Mali : les FAMa frappent fort à Ménaka, plus de 50 terroristes neutralisés

L’État-Major Général des Armées (EMGA) du Mali a annoncé, dans un communiqué publié le 27 mars 2026, le succès d’une opération aérienne d’envergure menée dans la région de Ménaka. Selon les autorités militaires, ces frappes ont été réalisées dans la matinée du jeudi 26 mars 2026, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire. Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont ciblé un important groupe armé terroriste localisé à environ 38 kilomètres au nord-ouest de la ville de Ménaka.

Le bilan communiqué fait état de plus d’une cinquantaine de terroristes neutralisés. L’armée malienne affirme également que l’ensemble de la logistique du groupe a été totalement détruite, ce qui constitue un coup significatif porté aux capacités opérationnelles des assaillants dans cette zone stratégique du nord du pays.

Une opération inscrite dans la stratégie sécuritaire

Cette intervention s’inscrit dans la continuité des opérations de sécurisation du territoire national menées par les FAMa, dans un contexte marqué par une pression accrue sur les groupes armés terroristes dans plusieurs régions du Mali.

Le Chef d’État-Major Général des Armées a réaffirmé, à travers ce communiqué, la détermination des forces de défense à protéger les populations et leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel, illustrant la volonté des autorités militaires de maintenir la pression contre les groupes terroristes et de rassurer l’opinion publique sur la dynamique sécuritaire en cours.

Décès de Toumba Diakité : fin d’un parcours aussi controversé que marquant en Guinée

La Guinée vient de perdre l’une des figures les plus controversées de son histoire récente. Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le nom de Toumba, est décédé mercredi 25 mars 2026 à l’hôpital militaire du camp Samory Touré de Conakry, à l’âge de 57 ans, des suites de complications médicales.

Selon les autorités, il souffrait d’une hernie compliquée ayant entraîné une péritonite aiguë généralisée. Son état s’était rapidement dégradé après son transfert en urgence depuis la maison d’arrêt de Coyah.

Un parcours atypique, de la médecine à l’armée

Né en 1968 à Conakry, Toumba Diakité débute sa carrière comme médecin au CHU Ignace Deen, en cardiologie. Pendant plusieurs années, il exerce en tant que soignant avant de rejoindre les forces armées guinéennes en 1993.

Formé comme ranger et engagé sur plusieurs théâtres d’opérations, notamment aux frontières avec le Libéria, il gravit progressivement les échelons, devenant une figure respectée au sein de l’armée.

De l’ombre du pouvoir à la chute

Son destin bascule en décembre 2008, après la mort du président Lansana Conté. Il devient alors l’aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, nouvel homme fort du pays.

Mais c’est surtout son rôle présumé dans les événements du 28 septembre 2009, marqués par un massacre de civils au stade de Conakry, qui va durablement marquer son image. Accusé d’avoir orchestré la répression, Toumba a toujours contesté ces faits.

Quelques mois plus tard, en décembre 2009, il tire sur Dadis Camara, affirmant vouloir éviter d’être désigné comme unique responsable des violences. Il prend la fuite avant d’être arrêté au Sénégal en 2016 puis extradé en Guinée en 2017.

Procès, condamnation et ambitions politiques

Jugé à partir de 2022, Toumba Diakité devient l’un des principaux accusés du procès historique du 28 septembre. En juillet 2024, il est condamné à 10 ans de prison pour crimes contre l’humanité.

Malgré son incarcération, il tente de rebondir sur le plan politique, allant jusqu’à annoncer sa candidature à la présidentielle de 2025, finalement rejetée.

Une fin en détention

Sa santé s’est détériorée au début de l’année 2026. Après un malaise grave, il est transféré à l’hôpital militaire où il décède quelques jours plus tard.

Toumba Diakité devient ainsi le deuxième condamné majeur de ce procès à mourir en détention, après le colonel Claude Pivi.

Une page qui se tourne, sans refermer les blessures

Avec la disparition de Toumba, la Guinée perd un témoin clé d’une tragédie nationale encore vive dans les mémoires. Son parcours, mêlant médecine, pouvoir militaire et justice, restera longtemps au cœur des débats sur la vérité, la responsabilité et la réconciliation nationale.

Mali : Bamako choisi pour accueillir les Jeux africains Maarif 2027

Le Mali accueillera en 2027 les Jeux africains du réseau Maarif, une initiative portée par la Türkiye pour promouvoir le sport et l’éducation sur le continent. L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre tenue le 24 mars à Bamako entre le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, et l’ambassadeur de Türkiye au Mali, Efe Ceylan.

Baptisé « MAARIF-FESTA », cet événement panafricain vise à renforcer l’engagement des jeunes à travers le sport, tout en consolidant les liens éducatifs entre les pays africains et la Türkiye.

Un projet dans la continuité des initiatives Maarif

Cette annonce s’inscrit dans la dynamique des activités déjà menées par la Fondation Maarif, qui avait organisé en février 2025 à Bamako la deuxième édition des Africa Maarif Sports Games. L’événement avait rassemblé près de 2 000 participants issus de 20 pays africains au stade du 26-Mars.

Créée en 2016, la Fondation Maarif est chargée par l’État turc de développer des établissements éducatifs à l’international. Elle revendique une présence dans plus de 50 pays et la scolarisation de dizaines de milliers d’élèves.

Une coopération renforcée entre Bamako et Ankara

Au Mali, l’implantation du réseau Maarif remonte à 2017, à la suite d’un accord avec le ministère de l’Éducation ayant permis la reprise de plusieurs établissements scolaires.

Cette collaboration s’inscrit dans un cadre plus large de renforcement des relations bilatérales entre le Mali et la Türkiye, notamment dans les domaines de :

  • l’éducation,
  • la formation,
  • la jeunesse et le sport.

Les autorités turques soulignent également que de nombreux étudiants maliens bénéficient de bourses d’études en Türkiye, tandis que les échanges économiques entre les deux pays connaissent une progression notable.

Le Mali, hub du réseau Maarif en Afrique

L’organisation des Jeux africains du réseau Maarif en 2027 confirme le positionnement du Mali comme un acteur clé des activités du réseau en Afrique.

À travers cet événement, Bamako ambitionne de devenir un carrefour régional alliant éducation, sport et intégration de la jeunesse africaine.