamique sécuritaire en cours.

Mali-Mauritanie : tension après l’évasion de 2 militaires maliens

Une nouvelle tension diplomatique est apparue entre le Mali et la Mauritanie après des déclarations de l’armée malienne évoquant l’évasion de soldats détenus par des groupes armés depuis un camp de réfugiés situé en territoire mauritanien.

Dans un communiqué publié dimanche, l’État-major général des armées maliennes (EMGA) a affirmé que deux militaires des FAMa, capturés en octobre 2025, avaient réussi à s’échapper dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 d’un camp de réfugiés en Mauritanie, avant de regagner le Mali.

Selon la même source, les deux soldats ont été récupérés à Goundam (région de Tombouctou) puis pris en charge conformément aux procédures militaires.

L’EMGA précise qu’il s’agit du cavalier de 1ʳᵉ classe Mohamed Wangaraba (633ᵉ escadron de reconnaissance) et du cavalier de 1ʳᵉ classe Mahamed El Maouloud Diallo (635ᵉ régiment blindé), enlevés le 9 octobre 2025 alors qu’ils étaient en permission.

Nouakchott dément fermement

Ces déclarations ont été vivement rejetées par les autorités mauritaniennes. Dans un communiqué publié lundi, le ministère mauritanien des Affaires étrangères a exprimé sa « stupéfaction » et son « indignation », dénonçant des accusations « totalement infondées » et « profondément offensantes ».

Nouakchott affirme qu’aucun élément ne permet d’accréditer la présence de groupes armés terroristes dans un camp de réfugiés sur son territoire.

Les autorités rappellent que le camp de M’Berra, qui accueille des dizaines de milliers de réfugiés maliens depuis plusieurs décennies, est placé sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et régulièrement accessible aux organisations humanitaires ainsi qu’aux autorités maliennes.

Appel à la retenue et au dialogue

La Mauritanie a appelé Bamako à faire preuve de « davantage de rigueur » dans ses communications officielles et à privilégier les canaux diplomatiques pour traiter les questions sensibles liées à la sécurité.

Tout en se disant attachée aux relations de bon voisinage, Nouakchott affirme vouloir privilégier le dialogue direct afin d’éviter toute escalade dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans la région sahélienne.

Un contexte déjà sensible

Cet épisode intervient dans un climat déjà marqué par des tensions entre les deux pays. En octobre 2025, des frictions étaient apparues autour de la gestion des migrants maliens en Mauritanie et de mesures administratives visant des opérateurs économiques mauritaniens au Mali.

Les deux États avaient alors évoqué la relance de la Grande commission mixte bilatérale pour apaiser les différends.

Mali: Saisie spectaculaire de carburant détourné à Faladiè

La Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC) du District de Bamako a mené une opération d’envergure contre un réseau clandestin de détournement d’hydrocarbures. L’intervention, réalisée à Faladiè Extension, a permis de mettre au jour un important système de stockage et de redistribution illégale de carburant.

Conduite par le directeur régional, Fousseyni Bamba, avec l’appui des forces de sécurité, l’opération a abouti à la découverte d’un site de transbordement installé au sein d’une concession d’habitation.

Une saisie de grande ampleur

Les inspecteurs ont mis la main sur une quantité significative de carburant, répartie comme suit :

  • 618 bidons de 20 litres déjà remplis d’essence

  • Une mini-citerne de 18 500 litres, en cours de déchargement

  • Une seconde citerne de 45 000 litres, stationnée à proximité

Au total, ce sont des dizaines de milliers de litres d’essence qui étaient destinés à alimenter un circuit parallèle, en dehors des réseaux officiels de distribution.

Un double risque économique et sécuritaire

Selon les autorités, ce type de détournement contribue à créer des pénuries artificielles, impactant directement les consommateurs. Par ailleurs, le stockage de grandes quantités de carburant dans une zone résidentielle représente un risque majeur d’incendie ou d’explosion.

« Cette fois, des sanctions exemplaires seront prises », a averti le directeur régional, dénonçant la persistance de pratiques frauduleuses malgré les mesures de sensibilisation et les sanctions précédentes.

Une opération appuyée par la population

La DRCCC souligne que cette intervention a été rendue possible grâce à la collaboration des populations locales, dont les signalements ont permis de remonter la filière.

Les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la justice. Les autorités réaffirment leur engagement à lutter contre les circuits illicites et à assainir le marché des hydrocarbures dans le District de Bamako.

Mali : 12 chauffeurs dont 2 Sénégalais exécutés par le GSIM selon Human Rights Watch

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, ce mardi 10 mars 2026, l’exécution sommaire de dix chauffeurs routiers et de deux apprentis adolescents dans la région de Kayes, au sud-ouest du Mali. Les faits, qualifiés de crimes de guerre, se sont déroulés le 29 janvier dernier lors d’une attaque d’envergure menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Le convoi, composé d’au moins 40 camions-citernes partis de Dakar, a été intercepté à environ sept kilomètres du village d’Ambidédi alors qu’il était sous escorte militaire malienne.

Selon les témoignages recueillis par HRW, les victimes ont été retrouvées deux semaines après l’attaque, les yeux bandés, les mains liées dans le dos et la gorge tranchée. Parmi les disparus figurent deux ressortissants sénégalais (39 et 49 ans), ainsi que des Maliens, un Burkinabè et un Ivoirien.

Cette attaque s’inscrit dans une stratégie délibérée du GSIM visant à asphyxier l’approvisionnement en carburant du Mali, le groupe armé considérant désormais tout transport de produits pétroliers comme une « cible militaire ». HRW appelle les autorités maliennes à sortir de leur silence et à traduire les responsables de ce massacre devant la justice.

MS/NDARINFO

Mali : 13 tonnes de poulet de contrebande saisies en 48 heures par les Douanes à Ouezzindougou et Kanadjiguila

Les services des Douanes maliennes ont réalisé deux importantes saisies de viande de volaille de contrebande en l’espace de 48 heures. Les opérations, menées par la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako, ont permis de mettre la main sur un total de 13 tonnes de cuisses de poulet destinées au marché clandestin.

La saisie la plus significative a eu lieu dans la nuit du 3 mars 2026 à Kanadjiguila. Agissant sur la base de renseignements douaniers, les agents ont intercepté un camion-benne suspect transportant une cargaison dissimulée.

La fouille du véhicule a permis de découvrir 800 cartons de viande fraîche de volaille d’origine brésilienne, soit environ 8 tonnes de cuisses de poulet. Les produits étaient introduits sur le territoire en violation de la réglementation en vigueur sur l’importation des denrées alimentaires.

Une seconde saisie quelques jours plus tôt

Cette opération fait suite à une première intervention réussie menée le 1er mars 2026 à Ouinzimbougou, où les agents de la même unité avaient déjà saisi 5 tonnes de cuisses de poulet transportées dans un véhicule de type fourgonnette.

Au total, ces deux opérations successives ont permis de retirer 13 tonnes de produits de contrebande du circuit de distribution.

Selon les autorités douanières, ces produits introduits illégalement présentent souvent des risques sanitaires importants, notamment en raison de la rupture de la chaîne du froid et de l’absence de contrôle sur leur origine et leurs conditions de conservation.

Les Douanes maliennes affirment que ces actions s’inscrivent dans leur stratégie visant à assainir le marché alimentaire national, protéger la santé des consommateurs et soutenir les producteurs locaux face à la concurrence déloyale des marchandises de contrebande.

Bamako : un gang spécialisé dans les braquages de conducteurs de motos taxi et tricycles démantelé

Le Commissariat de Police du Centre Commercial de Bamako a mis fin aux activités d’un groupe de malfaiteurs qui ciblaient des conducteurs de motos et de tricycles. L’opération, menée sous la direction du Commissaire principal Josué Kamaté, a permis l’interpellation de trois suspects impliqués dans plusieurs braquages.

L’enquête a été déclenchée dans la nuit du 27 au 28 février 2026, à la suite d’une plainte pour vol à main armée. La victime avait été dépouillée de sa moto, de son téléphone portable ainsi que d’une somme de 45 000 FCFA.

En exploitant les données du téléphone volé, les enquêteurs sont parvenus à localiser un premier suspect à N’Tabacoro Attbougou. Lors de son arrestation, les policiers ont découvert en sa possession une arme artisanale, la moto récemment dérobée ainsi que le téléphone de la victime.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a conduit les forces de l’ordre à deux complices présumés, qui ont également été arrêtés. Selon la police, les trois individus ont reconnu leur implication dans plusieurs braquages commis dans différents quartiers de la capitale.

Un mode opératoire bien rodé

D’après les premiers éléments de l’enquête, le groupe utilisait une stratégie récurrente : certains membres se faisaient passer pour des clients afin de solliciter un transport. Une fois arrivés dans une zone isolée ou à un point convenu, les complices surgissaient pour menacer le conducteur et le dépouiller sous la menace d’une arme.

Les suspects, identifiés par les initiales M.T (32 ans), S.K (29 ans) et S.T (28 ans), ont été mis à la disposition de la justice.

Le Commissaire principal Josué Kamaté a salué la réactivité de ses équipes et a appelé la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité afin de lutter efficacement contre la criminalité urbaine.

Bamako : Sept membres d’un réseau de voleurs de motos arrêtés à Dravéla

Le Commissariat de Police de Dravéla-Bolibana a démantelé, ce lundi 23 février 2026, un réseau spécialisé dans le vol de motocyclettes. L’opération, menée sous l’impulsion du Commissaire principal Adama N. Keita, a conduit à l’arrestation de sept individus et à la récupération de cinq engins volés.

Cette intervention fait suite à une recrudescence des vols signalés dans le secteur. Grâce à un dispositif de surveillance renforcé, les enquêteurs ont d’abord interpellé un suspect en flagrant délit, ce qui a permis de remonter progressivement jusqu’au reste du groupe.

Les investigations ont abouti à l’arrestation du cerveau présumé du réseau, identifié par les initiales L.D., âgé de 32 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’organisation ciblait principalement les motos laissées sans surveillance devant les commerces et les bâtiments administratifs.

Le réseau aurait également mis en place un système de « blanchiment » des engins volés, avec la confection de fausses factures d’achat destinées à faciliter leur revente sur le marché.

Les sept suspects, âgés de 19 à 32 ans, ont été déférés devant les autorités judiciaires compétentes. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices ou receleurs.

La Police nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre la criminalité urbaine et appelle la population à renforcer les mesures de sécurisation des engins, tout en signalant tout comportement suspect