Mali : le Premier ministre échange avec le nouveau PDG de B2Gold sur les perspectives minières

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu en audience, ce mardi 17 mars 2026, le nouveau Président-directeur général du groupe minier canadien B2Gold Corp, Mike Cinnamond. La rencontre s’est tenue en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta.

Au cœur des échanges, les perspectives de coopération dans le secteur minier et les avancées enregistrées dans les activités de B2Gold au Mali, notamment sur le site de Fekola, l’un des principaux pôles aurifères du pays.

Des avancées dans les projets énergétiques et logistiques

Le PDG de B2Gold a salué l’appui des autorités maliennes, qui a permis des progrès significatifs dans plusieurs domaines. Il a notamment évoqué : l’octroi d’une autorisation pour la mise en place d’une ferme solaire, les efforts visant à garantir une sécurisation de l’approvisionnement en carburant ainsi que l’amélioration des conditions d’exploitation sur le site de Fekola.

Ces avancées résultent, selon lui, d’une collaboration étroite avec les ministères des Mines et des Finances.

Cap sur le projet Menankoto Sud

Mike Cinnamond a également sollicité l’accompagnement du gouvernement pour l’obtention du permis d’exploitation du projet Menankoto Sud, présenté comme un investissement stratégique.

Ce projet, encore en attente d’autorisation, suscite un intérêt particulier de la part des investisseurs et pourrait générer des retombées économiques importantes pour le pays.

Confiance dans le potentiel du Mali

Le nouveau dirigeant de B2Gold s’est dit confiant quant à la capacité du Mali à offrir un environnement favorable aux investissements miniers et à valoriser ses ressources naturelles.

Cette audience s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de renforcer les partenariats avec les investisseurs internationaux et de consolider le rôle du secteur minier comme moteur de croissance économique.

Basketball : le Mali se qualifie pour la Coupe du monde féminine 2026 en Allemagne

L’équipe nationale féminine du Mali a validé sa qualification pour la Coupe du monde de basketball 2026, prévue en Allemagne, à l’issue d’une performance convaincante face au Soudan du Sud.

Les Aigles Dames se sont largement imposées sur le score de 97 à 74, au terme d’une rencontre maîtrisée de bout en bout. Portées par une attaque efficace et une intensité constante, les Maliennes n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires.

Une démonstration collective

Dès les premières minutes, la sélection malienne a pris l’ascendant, imposant son rythme et creusant progressivement l’écart. Solides défensivement et inspirées offensivement, les joueuses ont confirmé leur supériorité tout au long de la rencontre.

Ce succès sans appel vient récompenser la montée en puissance de l’équipe, déjà remarquée sur la scène continentale.

Le Mali de retour sur la scène mondiale

Avec cette qualification, le Mali confirme son retour parmi les grandes nations du basketball féminin. Les Aigles Dames représenteront l’Afrique lors de cette compétition mondiale, aux côtés des meilleures sélections internationales.

Ce billet pour l’Allemagne constitue une étape importante dans le développement du basketball féminin malien, qui s’impose de plus en plus comme une référence sur le continent.

Le rendez-vous est désormais fixé en 2026, où les Maliennes tenteront de porter haut les couleurs nationales sur la scène mondiale.

Mali-Mauritanie : tension après l’évasion de 2 militaires maliens

Une nouvelle tension diplomatique est apparue entre le Mali et la Mauritanie après des déclarations de l’armée malienne évoquant l’évasion de soldats détenus par des groupes armés depuis un camp de réfugiés situé en territoire mauritanien.

Dans un communiqué publié dimanche, l’État-major général des armées maliennes (EMGA) a affirmé que deux militaires des FAMa, capturés en octobre 2025, avaient réussi à s’échapper dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 d’un camp de réfugiés en Mauritanie, avant de regagner le Mali.

Selon la même source, les deux soldats ont été récupérés à Goundam (région de Tombouctou) puis pris en charge conformément aux procédures militaires.

L’EMGA précise qu’il s’agit du cavalier de 1ʳᵉ classe Mohamed Wangaraba (633ᵉ escadron de reconnaissance) et du cavalier de 1ʳᵉ classe Mahamed El Maouloud Diallo (635ᵉ régiment blindé), enlevés le 9 octobre 2025 alors qu’ils étaient en permission.

Nouakchott dément fermement

Ces déclarations ont été vivement rejetées par les autorités mauritaniennes. Dans un communiqué publié lundi, le ministère mauritanien des Affaires étrangères a exprimé sa « stupéfaction » et son « indignation », dénonçant des accusations « totalement infondées » et « profondément offensantes ».

Nouakchott affirme qu’aucun élément ne permet d’accréditer la présence de groupes armés terroristes dans un camp de réfugiés sur son territoire.

Les autorités rappellent que le camp de M’Berra, qui accueille des dizaines de milliers de réfugiés maliens depuis plusieurs décennies, est placé sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et régulièrement accessible aux organisations humanitaires ainsi qu’aux autorités maliennes.

Appel à la retenue et au dialogue

La Mauritanie a appelé Bamako à faire preuve de « davantage de rigueur » dans ses communications officielles et à privilégier les canaux diplomatiques pour traiter les questions sensibles liées à la sécurité.

Tout en se disant attachée aux relations de bon voisinage, Nouakchott affirme vouloir privilégier le dialogue direct afin d’éviter toute escalade dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans la région sahélienne.

Un contexte déjà sensible

Cet épisode intervient dans un climat déjà marqué par des tensions entre les deux pays. En octobre 2025, des frictions étaient apparues autour de la gestion des migrants maliens en Mauritanie et de mesures administratives visant des opérateurs économiques mauritaniens au Mali.

Les deux États avaient alors évoqué la relance de la Grande commission mixte bilatérale pour apaiser les différends.

Mali: Saisie spectaculaire de carburant détourné à Faladiè

La Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC) du District de Bamako a mené une opération d’envergure contre un réseau clandestin de détournement d’hydrocarbures. L’intervention, réalisée à Faladiè Extension, a permis de mettre au jour un important système de stockage et de redistribution illégale de carburant.

Conduite par le directeur régional, Fousseyni Bamba, avec l’appui des forces de sécurité, l’opération a abouti à la découverte d’un site de transbordement installé au sein d’une concession d’habitation.

Une saisie de grande ampleur

Les inspecteurs ont mis la main sur une quantité significative de carburant, répartie comme suit :

  • 618 bidons de 20 litres déjà remplis d’essence

  • Une mini-citerne de 18 500 litres, en cours de déchargement

  • Une seconde citerne de 45 000 litres, stationnée à proximité

Au total, ce sont des dizaines de milliers de litres d’essence qui étaient destinés à alimenter un circuit parallèle, en dehors des réseaux officiels de distribution.

Un double risque économique et sécuritaire

Selon les autorités, ce type de détournement contribue à créer des pénuries artificielles, impactant directement les consommateurs. Par ailleurs, le stockage de grandes quantités de carburant dans une zone résidentielle représente un risque majeur d’incendie ou d’explosion.

« Cette fois, des sanctions exemplaires seront prises », a averti le directeur régional, dénonçant la persistance de pratiques frauduleuses malgré les mesures de sensibilisation et les sanctions précédentes.

Une opération appuyée par la population

La DRCCC souligne que cette intervention a été rendue possible grâce à la collaboration des populations locales, dont les signalements ont permis de remonter la filière.

Les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la justice. Les autorités réaffirment leur engagement à lutter contre les circuits illicites et à assainir le marché des hydrocarbures dans le District de Bamako.

Ramadan : pourquoi la Nuit du Destin (Lailatul Qadr) est la nuit la plus sacrée pour les musulmans

Dans la tradition islamique, Lailatul Qadr, ou la Nuit du Destin, est considérée comme la nuit la plus sacrée de l’année. Mentionnée dans le Coran comme étant « meilleure que mille mois », elle occupe une place centrale durant le mois béni du Ramadan.

Cette nuit exceptionnelle intervient au cours des dix dernières nuits du Ramadan, période durant laquelle les fidèles redoublent d’actes d’adoration : prières nocturnes, lectures du Coran, invocations et actes de charité.

Une nuit dont la date reste inconnue

Selon les enseignements islamiques, la date exacte de Lailatul Qadr n’est pas connue avec certitude. Les savants musulmans estiment toutefois qu’elle se situe plus probablement lors des nuits impaires des dix derniers jours du Ramadan, notamment les 21e, 23e, 25e, 27e ou 29e nuits.

« C’est la nuit la plus importante pour les musulmans », explique l’imam Shariff Hassan, érudit islamique basé à Mombasa, au Kenya.

Durant cette période, certains croyants choisissent d’observer l’Itikaf, une retraite spirituelle au sein des mosquées consacrée entièrement à l’adoration.

La nuit de la révélation du Coran

La tradition islamique enseigne que c’est durant cette nuit que les premiers versets du Coran ont été révélés au prophète Muhammad (paix et salut sur lui) par l’ange Jibrîl (Gabriel).

L’importance de cet événement est telle qu’une sourate entière du Coran lui est consacrée : la sourate Al-Qadr, dans laquelle il est affirmé :

« La Nuit du Destin est meilleure que mille mois. »

Une nuit de pardon et de bénédictions

Pour les musulmans, Lailatul Qadr est une nuit de miséricorde divine et de pardon. Selon les enseignements islamiques, les croyants qui passent cette nuit en prière et en supplication sincère peuvent voir leurs péchés pardonnés.

Les savants expliquent également que des anges descendent sur la Terre durant cette nuit, apportant paix et bénédictions à ceux qui adorent Dieu.

Cette nuit serait aussi, selon la tradition, le moment où les destinées des êtres humains pour l’année à venir sont décrétées.

Avec près de deux milliards de musulmans dans le monde, Lailatul Qadr demeure l’un des moments les plus intenses spirituellement du calendrier islamique.

« C’est une occasion unique de demander pardon, de renouveler sa foi et de se rapprocher d’Allah », rappelle l’imam Shariff Hassan.

Guerre en Iran et au Moyen-Orient: un soldat français tué dans une attaque de drones près d’Erbil

Un militaire français a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque de drones visant une base située dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’information a été confirmée par le président français Emmanuel Macron.

La victime, l’adjudant-chef Arnaud Frion, appartenait au 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces. Selon l’Élysée, il est décédé « pour la France » au cours de cette attaque qui a également fait six blessés parmi les soldats français.

Une attaque de drones contre une base militaire

D’après l’état-major français des Armées, l’incident s’est produit lors d’une attaque de drones visant une base militaire située à Mala Qara, à environ 40 kilomètres au sud-ouest d’Erbil.

Le gouverneur d’Erbil a indiqué que deux drones avaient été utilisés dans cette frappe qui visait des forces engagées dans la lutte antiterroriste.

Les militaires français présents sur place participaient à des missions de formation et de soutien auprès des forces de sécurité irakiennes, dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis.

Première perte française depuis l’escalade régionale

La mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion constitue le premier décès d’un soldat français depuis le début de l’escalade militaire au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Depuis le début du conflit, sept soldats américains ont également trouvé la mort au Koweït et en Arabie saoudite, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Une attaque revendiquée dans un contexte de tensions

Peu après l’incident, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a publié un message sur Telegram annonçant qu’il prendrait pour cible « tous les intérêts français en Irak et dans la région ».

Le groupe a également appelé les habitants à rester à distance d’une base militaire au Kurdistan irakien où sont stationnés des soldats français, sans toutefois revendiquer directement l’attaque.

Depuis le début du conflit régional, la région autonome du Kurdistan irakien, et notamment Erbil, a été la cible de plusieurs attaques de drones ou de missiles, souvent attribuées à des factions armées pro-iraniennes.

La France affirme jouer un rôle défensif

Face à la montée des tensions, le président Emmanuel Macron a insisté sur le rôle « défensif » de la France dans la région.

Paris a déployé un important dispositif militaire autour du porte-avions Charles-de-Gaulle, notamment en Méditerranée orientale. Ce dispositif comprend huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, opérant dans une zone allant de la mer Rouge au détroit d’Ormuz.

La France participe également aux efforts diplomatiques pour contenir l’extension du conflit, notamment au Liban, où les tensions se sont intensifiées après des échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah.

Dossier Paramount – Embraer : La Cour opte pour un désaveu de la procédure

À l’instar du dossier des «équipements militaires et de l’avion présidentiel», celui des marchés «Paramount – Embraer» n’a pu être vidé sans déconvenue pour le ministère public.

 

En cause, un rapport d’audit bancal et peu intelligible de l’ancienne ministre Bintou Camara, auquel les juges ont décidé d’infliger une cinglante censure en exigeant des compléments d’informations sur l’ensemble des contours et péripéties ayant jalonné les commandes publiques y afférentes.

C’est la décision que plusieurs semaines de bras de fer judiciaire ont inspirée à la formation criminelle de la Cour suprême sur lesdites affaires. Au lieu du verdict annoncé, les attentes et pronostics ont été déjoués, vendredi après-midi, par la surprenante option de faire rejouer la partie sur la base de données et témoignages plus édifiants et moins tendancieux que le spécieux descriptif servi par l’ancienne conseillère de la présidence dans son rapport d’audit. Le renvoi des deux affaires a été ainsi assorti de la promesse de reprendre les audiences à la date du 23 mars prochain avec une approche nouvelle à la clé : l’extension des auditions au Contrôleur général de services publics, puis la consultation des fournisseurs de matériels militaires sur la teneur et l’exécution des marchés les concernant.

Pour ce qui est de la commande spécifique des 36 Marauders, le scénario s’annonce d’autant plus judicieux qu’il implique l’opportunité de redresser tant de torts causés aux inculpés par la défiguration ou la rétention des données, le galvaudage des faits et les manœuvres sibyllines de les éluder par endroit, ainsi que la soustraction de témoins indispensables aux besoins de manifestation de la justice. Autant de lacunes ayant empoisonné la procédure et déteint sur sa moralité, tout au long des confrontations publiques marquées par le démantèlement en règle des chefs d’inculpation ainsi que des énormités servies à l’opinion comme pertes financières imputables au marché des engins blindés. Face à l’épreuve, les responsables présents et leurs conseils respectifs n’ont pas manqué d’argumentaires assez solides pour pulvériser la montagne de conclusions à la sauvette ayant sous-tendu la prétention du Parquet Général d’infliger la perpète aux accusés absents et 10 ans de réclusion à leurs comparses ayant choisi d’affronter leurs sorts. Si ce réquisitoire maximaliste du ministère public n’a pas emporté d’adhésion à l’issue des audiences, c’est qu’il pèche par excès de dissonance avec les réalités dissimulées du dossier et paraissent d’une grosseur à heurter la conscience justicière. À l’instar du rapport d’audit dont s’inspire la qualification des faits, il est en déphasage manifeste, tant avec la teneur des montants en souffrance qu’avec la partition et la responsabilité de certains acteurs. En effet, contrairement à la propension du parquet à entretenir la confusion entre le montant total du contrat Paramount et son taux d’exécution, les paiements effectués avant interruption des opérations dépassent à peine 25% des 39 milliards conclus entre la firme sud-africaine et l’Etat malien pour l’acquisition de 36 blindés équipés et la prestation de services connexes. Il s’agit de 11 milliards libérés au total contre lesquels la partie malienne, par le biais de ses structures compétentes, ont accusé réception partielle du matériel, depuis 2019, pour une valeur de 7 milliards francs CFA que l’audit et la procédure ont feint d’ignorer. Il en résulte, somme toute, une différence de 4 milliards francs que plus d’une dizaine d’anciens hauts responsables de l’Etat auraient injustement payé par la perpétuité pour certains et 10 ans de réclusion pour d’autres, si la sentence des juges avait résonné dans le sens de l’amplification à dessein des pertes supposées ainsi que de la responsabilité des acteurs avec. Au lieu de quoi, la sagesse et la vigilance ont pu triompher de la justice expéditive et la superficialité habituelle a pu laisser la place à la profondeur qui consiste à ne négliger aucun aspect de l’affaire qui soit déterminant dans la manifestation de la vérité. C’est toute la teneur de la décision des juges du dossier «Paramount-Embrayer». Elle s’assimile à un désaveu cinglant et inédit de procédure et contribue par conséquent à réhabiliter la justice dans son rôle de maillon autonome d’une lutte contre la corruption qu’aurait décrédibilisé davantage la persistance dans les ardeurs répressives à l’aveuglette.

 

A. KEÏTA

Source : Le Témoin

France : Pas d’aéronefs américains sur les bases au Moyen-Orient, des appareils de soutien autorisés à Istres

– L’état-major français dément tout déploiement américain sur ses bases au Moyen-Orient mais confirme l’accueil temporaire d’avions de soutien des États-Unis sur la base aérienne d’Istres, dans le cadre de procédures de l’OTAN

La France n’accueillera pas d’aéronefs militaires américains sur ses bases situées au Moyen-Orient, a précisé ce jeudi l’état-major des armées françaises, démentant des informations diffusées par la presse française plus tôt dans la journée.

« L’information sur les soi-disant moyens américains qui seraient déployés sur nos bases au Moyen-Orient est erronée », a déclaré le porte-parole du chef d’état-major des armées.

En revanche, des avions militaires américains de soutien aux opérations, et non des avions de combat, ont été autorisés à stationner temporairement sur la base aérienne d’Istres, dans le sud-est de la France, ont précisé les autorités militaires.

Selon l’état-major, cette présence s’inscrit dans une « procédure de routine dans le cadre de l’OTAN » (Organisation du traité de l’Atlantique nord), alliance militaire transatlantique réunissant plusieurs pays européens et nord-américains.

Compte tenu du contexte de tensions liées aux opérations militaires américaines contre l’Iran, la France a toutefois exigé que ces moyens aériens ne participent « en aucune mesure » aux opérations menées par les États-Unis contre ce pays.

Les appareils doivent être utilisés « strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région », a précisé le porte-parole du chef d’état-major des armées, ajoutant que Paris avait obtenu « la complète garantie » de cette condition.

Ces précisions interviennent après la diffusion, plus tôt dans la journée, d’informations évoquant l’accueil d’aéronefs américains sur des bases françaises au Moyen-Orient, information reprise par plusieurs médias avant d’être démentie par l’état-major.

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Guinée: le président Doumbouya, absent depuis deux semaines et demi, va « très bien », assurent les autorités
Le président guinéen Mamadi Doumbouya, absent du pays depuis deux semaines et demi, « se porte très bien » et « regagnera Conakry dans les tout prochains jours », ont assuré lundi les autorités, après des rumeurs sur l’état de santé du dirigeant.
Mamadi Doumbouya, qui dirige d’une main de fer la Guinée depuis un coup d’État en 2021, a été élu en décembre pour un mandat de sept ans au terme d’une élection taillée sur mesure, face à des adversaires sans envergure.
Parti le 13 février de Guinée pour assister à un sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, en Ethiopie, le président Doumbouya n’est toujours pas retourné dans son pays, alimentant les spéculations sur son état de santé sur les réseaux sociaux.
« Le président Mamadi Dombouya se porte très bien. Il n’y a absolument aucune raison de céder à l’inquiétude ou à la spéculation », a affirmé son conseiller Thierno Mamadou Bah, cité par plusieurs médias locaux lundi matin.
Selon lui, le président a pris « quelques jours de repos » en marge du sommet de l’UA. Il n’a pas précisé où il se trouve.
« Il en a profité pour effectuer un check-up médical de routine, comme le font les dirigeants responsables soucieux de préserver leur pleine capacité d’action. Je puis affirmer, avec la plus grande clarté, que les résultats sont rassurants, tout va très bien », a poursuivi M. Bah.
« Le président de la République regagnera Conakry dans les tout prochains jours, en excellente forme », a ajouté le conseiller présidentiel.
Interrogé sur la radio RFI lundi soir, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a également affirmé que le Président « va bien » et que celui-ci rentrera « d’ici une semaine ».
Seuls deux médias avaient fait état de l’absence du président: le site d’informations Le Djely et le journal satirique Le Lynx, qui conserve un ton libre dans un contexte de rétrécissement des libertés.
Depuis de longs mois, les apparitions et prises de parole de M. Doumbouya en public se font très rares, alimentant de nombreuses spéculations sur son état de santé et sa capacité à exercer ses fonctions.
Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux depuis la campagne présidentielle en décembre, lors de laquelle le général Doumbouya n’a presque pas fait campagne, hormis une apparition au meeting de clôture où il n’a pas pris la parole.
Le chef de l’État a toutefois prêté serment devant un stade rempli de personnes lors de son investiture mi-janvier en tant que président de la Guinée. Il a également pris la parole lors du sommet de l’UA à Addis Abeba.
Sous sa présidence, plusieurs partis politiques et médias ont été suspendus, les manifestations ont été interdites en 2022 et sont réprimées, et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil.
Les nouvelles de disparitions forcées et d’enlèvements se sont multipliées ces dernières années.

Source : AFP

Ce que l’on sait de l’attaque de l’ambassade américaine en Arabie saoudite

Deux drones ont visé l’ambassade des États-Unis à Riyad dans la nuit de lundi à mardi. L’attaque, attribuée à l’Iran dans un contexte d’escalade régionale, a provoqué des dégâts matériels limités mais déclenché une alerte maximale dans le royaume saoudien et dans plusieurs pays du Golfe.

Les États-Unis s’attendaient-ils à une telle réponse ? L’Iran a réussi à déjouer les systèmes de défenses de l’Arabie saoudite, en ciblant le quartier diplomatique de Ryad, et en atteignant l’Ambassade américaine.

Ce qui s’est passé

Selon le ministère saoudien de la Défense, deux drones ont attaqué l’ambassade américaine située dans le quartier diplomatique de Riyad, un secteur ultra-sécurisé où sont regroupées de nombreuses représentations étrangères. Les autorités évoquent « un incendie limité et des dégâts matériels mineurs au bâtiment ». Aucune victime n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade des États-Unis a confirmé « une attaque contre l’installation » et diffusé dans la foulée une alerte de sécurité.

Elle recommande aux ressortissants américains présents en Arabie saoudite de « se mettre immédiatement à l’abri » et annonce restreindre « les déplacements non essentiels vers toute installation militaire dans la région ». Les villes de Riyad, Djeddah et Dhahran sont concernées par cette consigne. En outre, l’ambassade sera fermée temporairement.

Un quartier pourtant hautement protégé

L’ambassade est située dans le quartier diplomatique, un secteur fermé et fortement gardé de la capitale saoudienne. Les infrastructures de sécurité y ont été conçues pour prévenir des attaques terrestres, notamment des attentats-suicides. Elles apparaissent en revanche moins adaptées face à des attaques de drones, devenues l’un des outils privilégiés des conflits contemporains.

Jusqu’à présent, Riyad avait été épargnée par la vague de frappes qui ont touché d’autres capitales du Golfe ces derniers jours, notamment Dubaï aux Émirats arabes unis et Manama, capitale de Bahreïn.

Les systèmes de défense déjoués

L’Iran a multiplié les tentatives d’attaque via des drones, notamment la nuit dernière en Arabie saoudite. Une source proche de l’armée saoudienne a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat afin de pouvoir aborder ce sujet sensible, que la défense aérienne saoudienne avait notamment intercepté quatre drones qui visaient le quartier diplomatique de Ryad. « Huit drones ont été interceptés et détruits près des villes de Ryad et Al-Kharg (centre du pays) », a quant à lui fait savoir sur les réseaux sociaux le général Turki al-Malki, un porte-parole des autorités.

Depuis le début samedi de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, des missiles iraniens visant l’aéroport international de Ryad et la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ont également été interceptés. Des explosions ont été entendues ces dernières heures dans la capitale saoudienne.

Les États-Unis prêts à réagir

L’attaque d’une Ambassade étant un acte d’une haute portée symbolique, les États-Unis se disent prêts à réagir. « Le président Trump m’a dit que nous saurions bientôt quelle serait la riposte à l’attaque contre l’ambassade américaine à Riyad ainsi qu’à la mort des militaires américains », a posté sur ses réseaux sociaux une journaliste de News Nation, Kellie Meyer.

De son côté, l’Iran a intensifié ses frappes contre des alliés des États-Unis dans la région, en réaction aux bombardements américano-israéliens lancés samedi contre la République islamique. Selon des bilans officiels compilés par la presse américaine, Téhéran a tiré au moins 390 missiles et lancé plus de 830 drones à travers le Golfe persique, où sont implantées plusieurs bases militaires américaines.

Les gouvernements du Golfe affirment que la majorité de ces projectiles ont été interceptés par leurs systèmes de défense aérienne.