Ce que l’on sait de l’attaque de l’ambassade américaine en Arabie saoudite

Deux drones ont visé l’ambassade des États-Unis à Riyad dans la nuit de lundi à mardi. L’attaque, attribuée à l’Iran dans un contexte d’escalade régionale, a provoqué des dégâts matériels limités mais déclenché une alerte maximale dans le royaume saoudien et dans plusieurs pays du Golfe.

Les États-Unis s’attendaient-ils à une telle réponse ? L’Iran a réussi à déjouer les systèmes de défenses de l’Arabie saoudite, en ciblant le quartier diplomatique de Ryad, et en atteignant l’Ambassade américaine.

Ce qui s’est passé

Selon le ministère saoudien de la Défense, deux drones ont attaqué l’ambassade américaine située dans le quartier diplomatique de Riyad, un secteur ultra-sécurisé où sont regroupées de nombreuses représentations étrangères. Les autorités évoquent « un incendie limité et des dégâts matériels mineurs au bâtiment ». Aucune victime n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade des États-Unis a confirmé « une attaque contre l’installation » et diffusé dans la foulée une alerte de sécurité.

Elle recommande aux ressortissants américains présents en Arabie saoudite de « se mettre immédiatement à l’abri » et annonce restreindre « les déplacements non essentiels vers toute installation militaire dans la région ». Les villes de Riyad, Djeddah et Dhahran sont concernées par cette consigne. En outre, l’ambassade sera fermée temporairement.

Un quartier pourtant hautement protégé

L’ambassade est située dans le quartier diplomatique, un secteur fermé et fortement gardé de la capitale saoudienne. Les infrastructures de sécurité y ont été conçues pour prévenir des attaques terrestres, notamment des attentats-suicides. Elles apparaissent en revanche moins adaptées face à des attaques de drones, devenues l’un des outils privilégiés des conflits contemporains.

Jusqu’à présent, Riyad avait été épargnée par la vague de frappes qui ont touché d’autres capitales du Golfe ces derniers jours, notamment Dubaï aux Émirats arabes unis et Manama, capitale de Bahreïn.

Les systèmes de défense déjoués

L’Iran a multiplié les tentatives d’attaque via des drones, notamment la nuit dernière en Arabie saoudite. Une source proche de l’armée saoudienne a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat afin de pouvoir aborder ce sujet sensible, que la défense aérienne saoudienne avait notamment intercepté quatre drones qui visaient le quartier diplomatique de Ryad. « Huit drones ont été interceptés et détruits près des villes de Ryad et Al-Kharg (centre du pays) », a quant à lui fait savoir sur les réseaux sociaux le général Turki al-Malki, un porte-parole des autorités.

Depuis le début samedi de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, des missiles iraniens visant l’aéroport international de Ryad et la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ont également été interceptés. Des explosions ont été entendues ces dernières heures dans la capitale saoudienne.

Les États-Unis prêts à réagir

L’attaque d’une Ambassade étant un acte d’une haute portée symbolique, les États-Unis se disent prêts à réagir. « Le président Trump m’a dit que nous saurions bientôt quelle serait la riposte à l’attaque contre l’ambassade américaine à Riyad ainsi qu’à la mort des militaires américains », a posté sur ses réseaux sociaux une journaliste de News Nation, Kellie Meyer.

De son côté, l’Iran a intensifié ses frappes contre des alliés des États-Unis dans la région, en réaction aux bombardements américano-israéliens lancés samedi contre la République islamique. Selon des bilans officiels compilés par la presse américaine, Téhéran a tiré au moins 390 missiles et lancé plus de 830 drones à travers le Golfe persique, où sont implantées plusieurs bases militaires américaines.

Les gouvernements du Golfe affirment que la majorité de ces projectiles ont été interceptés par leurs systèmes de défense aérienne.

Ligue 1 Orange (Mali) – 14e journée : l’USFAS et Derby Académie se quittent dos à dos (0-0)

La 14e journée de la Ligue 1 Orange du Mali, saison 2025-2026, s’est conclue cet après-midi au Stade Mamadou Konaté par un match nul entre l’USFAS et Derby Académie (0-0).

Dans une rencontre engagée et tactiquement maîtrisée, les deux formations ont privilégié la solidité défensive. Les duels au milieu de terrain ont rythmé la partie, mais les occasions franches se sont révélées rares. Les gardiens, vigilants, ont su répondre présents sur les quelques tentatives cadrées.

Malgré une fin de match plus animée, aucune des deux équipes n’a réussi à faire la différence. Le partage des points vient ainsi sanctionner une opposition équilibrée.

Une bataille tactique

Les deux blocs ont affiché une organisation défensive rigoureuse, limitant les espaces entre les lignes et réduisant les possibilités d’attaque rapide. Si certaines situations offensives ont laissé entrevoir une possible ouverture du score, le manque d’efficacité dans le dernier geste a empêché toute concrétisation.

Un classement toujours indécis

Ce résultat n’arrange pleinement ni l’USFAS ni Derby Académie. À l’issue de cette 14e journée, le suspense reste entier aussi bien dans la course au haut du tableau que dans la lutte pour le maintien.

Les deux équipes devront impérativement engranger des points lors de la prochaine journée pour rester dans le rythme d’un championnat plus disputé que jamais.

Sénégal : Ousmane Sonko menace de retirer le Pastef du gouvernement en cas de rupture avec le président Faye

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a déclaré être prêt à retirer son parti, le Pastef, du gouvernement et à retourner dans l’opposition si le président Bassirou Diomaye Faye s’éloignait de la ligne politique du parti. Cette déclaration intervient dans un contexte de rumeurs persistantes de tensions au sommet de l’État.

S’exprimant dimanche lors d’une émission en direct, Sonko a indiqué que le débat sur ses relations avec le chef de l’État « serait sans objet si le président est aligné sur son parti ». Il a toutefois évoqué l’hypothèse d’un désaccord plus profond.

« Si le président n’est pas aligné sur son parti, même si nous gouvernons tous ensemble, nous nous trouvons dans ce que j’appelle une situation de partage du pouvoir informel », a-t-il déclaré, ajoutant que les divergences pourraient être gérées dans un esprit de compromis.

Mais en cas de rupture plus nette, deux scénarios seraient envisageables selon lui : une « cohabitation plus difficile » ou un retour du Pastef dans l’opposition. « Pastef n’a aucun problème avec l’une ou l’autre de ces options », a-t-il affirmé.

Contexte économique et tensions politiques

Ces déclarations interviennent alors que le Sénégal traverse une période de fortes tensions sociales et économiques, marquée par des violences dans les universités et des négociations prolongées avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le FMI avait gelé en 2024 un programme de 1,8 milliard de dollars après la découverte par le nouveau gouvernement de dettes non déclarées par l’administration précédente, estimées à plus de 11 milliards de dollars.

Plus récemment, Ousmane Sonko avait affirmé que le FMI avait proposé une restructuration de la dette, une option que le Sénégal n’envisagerait pas d’accepter. Ces déclarations avaient provoqué une chute des obligations internationales du pays.

Une relation politique sous observation

Ancien opposant majeur sous le régime précédent, Sonko avait été déclaré inéligible à l’élection présidentielle de 2024 à la suite d’une condamnation judiciaire. Il avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye, cadre du Pastef et proche collaborateur, comme candidat du parti. Élu président, Faye avait ensuite nommé Sonko au poste de Premier ministre.

Depuis, plusieurs signes de dissension sont apparus, notamment en novembre, lorsque des communiqués contradictoires ont été publiés par leurs camps respectifs au sujet de la direction de la coalition au pouvoir.

La sortie médiatique de Sonko ravive ainsi les interrogations sur la solidité de l’exécutif sénégalais et sur l’avenir de la coalition dirigée par le Pastef.

États-Unis : prison à vie pour un ancien employé de l’ambassade américaine au Burkina Faso condamné pour agressions sexuelles sur mineures

Un Américain de 41 ans, ancien travailleur de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso, a été condamné à la prison à vie pour agressions sexuelles sur deux mineures burkinabè, a annoncé jeudi le Département américain de la Justice dans un communiqué.

À l’issue d’un procès de deux semaines tenu en octobre 2025, un jury fédéral du district du Maryland a reconnu Fode Sitafa Mara coupable de quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle aggravée sur mineure. Il a également été condamné pour tentative de contrainte et d’incitation de mineure ainsi que pour tentative d’entrave à la justice.

Selon le ministère américain de la Justice, les faits se sont déroulés en 2022 et 2023 à Ouagadougou, dans une résidence louée par l’ambassade américaine et réservée au personnel diplomatique, ce qui plaçait les faits sous juridiction américaine.

D’après les documents judiciaires présentés au procès, l’accusé aurait violé à plusieurs reprises deux adolescentes âgées de 13 à 15 ans. Les victimes vivaient dans une situation d’extrême précarité, sans accès à l’eau courante. Le communiqué précise que le précédent occupant de la résidence entretenait des liens d’assistance avec la famille des jeunes filles.

À son arrivée, l’accusé aurait exploité cette vulnérabilité. Selon l’accusation, il aurait profité de la grave maladie de la mère des adolescentes pour exiger des relations sexuelles en échange d’une aide matérielle.

« L’accusé, alors qu’il représentait le gouvernement américain à l’étranger, a agressé sexuellement avec violence deux enfants extrêmement vulnérables », a déclaré A. Tysen Duva, procureur général adjoint de la division criminelle du ministère de la Justice.

Le procureur fédéral du district du Maryland, Kelly O. Hayes, a souligné que le condamné passerait « de longues années derrière les barreaux », affirmant la détermination des autorités à poursuivre les auteurs d’infractions sexuelles commises à l’étranger sous juridiction américaine.

L’enquête a été menée par le Bureau des enquêtes spéciales du Diplomatic Security Service (DSS), le Bureau régional de sécurité de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, ainsi que l’Inspection générale (OIG) et le Homeland Security Investigations (HSI) de l’USAID. Les autorités burkinabè ont également apporté leur concours.

Tchad–Libye : saisie d’armes lourdes lors d’une opération conjointe à la frontière

Des unités libyennes et tchadiennes ont annoncé la saisie d’un important stock d’armes lourdes, dont des missiles sol-air, à l’issue d’une opération de contrôle menée dans l’extrême nord du Tchad, près de la frontière avec la Libye.

Selon des sources médiatiques tchadiennes relayées par la presse régionale, la force conjointe libyo-tchadienne a conduit, dans la nuit du 20 février, une vaste opération de sécurité dans une zone désertique frontalière. L’intervention aurait permis la découverte et la confiscation d’armes de différents calibres, incluant des équipements lourds et d’importantes quantités de munitions.

D’après le quotidien tchadien Al-Wahda, cette opération s’inscrit dans un dispositif renforcé de surveillance des axes transfrontaliers, dans une région régulièrement confrontée aux trafics d’armes et aux mouvements de groupes armés.

Le lendemain, une réunion s’est tenue au point 35, côté libyen, sous la présidence du commandant de la région militaire sud de la Libye. Des responsables militaires tchadiens ainsi que le commandement de la force conjointe ont participé aux discussions, axées sur la coordination opérationnelle et le partage de renseignements.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme conjoint de sécurisation durable de la frontière. Une salle d’opérations commune a été installée afin de coordonner les patrouilles, les contrôles et les opérations de déminage. Le dispositif bénéficierait d’un appui aérien et serait placé sous la supervision des forces terrestres libyennes, selon les mêmes sources.

Ce renforcement intervient dans un contexte sécuritaire fragile dans le sud libyen, caractérisé par la porosité des frontières et la circulation d’armes. À la mi-février, un accident d’hélicoptère sur la base aérienne de Ma’ten al-Sarra, lors d’une mission d’évacuation médicale, avait rappelé l’importance stratégique de cette infrastructure. Fin janvier, un groupe armé s’était brièvement emparé du poste frontalier de Tumu avec le Niger, avant que les autorités locales n’annoncent la reprise du contrôle.

L’opération conjointe illustre la volonté affichée par Tripoli et N’Djaména de contenir les trafics transfrontaliers et de renforcer la coopération sécuritaire dans cette zone considérée comme un corridor sensible pour les flux d’armes et les activités de groupes armés.