Affaire “Ras Bath” : le dossier renvoyé devant la Cour d’Assises

La Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel de Bamako a rendu son délibéré ce mardi 16 décembre 2025 dans le dossier de l’activiste Youssouf Bathily, alias Ras Bath.

Contrairement aux attentes de ses soutiens, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire devant la Cour d’Assises, écartant ainsi toute libération à ce stade de la procédure.

Inculpé notamment pour « association de malfaiteurs » et d’autres charges connexes, Ras Bath demeure en détention.

Incarcéré depuis 2023, il totalise désormais plus de deux ans de détention préventive.

Ce renvoi ouvre la voie à une nouvelle phase judiciaire, avec la perspective d’un procès devant la Cour d’Assises, sans calendrier encore communiqué.

L’affaire reste donc pendante et suivie de près par l’opinion publique.

CAN 2025 : pourquoi Kamory Doumbia est le facteur X du milieu de terrain malien

 

Riche de talents et réputée depuis des décennies pour la qualité de ses milieux de terrain, la sélection malienne abordera la CAN 2025 avec une ambition claire : gagner en efficacité offensive. Dans ce secteur dense, Kamory Doumbia apparaît comme un véritable facteur X capable de faire basculer les rencontres.

À chaque publication de la liste des Aigles du Mali, le regard se porte naturellement vers le cœur du jeu. Le milieu de terrain, véritable ADN du football malien, continue de regorger de profils séduisants. Aux côtés de cadres comme Yves Bissouma, Mohamed Camara ou Amadou Haïdara, une nouvelle génération s’affirme, incarnée notamment par Kamory Doumbia et le jeune Lensois Mamadou Sangaré.

Une tradition malienne bien ancrée

Formé dans les académies locales, notamment à Bamako, Mamadou Sangaré s’inscrit dans une longue tradition.
« Encore un joueur formé par l’Académie Yeelen. Je ne pensais pas qu’il s’imposerait aussi vite et aussi facilement », confie Fousseni Diawara, sélectionneur des U23 du Mali.

Jeu court, jeu long, pressing, volume de course : les qualités sont là. Mais, comme souvent chez les milieux maliens, une exigence demeure.

La finition, éternel défi des milieux maliens

Pour Fousseni Diawara, demi-finaliste de plusieurs CAN avec les Aigles, le constat est clair :
« En sélection, ils doivent marquer, être décisifs. »

Une carence régulièrement pointée chez les milieux formés au Mali, très à l’aise dans la conservation et la récupération du ballon, mais parfois moins tranchants dans les trente derniers mètres.

Kamory Doumbia, le profil du déséquilibre

C’est précisément là que Kamory Doumbia se distingue.
« Doumbia peut apporter du déséquilibre », insiste Diawara.

Issu d’une culture footballistique basée sur les petits espaces, la créativité et la pression immédiate à la perte du ballon, le milieu du Stade Brestois possède un atout supplémentaire : la verticalité. Sa capacité à se projeter, attaquer les espaces et casser les lignes pourrait offrir au Mali ce supplément d’âme offensif tant recherché.

« Il faut attaquer la profondeur, ne pas toujours attendre le ballon dans les pieds », rappelle l’ancien international malien.

Un rôle clé à jouer à la CAN 2025

Dans un groupe A relevé, le Mali aura besoin de joueurs capables de transformer la maîtrise du jeu en occasions franches.
Si le talent au milieu ne fait aucun doute, Kamory Doumbia pourrait bien être celui qui convertit la domination en buts, reprenant ainsi le flambeau laissé par des figures emblématiques comme Seydou Keita.

À la CAN 2025, le facteur X du Mali pourrait bien venir du milieu.

Mali: Frappe nocturne entre Kolondièba et Kadiana

Dans la nuit du 15 décembre, aux environs de 23h38, plusieurs frappes ont été enregistrées entre Kolondièba et Kadiana, visant des positions terroristes, selon des sources locales.

👉 Quatre missiles auraient été lancés dans la zone.
Un témoin sur place confie :
🗣️ « On dirait que les tirs étaient dirigés vers la ville. Nos maisons ont tremblé et beaucoup de personnes ont été sous le choc à cause du bruit. C’est la première fois que nous entendons un tel vacarme. »

⚠️ Aucun bilan officiel n’est disponible pour le moment.
Les informations restent à confirmer auprès de sources officielles.

CAN 2025 : Maroc, Mali, Comores, Zambie… Qui va briller dans le groupe A ?

Alors que la CAN 2025 ouvre ses portes dans quelques jours, qui va se sortir du piège du groupe A entre le Maroc, le Mali, les Comores et la Zambie ?

Le groupe A de la CAN 2025 s’annonce dense et piégeux. Le Maroc arrive avec un statut de favori assumé. Le Mali veut confirmer sa progression. Les Comores rêvent d’un nouvel exploit après celui de 2019 en Egypte. La Zambie avance avec ambition et prudence. Quatre équipes, des trajectoires différentes, mais seulement deux ou possiblement trois billets pour les huitièmes. Voici notre projection.

Le Maroc, favori logique pour la première place

Le Maroc part avec un avantage net. L’équipe dispose de l’un des effectifs les plus complets. Elle combine expérience, qualité technique et discipline collective. Le parcours récent en Coupe du Monde 2022 a renforcé sa crédibilité.

À domicile, les Lions de l’Atlas bénéficient aussi d’un soutien massif. Ils maîtrisent les matchs à enjeu et gèrent mieux la pression que leurs adversaires. Leur richesse offensive et leur solidité défensive font la différence. Sur ce type de groupe, le Maroc a les armes pour imposer son rythme. Une première place semble être l’issue la plus cohérente.

Le Mali, une régularité qui peut payer

Le Mali progresse tournoi après tournoi. L’équipe affiche une stabilité dans son projet. Elle défend bien, presse haut et possède des profils puissants au milieu. Les Aigles savent gérer les matchs engagés. Ils ont réussi à se qualifier pour le second tour sur les trois dernières éditions de la compétition.

Contre des adversaires moins structurés, le Mali reste très difficile à manœuvrer. Ce groupe correspond à son profil. Sans faire de bruit, le Mali peut avancer efficacement et sécuriser la qualification directe, en s’adjugeant la deuxième place du groupe.

Les Comores, l’équipe dont il faut se méfier

Les Comores abordent cette CAN sans complexe. Le souvenir des performances passées (CAN 2019) nourrit encore la confiance du groupe. L’équipe joue avec intensité et solidarité. Face aux grandes nations, elle sait fermer le jeu.

Elle exploite bien les transitions rapides. Cependant, la profondeur de banc reste limitée. La gestion de plusieurs matchs rapprochés peut poser problème. Les Comores peuvent arracher des points importants. Une qualification dépendra de leur efficacité dans les moments clés et la capacité à prendre un maximum de points pour une place de meilleur troisième.

La Zambie, un danger réel mais un contexte difficile

La Zambie possède des qualités offensives intéressantes. L’équipe joue avec liberté et vitesse. Elle peut poser problème sur un match. Cependant, le manque de régularité pèse lourd à ce niveau. Défensivement, la Zambie reste fragile face aux blocs solides. Dans un groupe aussi relevé, le moindre retard peut coûter cher.

Elle pourrait créer une surprise isolée, mais le classement final s’annonce compliqué, si l’on se réfère aux performances de 2023 en Côte d’Ivoire où les Chipolopolos n’ont pas fait mieux que le premier tour de la compétition.

Notre classement final du groupe A

  • 1er : Maroc
  • 2e : Mali
  • 3e : Comores
  • 4e : Zambie

source: onzemondial.com

Maroc : Un torrent d’eau boueuse… En une heure des crues éclair font au moins 37 morts

Après de « très fortes précipitations orageuses », les inondations ont été extrêmement rapides à Safi, au Maroc, tuant au moins 37 personnes

u Maroc, le bilan humain de la catastrophe naturelle à Safi est particulièrement tragique. Au moins 37 personnes sont mortes dimanche dans cette ville de la côte atlantique en raison de crues soudaines après des précipitations ayant entraîné des infiltrations dans plusieurs habitations et commerces. C’est le plus lourd bilan pour des intempéries de ce type dans le royaume depuis une décennie.

La province de Safi, située à environ 300 kilomètres au sud de Rabat, a été touchée par de « très fortes précipitations orageuses » ayant « provoqué des écoulements torrentiels exceptionnels » en l’espace d’« une heure », ont précisé les autorités locales.

De très nombreuses habitations inondées

Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, un torrent d’eau boueuse a dévalé les rues de Safi, emportant voitures et poubelles. D’autres montrent un mausolée à moitié submergé et des embarcations de la Protection civile en intervention pour secourir des résidents. Au moins 70 habitations et commerces situés dans la médina de Safi ont été inondés, dix véhicules ont été emportés par les eaux et un tronçon routier a été endommagé, entraînant l’interruption de la circulation sur plusieurs axes à l’intérieur de la ville, ont indiqué les autorités.

C’est « une journée noire », déplore Hamza Chdouani, un habitant de Safi. Un autre, Marouane Tamer, s’interroge : « Pourquoi aucun camion n’est venu pomper l’eau comme le faisait auparavant la société RADEES (Régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de la province de Safi) ? »

Le réchauffement climatique pointé du doigt

Dans la soirée, le niveau de l’eau avait reflué, laissant derrière lui un paysage de boue et des voitures renversées. Des badauds observaient l’intervention des forces auxiliaires et des éléments de la Protection civile, dont les engins s’activaient à dégager des débris encore immergés. Les efforts se poursuivent pour rechercher d’éventuelles victimes et les autorités tentent de « sécuriser les zones touchées » et d’« apporter le soutien et l’aide nécessaires aux populations touchées par cette situation exceptionnelle », ont assuré les autorités de Safi.

Au Maroc, l’automne est normalement une période de transition entre l’été et l’hiver, marquée par une baisse progressive des températures, mais le réchauffement climatique limite désormais cette baisse, tout en maintenant une forte présence de vapeur d’eau héritée de l’été. Cette combinaison augmente le risque d’averses intenses, d’après des experts.