Sécurité routière à Bamako : plus de 800 motos mises en fourrière sur les ponts de la capitale

La Police nationale du Mali a lancé, le 31 janvier 2026, une opération d’envergure contre l’incivisme routier sur les trois principaux ponts de Bamako. Objectif : faire respecter l’obligation pour les engins à deux roues d’emprunter les pistes qui leur sont réservées et réduire les risques d’accidents sur ces axes stratégiques.

Passage de la sensibilisation à la fermeté

Après plusieurs mois de campagnes de sensibilisation à l’endroit des motocyclistes et conducteurs de cyclomoteurs, les autorités ont décidé de passer à une phase répressive. L’opération est conduite par le Groupement de la Sécurité routière (GSR), sous l’impulsion du Commissaire divisionnaire Panama Dembélé.

Selon la Direction générale de la Police nationale, cette nouvelle étape se caractérise par l’application rigoureuse des textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Des infractions persistantes sur les ponts

Malgré les rappels répétés, de nombreux usagers à deux roues continuent d’emprunter les voies réservées aux véhicules automobiles et aux poids lourds. Ces comportements sont considérés comme dangereux par les autorités, car ils :

  • Perturbent la fluidité du trafic

  • Augmentent le risque de collisions

  • Exposent les conducteurs à des accidents graves

Les ponts de Bamako constituent des axes à forte densité de circulation, particulièrement sensibles aux embouteillages et aux accidents.

Plus de 800 engins saisis en deux semaines

Entre le 31 janvier et le 14 février 2026, le dispositif sécuritaire a permis la mise en fourrière de plus de 800 engins à deux roues.

L’opération a reçu la visite du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf Koné, qui a salué l’engagement des équipes sur le terrain.

Une volonté affichée de restaurer l’ordre routier

Cette action s’inscrit dans la politique sécuritaire portée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Les autorités entendent restaurer l’ordre public sur les axes stratégiques de la capitale et réduire le nombre d’accidents de la circulation, souvent aux conséquences dramatiques.

La Police nationale annonce que ces opérations se poursuivront régulièrement dans l’ensemble du périmètre urbain de Bamako afin d’ancrer durablement un changement de comportement chez les usagers.

Plusieurs terroristes neutralisés lors d’une opération de ratissage d’envergure dans le centre du Mali

C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’état-major général des armées consulté par Anadolu

L’État-Major Général des Armées a annoncé, lundi soir, que les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, dimanche 15 février 2026, une opération de ratissage d’envergure dans le secteur de Nampala, dans la région de Ségou.

Selon le communiqué officiel, l’opération s’est déroulée dans plusieurs zones d’intérêt, notamment dans les villages de Toulé et Akoub.

Le bilan fait état de « plusieurs terroristes neutralisés » et de la saisie d’une importante quantité d’équipements, comprenant des armes, des munitions ainsi que du matériel de communication.

L’État-Major Général des Armées a réaffirmé l’engagement « total et indéfectible » des FAMa à poursuivre les groupes armés terroristes « jusque dans leurs derniers retranchements » sur l’ensemble du territoire national.

Les autorités militaires ont assuré que la lutte contre le terrorisme se poursuit « avec détermination ».

Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire marquée par des attaques terroristes récurrentes. Malgré le déploiement de forces étrangères et internationales au cours des dernières années, la situation sécuritaire demeure instable dans plusieurs régions du pays.

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Affaire Epstein : le frère de Jeffrey Epstein évoque un « assassinat » et accuse le ministère de la Justice

Plus de six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison, son frère Mark Epstein relance la controverse. Invité de BFMTV, il a affirmé que le financier américain n’aurait pas mis fin à ses jours en août 2019, mais aurait été victime d’un homicide dissimulé par les autorités américaines.

Une thèse contestée par la version officielle

Jeffrey Epstein avait été retrouvé mort le 10 août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York, où il était détenu dans l’attente de son procès pour trafic sexuel de mineures. Le rapport officiel avait conclu à un suicide par pendaison.

Depuis plusieurs années, Mark Epstein conteste cette version. Il affirme aujourd’hui disposer d’éléments supplémentaires étayant la thèse d’un meurtre.

Sur BFMTV, il a déclaré : « J’accuse le ministère de la Justice d’avoir dissimulé le meurtre de Jeffrey. »

Des zones d’ombre soulevées

Mark Epstein met en avant plusieurs éléments qu’il juge troublants :

  • Les conclusions contestées de certains médecins légistes présents lors de l’autopsie

  • Des images de vidéosurveillance jugées incomplètes

  • Des dysfonctionnements au sein de l’établissement pénitentiaire

Le docteur Michael Baden, médecin légiste ayant assisté à l’autopsie à la demande de la famille, a lui aussi exprimé des doutes sur la thèse du suicide, évoquant publiquement la possibilité d’une strangulation.

Toutefois, les autorités fédérales américaines ont maintenu leur conclusion officielle.

Une enquête indépendante annoncée

Selon Mark Epstein, une enquête indépendante aurait été menée et conclurait à un homicide. Les résultats complets ne sont pas encore rendus publics.

L’affaire Epstein continue d’alimenter de nombreuses spéculations, en raison notamment des relations du financier avec des personnalités politiques et économiques influentes aux États-Unis et à l’international.

Une affaire toujours sensible aux États-Unis

La mort de Jeffrey Epstein avait déjà suscité un vaste débat public en 2019, notamment en raison de défaillances reconnues dans la surveillance carcérale.

Malgré les controverses, aucune preuve officielle n’a, à ce jour, remis en cause la conclusion judiciaire d’un suicide.

Libye : 15 ans après le 17 février 2011, un pays toujours divisé

Quinze ans après le soulèvement du 17 février 2011 qui a conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye demeure profondément fragmentée sur les plans politique, institutionnel et économique. Cet anniversaire intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par l’assassinat récent de Saïf al-Islam Kadhafi et par de nouvelles initiatives onusiennes pour relancer le processus électoral.

Le 17 février, une date hautement symbolique

Le 17 février reste associé au début du soulèvement populaire qui a mis fin à plus de quarante ans de Jamahiriya. Sous Kadhafi, le 1er septembre symbolisait la révolution de 1969 ; sous la monarchie, le 24 décembre marquait l’indépendance. Aujourd’hui, le 17 février constitue l’un des derniers repères symboliques d’unité nationale.

Cependant, quinze ans plus tard, la portée de cette date semble s’éroder face aux difficultés économiques et aux divisions politiques persistantes.

Une société fragilisée par les crises successives

Des analystes soulignent que les préoccupations quotidiennes – inflation, dégradation du pouvoir d’achat et accès limité aux services – dominent désormais les priorités des Libyens.

La classe moyenne s’est considérablement affaiblie au fil des années, accentuant les inégalités entre ceux qui bénéficient du système actuel et ceux qui en subissent les conséquences. Dans ce contexte, la célébration du 17 février tend à devenir un événement davantage institutionnel que populaire.

À Tripoli, les autorités organisent régulièrement des manifestations publiques sur la place des Martyrs, mais chaque camp politique utilise l’anniversaire pour consolider sa légitimité.

Une division institutionnelle persistante

Depuis 2014, la Libye est divisée entre deux pôles de pouvoir :

  • À l’ouest, le Gouvernement d’union nationale (GUN) dirigé par Abdulhamid Dabaiba, reconnu par l’ONU et basé à Tripoli.

  • À l’est, une autorité parallèle soutenue par la Chambre des représentants et liée au maréchal Khalifa Haftar, dont les forces contrôlent de vastes territoires.

L’Armée nationale libyenne (ANL) conserve une forte influence dans l’est et le sud du pays. La consolidation du pouvoir autour du cercle familial de Haftar illustre la structuration progressive d’un appareil sécuritaire autonome.

L’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, un nouveau facteur d’instabilité

L’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, intervenu début février à Zintan, a ravivé les tensions. Bien que politiquement affaibli et visé par un mandat de la Cour pénale internationale, il conservait une influence symbolique dans certaines régions, notamment au sud.

Sa mort intervient alors que des contacts indirects auraient été engagés entre cercles proches de Tripoli et de Benghazi, dans un contexte de tentative de rapprochement soutenu par des acteurs internationaux.

Une feuille de route onusienne sous surveillance

La représentante spéciale de l’ONU, Hanna Tetteh, a récemment présenté une feuille de route axée sur :

  • L’adoption d’un cadre juridique électoral crédible

  • L’unification des institutions

  • Un dialogue structuré sur la gouvernance et la réconciliation

Le maréchal Haftar a exprimé son soutien à ce processus, mais les obstacles institutionnels demeurent nombreux.

Une économie dépendante du pétrole

Sur le plan économique, la Libye a enregistré une croissance significative en 2025, principalement grâce au secteur pétrolier, avec une production moyenne d’environ 1,3 million de barils par jour.

Malgré ces performances, la dépendance aux hydrocarbures reste forte. Les tensions monétaires récentes et les difficultés d’accès aux devises étrangères traduisent une fragilité persistante.

Le dernier appel d’offres de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), le premier depuis 2008, a suscité un intérêt mesuré des investisseurs, reflétant la prudence des opérateurs face à l’incertitude politique.

Une transition toujours inachevée

Quinze ans après la chute du régime, la Libye demeure à la croisée des chemins. Le 17 février conserve une dimension symbolique forte, mais il s’inscrit désormais dans une réalité marquée par la fragmentation institutionnelle, les rivalités régionales et les incertitudes économiques.

Entre mémoire révolutionnaire et quête de stabilité, la transition libyenne reste une équation ouverte.

AES : Tiken Jah Fakoly critique la trajectoire des transitions au Mali, au Niger et au Burkina Faso

L’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly a pris ses distances avec les autorités des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Dans une interview accordée à un média international, le chanteur engagé a exprimé son souhait de voir l’organisation d’élections au Mali, au Niger et au Burkina Faso afin de mettre fin aux transitions en cours.

Une prise de position qui fait débat

Connu pour son engagement panafricaniste et ses prises de position en faveur de l’unité africaine, Doumbia Moussa Fakoly, alias Tiken Jah, avait initialement apporté son soutien aux autorités issues des changements politiques intervenus dans les trois pays.

Mais dans une récente déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux, l’artiste a exprimé ses réserves sur l’évolution politique actuelle au sein de l’AES.

« J’aurais préféré que tous les pays ouest-africains restent ensemble », a-t-il notamment déclaré, estimant que l’unité affichée par les trois États membres ne devait pas se substituer à un retour à l’ordre constitutionnel.

L’appel à des élections

Tiken Jah Fakoly affirme avoir soutenu les transitions dans l’optique d’une période transitoire débouchant sur des élections démocratiques. Selon lui, l’organisation de scrutins permettrait de consolider la légitimité des dirigeants actuels.

« Mon espoir est que les dirigeants de l’AES aillent et gagnent les élections », a-t-il déclaré, ajoutant que cela faciliterait le dialogue avec l’ensemble des partenaires internationaux.

L’artiste a également évoqué un climat de division interne dans les pays concernés, estimant que les débats politiques sont devenus polarisés.

Réactions contrastées au sein de l’opinion

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, notamment parmi les soutiens des autorités de transition au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Certains internautes ont exprimé leur incompréhension face à ce changement de posture, rappelant les prises de position antérieures de l’artiste en faveur des nouvelles autorités.

D’autres, en revanche, saluent ce qu’ils considèrent comme un appel à la cohérence démocratique.

Un débat plus large sur l’avenir de l’AES

La sortie médiatique de Tiken Jah Fakoly intervient dans un contexte où l’Alliance des États du Sahel poursuit sa structuration politique et institutionnelle. Les calendriers électoraux et la durée des transitions restent des sujets sensibles dans la région.

Au-delà de la polémique, cette prise de position relance le débat sur l’équilibre entre souveraineté, stabilité sécuritaire et retour à l’ordre constitutionnel dans les pays membres de l’AES.

Niger–Algérie : la visite du général Tiani à Alger marque un apaisement diplomatique

Le Président nigérien, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, effectue les 15 et 16 février 2026 une visite officielle en Algérie, à l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Ce déplacement intervient après plusieurs mois de tensions diplomatiques liées à un incident sécuritaire survenu en avril 2025.

Retour des ambassadeurs : un signal fort de normalisation

Le 12 février 2026, les deux pays ont simultanément rétabli leurs relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs. L’ambassadeur du Niger à Alger a repris ses fonctions, tandis que le président Tebboune a ordonné le retour immédiat de l’ambassadeur d’Algérie à Niamey.

Dans un communiqué officiel, Alger a présenté cette décision comme une volonté de renforcer les « relations de fraternité, de coopération et de bon voisinage ».

La visite du général Tiani s’inscrit dans cette dynamique de relance des relations bilatérales.

Retour sur la crise d’avril 2025

Les tensions avaient éclaté dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 après la destruction d’un drone armé de type Baykar Akıncı près de la frontière algérienne. L’Algérie avait justifié cette action par la protection de son espace aérien, tandis que le Mali avait contesté cette version.

En réaction, les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Mali, Burkina Faso et Niger – avaient rappelé leurs ambassadeurs accrédités à Alger. L’Algérie avait ensuite rappelé ses représentants diplomatiques au Mali et au Niger.

La synchronisation des retours diplomatiques en février 2026 marque ainsi une étape formelle vers l’apaisement.

Une visite stratégique dans un contexte sahélo-saharien sensible

Selon les communiqués officiels, la visite vise à :

  • Consolider les relations bilatérales

  • Relancer la coopération multiforme

  • Examiner les enjeux politiques africains et sahélo-sahariens

  • Concrétiser des projets stratégiques communs

Cette normalisation intervient alors que l’AES affirme progressivement sa structuration politique, sécuritaire et économique.

Quels impacts pour l’AES ?

La reprise du dialogue entre Alger et Niamey ne constitue pas nécessairement une remise en cause de l’Alliance des États du Sahel. Elle introduit cependant une nouvelle configuration diplomatique dans la région.

L’Algérie, acteur majeur en Afrique du Nord, partage avec le Niger des préoccupations sécuritaires communes, notamment en matière de stabilité frontalière et de lutte contre les groupes armés.

L’évolution de cette relation bilatérale pourrait influencer les équilibres régionaux, notamment les interactions entre l’AES et ses voisins maghrébins.

Marché de Médine en flammes : intervention rapide des ministres et élan de solidarité générale

Dans la nuit du dimanche 15 février 2026, un incendie d’une rare violence a réduit en cendres une partie importante du marché de Médine. Si le bilan humain est heureusement nul, le traumatisme économique est immense pour les commerçants de la capitale.

Il était un peu plus de 23 heures lorsque l’alerte a été donnée. En quelques minutes, les flammes, attisées par un vent nocturne, ont envahi les allées du marché de Médine, transformant environ une centaine de kiosques en brasier.

Face à l’ampleur du sinistre, la Protection Civile a déployé un dispositif d’envergure. Sous une coordination rigoureuse et avec l’appui des forces de Police et de Gendarmerie pour sécuriser le périmètre, les sapeurs-pompiers ont divisé le site en sept zones d’intervention.

Avec au moins deux gros engins pompe affectés à chaque secteur, les soldats du feu ont lutté une partie de la nuit pour circonscrire le foyer et éviter que l’incendie ne se propage aux habitations environnantes.

Dès les premières heures, deux membres du gouvernement se sont rendus sur les décombres encore fumants : le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, et son homologue de l’Industrie et du Commerce, M. Moussa Alassane Diallo.

Le Général Mohammedine a immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de déterminer les causes exactes de la tragédie et d’établir les responsabilités. Tout en exprimant la solidarité des plus hautes autorités, il a lancé un appel pressant à la vigilance collective pour freiner la récurrence de ces incendies dans les espaces marchands.

De son côté, le ministre Moussa Alassane Diallo a déploré l’impact social dévastateur de ce sinistre. À quelques semaines du mois de Ramadan, période de forte activité commerciale, la perte de ces outils de travail constitue un coup dur pour l’économie locale et la stabilité des ménages.

Malgré la désolation, l’espoir tente de renaître. Une mobilisation solidaire, regroupant les gestionnaires du marché, les notables du quartier et les associations de commerçants, se met déjà en place. L’objectif est double : apporter une aide d’urgence aux victimes les plus précaires et organiser la relance rapide des activités pour ne pas paralyser davantage le secteur.

Cet énième incendie de marché à Bamako repose avec acuité la question de l’aménagement des infrastructures marchandes et de l’installation des dispositifs de sécurité incendie aux normes.

La Rédaction/Malijet.com

Burkina Faso : « Plusieurs dizaines de terroristes neutralisés » après l’attaque d’une ville dans le nord du pays

– La situation à Titao est calme et sous contrôle dans la ville de Titao (nord), selon l’armée

« Plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisés » samedi, en riposte à une attaque terroriste ayant visé la ville de Titao, située à plus de 200 km au nord du Burkina Faso, a annoncé dimanche soir, le porte-parole de l’armée burkinabè, le lieutenant-colonel Aziz Ouédraogo à la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, publique).

Le porte-parole de l’armée burkinabè a expliqué que le samedi « 14 février nous avons enregistré des attaques multiples au niveau de cette ville (de Titao) et ces attaques font suite à des opérations d’envergure que nous menons dans le groupement de forces pour la sécurisation du Nord et celui du Sahel ».

« Vous avez vu les images, nous leur avons infligé une lourde défaite avec la neutralisation de plusieurs dizaines d’entre eux », a-t-il dit soulignant que certains terroristes s’étaient dirigés vers la ville uniquement à des fins de propagande en mettant le feu à des étals dans le marché.

« Mais le résultat est là. Ils ont croisé le fer avec nos hommes, nous leur avons infligé une défaite et ceux qui ont pris la poudre d’escampette, les vecteurs aériens les ont rattrapés et encore une fois nous leur avons infligé une lourde de perte. Donc la situation à Titao est calme et sous contrôle grâce à la détermination au professionnalisme et à l’engagement de nos hommes », a-t-il assuré.

Il a précisé que les forces de défense et de sécurité burkinabè ont également mené plusieurs opérations offensives contre les groupes armés terroristes courant février dans plusieurs localités du Burkina Faso.

« Quant aux actions offensives que nous menons sur le terrain ; il faut dire que nous avons changé de doctrine. Nos unités ont changé de posture et nous traquons l’ennemi partout où il se trouve jusque dans ces derniers retranchements », a soutenu le lieutenant-colonel Aziz Ouédraogo, soulignant « une recrudescence de de l’usage des drones largueur de projectile » par les terroristes.

Ces opérations antiterroristes du mois de février sur le territoire burkinabè se sont soldées par la neutralisation « de centaines de terroristes, des dizaines de bases détruites, un important arsenal de guerre récupéré », selon l’armée burkinabè.

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Mali : Barrick Mining signe pour dix ans de plus

Le Mali figure parmi les principaux producteurs d’or du continent africain. Barrick Mining compte, de son côté, parmi les plus grands groupes aurifères mondiaux. Après de longs mois de tensions autour du partage des revenus et du contrôle de la mine Loulo-Gounkoto, les deux partenaires prolongent finalement leur collaboration.

Le gouvernement malien a approuvé un décret renouvelant pour dix années supplémentaires le permis d’exploitation de la mine de Loulo, l’une des deux composantes du complexe Loulo-Gounkoto situé dans l’ouest du pays. Cette décision intervient après l’accord conclu en novembre 2025 entre l’État et Barrick Mining, qui a mis fin à un différend lié à l’application du code minier adopté en 2023.

Selon les détails relayés cette semaine par la presse internationale, le renouvellement concerne spécifiquement Loulo, dont le permis initial, accordé en 1996 pour trente ans, arrivait à expiration ce mois. Le site de Gounkoto, l’autre partie du complexe, dispose pour sa part d’un permis valable jusqu’en 2042.

Dans le cadre du processus de renouvellement, Barrick a réalisé une nouvelle étude de faisabilité. Celle-ci identifie des réserves pouvant permettre une exploitation à ciel ouvert économiquement viable sur six ans et une exploitation souterraine sur 16 ans.  En revanche, les termes exacts de la nouvelle convention minière associée au renouvellement du permis n’ont pas été précisés. Le gouvernement indique que la décision a été prise conformément aux dispositions du code minier en vigueur.

Dix ans pour tourner la page d’un conflit coûteux

Il faut rappeler que c’était le nouveau code minier de 2023 qui était à l’origine du long bras de fer entre le gouvernement malien et Barrick. Le texte permet désormais à l’État de détenir jusqu’à 30% du capital d’un projet minier, auxquels peuvent s’ajouter 5 % réservés à des investisseurs locaux. Sous l’ancien régime, l’État détenait 20% de Loulo-Gounkoto.

Les discussions avec Barrick ont été plus longues que celles engagées avec d’autres opérateurs. Début 2025, les tensions ont culminé avec la saisie d’un stock d’or sur le site, la suspension des opérations et l’ouverture d’une procédure d’arbitrage international par le groupe canadien devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

L’accord trouvé en novembre a prévu le retrait des procédures d’arbitrage par Barrick, l’abandon des poursuites par l’État malien, la libération d’employés détenus et la restitution du contrôle opérationnel du complexe. Des paiements liés à des impayés ont également été évoqués, sans que l’ensemble des termes financiers ne soit rendu public.

L’impact économique du conflit a été significatif. En 2025, la production industrielle d’or du Mali a reculé de 22,9%, à 42,2 tonnes. Loulo-Gounkoto, qui produisait 22,5 tonnes en 2024, n’a livré que 5,5 tonnes l’année suivante en raison de la suspension des activités. Le complexe, auparavant premier producteur du pays, a perdu sa place au profit de la mine Fekola exploitée par le canadien B2Gold.

Un contexte de marché favorable

En attendant davantage de détails sur les potentielles zones d’ombre entourant ce développement, notons que le renouvellement et l’accalmie dans les relations entre Barrick et le Mali arrivent dans un contexte de marché favorable.

Les prix du métal jaune ont augmenté ces derniers mois pour atteindre en début d’année 2026 jusqu’à 5 590 USD l’once (environ 4 710 euros), avant de descendre en dessous des 5 000 USD (4 215 euros). La demande des banques centrales et le statut de valeur refuge du métal continuent de soutenir les perspectives.

Pour le Mali dont l’or constitue le principal produit d’exportation et une source essentielle de recettes publiques, la reprise effective de Loulo-Gounkoto est déterminante. Même chose pour Barrick, qui a produit un total de 3,2 millions d’onces d’or (environ 100 tonnes) en 2025 sur l’ensemble de ses opérations et compte sur le complexe malien pour maintenir le cap en 2026.

Louis-Nino Kansoun, Agence Ecofin

Mali : les financements onusiens pour la consolidation de la paix

Bamako a réuni le 12 février 2026 le comité national chargé de superviser les mécanismes onusiens de financement de la paix. Les discussions ont porté sur l’utilisation des fonds internationaux et sur l’opérationnalisation d’un nouveau mécanisme de stabilisation.

La session sur les financements onusiens, coprésidée par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, le ministre d’État Ismaël Wagué et la coordonnatrice résidente des Nations Unies, a examiné les projets financés par le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) et le Fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire.

Selon les données du Multi-Partner Trust Fund Office des Nations Unies, le portefeuille cumulé du PBF au Mali représente environ 77,9 millions de dollars approuvés, dont près de 66,7 millions déjà engagés ou dépensés, pour un solde estimé à un peu plus de 11 millions de dollars. Une évaluation couvrant la période 2019-2023 faisait état d’environ 57,5 millions de dollars mobilisés sur ces années, principalement orientés vers la cohésion sociale, la gouvernance locale et la prévention des conflits dans le Centre et le Nord du pays.

Les autorités ont également évoqué l’opérationnalisation prochaine du Fonds pour la stabilisation et la résilience au Mali. Les données financières publiées fin 2024 indiquaient des contributions cumulées d’environ 2,57 millions de dollars, sans décaissement effectif à cette date.

La réunion s’inscrit dans un contexte où le Mali cherche à aligner les financements internationaux sur ses priorités nationales de stabilisation et de réconciliation, alors que plusieurs régions demeurent affectées par l’insécurité et des tensions communautaires persistantes.

MD/ac/Sf/APA