Sénégal : un militaire tué et six blessés lors d’un accrochage avec des individus armés en Casamance

Un militaire sénégalais a été tué et six autres blessés jeudi matin lors d’un accrochage avec un groupe d’individus armés dans le sud du pays, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).

Selon l’armée sénégalaise, l’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, située dans le nord de Sindian, près de la frontière avec la Gambie.

Au cours de l’affrontement, plusieurs assaillants ont été neutralisés, précise la DIRPA dans son communiqué.

Opération contre la culture du chanvre indien

D’après les autorités militaires, l’accrochage est survenu alors que des unités de la Zone militaire n°5 menaient une opération de destruction de champs de chanvre indien dans cette zone frontalière.

Ces opérations visent notamment à lutter contre les cultures illicites, à démanteler les bandes armées opérant dans la région et à renforcer la sécurité des populations et de leurs biens.

Des opérations qui se poursuivent

La DIRPA indique que les unités engagées poursuivent actuellement leurs actions dans la zone afin de sécuriser durablement ce secteur frontalier et d’intensifier la lutte contre les activités criminelles.

La région de Casamance, dans le sud du Sénégal, reste régulièrement le théâtre d’opérations militaires visant à éradiquer les trafics et à prévenir les activités de groupes armés dans les zones proches des frontières.

Guerre en Iran et au Moyen-Orient: un soldat français tué dans une attaque de drones près d’Erbil

Un militaire français a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque de drones visant une base située dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’information a été confirmée par le président français Emmanuel Macron.

La victime, l’adjudant-chef Arnaud Frion, appartenait au 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces. Selon l’Élysée, il est décédé « pour la France » au cours de cette attaque qui a également fait six blessés parmi les soldats français.

Une attaque de drones contre une base militaire

D’après l’état-major français des Armées, l’incident s’est produit lors d’une attaque de drones visant une base militaire située à Mala Qara, à environ 40 kilomètres au sud-ouest d’Erbil.

Le gouverneur d’Erbil a indiqué que deux drones avaient été utilisés dans cette frappe qui visait des forces engagées dans la lutte antiterroriste.

Les militaires français présents sur place participaient à des missions de formation et de soutien auprès des forces de sécurité irakiennes, dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis.

Première perte française depuis l’escalade régionale

La mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion constitue le premier décès d’un soldat français depuis le début de l’escalade militaire au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Depuis le début du conflit, sept soldats américains ont également trouvé la mort au Koweït et en Arabie saoudite, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Une attaque revendiquée dans un contexte de tensions

Peu après l’incident, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a publié un message sur Telegram annonçant qu’il prendrait pour cible « tous les intérêts français en Irak et dans la région ».

Le groupe a également appelé les habitants à rester à distance d’une base militaire au Kurdistan irakien où sont stationnés des soldats français, sans toutefois revendiquer directement l’attaque.

Depuis le début du conflit régional, la région autonome du Kurdistan irakien, et notamment Erbil, a été la cible de plusieurs attaques de drones ou de missiles, souvent attribuées à des factions armées pro-iraniennes.

La France affirme jouer un rôle défensif

Face à la montée des tensions, le président Emmanuel Macron a insisté sur le rôle « défensif » de la France dans la région.

Paris a déployé un important dispositif militaire autour du porte-avions Charles-de-Gaulle, notamment en Méditerranée orientale. Ce dispositif comprend huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, opérant dans une zone allant de la mer Rouge au détroit d’Ormuz.

La France participe également aux efforts diplomatiques pour contenir l’extension du conflit, notamment au Liban, où les tensions se sont intensifiées après des échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah.

Mali : 12 chauffeurs dont 2 Sénégalais exécutés par le GSIM selon Human Rights Watch

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, ce mardi 10 mars 2026, l’exécution sommaire de dix chauffeurs routiers et de deux apprentis adolescents dans la région de Kayes, au sud-ouest du Mali. Les faits, qualifiés de crimes de guerre, se sont déroulés le 29 janvier dernier lors d’une attaque d’envergure menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Le convoi, composé d’au moins 40 camions-citernes partis de Dakar, a été intercepté à environ sept kilomètres du village d’Ambidédi alors qu’il était sous escorte militaire malienne.

Selon les témoignages recueillis par HRW, les victimes ont été retrouvées deux semaines après l’attaque, les yeux bandés, les mains liées dans le dos et la gorge tranchée. Parmi les disparus figurent deux ressortissants sénégalais (39 et 49 ans), ainsi que des Maliens, un Burkinabè et un Ivoirien.

Cette attaque s’inscrit dans une stratégie délibérée du GSIM visant à asphyxier l’approvisionnement en carburant du Mali, le groupe armé considérant désormais tout transport de produits pétroliers comme une « cible militaire ». HRW appelle les autorités maliennes à sortir de leur silence et à traduire les responsables de ce massacre devant la justice.

MS/NDARINFO

Les USA seraient près de conclure un accord avec le Mali leur permettant de revenir dans la région du Sahel

Le site Business Insider a déclaré que les États-Unis étaient sur le point de conclure un accord avec le Mali afin de permettre aux avions américains de reprendre leurs vols de reconnaissance au-dessus du pays.

Selon le site, qui cite des responsables américains, cet accord, s’il est conclu, constituerait « une avancée majeure dans les efforts déployés par Washington pour rétablir la coopération en matière de sécurité avec Bamako après des années de tensions ».

L’accord

L’accord proposé permettrait à Washington de surveiller les activités des groupes armés liés à Al-Qaïda, qui ne cessent de se développer dans la région du Sahel africain.

Récemment, l’administration de Donald Trump avait levé les sanctions américaines imposées à plusieurs hauts responsables maliens, dont le ministre de la Défense, afin de faciliter l’accord et d’améliorer les relations bilatérales, qui se sont tendues depuis le rapprochement entre Bamako et Moscou, à un moment où l’administration de l’ancien président Joe Biden manifestait un soutien important à l’Ukraine, en guerre avec la Russie depuis 2022.

L’ancienne administration avait justifié ces sanctions par des allégations de rapprochement entre Bamako et les mercenaires Wagner, dissous par la Russie et remplacés par le « Corps russe ».

Washington avait fermé il y a quelque temps sa plus grande base aérienne dans la région du Sahel africain.

En août 2014, Washington a retiré ses soldats de la base aérienne 201 à Agadez après que les autorités militaires du Niger aient demandé le départ des soldats américains de leur territoire.

Mais Washington, par le biais de ses négociations avec le Mali, tente de revenir dans la région du Sahel africain, notamment après un accord avec le Nigeria lui permettant de mener des frappes aériennes contre les groupes armés présents dans cette région, et après que certains médias aient fait état d’un accord entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire pour la création d’une base dédiée aux drones à Barame, dans le centre de la Côte d’Ivoire.

Stratégie de retour

La Mali, pays enclavé et l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique, est devenue un centre névralgique pour les activités des groupes armés liés à Al-Qaïda, qui ont intensifié leurs attaques et leurs enlèvements d’étrangers dans la région.

Selon les données de l’ACLED, les groupes tels que Ansar al-Islam et les musulmans comptent sur les enlèvements comme principale source de financement de leurs activités, en plus des activités minières de certaines de leurs branches.

Afin de mettre un terme à la propagation et à l’intensification des activités de ces groupes, des responsables américains se sont succédé en visite au Mali ces derniers temps, la capitale malienne ayant connu une intensification des mouvements diplomatiques.

L’envoyé américain en Afrique, Nick Checker, s’est rendu au Mali en février dernier et a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avec lequel il a discuté de la relance des relations, notamment dans la lutte contre le terrorisme et les relations commerciales.

L’activité diplomatique américaine dans la région du Sahel africain reflète des changements plus larges dans la politique de Washington à l’égard de ces pays qui ont connu une série de coups d’État militaires ayant porté des militaires au pouvoir. Afin de se maintenir au pouvoir, les gouvernements d’un certain nombre de ces pays se sont éloignés de leurs partenaires occidentaux et se sont tournés vers Moscou.

Selon Business Insider, le nouvel accord américain avec le Mali en matière de renseignement pourrait ramener Washington en partie dans cette région, mais dans un contexte différent de celui de 2024.

fr.saharamedias.net

Mali : alerte à la forte chaleur sur l’ensemble du territoire

L’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo) a publié le 9 mars 2026 une alerte signalant une hausse importante des températures sur tout le pays, avec des maximales prévues entre 34 °C et 45 °C du 9 au 15 mars.

Selon l’agence Mali-Météo, rattachée au ministère des Transports et des Infrastructures, la montée de chaleur affectera toutes les régions du pays, marquant un renforcement des températures en ce début de saison chaude. Les zones sahéliennes et sahariennes du nord pourraient enregistrer jusqu’à 45 °C, un niveau habituel pour cette période.

La période allant de mars à mai correspond au pic de la saison chaude au Mali, avant l’arrivée des premières pluies de l’hivernage. Dans des localités comme Kayes, Gao ou Tombouctou, les températures dépassent fréquemment 40 °C, augmentant les risques sanitaires pour la population.

Face à cette situation, Mali-Météo recommande aux habitants de prendre des précautions, en particulier pendant le mois de Ramadan, à savoir bien s’hydrater aux heures autorisées ; limiter l’exposition prolongée au soleil ; et porter des vêtements légers et adaptés ; et se rafraîchir régulièrement et surveiller les personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, malades).

La forte chaleur peut également impacter les activités économiques et sociales : hausse de la demande en électricité pour ventilateurs et climatiseurs, dans un contexte où l’approvisionnement reste parfois fragile ; conséquences sur l’agriculture et l’élevage, avec assèchement rapide des sols et des points d’eau avant la saison des pluies.

Les scientifiques notent par ailleurs une tendance au réchauffement plus rapide dans le Sahel, avec une multiplication des épisodes de chaleur extrême ces dernières années.

Dans ce contexte, Mali-Météo appelle la population à rester vigilante tout au long de la période d’alerte, alors que le pays entre progressivement dans sa phase la plus chaude de l’année.

MD/te/Sf/APA

Quand la mafia du gasoil défie les mesures

Chassez le naturel, il revient au galop, à l’instar de la crise du carburant au Mali. Tel un serpent de mer, le phénomène refait peu à peu surface et sa résurgence s’annonce par une pénurie de gasoil qui, en réalité, n’a jamais cessé d’échapper aux mesures de régularisation de la distribution.

 

Ainsi donc, pendant que la disponibilité de l’essence a tendance à reléguer la crise aux oubliettes chez ses consommateurs, la convoitise du gasoil continue d’obliger ses usagers à parcourir des dizaines de kilomètres à la chasse d’une denrée introuvable. En cause, la résistance aux pratiques spéculatives contre lesquelles les autorités se prévalaient naguère encore du déploiement d’une irrésistible armada de paravents administratifs. Tandis que les stations-service affichent partout la sécheresse totale de gasoil, l’essentiel des engins-diesel continuent de fonctionner et pullulent dans la circulation sans qu’on puisse déceler leurs sources d’approvisionner. Pour le savoir, il faut vraisemblablement figurer parmi les initiés de canaux de distribution hermétiquement fermés qui, soit échappent au contrôle du puissant dispositif ou jouissent allègrement de sa complaisance pour prospérer. En effet, les centrale d’EDM Sa, selon nos investigations, ne sont pas les facteurs d’absorption des volumes de gasoil qui triomphent de l’embargo djihadiste. On parle aussi des unités tapis dans les zones industrielles de l’intérieur dont les exploitants chinois paieraient des fortunes aux importateurs de carburant pour assurer la régularité de leur ravitaillement en hydrocarbures appropriées. Avec une préférence accordée à la mafia minière, il ne reste que des gouttelettes de gasoil aux consommateurs d’une certaine catégorie réduites statut de parents pauvres des mesures de lutte contre la spéculation.

La Rédaction du Temoin

 

Dossier Paramount – Embraer : La Cour opte pour un désaveu de la procédure

À l’instar du dossier des «équipements militaires et de l’avion présidentiel», celui des marchés «Paramount – Embraer» n’a pu être vidé sans déconvenue pour le ministère public.

 

En cause, un rapport d’audit bancal et peu intelligible de l’ancienne ministre Bintou Camara, auquel les juges ont décidé d’infliger une cinglante censure en exigeant des compléments d’informations sur l’ensemble des contours et péripéties ayant jalonné les commandes publiques y afférentes.

C’est la décision que plusieurs semaines de bras de fer judiciaire ont inspirée à la formation criminelle de la Cour suprême sur lesdites affaires. Au lieu du verdict annoncé, les attentes et pronostics ont été déjoués, vendredi après-midi, par la surprenante option de faire rejouer la partie sur la base de données et témoignages plus édifiants et moins tendancieux que le spécieux descriptif servi par l’ancienne conseillère de la présidence dans son rapport d’audit. Le renvoi des deux affaires a été ainsi assorti de la promesse de reprendre les audiences à la date du 23 mars prochain avec une approche nouvelle à la clé : l’extension des auditions au Contrôleur général de services publics, puis la consultation des fournisseurs de matériels militaires sur la teneur et l’exécution des marchés les concernant.

Pour ce qui est de la commande spécifique des 36 Marauders, le scénario s’annonce d’autant plus judicieux qu’il implique l’opportunité de redresser tant de torts causés aux inculpés par la défiguration ou la rétention des données, le galvaudage des faits et les manœuvres sibyllines de les éluder par endroit, ainsi que la soustraction de témoins indispensables aux besoins de manifestation de la justice. Autant de lacunes ayant empoisonné la procédure et déteint sur sa moralité, tout au long des confrontations publiques marquées par le démantèlement en règle des chefs d’inculpation ainsi que des énormités servies à l’opinion comme pertes financières imputables au marché des engins blindés. Face à l’épreuve, les responsables présents et leurs conseils respectifs n’ont pas manqué d’argumentaires assez solides pour pulvériser la montagne de conclusions à la sauvette ayant sous-tendu la prétention du Parquet Général d’infliger la perpète aux accusés absents et 10 ans de réclusion à leurs comparses ayant choisi d’affronter leurs sorts. Si ce réquisitoire maximaliste du ministère public n’a pas emporté d’adhésion à l’issue des audiences, c’est qu’il pèche par excès de dissonance avec les réalités dissimulées du dossier et paraissent d’une grosseur à heurter la conscience justicière. À l’instar du rapport d’audit dont s’inspire la qualification des faits, il est en déphasage manifeste, tant avec la teneur des montants en souffrance qu’avec la partition et la responsabilité de certains acteurs. En effet, contrairement à la propension du parquet à entretenir la confusion entre le montant total du contrat Paramount et son taux d’exécution, les paiements effectués avant interruption des opérations dépassent à peine 25% des 39 milliards conclus entre la firme sud-africaine et l’Etat malien pour l’acquisition de 36 blindés équipés et la prestation de services connexes. Il s’agit de 11 milliards libérés au total contre lesquels la partie malienne, par le biais de ses structures compétentes, ont accusé réception partielle du matériel, depuis 2019, pour une valeur de 7 milliards francs CFA que l’audit et la procédure ont feint d’ignorer. Il en résulte, somme toute, une différence de 4 milliards francs que plus d’une dizaine d’anciens hauts responsables de l’Etat auraient injustement payé par la perpétuité pour certains et 10 ans de réclusion pour d’autres, si la sentence des juges avait résonné dans le sens de l’amplification à dessein des pertes supposées ainsi que de la responsabilité des acteurs avec. Au lieu de quoi, la sagesse et la vigilance ont pu triompher de la justice expéditive et la superficialité habituelle a pu laisser la place à la profondeur qui consiste à ne négliger aucun aspect de l’affaire qui soit déterminant dans la manifestation de la vérité. C’est toute la teneur de la décision des juges du dossier «Paramount-Embrayer». Elle s’assimile à un désaveu cinglant et inédit de procédure et contribue par conséquent à réhabiliter la justice dans son rôle de maillon autonome d’une lutte contre la corruption qu’aurait décrédibilisé davantage la persistance dans les ardeurs répressives à l’aveuglette.

 

A. KEÏTA

Source : Le Témoin

Mali : 13 tonnes de poulet de contrebande saisies en 48 heures par les Douanes à Ouezzindougou et Kanadjiguila

Les services des Douanes maliennes ont réalisé deux importantes saisies de viande de volaille de contrebande en l’espace de 48 heures. Les opérations, menées par la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako, ont permis de mettre la main sur un total de 13 tonnes de cuisses de poulet destinées au marché clandestin.

La saisie la plus significative a eu lieu dans la nuit du 3 mars 2026 à Kanadjiguila. Agissant sur la base de renseignements douaniers, les agents ont intercepté un camion-benne suspect transportant une cargaison dissimulée.

La fouille du véhicule a permis de découvrir 800 cartons de viande fraîche de volaille d’origine brésilienne, soit environ 8 tonnes de cuisses de poulet. Les produits étaient introduits sur le territoire en violation de la réglementation en vigueur sur l’importation des denrées alimentaires.

Une seconde saisie quelques jours plus tôt

Cette opération fait suite à une première intervention réussie menée le 1er mars 2026 à Ouinzimbougou, où les agents de la même unité avaient déjà saisi 5 tonnes de cuisses de poulet transportées dans un véhicule de type fourgonnette.

Au total, ces deux opérations successives ont permis de retirer 13 tonnes de produits de contrebande du circuit de distribution.

Selon les autorités douanières, ces produits introduits illégalement présentent souvent des risques sanitaires importants, notamment en raison de la rupture de la chaîne du froid et de l’absence de contrôle sur leur origine et leurs conditions de conservation.

Les Douanes maliennes affirment que ces actions s’inscrivent dans leur stratégie visant à assainir le marché alimentaire national, protéger la santé des consommateurs et soutenir les producteurs locaux face à la concurrence déloyale des marchandises de contrebande.

France : Pas d’aéronefs américains sur les bases au Moyen-Orient, des appareils de soutien autorisés à Istres

– L’état-major français dément tout déploiement américain sur ses bases au Moyen-Orient mais confirme l’accueil temporaire d’avions de soutien des États-Unis sur la base aérienne d’Istres, dans le cadre de procédures de l’OTAN

La France n’accueillera pas d’aéronefs militaires américains sur ses bases situées au Moyen-Orient, a précisé ce jeudi l’état-major des armées françaises, démentant des informations diffusées par la presse française plus tôt dans la journée.

« L’information sur les soi-disant moyens américains qui seraient déployés sur nos bases au Moyen-Orient est erronée », a déclaré le porte-parole du chef d’état-major des armées.

En revanche, des avions militaires américains de soutien aux opérations, et non des avions de combat, ont été autorisés à stationner temporairement sur la base aérienne d’Istres, dans le sud-est de la France, ont précisé les autorités militaires.

Selon l’état-major, cette présence s’inscrit dans une « procédure de routine dans le cadre de l’OTAN » (Organisation du traité de l’Atlantique nord), alliance militaire transatlantique réunissant plusieurs pays européens et nord-américains.

Compte tenu du contexte de tensions liées aux opérations militaires américaines contre l’Iran, la France a toutefois exigé que ces moyens aériens ne participent « en aucune mesure » aux opérations menées par les États-Unis contre ce pays.

Les appareils doivent être utilisés « strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région », a précisé le porte-parole du chef d’état-major des armées, ajoutant que Paris avait obtenu « la complète garantie » de cette condition.

Ces précisions interviennent après la diffusion, plus tôt dans la journée, d’informations évoquant l’accueil d’aéronefs américains sur des bases françaises au Moyen-Orient, information reprise par plusieurs médias avant d’être démentie par l’état-major.

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 04 mars 2026: CM N°2026-09/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 4 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.

 

 

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

 

 

1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2026.
Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Ethiopian Airlines/Top 10 SARL pour un montant de 2 milliards 270 millions 625 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution d’un mois.
L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions.

b. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026.
La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ».
Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires.
Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants.

2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire.
Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve.
L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales.
En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti.

3. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ;
b. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ;
c. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ;
d. un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ;
e. un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali.
L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles.
Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/PRM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local.
Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales.
Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité.
Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations.
En outre, ils :
– définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ;
– soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ;
– instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement.

4. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation.

La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités.
En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres :
– de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ;
– de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’Enseignement fondamental et secondaire ;
– de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ;
– de l’octroi d’une bourse entière de l’Enseignement supérieur.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Directeur général du Contentieux de l’Etat :
Monsieur Moussa Kenneye KODIO, Magistrat.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Directeur des Finances et du Matériel au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale :
Madame SAVANE Salimata BENGALY, Inspecteur des Services économiques.
– Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population :
Monsieur Ibrahim CISSE, Inspecteur des Services économiques.
– Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de l’Elevage et de la Pêche :
Colonel-major Seydou COULIBALY.

 

 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE
– Conseillers techniques :
Colonel Sapeur-pompier Amadou Ibrahima GUINDO ;
Contrôleur Général-major de Police El Hadji Youssouf MAIGA.
– Inspecteur à l’Inspection des Services de Sécurité et de la Protection civile :
Contrôleur Général-major de Police Siaka SACKO.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
– Ambassadeur, Directeur des Organisations internationales :
Monsieur Matiné COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères.
– Secrétaire Agent comptable à l’Ambassade du Mali au Caire :
Monsieur Drissa BENGALY, Contrôleur du Trésor.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
– Inspecteur général en Chef adjoint de l’Education :
Monsieur Sory DOUMBIA, Enseignant-chercheur.
– Inspecteurs généraux de l’Education :
Monsieur Chadou Hassimi TOURE, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Moussa DIABATE, Professeur de l’Enseignement secondaire ;
Monsieur Siratigui SOGOBA, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Bagara Zanké COULIBALY, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Mamadou Abdoulaye KONARE, Enseignant-chercheur ;
Monsieur Mamadou SAMAKE, Enseignant-chercheur.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE
– Chargé de mission :
Madame Hamsatou ATTAHER, Spécialiste des Langues et Cultures.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION
– Conseiller technique :
Monsieur Boubacar Safouné DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la Politique nationale de l’Eau et ses 4 Programmes Directeurs de mise en œuvre 2026-2035.
La Politique nationale de l’Eau, qui s’inscrit dans « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, a pour objectif de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques dans une perspective de gestion durable des ressources en eau.
Le document de politique, structuré autour de 4 orientations stratégiques, est décliné en 4 programmes directeurs de mise en œuvre, assortis de Plans d’actions respectifs, à savoir :
– le Programme national d’Accès à l’Eau potable ;
– le Programme national d’Aménagements hydrauliques ;
– le Programme national de Gestion intégrée des Ressources en Eau ;
– le Programme national de Gouvernance du Secteur Eau et Assainissement.

 

 

2. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au « Segment de Haut Niveau » de la 61ème Session du Conseil des Droits de l’Homme, tenue du 23 au 25 février 2026, à Genève en Suisse.
Au cours de cette 61ème Session, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, dans son intervention a, entre autres :
– dénoncé les activités des groupes terroristes et criminels, auteurs des violations des droits humains et du droit international humanitaire au Mali, avec un nouveau mode opératoire, le terrorisme économique ;
– mis l’accent sur l’amélioration globale de la situation sécuritaire au Sahel par la mutualisation des efforts, à travers la Force Unifiée-AES ;
– annoncé l’adoption de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale pour une résolution endogène des crises multidimensionnelles.
En marge des travaux, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a eu des rencontres bilatérales, notamment avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme, le Secrétaire d’Etat Britannique aux Affaires étrangères et le ministre de la Justice du Soudan.

 

 

3. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la Réunion des ministres chargés des trois Piliers de la Confédération des Etats du Sahel, tenue le 26 février 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso.
Au cours de cette réunion, les ministres ont validé le projet de Feuille de route soumis par les Hauts fonctionnaires, réunis les 24 et 25 février 2026.
De manière spécifique, l’intégration confédérale a fait l’objet d’échanges entre les ministres chargés des 3 piliers de la Confédération AES en vue de l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens.
Par ailleurs, les ministres chargés des Affaires étrangères ont participé à un panel de haut niveau du Forum des organisations de veille citoyenne de l’AES, sur le thème : « L’AES face aux ingérences extérieures : place de la veille citoyenne dans la diplomatie populaire ».

 

 

4. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres de la publication du Rapport global des projections démographiques 2023-2050 du Mali.
Ce rapport, élaboré par la Direction nationale de la Population porte sur les résultats de calcul des effectifs futurs de la population à l’horizon 2050, à partir des résultats définitifs du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat, réalisé en 2022.
Ces projections démographiques permettent, entre autres, d’estimer l’effectif de la population totale, l’effectif de la population par sexe et par âge, les indicateurs démographiques et l’effectif de certains groupes spécifiques.
En lien avec « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, les principaux résultats obtenus se présentent comme suit :
– à l’horizon 2040, la population totale devrait atteindre 39,4 millions d’habitants ;
– à l’horizon 2050, elle s’établira à 51,7 millions d’habitants.
La densité démographique passera de 20 habitants/km2 en 2025 à 42 habitants/km2
en 2050.
Selon les résultats obtenus, à l’horizon 2050, 48,9% de la population auront moins de 15 ans, 56,6% auront un âge compris entre 15 et 64 ans et 3,3% auront plus de 65 ans.
Ces projections permettent d’anticiper les besoins en infrastructures et services, d’orienter les politiques publiques et d’allouer efficacement les ressources ainsi que de renforcer la résilience face aux défis environnementaux.

5. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la 18ème Edition de
l’opération de ventes promotionnelles de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, prévue du 11 au 20 mars 2026.
Cette 18ème Edition, qui vise à mettre directement les producteurs en relation avec les consommateurs des villes sans intermédiaire, a pour avantages :
– d’approvisionner les villes en bovins dans un rapport qualité/prix avantageux ;
– de réguler le prix des bovins sur les autres marchés des villes ;
– d’empêcher la spéculation sur le prix des animaux ;
– de procurer aux éleveurs des revenus substantiels.
Les animaux seront classés suivant leur conformation en trois fourchettes de prix identifiées par trois couleurs reconnaissables de loin, apposées sur leurs corps.
La cérémonie de lancement officiel de l’opération de ventes promotionnelles de bovins aura lieu le 13 mars 2026 au terrain Shaba de Lafiabougou.

6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 4 mars 2026
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national