Diré : au moins 4 morts et plusieurs disparus après le chavirement d’une pinasse

Un drame fluvial s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi dans le cercle de Diré, faisant au moins quatre morts, 24 blessés et plus d’une trentaine de disparus, selon des sources locales concordantes.

L’accident est survenu lorsqu’une pinasse à moteur, fortement chargée de passagers, a chaviré alors qu’elle quittait la foire de Bourem Sidi Amar en direction de Tonka.

Les personnes blessées ont été évacuées vers les structures sanitaires de la zone pour y recevoir des soins. Dès les premières heures suivant le drame, des opérations de recherche et de secours ont été engagées, avec la mobilisation des populations riveraines, des autorités locales et des services compétents.

Les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants parmi les passagers portés disparus. À ce stade, les causes exactes de l’accident n’ont pas encore été officiellement établies.

Ce nouveau chavirement relance la question de la sécurité du transport fluvial, particulièrement en période de forte affluence lors des foires et marchés.

Bafoulabé : l’usine Stones de l’entrepreneur Ibrahima Diawara de nouveau attaquée

L’insécurité continue de peser lourdement sur le tissu économique malien. L’usine Stones, appartenant à l’entrepreneur Ibrahima Diawara, a été de nouveau prise pour cible ce dimanche 11 janvier 2026 à Bafoulabé, dans l’ouest du Mali.

L’information a été rendue publique par le chef d’entreprise lui-même sur les réseaux sociaux.
« Notre usine Stones de Bafoulabé est sous le feu des Groupes Armés Terroristes pour la deuxième fois », a-t-il indiqué, sans fournir, à ce stade, de précisions sur un éventuel bilan humain ou matériel.

Cette attaque survient quelques mois seulement après une première incursion armée, enregistrée le 1er juillet 2025 contre la même infrastructure. Elle confirme une tendance préoccupante marquée par la ciblage croissant des unités industrielles, perçues comme des symboles de développement économique local.

Les forces de sécurité sont attendues sur place afin de sécuriser la zone et d’évaluer l’ampleur des dégâts. Ces attaques répétées constituent un frein majeur à l’investissement privé et à la relance industrielle dans les régions exposées à l’insécurité.

Niger : cinq travailleurs indiens libérés après huit mois de captivité aux mains de l’EI Sahel

Les cinq travailleurs indiens enlevés il y a huit mois au Niger par l’État islamique dans la Province du Sahel (ISSP) ont été libérés, a annoncé le ministère indien des Affaires extérieures (@MEAIndia).

Originaires de l’État du Jharkhand, les ex-otages ont été pris en charge par les autorités compétentes et font actuellement l’objet d’un examen médical complet. Des dispositions logistiques et administratives sont en cours afin d’organiser leur rapatriement vers l’Inde dans les meilleurs délais.

À ce stade, les circonstances exactes de leur libération – négociation, opération sécuritaire ou médiation – n’ont pas été précisées par les autorités indiennes ou nigériennes.

Cette libération intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par l’activité persistante des groupes armés terroristes dans la région du Sahel, où les enlèvements de ressortissants étrangers restent une menace récurrente.

L’affaire reste suivie de près par les autorités diplomatiques concernées.

Dakar : l’influenceur malien “Général Chico” condamné à un an de prison ferme pour propos offensants envers l’islam

L’influenceur malien Cheikhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de Général Chico, a été condamné mercredi par le tribunal hors classe de Dakar à un an de prison ferme. Il était poursuivi pour des propos jugés offensants envers l’islam et la communauté musulmane.

Jugé en flagrant délit, le prévenu a été reconnu coupable d’insultes via un système informatique, de discours contraires aux bonnes mœurs, d’incitation à la discrimination religieuse et d’actes d’intolérance, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Dans cette affaire, le Haut Conseil islamique du Mali ainsi que plusieurs organisations religieuses se sont constitués parties civiles, estimant que les propos diffusés sur les réseaux sociaux par l’influenceur portaient atteinte aux fondements de l’islam et à la dignité des musulmans.

L’audience, tenue au palais de justice de Dakar, s’est déroulée en présence de nombreux guides religieux et responsables d’associations musulmanes. Au cours de l’instruction, le tribunal a ordonné la traduction officielle des enregistrements incriminés afin d’évaluer avec précision la teneur des propos.

Pour le parquet, ces faits constituent une atteinte grave à la cohésion sociale et à la paix religieuse. La défense, assurée par Me Bachir Lo, a reconnu le caractère choquant des propos tout en plaidant pour la clémence, mettant en avant les excuses publiques présentées par son client et sa bonne foi.

Cheikhna Nimaga dispose désormais d’un délai pour interjeter appel de cette décision.

Le Mali et le Burkina Faso imposent des restrictions d’entrée aux Américains par «réciprocité»

Les États-Unis ont publié une liste de nationalités interdites d’entrer sur le sol américain. Les deux pays contrariés ont été récemment rajoutés à cette liste.

Le Mali et le Burkina Faso ont annoncé imposer des restrictions d’entrée aux ressortissants américains, par mesure de «réciprocité», deux semaines après que Washington a ajouté ces deux pays à une liste de nationalités interdites sur leur sol.

Dans deux communiqués séparés consultés mercredi 31 décembre par l’AFP, les ministères des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, deux pays sahéliens alliés et gouvernés par des juntes militaires, ont annoncé appliquer, à l’égard des ressortissants américains, «des mesures équivalentes» à celles décidées par les États-Unis.

Source: Figaro.fr

CAN Maroc 2025 : Le Mali se qualifie pour les huitièmes, mais inquiète par son jeu

Le Mali CAN 2025 assure sa qualification pour les huitièmes de finale, mais inquiète par son jeu. Ce lundi 29 décembre 2025, les Aigles du Mali ont fait match nul 0-0 face aux Comores au Stade Mohamed V de Casablanca. Avec ce troisième nul consécutif, le Mali termine 2ᵉ du Groupe A, derrière le pays hôte, le Maroc.

Mali vs Comores : un match nul laborieux

Après le nul héroïque contre le Maroc, les supporters attendaient une confirmation face aux Comores. Pourtant, les Aigles ont peiné à imposer leur rythme et n’ont jamais trouvé la faille. La fin de match a été particulièrement tendue avec l’expulsion d’Amadou Haidara (88ᵉ minute), laissant le Mali en infériorité numérique.

Classement final du Groupe A CAN 2025

Le Mali profite de la victoire du Maroc sur la Zambie (3-0) et conserve sa place en huitièmes de finale :

  • Maroc : 7 pts (+4)

  • Mali : 3 pts (0)

  • Zambie : 2 pts (-3)

  • Comores : 2 pts (-1)

Un clin d’œil historique

Certains observateurs rappellent que lors de la première participation du Mali à la CAN en 1972, les Aigles avaient également fait trois nuls en phase de groupes avant d’atteindre la finale.

La qualification du Mali reste donc un espoir pour la suite du tournoi, même si le jeu devra s’améliorer pour la phase à élimination directe.

Grave incendie au centre-ville de Mopti : d’importants dégâts matériels

Un violent incendie a frappé le cœur de la « Venise malienne » ce mardi 30 décembre 2025. Le sinistre, survenu vers 4 heures du matin, a ravagé une vaste zone s’étendant du rond-point central jusqu’au-delà du poste de police.

Selon des sources locales, le feu serait parti d’un dépôt d’ordures derrière l’agence de la BMS avant de se propager rapidement aux installations voisines. Plusieurs boutiques, échoppes et étals ont été entièrement détruits, causant des pertes matérielles importantes à la veille des fêtes de fin d’année.

 incendie au centre-ville de Mopti
incendie au centre-ville de Mopti

Heureusement, aucune perte en vie humaine n’est signalée. Les sapeurs-pompiers et les services de secours sont intervenus en urgence pour maîtriser les flammes et prévenir une propagation dans le reste du quartier. La situation reste sous étroite surveillance.

Musique : Oumou Sangaré sacrée « Africa’s Musical Superstar » aux ODA Awards 2025 à Addis-Abeba

La diva malienne Oumou Sangaré a été couronnée « Africa’s Musical Superstar » lors de la 9ᵉ édition des ODA Awards, tenue en décembre 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Une consécration continentale qui célèbre une carrière musicale exceptionnelle et un engagement constant pour la culture africaine et les droits des femmes.

Une distinction continentale majeure

Le drapeau du Mali a brillé de mille feux sur la scène culturelle africaine. À l’occasion de la prestigieuse 9ᵉ édition des ODA Awards, Oumou Sangaré a reçu l’un des honneurs les plus élevés du continent : le titre d’« Africa’s Musical Superstar ».

Cette distinction vient saluer plusieurs décennies de carrière consacrées à la promotion de la musique malienne, du wassoulou et, plus largement, du patrimoine culturel africain sur les plus grandes scènes internationales.

Une artiste engagée et une voix pour les femmes

Au-delà de son immense talent artistique, le jury des ODA Awards a tenu à reconnaître l’engagement social de la Diva, notamment sa lutte pour les droits des femmes, l’émancipation féminine et la justice sociale, thèmes centraux de son œuvre musicale.

Les ODA Awards honorent chaque année des personnalités africaines dont l’excellence et l’influence marquent durablement l’histoire du continent, tous secteurs confondus.

Une fierté nationale pour le Mali

À Bamako comme à l’intérieur du pays, l’annonce de ce sacre a été accueillie avec une grande fierté nationale. Dans un contexte de refondation et de défis multiples, le succès d’Oumou Sangaré rappelle la force du soft power culturel malien et la richesse inépuisable de ses talents artistiques.

Déjà lauréate de nombreuses distinctions internationales, la Diva ajoute ainsi une nouvelle consécration majeure à son palmarès, consolidant son statut de légende vivante de la musique africaine.

Alliance des Etats du Sahel – La Force unifiée entre en action

Le Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le général d’Armée Assimi Goïta, a présidé ce samedi 20 décembre 2025 la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force unifiée de l’AES (FU-AES), marquant le démarrage opérationnel officiel de cette force multinationale stratégique.

Une cérémonie à forte portée symbolique et stratégique

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

La cérémonie s’est tenue en présence du Premier ministre du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des présidents des institutions de la République, des ministres chargés de la Défense des États membres de la Confédération AES, des chefs d’État-major des armées, ainsi que des représentants diplomatiques, des organisations internationales, des attachés de défense et des délégations des pays membres.

Dans son allocution, le Président Assimi Goïta a qualifié la remise de l’Étendard de « marqueur historique », symbolisant l’entrée officielle en activité de la Force unifiée de l’AES. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu hommage au professionnalisme et à l’engagement des forces de défense et de sécurité des pays membres.

Une force bâtie sur l’expérience des opérations conjointes

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

Le chef de l’État a rappelé que depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les forces armées des pays de l’AES ont conduit plusieurs opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels.

Ces résultats ont été obtenus grâce à une planification rigoureuse, un partage renforcé du renseignement et une mutualisation accrue des moyens, a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes.

Une réponse globale aux menaces sécuritaires et informationnelles

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

Le Président de la Confédération AES a également mis en exergue les menaces multiformes auxquelles sont confrontés les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles.

Dans ce cadre, il a rappelé les initiatives structurantes engagées par l’AES, notamment la création de médias communautaires AES (télévision, radio et presse écrite), visant à renforcer la souveraineté informationnelle et à lutter contre la désinformation.

Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président Goïta a salué la résilience et le soutien constant des peuples sahéliens, tout en rendant hommage aux civils et militaires tombés au combat.

La FU-AES, symbole d’une souveraineté assumée

Prenant la parole, le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, le général de corps d’Armée Sadio Camara, a rappelé que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, soulignant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas.

Il a présenté la Force unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité.

L’Étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, porteur de la mémoire des sacrifices consentis et de l’engagement irréversible des États membres.

Un commandement confié à un homme de terrain

Placée sous le commandement du général de brigade Daouda Traoré, officier reconnu pour son expérience et sa connaissance du terrain, la Force unifiée de l’AES aura pour mission de conduire les opérations multinationales dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité, de la souveraineté et de la sécurité de l’espace AES.

Affaire “Ras Bath” : le dossier renvoyé devant la Cour d’Assises

La Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel de Bamako a rendu son délibéré ce mardi 16 décembre 2025 dans le dossier de l’activiste Youssouf Bathily, alias Ras Bath.

Contrairement aux attentes de ses soutiens, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire devant la Cour d’Assises, écartant ainsi toute libération à ce stade de la procédure.

Inculpé notamment pour « association de malfaiteurs » et d’autres charges connexes, Ras Bath demeure en détention.

Incarcéré depuis 2023, il totalise désormais plus de deux ans de détention préventive.

Ce renvoi ouvre la voie à une nouvelle phase judiciaire, avec la perspective d’un procès devant la Cour d’Assises, sans calendrier encore communiqué.

L’affaire reste donc pendante et suivie de près par l’opinion publique.