Sécurité routière à Bamako : plus de 800 motos mises en fourrière sur les ponts de la capitale

La Police nationale du Mali a lancé, le 31 janvier 2026, une opération d’envergure contre l’incivisme routier sur les trois principaux ponts de Bamako. Objectif : faire respecter l’obligation pour les engins à deux roues d’emprunter les pistes qui leur sont réservées et réduire les risques d’accidents sur ces axes stratégiques.

Passage de la sensibilisation à la fermeté

Après plusieurs mois de campagnes de sensibilisation à l’endroit des motocyclistes et conducteurs de cyclomoteurs, les autorités ont décidé de passer à une phase répressive. L’opération est conduite par le Groupement de la Sécurité routière (GSR), sous l’impulsion du Commissaire divisionnaire Panama Dembélé.

Selon la Direction générale de la Police nationale, cette nouvelle étape se caractérise par l’application rigoureuse des textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Des infractions persistantes sur les ponts

Malgré les rappels répétés, de nombreux usagers à deux roues continuent d’emprunter les voies réservées aux véhicules automobiles et aux poids lourds. Ces comportements sont considérés comme dangereux par les autorités, car ils :

  • Perturbent la fluidité du trafic

  • Augmentent le risque de collisions

  • Exposent les conducteurs à des accidents graves

Les ponts de Bamako constituent des axes à forte densité de circulation, particulièrement sensibles aux embouteillages et aux accidents.

Plus de 800 engins saisis en deux semaines

Entre le 31 janvier et le 14 février 2026, le dispositif sécuritaire a permis la mise en fourrière de plus de 800 engins à deux roues.

L’opération a reçu la visite du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf Koné, qui a salué l’engagement des équipes sur le terrain.

Une volonté affichée de restaurer l’ordre routier

Cette action s’inscrit dans la politique sécuritaire portée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Les autorités entendent restaurer l’ordre public sur les axes stratégiques de la capitale et réduire le nombre d’accidents de la circulation, souvent aux conséquences dramatiques.

La Police nationale annonce que ces opérations se poursuivront régulièrement dans l’ensemble du périmètre urbain de Bamako afin d’ancrer durablement un changement de comportement chez les usagers.

Affaire Epstein : le frère de Jeffrey Epstein évoque un « assassinat » et accuse le ministère de la Justice

Plus de six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison, son frère Mark Epstein relance la controverse. Invité de BFMTV, il a affirmé que le financier américain n’aurait pas mis fin à ses jours en août 2019, mais aurait été victime d’un homicide dissimulé par les autorités américaines.

Une thèse contestée par la version officielle

Jeffrey Epstein avait été retrouvé mort le 10 août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York, où il était détenu dans l’attente de son procès pour trafic sexuel de mineures. Le rapport officiel avait conclu à un suicide par pendaison.

Depuis plusieurs années, Mark Epstein conteste cette version. Il affirme aujourd’hui disposer d’éléments supplémentaires étayant la thèse d’un meurtre.

Sur BFMTV, il a déclaré : « J’accuse le ministère de la Justice d’avoir dissimulé le meurtre de Jeffrey. »

Des zones d’ombre soulevées

Mark Epstein met en avant plusieurs éléments qu’il juge troublants :

  • Les conclusions contestées de certains médecins légistes présents lors de l’autopsie

  • Des images de vidéosurveillance jugées incomplètes

  • Des dysfonctionnements au sein de l’établissement pénitentiaire

Le docteur Michael Baden, médecin légiste ayant assisté à l’autopsie à la demande de la famille, a lui aussi exprimé des doutes sur la thèse du suicide, évoquant publiquement la possibilité d’une strangulation.

Toutefois, les autorités fédérales américaines ont maintenu leur conclusion officielle.

Une enquête indépendante annoncée

Selon Mark Epstein, une enquête indépendante aurait été menée et conclurait à un homicide. Les résultats complets ne sont pas encore rendus publics.

L’affaire Epstein continue d’alimenter de nombreuses spéculations, en raison notamment des relations du financier avec des personnalités politiques et économiques influentes aux États-Unis et à l’international.

Une affaire toujours sensible aux États-Unis

La mort de Jeffrey Epstein avait déjà suscité un vaste débat public en 2019, notamment en raison de défaillances reconnues dans la surveillance carcérale.

Malgré les controverses, aucune preuve officielle n’a, à ce jour, remis en cause la conclusion judiciaire d’un suicide.

Marché de Médine en flammes : intervention rapide des ministres et élan de solidarité générale

Dans la nuit du dimanche 15 février 2026, un incendie d’une rare violence a réduit en cendres une partie importante du marché de Médine. Si le bilan humain est heureusement nul, le traumatisme économique est immense pour les commerçants de la capitale.

Il était un peu plus de 23 heures lorsque l’alerte a été donnée. En quelques minutes, les flammes, attisées par un vent nocturne, ont envahi les allées du marché de Médine, transformant environ une centaine de kiosques en brasier.

Face à l’ampleur du sinistre, la Protection Civile a déployé un dispositif d’envergure. Sous une coordination rigoureuse et avec l’appui des forces de Police et de Gendarmerie pour sécuriser le périmètre, les sapeurs-pompiers ont divisé le site en sept zones d’intervention.

Avec au moins deux gros engins pompe affectés à chaque secteur, les soldats du feu ont lutté une partie de la nuit pour circonscrire le foyer et éviter que l’incendie ne se propage aux habitations environnantes.

Dès les premières heures, deux membres du gouvernement se sont rendus sur les décombres encore fumants : le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, et son homologue de l’Industrie et du Commerce, M. Moussa Alassane Diallo.

Le Général Mohammedine a immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de déterminer les causes exactes de la tragédie et d’établir les responsabilités. Tout en exprimant la solidarité des plus hautes autorités, il a lancé un appel pressant à la vigilance collective pour freiner la récurrence de ces incendies dans les espaces marchands.

De son côté, le ministre Moussa Alassane Diallo a déploré l’impact social dévastateur de ce sinistre. À quelques semaines du mois de Ramadan, période de forte activité commerciale, la perte de ces outils de travail constitue un coup dur pour l’économie locale et la stabilité des ménages.

Malgré la désolation, l’espoir tente de renaître. Une mobilisation solidaire, regroupant les gestionnaires du marché, les notables du quartier et les associations de commerçants, se met déjà en place. L’objectif est double : apporter une aide d’urgence aux victimes les plus précaires et organiser la relance rapide des activités pour ne pas paralyser davantage le secteur.

Cet énième incendie de marché à Bamako repose avec acuité la question de l’aménagement des infrastructures marchandes et de l’installation des dispositifs de sécurité incendie aux normes.

La Rédaction/Malijet.com

Bamako sous un épais brouillard de poussière : causes, risques et recommandations

Un dense brouillard de poussière recouvre Bamako ce lundi matin, entraînant une forte dégradation de la qualité de l’air et une baisse significative de la visibilité. Selon la Direction nationale de la météorologie, ce phénomène atmosphérique touche l’ensemble du district.

Ce type d’épisode est généralement lié à l’harmattan, un vent sec et poussiéreux venant du Sahara qui souffle sur l’Afrique de l’Ouest pendant la saison sèche.

Ces poussières sahariennes peuvent rester en suspension plusieurs heures, voire plusieurs jours, selon les conditions atmosphériques.

Visibilité réduite et qualité de l’air dégradée

Depuis l’aube, la visibilité est fortement réduite sur plusieurs axes majeurs de la capitale. La concentration élevée de particules fines dans l’air peut provoquer :

  • Irritations des yeux

  • Toux et gêne respiratoire

  • Aggravation de l’asthme et des maladies pulmonaires

Recommandations sanitaires face au brouillard de poussière

Les spécialistes de la santé recommandent les mesures suivantes :

  • Port du masque pour protéger les voies respiratoires

  • Attention particulière aux personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, asthmatiques)

  • Maintien des portes et fenêtres fermées

  • Hydratation régulière pour humidifier les muqueuses

Prudence sur les routes de Bamako

La réduction de la visibilité impose une vigilance accrue aux conducteurs. Il est conseillé de :

  • Réduire la vitesse

  • Allumer les feux de croisement

  • Respecter les distances de sécurité

La situation reste sous surveillance météorologique et pourrait évoluer selon l’intensité des vents dans les prochaines heures.

Circulation à Bamako : le GSR instaure la tolérance zéro sur les ponts, 202 motos mises en fourrière

Le Groupement de la Sécurité Routière (GSR) a lancé ce jeudi 12 février 2026 une vaste opération de contrôle sur le pont Fahd à Bamako. Objectif : mettre fin à l’incivisme routier, notamment la circulation anarchique des deux-roues hors des pistes cyclables. Bilan de la première matinée : 202 motos interceptées et envoyées en fourrière.

Bamako : fin de la pédagogie, place à la répression

Sous la direction du Commissaire Divisionnaire Panama Dembélé, les forces de sécurité ont marqué la fin de six mois de sensibilisation. Désormais, la stratégie est claire : tolérance zéro sur les ponts de la capitale.

Dès l’aube, un dispositif de filtrage a été déployé sur le pont Fahd, axe stratégique reliant les deux rives du district de Bamako. Les conducteurs de motos circulant sur les voies réservées aux véhicules légers et poids lourds ont été systématiquement interpellés.

Sécurité routière au Mali : des chiffres alarmants

Selon les données de la sécurité routière, une proportion importante des accidents graves enregistrés sur les ponts de Bamako implique des motocyclistes circulant en dehors des couloirs dédiés. Ces comportements provoquent des embouteillages aux heures de pointe et augmentent les risques de collisions mortelles.

Avec l’une des plus fortes densités de motos en Afrique de l’Ouest, Bamako fait face à un défi majeur en matière de cohabitation routière.

Vers une surveillance permanente des axes stratégiques

Le GSR annonce que cette opération n’est qu’un début. Des patrouilles inopinées seront intensifiées sur les ponts et les grandes artères de Bamako afin d’ancrer une nouvelle culture de discipline routière.

Au-delà des sanctions, les autorités entendent instaurer durablement des réflexes civiques chez les usagers. La sécurité sur les axes névralgiques de la capitale est désormais érigée en priorité absolue.

Mali : le casier judiciaire et le certificat de nationalité désormais disponibles en ligne

L’administration malienne franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a officiellement lancé la dématérialisation du casier judiciaire et du certificat de nationalité, deux documents essentiels dans les démarches administratives des citoyens.

Désormais, les Maliens peuvent effectuer leurs demandes et obtenir ces actes directement en ligne, via leur téléphone portable. Cette avancée est le fruit d’une collaboration entre le ministère de la Justice et celui de la Communication, à travers l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC).

Portée par le ministre Mamoudou Kassogué, la réforme poursuit trois objectifs majeurs : rapprocher la justice des usagers, améliorer l’efficacité du service public en réduisant les délais et les déplacements, et renforcer la transparence dans la gestion administrative.

Cette digitalisation marque une étape clé dans la modernisation de l’État, avec l’ambition de simplifier les procédures et d’améliorer l’expérience des citoyens face aux services publics.

Justice : nouveau rebondissement dans le dossier Paramount au Mali

Le verdict attendu le vendredi 6 février 2026 dans l’affaire dite « Paramount–Embraer » n’a finalement pas été rendu. La Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière a décidé de rabattre le délibéré et d’ordonner un complément d’information, estimant le dossier insuffisamment éclairé pour être jugé en l’état.

Cette décision relance les débats dans un dossier déjà fortement contesté par la défense. Alors que l’opinion publique attendait un dénouement judiciaire, la juridiction a choisi de surseoir à statuer, considérant que plusieurs zones d’ombre persistent et empêchent une appréciation sereine des faits.

Pour mener ce complément d’information, la Cour a désigné un magistrat chargé d’accomplir des actes d’instruction précis. Une démarche rarement anodine à ce stade de la procédure et perçue par de nombreux observateurs comme un revers pour l’accusation. Elle revient, en filigrane, à reconnaître les insuffisances de l’instruction initiale, pourtant validée par la Cour suprême.

Une instruction fragilisée par les critiques de la défense

Depuis l’ouverture du procès, les avocats des prévenus dénoncent la faiblesse des éléments à charge, ciblant notamment le rapport d’audit qui fonde l’essentiel des poursuites. Selon la défense, ce document serait dépourvu de valeur probante et incapable d’établir des responsabilités pénales claires.

La décision de la Chambre criminelle semble accréditer ces critiques, en consacrant la nécessité d’investigations complémentaires avant toute décision sur le fond.

Dans ce cadre, la Cour prévoit l’audition du Contrôleur général des services publics, appelé à s’expliquer sur l’exécution du budget lié à la Loi d’orientation et de programmation militaire, ainsi que sur les contrats d’équipements militaires au cœur de la procédure. Les sociétés Paramount et Embraer devront également produire un état détaillé des éléments relatifs aux contrats incriminés, afin de permettre à la juridiction de disposer d’une vision complète des engagements financiers et contractuels.

La reprise de l’audience est fixée au 23 mars prochain. D’ici là, l’affaire Paramount demeure dans une zone d’attente judiciaire, prolongeant l’incertitude pour les prévenus comme pour l’opinion publique, dans un dossier emblématique mêlant défense nationale, finances publiques et exigence de transparence.

Pour rappel, le procès Paramount au Mali porte sur des soupçons de surfacturation d’équipements militaires. En février 2026, le parquet avait requis de lourdes peines, allant jusqu’à la réclusion à perpétuité contre des accusés absents — anciens ministres et hauts gradés — et dix ans de prison contre les prévenus présents, visant plusieurs figures de l’ère IBK pour corruption et atteinte aux biens publics.

Affaire Moussa Mara : la Cour d’appel confirme la condamnation

Le dossier judiciaire de Moussa Mara connaît son épilogue. La Cour d’appel de Bamako a rendu, ce lundi 9 février 2026, son arrêt dans l’affaire impliquant l’ancien Premier ministre, confirmant le jugement prononcé en première instance.

Moussa Mara est définitivement condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme et un an avec sursis. Par cette décision, la juridiction d’appel rejette le recours introduit par la défense et valide l’intégralité de la sentence initiale.

Cette confirmation marque un tournant majeur dans une affaire qui a largement mobilisé l’opinion publique et suscité de nombreux débats, tant sur le plan judiciaire que sur celui des libertés publiques au Mali.

Affaire Moussa Mara : le verdict attendu le 9 février

L’issue judiciaire de l’affaire Moussa Mara est désormais imminente. Condamné en première instance à deux ans de prison, dont un an ferme, l’ancien Premier ministre attend la décision de la Cour d’appel de Bamako, appelée à statuer définitivement sur son sort.

Poursuivi à la suite de publications sur les réseaux sociaux, Moussa Mara est détenu depuis le 1er août 2025. Lors de l’audience du 19 janvier 2026, il a réaffirmé son attachement aux libertés publiques. À l’issue des débats, la Cour a mis sa décision en délibéré, renvoyant le verdict au 9 février 2026.

Pour la défense, le dossier doit être tranché strictement sur le terrain du droit. Dans l’opinion publique, ce procès dépasse toutefois la seule personne de Moussa Mara et relance le débat sur l’équilibre entre l’autorité de l’État et la liberté d’expression au Mali.

Éducation : Le calendrier officiel des examens de fin d’année 2025-2026 dévoilé

Le Ministère de l’Éducation Nationale a rendu public le calendrier détaillé des examens de fin d’année pour l’année scolaire 2025-2026. Du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) aux examens de santé et d’agro-pastoral, voici les dates clés à retenir pour les candidats, les parents et les enseignants.

1. CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle)
Le bal des examens s’ouvrira avec les futurs professionnels dès la mi-mai :

 

-Épreuves Anticipées (TP) : du 11 au 15 mai 2026.

-Épreuves Écrites : du 18 au 23 mai 2026.

 

2. DEF (Diplôme d’Études Fondamentales)
Le grand rendez-vous des collégiens se tiendra début juin, après les épreuves physiques :

 

-EPS : du 11 au 23 mai 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 1er au 03 juin 2026.

 

3. BT (Brevet de Technicien)
Pour les lycées techniques et professionnels :

 

-Travaux Pratiques (TP) : du 08 au 13 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 15 au 19 juin 2026.

 

4. Baccalauréat (BAC)
L’examen charnière pour l’entrée à l’université se déroulera selon les étapes suivantes :

 

-TP BAC Technique & Professionnel : courant juin.

 

-Éducation Islamique : du 09 au 12 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 22 au 25 juin 2026.

 

5. IFM (Instituts de Formation des Maîtres)
Les futurs enseignants clôtureront leur cycle entre juin et juillet :

 

-EPS : du 15 au 18 juin 2026.

 

-Épreuves orales et pratiques : du 22 au 25 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 29 juin au 03 juillet 2026.

 

6. Santé et Agro-Pastoral
Les filières spécialisées fermeront la marche durant l’été et la rentrée :

 

-BT Santé : Écrits du 20 au 24 juillet ; Pratiques du 27 juillet au 10 août 2026.

 

-BT Agro-Pastoral : Épreuves Écrites du 07 au 11 septembre 2026.