« INPS : où sont passés les 15,9 milliards de francs CFA d’irrégularités relevés par le BVG ? »

Le rapport définitif du Bureau du Vérificateur général sur la gestion de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) fait apparaître des irrégularités financières d’un montant total de 15,925 milliards de FCFA sur la période 2021-2025. Primes indues, carburant, subventions, pensions, dépenses sans visa, prestations payées mais non exécutées : le rapport dresse le constat d’une gestion marquée par de nombreux dysfonctionnements.

Le chiffre donne immédiatement la mesure de l’affaire : 15 925 298 453 FCFA d’irrégularités financières relevées par le Vérificateur général dans la gestion de l’INPS au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025. Le rapport définitif, daté du 31 août 2026, estime que ces pratiques entraînent une forte déperdition des ressources de l’Institut et risquent de compromettre la continuité du service de sécurité sociale au Mali.

Pour mesurer l’importance des sommes en jeu, il faut rappeler que l’INPS a enregistré, durant la période contrôlée, 1 250,98 milliards de FCFA de recettes et 1 183,43 milliards de FCFA de dépenses.

5,57 milliards FCFA de primes de rendement jugées indues

C’est la principale irrégularité financière relevée par le BVG.

Selon le rapport, la prime de rendement devait être une prime trimestrielle, calculée après évaluation des agents et dans la limite de 15 % du salaire brut mensuel.

Mais l’INPS aurait appliqué une autre méthode : un montant mensuel était d’abord calculé, puis multiplié par le nombre de mois de présence de l’agent durant le trimestre.

Résultat : 8,726 milliards de FCFA de primes ont été accordés alors que le montant régulièrement dû était évalué à 3,153 milliards. Le BVG chiffre ainsi le montant indu à 5,573 milliards de FCFA.

À elle seule, cette irrégularité représente donc plus du tiers du montant total des irrégularités financières relevées.

Plus de 3 milliards FCFA de subventions jugées irrégulières

Le rapport relève également plus de 3,1 milliards de FCFA de subventions irrégulières.

Le problème ne réside pas nécessairement dans le principe même d’aider des personnes ou des organisations. Le BVG reproche surtout à l’INPS d’avoir accordé ces subventions sans plan d’action dûment adopté et, dans certains cas, pour des activités qui ne relevaient pas des domaines prévus par le Code de prévoyance sociale.

Parmi les dépenses citées dans le rapport figurent notamment la distribution de vivres lors de fêtes, la réalisation de moulins et d’unités de fabrication de savon, l’embouche bovine, le curage de caniveaux, la réalisation de fermes bovines, la prise en charge d’activités syndicales, mais aussi des évacuations sanitaires de proches d’employés ou de personnes relevant d’autres structures.

Le rapport mentionne également la prise en charge d’abonnements à une piscine et à un terrain de football pour des employés de l’INPS ainsi que l’achat de pagnes au profit de l’amicale des femmes travailleuses de l’Institut.

2,48 milliards FCFA de gratifications

Le BVG a aussi épinglé 2,480 milliards de FCFA de gratifications versées au personnel.

Selon les vérificateurs, les gratifications au titre des exercices 2023 et 2024 ont été payées alors que les exercices concernés n’étaient pas encore clôturés et que les conditions prévues pour leur attribution n’étaient pas réunies.

L’INPS a contesté cette observation, en soutenant notamment que les gratifications étaient prévues dans les budgets adoptés par le Conseil d’administration.

Mais après examen des réponses et des pièces produites, le BVG a maintenu sa constatation. Il relève notamment, pour la gratification 2023, que le paiement est intervenu le 26 décembre 2023 alors que la délibération produite pour l’autoriser est datée du 28 décembre 2023.

2,11 milliards de dépenses sans visa du Contrôle financier

Autre montant particulièrement important : 2,112 milliards de FCFA de dépenses ont été payés sans le visa préalable du Délégué du Contrôle financier, selon le BVG.

Ces dépenses concernaient notamment des subventions, des réceptions, la formation du personnel, des rémunérations d’intermédiaires, des honoraires et d’autres charges liées au personnel.

L’INPS a expliqué notamment que certaines dépenses avaient été exécutées dans un contexte de retard d’approbation des budgets, d’urgence ou de nécessité d’assurer la continuité de ses activités.

Le BVG n’a toutefois pas retenu ces explications comme suffisantes et a maintenu sa constatation.

Des rémunérations supérieures aux montants autorisés

Le rapport révèle également que le Directeur général, le Directeur général adjoint et l’Agent comptable ont perçu, entre janvier 2022 et décembre 2025, des rémunérations supérieures à celles fixées par une délibération du Conseil d’administration.

Le montant total considéré comme indu atteint 469,335 millions de FCFA.

Dans le détail, le BVG chiffre les rémunérations indues à 181,704 millions pour le Directeur général, 137,958 millions pour le Directeur général adjoint et 149,674 millions pour l’Agent comptable.

699 millions FCFA de ristournes pour comptable

Le rapport fait également état de 699,042 millions de FCFA de ristournes pour comptable jugées indues.

Une partie de ces ristournes aurait notamment été versée au Directeur général et au Directeur général adjoint, alors que l’accord d’établissement réserve cet avantage aux agents des services comptables et financiers.

Le BVG relève également des montants de ristournes versés aux comptables supérieurs aux montants considérés comme dus.

Des pensions majorées pour 19 agents

Le contrôle des pensions révèle un autre problème.

Le Directeur des Structures déconcentrées aurait ordonné le paiement de pensions de 19 agents, dont deux agents de l’INPS, pour des montants supérieurs à ceux liquidés par la Direction des Prestations, sans documents justifiant les révisions.

Le montant total des majorations indues est évalué à 344,297 millions de FCFA.

Plus d’un demi-milliard pour des prestations qui n’auraient pas été exécutées

Dans les directions régionales de Kayes, Koulikoro et Sikasso, le BVG affirme avoir constaté le paiement de prestations qui n’auraient pas été exécutées.

Il s’agit notamment de contrats portant sur des abonnements Internet par faisceau hertzien. Après vérification, l’équipe du BVG indique qu’aucune installation de faisceau hertzien n’existait dans les localités concernées et que leur connexion était assurée par un autre prestataire.

Montant relevé : 557,153 millions de FCFA.

Le cas du carburant interpelle également

Le rapport relève plusieurs irrégularités liées au carburant.

Le Délégué du Contrôle financier auprès de l’INPS aurait bénéficié d’avantages comprenant notamment des indemnités de logement, d’eau et d’électricité, des primes ainsi qu’une dotation mensuelle de 1 000 litres de carburant, pour un total de 166,912 millions de FCFA.

Le BVG considère ces avantages comme non prévus par la réglementation.

Le rapport relève par ailleurs 22,931 millions de FCFA de dotations en carburant attribuées irrégulièrement à des personnes qui n’étaient pas membres du personnel de l’INPS.

Le Directeur général aurait également bénéficié d’une dotation supplémentaire de 44 000 litres de carburant, évaluée à 36,124 millions de FCFA, en plus de la dotation mensuelle prévue.

Des avances de mission non justifiées

Le BVG a également relevé des avances sur frais de mission qui n’avaient pas été suffisamment justifiées.

Après plusieurs remboursements intervenus pendant les travaux de vérification, puis après la production de pièces complémentaires par l’INPS, le montant de l’irrégularité a finalement été ramené à 13,852 millions de FCFA.

138 agents avec des diplômes non authentifiés

L’affaire ne se limite pas aux dépenses.

Le rapport définitif indique que 138 agents recrutés par l’INPS ont fourni des diplômes que les structures de formation censées les avoir délivrés n’ont pas authentifiés.

Le sujet est d’autant plus sensible que le rapport relève parallèlement de graves irrégularités dans les recrutements effectués en 2023, 2024 et 2025.

Selon le BVG, 291 agents ont été recrutés en 2023, 1 236 en 2024 et 1 412 en 2025, sans plan de recrutement soumis à l’autorisation expresse du ministre de tutelle. Le rapport relève également l’absence d’approbation du Conseil d’administration sur les modalités et le nombre de recrutements, l’absence de tests écrits ou d’entretiens d’évaluation dans les cas examinés et d’autres anomalies dans les dossiers.

Et les 128 millions de cotisations AMO ?

Le BVG affirme également que l’INPS n’a pas reversé à la CANAM la totalité des retenues AMO opérées sur les pensions.

Les retenues liquidées s’élevaient à 3,396 milliards de FCFA, contre 3,268 milliards effectivement versés, soit un écart de 128,180 millions de FCFA.

Au total : 15,9 milliards de FCFA d’irrégularités

Le tableau récapitulatif du rapport définitif totalise 15 925 298 453 FCFA d’irrégularités financières.

Les principaux montants sont :

  • 5,573 milliards FCFA : primes de rendement indues ;
  • 3,129 milliards FCFA : subventions irrégulières ;
  • 2,481 milliards FCFA : gratifications indues ;
  • 2,112 milliards FCFA : dépenses sans visa du Contrôle financier ;
  • 699,042 millions FCFA : ristournes pour comptable indues ;
  • 557,154 millions FCFA : prestations non exécutées ;
  • 469,336 millions FCFA : rémunérations indues du personnel de Direction ;
  • 344,298 millions FCFA : majorations indues de pensions ;
  • 166,912 millions FCFA : avantages indus au Délégué du Contrôle financier ;
  • ainsi que plusieurs autres irrégularités.

À eux seuls, les quatre premiers postes représentent plus de 13,2 milliards de FCFA, soit plus de 80 % du montant total relevé.

Le BVG a transmis et dénoncé les faits

Le dossier prend une dimension supplémentaire : le Vérificateur général indique avoir procédé à la transmission et à la dénonciation de faits au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République financier concernant les différentes irrégularités relevées.

La liste transmise reprend les paiements d’avantages indus, les carburants, les dépenses sans visa, les primes, les subventions, les pensions, les prestations non exécutées, les retenues AMO non reversées ainsi que les faits relatifs aux faux diplômes.

Il ne s’agit donc pas simplement d’un constat administratif interne : le rapport a donné lieu à une transmission aux autorités compétentes.

Une gestion qui soulève de sérieuses questions

Au-delà des chiffres, le rapport met en évidence des faiblesses importantes dans le fonctionnement de l’INPS.

Le BVG relève notamment que l’Institut n’élaborait pas de compte administratif et de compte de gestion durant la période examinée, n’avait pas actualisé son manuel de procédures depuis 2004, n’avait pas réalisé d’inventaire physique de ses biens en 2023, 2024 et 2025 et ne tenait pas correctement ses archives.

Plus préoccupant encore, le Directeur général signait des chèques et des ordres de virement alors que le règlement réserve cette compétence à l’Agent comptable.

L’INPS a eu droit à la procédure contradictoire

Le rapport définitif précise que l’INPS a été entendu dans le cadre de la procédure contradictoire.

Les résultats préliminaires ont été communiqués aux responsables concernés. L’INPS a transmis ses observations écrites le 11 août 2026 et une séance contradictoire s’est tenue le 21 août 2026. Des documents complémentaires ont ensuite été examinés avant la production du rapport définitif.

Cela signifie que les chiffres et constats présentés dans le rapport publié par le BVG tiennent compte de cette phase de réponse de l’INPS. Dans plusieurs cas, le BVG indique expressément que les explications et documents fournis n’ont pas remis en cause ses constatations.

Un avertissement pour la sécurité sociale malienne

L’INPS n’est pas une entreprise ordinaire. Il gère des régimes de protection sociale destinés notamment à couvrir les travailleurs contre différents risques sociaux : prestations familiales, accidents du travail et maladies professionnelles, retraite, invalidité et décès.

C’est précisément ce qui donne une dimension particulière aux conclusions du Vérificateur général.

Le BVG estime que les irrégularités financières constatées entraînent une forte déperdition des ressources de l’INPS et pourraient compromettre la continuité du service de sécurité sociale au Mali.

Le rapport recommande donc notamment de renforcer les contrôles, de respecter les règles de recrutement, d’améliorer la gestion financière et comptable, d’éviter les conflits d’intérêts et de renforcer la transparence dans l’utilisation des ressources de l’Institut.

Malitime.net

 

Vérification financière : Gestion de l’Institut National de Prévoyance Sociale

Bamako : la Douane saisit 6 tonnes de viande de volaille avariée à Médina-Coura

Une cargaison dissimulée dans un camion présenté comme transportant des matériaux ou des déchets a été interceptée par la Brigade mobile d’intervention.

La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako a réalisé une importante saisie le 1er septembre 2026 au marché de Médina-Coura. Les agents des Douanes ont intercepté un camion transportant clandestinement une importante quantité de produits alimentaires d’origine étrangère.

L’opération a été déclenchée à la suite d’un renseignement. Les agents ont pris en filature un camion présenté comme transportant du sable, du gravier ou encore des ordures.

600 cartons de volaille saisis

Après interception et contrôle du véhicule, les douaniers ont découvert 600 cartons de viande de volaille avariée, pour un poids total estimé à 6 000 kilogrammes, soit six tonnes.

Le camion et sa cargaison ont été conduits dans les locaux de la Douane afin de permettre la poursuite de la procédure et les suites réglementaires.

Au-delà de l’aspect fiscal et douanier, cette saisie soulève un important enjeu de protection de la santé des consommateurs.

La lutte contre l’introduction et la commercialisation de produits alimentaires non conformes contribue également à la régulation du marché, à la protection de la production nationale et à la préservation des intérêts des opérateurs économiques qui respectent les règles en vigueur.

Cette opération vient ainsi rappeler l’importance des contrôles douaniers dans la lutte contre la fraude et le commerce de produits susceptibles de présenter des risques pour les populations.

Mali : le Premier ministre échange avec le nouveau PDG de B2Gold sur les perspectives minières

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu en audience, ce mardi 17 mars 2026, le nouveau Président-directeur général du groupe minier canadien B2Gold Corp, Mike Cinnamond. La rencontre s’est tenue en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta.

Au cœur des échanges, les perspectives de coopération dans le secteur minier et les avancées enregistrées dans les activités de B2Gold au Mali, notamment sur le site de Fekola, l’un des principaux pôles aurifères du pays.

Des avancées dans les projets énergétiques et logistiques

Le PDG de B2Gold a salué l’appui des autorités maliennes, qui a permis des progrès significatifs dans plusieurs domaines. Il a notamment évoqué : l’octroi d’une autorisation pour la mise en place d’une ferme solaire, les efforts visant à garantir une sécurisation de l’approvisionnement en carburant ainsi que l’amélioration des conditions d’exploitation sur le site de Fekola.

Ces avancées résultent, selon lui, d’une collaboration étroite avec les ministères des Mines et des Finances.

Cap sur le projet Menankoto Sud

Mike Cinnamond a également sollicité l’accompagnement du gouvernement pour l’obtention du permis d’exploitation du projet Menankoto Sud, présenté comme un investissement stratégique.

Ce projet, encore en attente d’autorisation, suscite un intérêt particulier de la part des investisseurs et pourrait générer des retombées économiques importantes pour le pays.

Confiance dans le potentiel du Mali

Le nouveau dirigeant de B2Gold s’est dit confiant quant à la capacité du Mali à offrir un environnement favorable aux investissements miniers et à valoriser ses ressources naturelles.

Cette audience s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de renforcer les partenariats avec les investisseurs internationaux et de consolider le rôle du secteur minier comme moteur de croissance économique.

Basketball : le Mali se qualifie pour la Coupe du monde féminine 2026 en Allemagne

L’équipe nationale féminine du Mali a validé sa qualification pour la Coupe du monde de basketball 2026, prévue en Allemagne, à l’issue d’une performance convaincante face au Soudan du Sud.

Les Aigles Dames se sont largement imposées sur le score de 97 à 74, au terme d’une rencontre maîtrisée de bout en bout. Portées par une attaque efficace et une intensité constante, les Maliennes n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires.

Une démonstration collective

Dès les premières minutes, la sélection malienne a pris l’ascendant, imposant son rythme et creusant progressivement l’écart. Solides défensivement et inspirées offensivement, les joueuses ont confirmé leur supériorité tout au long de la rencontre.

Ce succès sans appel vient récompenser la montée en puissance de l’équipe, déjà remarquée sur la scène continentale.

Le Mali de retour sur la scène mondiale

Avec cette qualification, le Mali confirme son retour parmi les grandes nations du basketball féminin. Les Aigles Dames représenteront l’Afrique lors de cette compétition mondiale, aux côtés des meilleures sélections internationales.

Ce billet pour l’Allemagne constitue une étape importante dans le développement du basketball féminin malien, qui s’impose de plus en plus comme une référence sur le continent.

Le rendez-vous est désormais fixé en 2026, où les Maliennes tenteront de porter haut les couleurs nationales sur la scène mondiale.

Mali-Mauritanie : tension après l’évasion de 2 militaires maliens

Une nouvelle tension diplomatique est apparue entre le Mali et la Mauritanie après des déclarations de l’armée malienne évoquant l’évasion de soldats détenus par des groupes armés depuis un camp de réfugiés situé en territoire mauritanien.

Dans un communiqué publié dimanche, l’État-major général des armées maliennes (EMGA) a affirmé que deux militaires des FAMa, capturés en octobre 2025, avaient réussi à s’échapper dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 d’un camp de réfugiés en Mauritanie, avant de regagner le Mali.

Selon la même source, les deux soldats ont été récupérés à Goundam (région de Tombouctou) puis pris en charge conformément aux procédures militaires.

L’EMGA précise qu’il s’agit du cavalier de 1ʳᵉ classe Mohamed Wangaraba (633ᵉ escadron de reconnaissance) et du cavalier de 1ʳᵉ classe Mahamed El Maouloud Diallo (635ᵉ régiment blindé), enlevés le 9 octobre 2025 alors qu’ils étaient en permission.

Nouakchott dément fermement

Ces déclarations ont été vivement rejetées par les autorités mauritaniennes. Dans un communiqué publié lundi, le ministère mauritanien des Affaires étrangères a exprimé sa « stupéfaction » et son « indignation », dénonçant des accusations « totalement infondées » et « profondément offensantes ».

Nouakchott affirme qu’aucun élément ne permet d’accréditer la présence de groupes armés terroristes dans un camp de réfugiés sur son territoire.

Les autorités rappellent que le camp de M’Berra, qui accueille des dizaines de milliers de réfugiés maliens depuis plusieurs décennies, est placé sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et régulièrement accessible aux organisations humanitaires ainsi qu’aux autorités maliennes.

Appel à la retenue et au dialogue

La Mauritanie a appelé Bamako à faire preuve de « davantage de rigueur » dans ses communications officielles et à privilégier les canaux diplomatiques pour traiter les questions sensibles liées à la sécurité.

Tout en se disant attachée aux relations de bon voisinage, Nouakchott affirme vouloir privilégier le dialogue direct afin d’éviter toute escalade dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans la région sahélienne.

Un contexte déjà sensible

Cet épisode intervient dans un climat déjà marqué par des tensions entre les deux pays. En octobre 2025, des frictions étaient apparues autour de la gestion des migrants maliens en Mauritanie et de mesures administratives visant des opérateurs économiques mauritaniens au Mali.

Les deux États avaient alors évoqué la relance de la Grande commission mixte bilatérale pour apaiser les différends.

Bamako sous un épais brouillard de poussière : causes, risques et recommandations

Un dense brouillard de poussière recouvre Bamako ce lundi matin, entraînant une forte dégradation de la qualité de l’air et une baisse significative de la visibilité. Selon la Direction nationale de la météorologie, ce phénomène atmosphérique touche l’ensemble du district.

Ce type d’épisode est généralement lié à l’harmattan, un vent sec et poussiéreux venant du Sahara qui souffle sur l’Afrique de l’Ouest pendant la saison sèche.

Ces poussières sahariennes peuvent rester en suspension plusieurs heures, voire plusieurs jours, selon les conditions atmosphériques.

Visibilité réduite et qualité de l’air dégradée

Depuis l’aube, la visibilité est fortement réduite sur plusieurs axes majeurs de la capitale. La concentration élevée de particules fines dans l’air peut provoquer :

  • Irritations des yeux

  • Toux et gêne respiratoire

  • Aggravation de l’asthme et des maladies pulmonaires

Recommandations sanitaires face au brouillard de poussière

Les spécialistes de la santé recommandent les mesures suivantes :

  • Port du masque pour protéger les voies respiratoires

  • Attention particulière aux personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, asthmatiques)

  • Maintien des portes et fenêtres fermées

  • Hydratation régulière pour humidifier les muqueuses

Prudence sur les routes de Bamako

La réduction de la visibilité impose une vigilance accrue aux conducteurs. Il est conseillé de :

  • Réduire la vitesse

  • Allumer les feux de croisement

  • Respecter les distances de sécurité

La situation reste sous surveillance météorologique et pourrait évoluer selon l’intensité des vents dans les prochaines heures.

Remaniement ministériel au Mali : Le Président Assimi Goïta dévoile la nouvelle équipe gouvernementale

Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a procédé à un remaniement ministériel officialisé ce jour sur l’ORTM. La lecture du décret a été faite par le Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseini Diawara. Le nouveau texte abroge le décret du 21 novembre 2024 et redessine la composition du gouvernement dirigé par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga.

Les Ministres d’État

  • Défense et Anciens Combattants : Général de corps d’armée Sadio Camara

  • Économie et Finances : Alousseni Sanou

  • Réconciliation, Paix et Cohésion nationale : Général de corps d’armée Ismaël Wagué

Composition complète du nouveau gouvernement

Le gouvernement de Transition comprend plusieurs reconductions et confirmations à des postes stratégiques :

  • Justice et Droits de l’Homme : Mamoudou Kassogué

  • Administration territoriale : Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly

  • Sécurité et Protection civile : Général de division Daoud Aly Mohammedine

  • Affaires étrangères : Abdoulaye Diop

  • Refondation de l’État : Yaya Gologo

  • Transports et Infrastructures : Dembélé Madina Sissoko

  • Éducation nationale : Amadou Sy Savané

  • Enseignement supérieur : Bouréma Kansaye

  • Mines : Amadou Keïta

  • Énergie et Eau : Tiémoko Traoré

  • Santé et Développement social : Colonel-major Assa Badialo Touré

  • Travail et Fonction publique : Fassoun Coulibaly

  • Jeunesse et Sports : Abdoul Kassim Ibrahim Fomba

  • Maliens établis à l’Extérieur : Mossa Ag Attaher

  • Agriculture : Ibrahima Samaké

  • Entrepreneuriat et Emploi : Oumou Sall Seck

  • Promotion de la Femme : Diarra Djénéba Sanogo

  • Industrie et Commerce : Moussa Alassane Diallo

  • Urbanisme et Habitat : Imrane Abdoulaye Touré

  • Environnement : Doumbia Mariam Tangara

  • Communication et Économie numérique : Alhamdou Ag Ilyène

  • Culture et Tourisme : Mamou Daffé

  • Affaires religieuses : Mahamadou Koné

  • Élevage et Pêche : Youba Ba

Ministre délégué

  • Réformes politiques et processus électoral : Mammani Nassiré

Un remaniement stratégique en pleine Transition

Ce remaniement ministériel intervient dans un contexte de poursuite des réformes institutionnelles et de préparation du processus politique. Il confirme le maintien de figures clés aux portefeuilles régaliens, notamment la Défense, la Sécurité et les Finances.

Les prochaines semaines permettront d’évaluer les orientations prioritaires de cette nouvelle équipe gouvernementale.


🔎 Méta-description (SEO)

Remaniement ministériel au Mali : Assimi Goïta officialise la nouvelle composition du gouvernement de Transition dirigé par Abdoulaye Maïga. Liste complète des ministres.


🎯 Mots-clés stratégiques SEO

  • Remaniement ministériel Mali

  • Nouveau gouvernement Mali 2025

  • Assimi Goïta

  • Gouvernement de Transition Mali

  • Abdoulaye Maïga

  • Liste des ministres Mali

  • Décret présidentiel Mali

  • ORTM actualités


Si vous le souhaitez, je peux maintenant vous proposer :

  • 🔥 Un titre encore plus optimisé pour générer du clic (CTR élevé)

  • 📊 Une analyse politique du remaniement

  • 📱 Une version ultra-optimisée pour Facebook et Google Discover

Laquelle vous intéresse pour Malitime ?

Mali : le casier judiciaire et le certificat de nationalité désormais disponibles en ligne

L’administration malienne franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a officiellement lancé la dématérialisation du casier judiciaire et du certificat de nationalité, deux documents essentiels dans les démarches administratives des citoyens.

Désormais, les Maliens peuvent effectuer leurs demandes et obtenir ces actes directement en ligne, via leur téléphone portable. Cette avancée est le fruit d’une collaboration entre le ministère de la Justice et celui de la Communication, à travers l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC).

Portée par le ministre Mamoudou Kassogué, la réforme poursuit trois objectifs majeurs : rapprocher la justice des usagers, améliorer l’efficacité du service public en réduisant les délais et les déplacements, et renforcer la transparence dans la gestion administrative.

Cette digitalisation marque une étape clé dans la modernisation de l’État, avec l’ambition de simplifier les procédures et d’améliorer l’expérience des citoyens face aux services publics.

Navigation sur le fleuve Sénégal : le projet entre en phase opérationnelle

Le projet de restauration de la navigation sur le fleuve Sénégal franchit une étape décisive. Autorisée par la 78ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), tenue les 30 et 31 janvier à Nouakchott, la première phase des travaux est programmée pour avril 2026. La réunion, présidée par le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diane, en présence du Haut commissaire de l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah, a réuni les ministres des pays membres : Mali, Guinée, Mauritanie et Sénégal.

Un corridor fluvial stratégique pour le Mali

Le projet vise à rétablir une navigation efficace sur les 905 kilomètres séparant Saint-Louis, au Sénégal, du futur terminal fluvial d’Ambidédi, situé à une dizaine de kilomètres de Kayes, au Mali. À terme, les marchandises débarquées au port maritime de Saint-Louis pourront être acheminées directement par voie fluviale jusqu’au Mali, réduisant la dépendance aux corridors routiers et aux ports des pays voisins.

La première phase prévoit notamment :

  • le dragage du chenal pour permettre le passage de barges transportant plusieurs milliers de tonnes ;

  • le balisage et l’aménagement du fleuve pour une navigation de jour comme de nuit ;

  • la réhabilitation des escales fluviales avec quais, zones de stockage et infrastructures logistiques.

Le coût estimé de cette étape initiale est de 7,38 milliards de FCFA.

Des avantages multiples pour le Mali et la région

Pour le Mali, pays enclavé, le projet constitue un levier majeur de désenclavement et de souveraineté économique. Une seule barge peut transporter l’équivalent de 40 à 50 conteneurs, réduisant significativement les coûts logistiques, la consommation de carburant et l’usure des routes, tout en diminuant les risques liés à l’insécurité sur les axes routiers.

Le futur terminal d’Ambidédi est appelé à devenir un hub logistique régional, générant des emplois directs et indirects, stimulant le commerce local et offrant des retombées socio-économiques importantes pour la région de Kayes.

Le projet bénéficie également aux autres États membres de l’OMVS. Le Sénégal, point d’entrée maritime du corridor, profitera d’une valorisation accrue de ses infrastructures portuaires et d’un meilleur écoulement des marchandises. Au total, plus de 800 kilomètres de localités riveraines seront désenclavées, et plus de 240 000 hectares de terres irrigables dans le delta et la vallée du fleuve pourront être exploités pour l’agriculture. Sur le plan environnemental, le projet contribuera à protéger Saint-Louis des inondations sur le long terme.

Une ambition historique pour l’intégration régionale

Le ministre Boubacar Diane a souligné l’importance stratégique du projet, rappelant que la croissance de la demande, les contraintes d’exploitation et la nécessité de répondre aux besoins futurs imposent d’accélérer la mise en œuvre et la modernisation des installations existantes, tout en intégrant les énergies renouvelables.

Le projet de navigation sur le fleuve Sénégal réaffirme qu’l’enclavement du Mali n’est pas une fatalité et qu’il existe des solutions durables pour connecter le pays aux échanges régionaux et mondiaux.

Titres publics : le Mali vise 1 450 milliards FCFA de mobilisation en 2026

Le ministère de l’Économie et des Finances a officiellement lancé, le 5 février 2026, le calendrier d’émission des titres publics pour l’exercice en cours. La cérémonie, présidée par le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Siaka Samaké, représentant le ministre Alousséni Sanou, a permis de faire le point sur les performances de 2025 et de dévoiler les orientations stratégiques pour 2026.

Un bilan 2025 jugé satisfaisant

Malgré un contexte économique exigeant, l’État malien a confirmé la solidité de sa signature sur le marché financier régional. En 2025, le Trésor public a mobilisé 1 193 milliards de FCFA à travers 34 émissions de titres.

Cette performance a été portée en grande partie par le secteur bancaire national. Selon la présidente de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), Sidibé Aïssata Koné, les banques maliennes ont contribué à hauteur de 686 milliards de FCFA, soit 58 % du montant total mobilisé.

Les principaux investisseurs distingués

La cérémonie a également été marquée par la reconnaissance des partenaires financiers les plus actifs. Le classement des meilleurs investisseurs de l’année 2025 place la BDM-SA en tête, suivie de la BMS-SA et de la BNDA.

Objectif 2026 : financer des projets structurants

Pour l’exercice 2026, l’État malien affiche des ambitions renforcées avec un objectif de mobilisation fixé à 1 450 milliards de FCFA. Les ressources attendues serviront au financement de projets structurants jugés prioritaires pour le développement économique et social du pays.

La directrice de l’UMOA-Titres, Oulimata N’Diaye Diasse, a salué la qualité de la coopération avec le Mali, mettant en avant la crédibilité du cadre de gestion de la dette publique. De son côté, le ministre Alousséni Sanou a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion des titres publics et de maintenir un dialogue constant avec les investisseurs afin de préserver la stabilité du marché.