France : Pas d’aéronefs américains sur les bases au Moyen-Orient, des appareils de soutien autorisés à Istres

– L’état-major français dément tout déploiement américain sur ses bases au Moyen-Orient mais confirme l’accueil temporaire d’avions de soutien des États-Unis sur la base aérienne d’Istres, dans le cadre de procédures de l’OTAN

La France n’accueillera pas d’aéronefs militaires américains sur ses bases situées au Moyen-Orient, a précisé ce jeudi l’état-major des armées françaises, démentant des informations diffusées par la presse française plus tôt dans la journée.

« L’information sur les soi-disant moyens américains qui seraient déployés sur nos bases au Moyen-Orient est erronée », a déclaré le porte-parole du chef d’état-major des armées.

En revanche, des avions militaires américains de soutien aux opérations, et non des avions de combat, ont été autorisés à stationner temporairement sur la base aérienne d’Istres, dans le sud-est de la France, ont précisé les autorités militaires.

Selon l’état-major, cette présence s’inscrit dans une « procédure de routine dans le cadre de l’OTAN » (Organisation du traité de l’Atlantique nord), alliance militaire transatlantique réunissant plusieurs pays européens et nord-américains.

Compte tenu du contexte de tensions liées aux opérations militaires américaines contre l’Iran, la France a toutefois exigé que ces moyens aériens ne participent « en aucune mesure » aux opérations menées par les États-Unis contre ce pays.

Les appareils doivent être utilisés « strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région », a précisé le porte-parole du chef d’état-major des armées, ajoutant que Paris avait obtenu « la complète garantie » de cette condition.

Ces précisions interviennent après la diffusion, plus tôt dans la journée, d’informations évoquant l’accueil d’aéronefs américains sur des bases françaises au Moyen-Orient, information reprise par plusieurs médias avant d’être démentie par l’état-major.

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Guinée: le président Doumbouya, absent depuis deux semaines et demi, va « très bien », assurent les autorités
Le président guinéen Mamadi Doumbouya, absent du pays depuis deux semaines et demi, « se porte très bien » et « regagnera Conakry dans les tout prochains jours », ont assuré lundi les autorités, après des rumeurs sur l’état de santé du dirigeant.
Mamadi Doumbouya, qui dirige d’une main de fer la Guinée depuis un coup d’État en 2021, a été élu en décembre pour un mandat de sept ans au terme d’une élection taillée sur mesure, face à des adversaires sans envergure.
Parti le 13 février de Guinée pour assister à un sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, en Ethiopie, le président Doumbouya n’est toujours pas retourné dans son pays, alimentant les spéculations sur son état de santé sur les réseaux sociaux.
« Le président Mamadi Dombouya se porte très bien. Il n’y a absolument aucune raison de céder à l’inquiétude ou à la spéculation », a affirmé son conseiller Thierno Mamadou Bah, cité par plusieurs médias locaux lundi matin.
Selon lui, le président a pris « quelques jours de repos » en marge du sommet de l’UA. Il n’a pas précisé où il se trouve.
« Il en a profité pour effectuer un check-up médical de routine, comme le font les dirigeants responsables soucieux de préserver leur pleine capacité d’action. Je puis affirmer, avec la plus grande clarté, que les résultats sont rassurants, tout va très bien », a poursuivi M. Bah.
« Le président de la République regagnera Conakry dans les tout prochains jours, en excellente forme », a ajouté le conseiller présidentiel.
Interrogé sur la radio RFI lundi soir, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a également affirmé que le Président « va bien » et que celui-ci rentrera « d’ici une semaine ».
Seuls deux médias avaient fait état de l’absence du président: le site d’informations Le Djely et le journal satirique Le Lynx, qui conserve un ton libre dans un contexte de rétrécissement des libertés.
Depuis de longs mois, les apparitions et prises de parole de M. Doumbouya en public se font très rares, alimentant de nombreuses spéculations sur son état de santé et sa capacité à exercer ses fonctions.
Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux depuis la campagne présidentielle en décembre, lors de laquelle le général Doumbouya n’a presque pas fait campagne, hormis une apparition au meeting de clôture où il n’a pas pris la parole.
Le chef de l’État a toutefois prêté serment devant un stade rempli de personnes lors de son investiture mi-janvier en tant que président de la Guinée. Il a également pris la parole lors du sommet de l’UA à Addis Abeba.
Sous sa présidence, plusieurs partis politiques et médias ont été suspendus, les manifestations ont été interdites en 2022 et sont réprimées, et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil.
Les nouvelles de disparitions forcées et d’enlèvements se sont multipliées ces dernières années.

Source : AFP

Ce que l’on sait de l’attaque de l’ambassade américaine en Arabie saoudite

Deux drones ont visé l’ambassade des États-Unis à Riyad dans la nuit de lundi à mardi. L’attaque, attribuée à l’Iran dans un contexte d’escalade régionale, a provoqué des dégâts matériels limités mais déclenché une alerte maximale dans le royaume saoudien et dans plusieurs pays du Golfe.

Les États-Unis s’attendaient-ils à une telle réponse ? L’Iran a réussi à déjouer les systèmes de défenses de l’Arabie saoudite, en ciblant le quartier diplomatique de Ryad, et en atteignant l’Ambassade américaine.

Ce qui s’est passé

Selon le ministère saoudien de la Défense, deux drones ont attaqué l’ambassade américaine située dans le quartier diplomatique de Riyad, un secteur ultra-sécurisé où sont regroupées de nombreuses représentations étrangères. Les autorités évoquent « un incendie limité et des dégâts matériels mineurs au bâtiment ». Aucune victime n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade des États-Unis a confirmé « une attaque contre l’installation » et diffusé dans la foulée une alerte de sécurité.

Elle recommande aux ressortissants américains présents en Arabie saoudite de « se mettre immédiatement à l’abri » et annonce restreindre « les déplacements non essentiels vers toute installation militaire dans la région ». Les villes de Riyad, Djeddah et Dhahran sont concernées par cette consigne. En outre, l’ambassade sera fermée temporairement.

Un quartier pourtant hautement protégé

L’ambassade est située dans le quartier diplomatique, un secteur fermé et fortement gardé de la capitale saoudienne. Les infrastructures de sécurité y ont été conçues pour prévenir des attaques terrestres, notamment des attentats-suicides. Elles apparaissent en revanche moins adaptées face à des attaques de drones, devenues l’un des outils privilégiés des conflits contemporains.

Jusqu’à présent, Riyad avait été épargnée par la vague de frappes qui ont touché d’autres capitales du Golfe ces derniers jours, notamment Dubaï aux Émirats arabes unis et Manama, capitale de Bahreïn.

Les systèmes de défense déjoués

L’Iran a multiplié les tentatives d’attaque via des drones, notamment la nuit dernière en Arabie saoudite. Une source proche de l’armée saoudienne a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat afin de pouvoir aborder ce sujet sensible, que la défense aérienne saoudienne avait notamment intercepté quatre drones qui visaient le quartier diplomatique de Ryad. « Huit drones ont été interceptés et détruits près des villes de Ryad et Al-Kharg (centre du pays) », a quant à lui fait savoir sur les réseaux sociaux le général Turki al-Malki, un porte-parole des autorités.

Depuis le début samedi de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, des missiles iraniens visant l’aéroport international de Ryad et la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ont également été interceptés. Des explosions ont été entendues ces dernières heures dans la capitale saoudienne.

Les États-Unis prêts à réagir

L’attaque d’une Ambassade étant un acte d’une haute portée symbolique, les États-Unis se disent prêts à réagir. « Le président Trump m’a dit que nous saurions bientôt quelle serait la riposte à l’attaque contre l’ambassade américaine à Riyad ainsi qu’à la mort des militaires américains », a posté sur ses réseaux sociaux une journaliste de News Nation, Kellie Meyer.

De son côté, l’Iran a intensifié ses frappes contre des alliés des États-Unis dans la région, en réaction aux bombardements américano-israéliens lancés samedi contre la République islamique. Selon des bilans officiels compilés par la presse américaine, Téhéran a tiré au moins 390 missiles et lancé plus de 830 drones à travers le Golfe persique, où sont implantées plusieurs bases militaires américaines.

Les gouvernements du Golfe affirment que la majorité de ces projectiles ont été interceptés par leurs systèmes de défense aérienne.

Sénégal : Ousmane Sonko menace de retirer le Pastef du gouvernement en cas de rupture avec le président Faye

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a déclaré être prêt à retirer son parti, le Pastef, du gouvernement et à retourner dans l’opposition si le président Bassirou Diomaye Faye s’éloignait de la ligne politique du parti. Cette déclaration intervient dans un contexte de rumeurs persistantes de tensions au sommet de l’État.

S’exprimant dimanche lors d’une émission en direct, Sonko a indiqué que le débat sur ses relations avec le chef de l’État « serait sans objet si le président est aligné sur son parti ». Il a toutefois évoqué l’hypothèse d’un désaccord plus profond.

« Si le président n’est pas aligné sur son parti, même si nous gouvernons tous ensemble, nous nous trouvons dans ce que j’appelle une situation de partage du pouvoir informel », a-t-il déclaré, ajoutant que les divergences pourraient être gérées dans un esprit de compromis.

Mais en cas de rupture plus nette, deux scénarios seraient envisageables selon lui : une « cohabitation plus difficile » ou un retour du Pastef dans l’opposition. « Pastef n’a aucun problème avec l’une ou l’autre de ces options », a-t-il affirmé.

Contexte économique et tensions politiques

Ces déclarations interviennent alors que le Sénégal traverse une période de fortes tensions sociales et économiques, marquée par des violences dans les universités et des négociations prolongées avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le FMI avait gelé en 2024 un programme de 1,8 milliard de dollars après la découverte par le nouveau gouvernement de dettes non déclarées par l’administration précédente, estimées à plus de 11 milliards de dollars.

Plus récemment, Ousmane Sonko avait affirmé que le FMI avait proposé une restructuration de la dette, une option que le Sénégal n’envisagerait pas d’accepter. Ces déclarations avaient provoqué une chute des obligations internationales du pays.

Une relation politique sous observation

Ancien opposant majeur sous le régime précédent, Sonko avait été déclaré inéligible à l’élection présidentielle de 2024 à la suite d’une condamnation judiciaire. Il avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye, cadre du Pastef et proche collaborateur, comme candidat du parti. Élu président, Faye avait ensuite nommé Sonko au poste de Premier ministre.

Depuis, plusieurs signes de dissension sont apparus, notamment en novembre, lorsque des communiqués contradictoires ont été publiés par leurs camps respectifs au sujet de la direction de la coalition au pouvoir.

La sortie médiatique de Sonko ravive ainsi les interrogations sur la solidité de l’exécutif sénégalais et sur l’avenir de la coalition dirigée par le Pastef.

États-Unis : prison à vie pour un ancien employé de l’ambassade américaine au Burkina Faso condamné pour agressions sexuelles sur mineures

Un Américain de 41 ans, ancien travailleur de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso, a été condamné à la prison à vie pour agressions sexuelles sur deux mineures burkinabè, a annoncé jeudi le Département américain de la Justice dans un communiqué.

À l’issue d’un procès de deux semaines tenu en octobre 2025, un jury fédéral du district du Maryland a reconnu Fode Sitafa Mara coupable de quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle aggravée sur mineure. Il a également été condamné pour tentative de contrainte et d’incitation de mineure ainsi que pour tentative d’entrave à la justice.

Selon le ministère américain de la Justice, les faits se sont déroulés en 2022 et 2023 à Ouagadougou, dans une résidence louée par l’ambassade américaine et réservée au personnel diplomatique, ce qui plaçait les faits sous juridiction américaine.

D’après les documents judiciaires présentés au procès, l’accusé aurait violé à plusieurs reprises deux adolescentes âgées de 13 à 15 ans. Les victimes vivaient dans une situation d’extrême précarité, sans accès à l’eau courante. Le communiqué précise que le précédent occupant de la résidence entretenait des liens d’assistance avec la famille des jeunes filles.

À son arrivée, l’accusé aurait exploité cette vulnérabilité. Selon l’accusation, il aurait profité de la grave maladie de la mère des adolescentes pour exiger des relations sexuelles en échange d’une aide matérielle.

« L’accusé, alors qu’il représentait le gouvernement américain à l’étranger, a agressé sexuellement avec violence deux enfants extrêmement vulnérables », a déclaré A. Tysen Duva, procureur général adjoint de la division criminelle du ministère de la Justice.

Le procureur fédéral du district du Maryland, Kelly O. Hayes, a souligné que le condamné passerait « de longues années derrière les barreaux », affirmant la détermination des autorités à poursuivre les auteurs d’infractions sexuelles commises à l’étranger sous juridiction américaine.

L’enquête a été menée par le Bureau des enquêtes spéciales du Diplomatic Security Service (DSS), le Bureau régional de sécurité de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, ainsi que l’Inspection générale (OIG) et le Homeland Security Investigations (HSI) de l’USAID. Les autorités burkinabè ont également apporté leur concours.

Tchad–Libye : saisie d’armes lourdes lors d’une opération conjointe à la frontière

Des unités libyennes et tchadiennes ont annoncé la saisie d’un important stock d’armes lourdes, dont des missiles sol-air, à l’issue d’une opération de contrôle menée dans l’extrême nord du Tchad, près de la frontière avec la Libye.

Selon des sources médiatiques tchadiennes relayées par la presse régionale, la force conjointe libyo-tchadienne a conduit, dans la nuit du 20 février, une vaste opération de sécurité dans une zone désertique frontalière. L’intervention aurait permis la découverte et la confiscation d’armes de différents calibres, incluant des équipements lourds et d’importantes quantités de munitions.

D’après le quotidien tchadien Al-Wahda, cette opération s’inscrit dans un dispositif renforcé de surveillance des axes transfrontaliers, dans une région régulièrement confrontée aux trafics d’armes et aux mouvements de groupes armés.

Le lendemain, une réunion s’est tenue au point 35, côté libyen, sous la présidence du commandant de la région militaire sud de la Libye. Des responsables militaires tchadiens ainsi que le commandement de la force conjointe ont participé aux discussions, axées sur la coordination opérationnelle et le partage de renseignements.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme conjoint de sécurisation durable de la frontière. Une salle d’opérations commune a été installée afin de coordonner les patrouilles, les contrôles et les opérations de déminage. Le dispositif bénéficierait d’un appui aérien et serait placé sous la supervision des forces terrestres libyennes, selon les mêmes sources.

Ce renforcement intervient dans un contexte sécuritaire fragile dans le sud libyen, caractérisé par la porosité des frontières et la circulation d’armes. À la mi-février, un accident d’hélicoptère sur la base aérienne de Ma’ten al-Sarra, lors d’une mission d’évacuation médicale, avait rappelé l’importance stratégique de cette infrastructure. Fin janvier, un groupe armé s’était brièvement emparé du poste frontalier de Tumu avec le Niger, avant que les autorités locales n’annoncent la reprise du contrôle.

L’opération conjointe illustre la volonté affichée par Tripoli et N’Djaména de contenir les trafics transfrontaliers et de renforcer la coopération sécuritaire dans cette zone considérée comme un corridor sensible pour les flux d’armes et les activités de groupes armés.

Guerre en Iran : Plusieurs avions de combat américains s’écrasent au Koweït

Plusieurs avions de combat américains se sont écrasés lundi matin au Koweït, a annoncé le ministère koweïtien de la Défense, cité par l’AFP. Selon les autorités, les membres des équipages ont survécu à l’incident.

Les circonstances exactes du crash n’ont pas été immédiatement précisées. Aucune indication officielle n’a, à ce stade, établi un lien direct entre ces accidents et la situation sécuritaire régionale.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, marqué par des frappes iraniennes visant plusieurs pays du Golfe, selon des sources concordantes. Les autorités koweïtiennes n’ont toutefois pas détaillé si les appareils impliqués participaient à des opérations spécifiques au moment des faits.

Le Koweït, allié stratégique des États-Unis dans la région, accueille régulièrement des forces militaires américaines dans le cadre de la coopération sécuritaire bilatérale.

Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les causes exactes de ces accidents.

Portugal–Mexique : la Fédération portugaise évalue les risques sécuritaires avant le match du 28 mars à Mexico

La Fédération portugaise de football (FPF) souhaite procéder à une évaluation approfondie des risques sécuritaires avant son déplacement prévu le 28 mars 2026 à Mexico, où la Seleção doit affronter le Mexique en match de préparation à la Coupe du monde 2026.

Cette prudence intervient après une vague de violences déclenchée par la mort du narcotrafiquant Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG).

Une situation sécuritaire sous surveillance

La mort d’« El Mencho », tué dimanche lors d’une opération militaire, a provoqué une flambée de violences dans 20 des 32 États mexicains.

Bilan :

  • Des dizaines de morts

  • Des routes bloquées

  • Des véhicules incendiés

  • Le déploiement de 10 000 soldats pour rétablir l’ordre

Face à cette situation, la Fédération portugaise adopte une position mesurée.

Dans un communiqué publié mardi, la FPF précise :

« L’évolution récente de la situation exige une évaluation continue des conditions liées au voyage de la délégation. Toute décision sera prise à la suite d’un suivi continu, en étroite coordination avec le gouvernement et en accord avec la Fédération mexicaine de football. »

La sécurité, priorité absolue

Si la FPF se dit « honorée d’être invitée » et assure attendre ce match avec impatience, elle rappelle que :

« La sécurité des joueurs, du staff technique et des supporters est la priorité absolue. »

Pour l’heure, aucun incident notable n’a été signalé à Mexico, où doit se dérouler la rencontre au stade Banorte.

Un contexte sensible à l’approche du Mondial 2026

Le Mexique co-organisera la Coupe du monde 2026 avec les États-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet. Mexico doit notamment accueillir le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud.

De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est récemment déclaré « très tranquille » quant à la situation sécuritaire et a affirmé avoir pleinement confiance dans les autorités mexicaines.

Un match maintenu à ce stade

À ce jour, la rencontre Portugal–Mexique du 28 mars ne semble pas menacée. Mais la Fédération portugaise maintient une veille active avant toute décision définitive.

Coupe du monde 2026 : Gianni Infantino se dit « très tranquille » malgré les violences au Mexique

À moins de quatre mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA affiche sa sérénité. Son président, Gianni Infantino, s’est déclaré « très tranquille » concernant l’accueil des matches prévus au Mexique, malgré une récente vague de violences liées à la mort du chef de cartel Nemesio Oseguera, alias « El Mencho ».

Une vague de violences après la mort d’« El Mencho »

Le Mexique a été secoué par des scènes de violence après l’annonce de la mort de Nemesio Oseguera, chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), lors d’une opération militaire.

Les affrontements ont provoqué :

  • Des dizaines de morts

  • Des véhicules incendiés

  • Des commerces fermés

  • Des routes bloquées

  • Un climat de panique dans plusieurs villes

Guadalajara, qui doit accueillir quatre matches du Mondial 2026, a notamment été touchée.

La FIFA se veut rassurante

Interrogé par l’AFP à Barranquilla, en Colombie, en marge d’un événement de la fédération nationale de football, Gianni Infantino a tenu à calmer les inquiétudes.

« Tout va très bien, tout sera fantastique. Nous avons pleinement confiance en le Mexique et en sa présidente », a-t-il déclaré.

Le président de la FIFA a affirmé être en contact régulier avec les autorités mexicaines et suivre la situation sécuritaire de près.

Un Mondial à trois pays

La Coupe du monde 2026 sera co-organisée par :

  • 🇲🇽 Le Mexique

  • 🇺🇸 Les États-Unis

  • 🇨🇦 Le Canada

La compétition se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 et marquera une édition historique avec un format élargi.

Malgré les tensions sécuritaires récentes, la FIFA assure que les préparatifs avancent normalement et que les garanties nécessaires sont réunies.

Un enjeu sécuritaire majeur

La question de la sécurité reste centrale pour l’organisation d’un événement de cette ampleur. Le Mexique, qui a déjà accueilli les Coupes du monde 1970 et 1986, devra rassurer la communauté internationale et les millions de supporters attendus.

À ce stade, l’instance mondiale du football maintient sa confiance et exclut tout scénario de remise en cause de l’organisation des matches.

Burkina: 140 tonnes de coton détruites dans un incendie à Bagassi

Un incendie a ravagé d’importantes quantités de coton dans le village de Doussi, commune rurale de Bagassi, causant de lourdes pertes pour une quatre-vingtaine de producteurs burkinabés.

Au Burkina faso, plus de 140 tonnes de coton ont été détruites, dimanche, dans un incendie survenu à Doussi, localité située dans la commune de Bagassi, dans la province des Balé, région du Bankui, rapportent des médias locaux.

Selon le quotidien public Sidwaya, citant une source locale relayée par Ouest Info, le feu s’est déclaré alors que le coton était stocké en attente de commercialisation. Les récoltes appartenaient à un groupement de producteurs de coton (GPC) fort d’environ 80 membres.

Alertée, une équipe de secours de la mine de Bagassi est intervenue pour tenter de circonscrire les flammes. Toutefois, la nature hautement inflammable du coton a compliqué les opérations, selon la même source.

Les pertes sont jugées particulièrement lourdes par les producteurs sinistrés, pour qui la vente du coton constitue la principale source de revenus annuels. À ce stade, l’origine du sinistre reste inconnue. Une enquête devrait permettre d’établir les circonstances exactes de l’incendie.

Au Burkina, la production de coton graine est attendue à 336  812 tonnes en 2025/2026, soit en hausse de 15 % par rapport à la campagne précédente, selon les dernières estimations de l’interprofession rapportées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) dans son dernier bulletin d’information sur la filière publié le 9 janvier dernier.

Cette embellie peut être attribuée à l’augmentation des aires de culture. Les données compilées par le PR-PICA montrent en effet que la superficie consacrée au coton a augmenté de 13 %, soit à peu près 44 629 hectares de plus que la campagne précédente, pour s’établir à 391 407 hectares.

HO/Sf/APA