Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 04 mars 2026: CM N°2026-09/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 4 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.

 

 

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

 

 

1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2026.
Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Ethiopian Airlines/Top 10 SARL pour un montant de 2 milliards 270 millions 625 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution d’un mois.
L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions.

b. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026.
La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ».
Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires.
Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants.

2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire.
Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve.
L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales.
En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti.

3. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ;
b. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ;
c. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ;
d. un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ;
e. un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali.
L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles.
Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/PRM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local.
Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales.
Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité.
Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations.
En outre, ils :
– définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ;
– soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ;
– instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement.

4. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation.

La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités.
En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres :
– de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ;
– de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’Enseignement fondamental et secondaire ;
– de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ;
– de l’octroi d’une bourse entière de l’Enseignement supérieur.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Directeur général du Contentieux de l’Etat :
Monsieur Moussa Kenneye KODIO, Magistrat.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Directeur des Finances et du Matériel au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale :
Madame SAVANE Salimata BENGALY, Inspecteur des Services économiques.
– Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population :
Monsieur Ibrahim CISSE, Inspecteur des Services économiques.
– Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de l’Elevage et de la Pêche :
Colonel-major Seydou COULIBALY.

 

 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE
– Conseillers techniques :
Colonel Sapeur-pompier Amadou Ibrahima GUINDO ;
Contrôleur Général-major de Police El Hadji Youssouf MAIGA.
– Inspecteur à l’Inspection des Services de Sécurité et de la Protection civile :
Contrôleur Général-major de Police Siaka SACKO.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
– Ambassadeur, Directeur des Organisations internationales :
Monsieur Matiné COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères.
– Secrétaire Agent comptable à l’Ambassade du Mali au Caire :
Monsieur Drissa BENGALY, Contrôleur du Trésor.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
– Inspecteur général en Chef adjoint de l’Education :
Monsieur Sory DOUMBIA, Enseignant-chercheur.
– Inspecteurs généraux de l’Education :
Monsieur Chadou Hassimi TOURE, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Moussa DIABATE, Professeur de l’Enseignement secondaire ;
Monsieur Siratigui SOGOBA, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Bagara Zanké COULIBALY, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Mamadou Abdoulaye KONARE, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Mamadou SAMAKE, Enseignant-chercheur.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE
– Chargé de mission :
Madame Hamsatou ATTAHER, Spécialiste des Langues et Cultures.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION
– Conseiller technique :
Monsieur Boubacar Safouné DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la Politique nationale de l’Eau et ses 4 Programmes Directeurs de mise en œuvre 2026-2035.
La Politique nationale de l’Eau, qui s’inscrit dans « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, a pour objectif de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques dans une perspective de gestion durable des ressources en eau.
Le document de politique, structuré autour de 4 orientations stratégiques, est décliné en 4 programmes directeurs de mise en œuvre, assortis de Plans d’actions respectifs, à savoir :
– le Programme national d’Accès à l’Eau potable ;
– le Programme national d’Aménagements hydrauliques ;
– le Programme national de Gestion intégrée des Ressources en Eau ;
– le Programme national de Gouvernance du Secteur Eau et Assainissement.

 

 

2. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au « Segment de Haut Niveau » de la 61ème Session du Conseil des Droits de l’Homme, tenue du 23 au 25 février 2026, à Genève en Suisse.
Au cours de cette 61ème Session, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, dans son intervention a, entre autres :
– dénoncé les activités des groupes terroristes et criminels, auteurs des violations des droits humains et du droit international humanitaire au Mali, avec un nouveau mode opératoire, le terrorisme économique ;
– mis l’accent sur l’amélioration globale de la situation sécuritaire au Sahel par la mutualisation des efforts, à travers la Force Unifiée-AES ;
– annoncé l’adoption de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale pour une résolution endogène des crises multidimensionnelles.
En marge des travaux, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a eu des rencontres bilatérales, notamment avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme, le Secrétaire d’Etat Britannique aux Affaires étrangères et le ministre de la Justice du Soudan.

 

 

3. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la Réunion des ministres chargés des trois Piliers de la Confédération des Etats du Sahel, tenue le 26 février 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso.
Au cours de cette réunion, les ministres ont validé le projet de Feuille de route soumis par les Hauts fonctionnaires, réunis les 24 et 25 février 2026.
De manière spécifique, l’intégration confédérale a fait l’objet d’échanges entre les ministres chargés des 3 piliers de la Confédération AES en vue de l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens.
Par ailleurs, les ministres chargés des Affaires étrangères ont participé à un panel de haut niveau du Forum des organisations de veille citoyenne de l’AES, sur le thème : « L’AES face aux ingérences extérieures : place de la veille citoyenne dans la diplomatie populaire ».

 

 

4. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres de la publication du Rapport global des projections démographiques 2023-2050 du Mali.
Ce rapport, élaboré par la Direction nationale de la Population porte sur les résultats de calcul des effectifs futurs de la population à l’horizon 2050, à partir des résultats définitifs du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat, réalisé en 2022.
Ces projections démographiques permettent, entre autres, d’estimer l’effectif de la population totale, l’effectif de la population par sexe et par âge, les indicateurs démographiques et l’effectif de certains groupes spécifiques.
En lien avec « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, les principaux résultats obtenus se présentent comme suit :
– à l’horizon 2040, la population totale devrait atteindre 39,4 millions d’habitants ;
– à l’horizon 2050, elle s’établira à 51,7 millions d’habitants.
La densité démographique passera de 20 habitants/km2 en 2025 à 42 habitants/km2
en 2050.
Selon les résultats obtenus, à l’horizon 2050, 48,9% de la population auront moins de 15 ans, 56,6% auront un âge compris entre 15 et 64 ans et 3,3% auront plus de 65 ans.
Ces projections permettent d’anticiper les besoins en infrastructures et services, d’orienter les politiques publiques et d’allouer efficacement les ressources ainsi que de renforcer la résilience face aux défis environnementaux.

5. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la 18ème Edition de
l’opération de ventes promotionnelles de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, prévue du 11 au 20 mars 2026.
Cette 18ème Edition, qui vise à mettre directement les producteurs en relation avec les consommateurs des villes sans intermédiaire, a pour avantages :
– d’approvisionner les villes en bovins dans un rapport qualité/prix avantageux ;
– de réguler le prix des bovins sur les autres marchés des villes ;
– d’empêcher la spéculation sur le prix des animaux ;
– de procurer aux éleveurs des revenus substantiels.
Les animaux seront classés suivant leur conformation en trois fourchettes de prix identifiées par trois couleurs reconnaissables de loin, apposées sur leurs corps.
La cérémonie de lancement officiel de l’opération de ventes promotionnelles de bovins aura lieu le 13 mars 2026 au terrain Shaba de Lafiabougou.

6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 4 mars 2026
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

Guinée: le président Doumbouya, absent depuis deux semaines et demi, va « très bien », assurent les autorités
Le président guinéen Mamadi Doumbouya, absent du pays depuis deux semaines et demi, « se porte très bien » et « regagnera Conakry dans les tout prochains jours », ont assuré lundi les autorités, après des rumeurs sur l’état de santé du dirigeant.
Mamadi Doumbouya, qui dirige d’une main de fer la Guinée depuis un coup d’État en 2021, a été élu en décembre pour un mandat de sept ans au terme d’une élection taillée sur mesure, face à des adversaires sans envergure.
Parti le 13 février de Guinée pour assister à un sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, en Ethiopie, le président Doumbouya n’est toujours pas retourné dans son pays, alimentant les spéculations sur son état de santé sur les réseaux sociaux.
« Le président Mamadi Dombouya se porte très bien. Il n’y a absolument aucune raison de céder à l’inquiétude ou à la spéculation », a affirmé son conseiller Thierno Mamadou Bah, cité par plusieurs médias locaux lundi matin.
Selon lui, le président a pris « quelques jours de repos » en marge du sommet de l’UA. Il n’a pas précisé où il se trouve.
« Il en a profité pour effectuer un check-up médical de routine, comme le font les dirigeants responsables soucieux de préserver leur pleine capacité d’action. Je puis affirmer, avec la plus grande clarté, que les résultats sont rassurants, tout va très bien », a poursuivi M. Bah.
« Le président de la République regagnera Conakry dans les tout prochains jours, en excellente forme », a ajouté le conseiller présidentiel.
Interrogé sur la radio RFI lundi soir, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a également affirmé que le Président « va bien » et que celui-ci rentrera « d’ici une semaine ».
Seuls deux médias avaient fait état de l’absence du président: le site d’informations Le Djely et le journal satirique Le Lynx, qui conserve un ton libre dans un contexte de rétrécissement des libertés.
Depuis de longs mois, les apparitions et prises de parole de M. Doumbouya en public se font très rares, alimentant de nombreuses spéculations sur son état de santé et sa capacité à exercer ses fonctions.
Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux depuis la campagne présidentielle en décembre, lors de laquelle le général Doumbouya n’a presque pas fait campagne, hormis une apparition au meeting de clôture où il n’a pas pris la parole.
Le chef de l’État a toutefois prêté serment devant un stade rempli de personnes lors de son investiture mi-janvier en tant que président de la Guinée. Il a également pris la parole lors du sommet de l’UA à Addis Abeba.
Sous sa présidence, plusieurs partis politiques et médias ont été suspendus, les manifestations ont été interdites en 2022 et sont réprimées, et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil.
Les nouvelles de disparitions forcées et d’enlèvements se sont multipliées ces dernières années.

Source : AFP

Bamako : un gang spécialisé dans les braquages de conducteurs de motos taxi et tricycles démantelé

Le Commissariat de Police du Centre Commercial de Bamako a mis fin aux activités d’un groupe de malfaiteurs qui ciblaient des conducteurs de motos et de tricycles. L’opération, menée sous la direction du Commissaire principal Josué Kamaté, a permis l’interpellation de trois suspects impliqués dans plusieurs braquages.

L’enquête a été déclenchée dans la nuit du 27 au 28 février 2026, à la suite d’une plainte pour vol à main armée. La victime avait été dépouillée de sa moto, de son téléphone portable ainsi que d’une somme de 45 000 FCFA.

En exploitant les données du téléphone volé, les enquêteurs sont parvenus à localiser un premier suspect à N’Tabacoro Attbougou. Lors de son arrestation, les policiers ont découvert en sa possession une arme artisanale, la moto récemment dérobée ainsi que le téléphone de la victime.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a conduit les forces de l’ordre à deux complices présumés, qui ont également été arrêtés. Selon la police, les trois individus ont reconnu leur implication dans plusieurs braquages commis dans différents quartiers de la capitale.

Un mode opératoire bien rodé

D’après les premiers éléments de l’enquête, le groupe utilisait une stratégie récurrente : certains membres se faisaient passer pour des clients afin de solliciter un transport. Une fois arrivés dans une zone isolée ou à un point convenu, les complices surgissaient pour menacer le conducteur et le dépouiller sous la menace d’une arme.

Les suspects, identifiés par les initiales M.T (32 ans), S.K (29 ans) et S.T (28 ans), ont été mis à la disposition de la justice.

Le Commissaire principal Josué Kamaté a salué la réactivité de ses équipes et a appelé la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité afin de lutter efficacement contre la criminalité urbaine.

Ce que l’on sait de l’attaque de l’ambassade américaine en Arabie saoudite

Deux drones ont visé l’ambassade des États-Unis à Riyad dans la nuit de lundi à mardi. L’attaque, attribuée à l’Iran dans un contexte d’escalade régionale, a provoqué des dégâts matériels limités mais déclenché une alerte maximale dans le royaume saoudien et dans plusieurs pays du Golfe.

Les États-Unis s’attendaient-ils à une telle réponse ? L’Iran a réussi à déjouer les systèmes de défenses de l’Arabie saoudite, en ciblant le quartier diplomatique de Ryad, et en atteignant l’Ambassade américaine.

Ce qui s’est passé

Selon le ministère saoudien de la Défense, deux drones ont attaqué l’ambassade américaine située dans le quartier diplomatique de Riyad, un secteur ultra-sécurisé où sont regroupées de nombreuses représentations étrangères. Les autorités évoquent « un incendie limité et des dégâts matériels mineurs au bâtiment ». Aucune victime n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade des États-Unis a confirmé « une attaque contre l’installation » et diffusé dans la foulée une alerte de sécurité.

Elle recommande aux ressortissants américains présents en Arabie saoudite de « se mettre immédiatement à l’abri » et annonce restreindre « les déplacements non essentiels vers toute installation militaire dans la région ». Les villes de Riyad, Djeddah et Dhahran sont concernées par cette consigne. En outre, l’ambassade sera fermée temporairement.

Un quartier pourtant hautement protégé

L’ambassade est située dans le quartier diplomatique, un secteur fermé et fortement gardé de la capitale saoudienne. Les infrastructures de sécurité y ont été conçues pour prévenir des attaques terrestres, notamment des attentats-suicides. Elles apparaissent en revanche moins adaptées face à des attaques de drones, devenues l’un des outils privilégiés des conflits contemporains.

Jusqu’à présent, Riyad avait été épargnée par la vague de frappes qui ont touché d’autres capitales du Golfe ces derniers jours, notamment Dubaï aux Émirats arabes unis et Manama, capitale de Bahreïn.

Les systèmes de défense déjoués

L’Iran a multiplié les tentatives d’attaque via des drones, notamment la nuit dernière en Arabie saoudite. Une source proche de l’armée saoudienne a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat afin de pouvoir aborder ce sujet sensible, que la défense aérienne saoudienne avait notamment intercepté quatre drones qui visaient le quartier diplomatique de Ryad. « Huit drones ont été interceptés et détruits près des villes de Ryad et Al-Kharg (centre du pays) », a quant à lui fait savoir sur les réseaux sociaux le général Turki al-Malki, un porte-parole des autorités.

Depuis le début samedi de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, des missiles iraniens visant l’aéroport international de Ryad et la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ont également été interceptés. Des explosions ont été entendues ces dernières heures dans la capitale saoudienne.

Les États-Unis prêts à réagir

L’attaque d’une Ambassade étant un acte d’une haute portée symbolique, les États-Unis se disent prêts à réagir. « Le président Trump m’a dit que nous saurions bientôt quelle serait la riposte à l’attaque contre l’ambassade américaine à Riyad ainsi qu’à la mort des militaires américains », a posté sur ses réseaux sociaux une journaliste de News Nation, Kellie Meyer.

De son côté, l’Iran a intensifié ses frappes contre des alliés des États-Unis dans la région, en réaction aux bombardements américano-israéliens lancés samedi contre la République islamique. Selon des bilans officiels compilés par la presse américaine, Téhéran a tiré au moins 390 missiles et lancé plus de 830 drones à travers le Golfe persique, où sont implantées plusieurs bases militaires américaines.

Les gouvernements du Golfe affirment que la majorité de ces projectiles ont été interceptés par leurs systèmes de défense aérienne.

Ligue 1 Orange (Mali) – 14e journée : l’USFAS et Derby Académie se quittent dos à dos (0-0)

La 14e journée de la Ligue 1 Orange du Mali, saison 2025-2026, s’est conclue cet après-midi au Stade Mamadou Konaté par un match nul entre l’USFAS et Derby Académie (0-0).

Dans une rencontre engagée et tactiquement maîtrisée, les deux formations ont privilégié la solidité défensive. Les duels au milieu de terrain ont rythmé la partie, mais les occasions franches se sont révélées rares. Les gardiens, vigilants, ont su répondre présents sur les quelques tentatives cadrées.

Malgré une fin de match plus animée, aucune des deux équipes n’a réussi à faire la différence. Le partage des points vient ainsi sanctionner une opposition équilibrée.

Une bataille tactique

Les deux blocs ont affiché une organisation défensive rigoureuse, limitant les espaces entre les lignes et réduisant les possibilités d’attaque rapide. Si certaines situations offensives ont laissé entrevoir une possible ouverture du score, le manque d’efficacité dans le dernier geste a empêché toute concrétisation.

Un classement toujours indécis

Ce résultat n’arrange pleinement ni l’USFAS ni Derby Académie. À l’issue de cette 14e journée, le suspense reste entier aussi bien dans la course au haut du tableau que dans la lutte pour le maintien.

Les deux équipes devront impérativement engranger des points lors de la prochaine journée pour rester dans le rythme d’un championnat plus disputé que jamais.

Sénégal : Ousmane Sonko menace de retirer le Pastef du gouvernement en cas de rupture avec le président Faye

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a déclaré être prêt à retirer son parti, le Pastef, du gouvernement et à retourner dans l’opposition si le président Bassirou Diomaye Faye s’éloignait de la ligne politique du parti. Cette déclaration intervient dans un contexte de rumeurs persistantes de tensions au sommet de l’État.

S’exprimant dimanche lors d’une émission en direct, Sonko a indiqué que le débat sur ses relations avec le chef de l’État « serait sans objet si le président est aligné sur son parti ». Il a toutefois évoqué l’hypothèse d’un désaccord plus profond.

« Si le président n’est pas aligné sur son parti, même si nous gouvernons tous ensemble, nous nous trouvons dans ce que j’appelle une situation de partage du pouvoir informel », a-t-il déclaré, ajoutant que les divergences pourraient être gérées dans un esprit de compromis.

Mais en cas de rupture plus nette, deux scénarios seraient envisageables selon lui : une « cohabitation plus difficile » ou un retour du Pastef dans l’opposition. « Pastef n’a aucun problème avec l’une ou l’autre de ces options », a-t-il affirmé.

Contexte économique et tensions politiques

Ces déclarations interviennent alors que le Sénégal traverse une période de fortes tensions sociales et économiques, marquée par des violences dans les universités et des négociations prolongées avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le FMI avait gelé en 2024 un programme de 1,8 milliard de dollars après la découverte par le nouveau gouvernement de dettes non déclarées par l’administration précédente, estimées à plus de 11 milliards de dollars.

Plus récemment, Ousmane Sonko avait affirmé que le FMI avait proposé une restructuration de la dette, une option que le Sénégal n’envisagerait pas d’accepter. Ces déclarations avaient provoqué une chute des obligations internationales du pays.

Une relation politique sous observation

Ancien opposant majeur sous le régime précédent, Sonko avait été déclaré inéligible à l’élection présidentielle de 2024 à la suite d’une condamnation judiciaire. Il avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye, cadre du Pastef et proche collaborateur, comme candidat du parti. Élu président, Faye avait ensuite nommé Sonko au poste de Premier ministre.

Depuis, plusieurs signes de dissension sont apparus, notamment en novembre, lorsque des communiqués contradictoires ont été publiés par leurs camps respectifs au sujet de la direction de la coalition au pouvoir.

La sortie médiatique de Sonko ravive ainsi les interrogations sur la solidité de l’exécutif sénégalais et sur l’avenir de la coalition dirigée par le Pastef.

États-Unis : prison à vie pour un ancien employé de l’ambassade américaine au Burkina Faso condamné pour agressions sexuelles sur mineures

Un Américain de 41 ans, ancien travailleur de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso, a été condamné à la prison à vie pour agressions sexuelles sur deux mineures burkinabè, a annoncé jeudi le Département américain de la Justice dans un communiqué.

À l’issue d’un procès de deux semaines tenu en octobre 2025, un jury fédéral du district du Maryland a reconnu Fode Sitafa Mara coupable de quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle aggravée sur mineure. Il a également été condamné pour tentative de contrainte et d’incitation de mineure ainsi que pour tentative d’entrave à la justice.

Selon le ministère américain de la Justice, les faits se sont déroulés en 2022 et 2023 à Ouagadougou, dans une résidence louée par l’ambassade américaine et réservée au personnel diplomatique, ce qui plaçait les faits sous juridiction américaine.

D’après les documents judiciaires présentés au procès, l’accusé aurait violé à plusieurs reprises deux adolescentes âgées de 13 à 15 ans. Les victimes vivaient dans une situation d’extrême précarité, sans accès à l’eau courante. Le communiqué précise que le précédent occupant de la résidence entretenait des liens d’assistance avec la famille des jeunes filles.

À son arrivée, l’accusé aurait exploité cette vulnérabilité. Selon l’accusation, il aurait profité de la grave maladie de la mère des adolescentes pour exiger des relations sexuelles en échange d’une aide matérielle.

« L’accusé, alors qu’il représentait le gouvernement américain à l’étranger, a agressé sexuellement avec violence deux enfants extrêmement vulnérables », a déclaré A. Tysen Duva, procureur général adjoint de la division criminelle du ministère de la Justice.

Le procureur fédéral du district du Maryland, Kelly O. Hayes, a souligné que le condamné passerait « de longues années derrière les barreaux », affirmant la détermination des autorités à poursuivre les auteurs d’infractions sexuelles commises à l’étranger sous juridiction américaine.

L’enquête a été menée par le Bureau des enquêtes spéciales du Diplomatic Security Service (DSS), le Bureau régional de sécurité de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, ainsi que l’Inspection générale (OIG) et le Homeland Security Investigations (HSI) de l’USAID. Les autorités burkinabè ont également apporté leur concours.

Tchad–Libye : saisie d’armes lourdes lors d’une opération conjointe à la frontière

Des unités libyennes et tchadiennes ont annoncé la saisie d’un important stock d’armes lourdes, dont des missiles sol-air, à l’issue d’une opération de contrôle menée dans l’extrême nord du Tchad, près de la frontière avec la Libye.

Selon des sources médiatiques tchadiennes relayées par la presse régionale, la force conjointe libyo-tchadienne a conduit, dans la nuit du 20 février, une vaste opération de sécurité dans une zone désertique frontalière. L’intervention aurait permis la découverte et la confiscation d’armes de différents calibres, incluant des équipements lourds et d’importantes quantités de munitions.

D’après le quotidien tchadien Al-Wahda, cette opération s’inscrit dans un dispositif renforcé de surveillance des axes transfrontaliers, dans une région régulièrement confrontée aux trafics d’armes et aux mouvements de groupes armés.

Le lendemain, une réunion s’est tenue au point 35, côté libyen, sous la présidence du commandant de la région militaire sud de la Libye. Des responsables militaires tchadiens ainsi que le commandement de la force conjointe ont participé aux discussions, axées sur la coordination opérationnelle et le partage de renseignements.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme conjoint de sécurisation durable de la frontière. Une salle d’opérations commune a été installée afin de coordonner les patrouilles, les contrôles et les opérations de déminage. Le dispositif bénéficierait d’un appui aérien et serait placé sous la supervision des forces terrestres libyennes, selon les mêmes sources.

Ce renforcement intervient dans un contexte sécuritaire fragile dans le sud libyen, caractérisé par la porosité des frontières et la circulation d’armes. À la mi-février, un accident d’hélicoptère sur la base aérienne de Ma’ten al-Sarra, lors d’une mission d’évacuation médicale, avait rappelé l’importance stratégique de cette infrastructure. Fin janvier, un groupe armé s’était brièvement emparé du poste frontalier de Tumu avec le Niger, avant que les autorités locales n’annoncent la reprise du contrôle.

L’opération conjointe illustre la volonté affichée par Tripoli et N’Djaména de contenir les trafics transfrontaliers et de renforcer la coopération sécuritaire dans cette zone considérée comme un corridor sensible pour les flux d’armes et les activités de groupes armés.

Bamako : Sept membres d’un réseau de voleurs de motos arrêtés à Dravéla

Le Commissariat de Police de Dravéla-Bolibana a démantelé, ce lundi 23 février 2026, un réseau spécialisé dans le vol de motocyclettes. L’opération, menée sous l’impulsion du Commissaire principal Adama N. Keita, a conduit à l’arrestation de sept individus et à la récupération de cinq engins volés.

Cette intervention fait suite à une recrudescence des vols signalés dans le secteur. Grâce à un dispositif de surveillance renforcé, les enquêteurs ont d’abord interpellé un suspect en flagrant délit, ce qui a permis de remonter progressivement jusqu’au reste du groupe.

Les investigations ont abouti à l’arrestation du cerveau présumé du réseau, identifié par les initiales L.D., âgé de 32 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’organisation ciblait principalement les motos laissées sans surveillance devant les commerces et les bâtiments administratifs.

Le réseau aurait également mis en place un système de « blanchiment » des engins volés, avec la confection de fausses factures d’achat destinées à faciliter leur revente sur le marché.

Les sept suspects, âgés de 19 à 32 ans, ont été déférés devant les autorités judiciaires compétentes. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices ou receleurs.

La Police nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre la criminalité urbaine et appelle la population à renforcer les mesures de sécurisation des engins, tout en signalant tout comportement suspect

Guerre en Iran : Plusieurs avions de combat américains s’écrasent au Koweït

Plusieurs avions de combat américains se sont écrasés lundi matin au Koweït, a annoncé le ministère koweïtien de la Défense, cité par l’AFP. Selon les autorités, les membres des équipages ont survécu à l’incident.

Les circonstances exactes du crash n’ont pas été immédiatement précisées. Aucune indication officielle n’a, à ce stade, établi un lien direct entre ces accidents et la situation sécuritaire régionale.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, marqué par des frappes iraniennes visant plusieurs pays du Golfe, selon des sources concordantes. Les autorités koweïtiennes n’ont toutefois pas détaillé si les appareils impliqués participaient à des opérations spécifiques au moment des faits.

Le Koweït, allié stratégique des États-Unis dans la région, accueille régulièrement des forces militaires américaines dans le cadre de la coopération sécuritaire bilatérale.

Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les causes exactes de ces accidents.