Mercato : L’OM fonce sur un crack du Mali

Alors que les mauvais résultats s’enchaînent à l’OM, les dirigeants phocéens ont déjà les yeux braqués sur le prochain mercato. À la recherche de nouveaux jeunes talents, les Olympiens auraient coché le nom d’Ismaël Kamissoko, capitaine des moins de 17 ans du Mali.

En pleine période de turbulences sportives, l’OM prépare déjà l’avenir. Si les résultats récents inquiètent sur le terrain, les dirigeants marseillais n’en oublient pas pour autant le mercato estival. La stratégie est claire : miser sur des jeunes profils à fort potentiel capables d’incarner le futur de l’OM. Dans cette optique, un nom circule avec insistance ces derniers jours, celui d’Ismaël Kamissoko, capitaine des moins de 17 ans du Mali.

Ismaël Kamissoko dans le viseur marseillais

Selon les informations du journaliste Loïc Tanzil’OM surveille de très près la situation d’Ismaël Kamissoko. Le jeune milieu offensif, déjà capitaine des U17 maliens, serait également suivi par un autre club de Ligue 1 dont l’identité n’a pas filtré. Preuve que son profil ne laisse pas indifférent. Kamissoko représente typiquement le genre de pari que l’OM souhaite tenter. Dans un contexte budgétaire potentiellement plus serré, investir sur des talents émergents apparaît comme une stratégie cohérente et durable. L’intérêt serait concret et pourrait accélérer dans les prochaines semaines. Une arrivée en France permettrait au jeune international malien de franchir un cap important dans sa progression.

Un pari sur l’avenir pour l’OM

Ce dossier illustre la volonté de l’OM d’anticiper et de structurer son projet sportif autour de jeunes joueurs à fort potentiel. Attirer un capitaine de sélection U17 serait aussi un signal fort envoyé sur le marché africain, toujours riche en talents. Reste à savoir si l’OM passera rapidement à l’offensive pour devancer la concurrence. Une chose est sûre : le mercato marseillais s’annonce déjà stratégique, entre nécessité de résultats immédiats et construction sur le long terme.

Burkina: 140 tonnes de coton détruites dans un incendie à Bagassi

Un incendie a ravagé d’importantes quantités de coton dans le village de Doussi, commune rurale de Bagassi, causant de lourdes pertes pour une quatre-vingtaine de producteurs burkinabés.

Au Burkina faso, plus de 140 tonnes de coton ont été détruites, dimanche, dans un incendie survenu à Doussi, localité située dans la commune de Bagassi, dans la province des Balé, région du Bankui, rapportent des médias locaux.

Selon le quotidien public Sidwaya, citant une source locale relayée par Ouest Info, le feu s’est déclaré alors que le coton était stocké en attente de commercialisation. Les récoltes appartenaient à un groupement de producteurs de coton (GPC) fort d’environ 80 membres.

Alertée, une équipe de secours de la mine de Bagassi est intervenue pour tenter de circonscrire les flammes. Toutefois, la nature hautement inflammable du coton a compliqué les opérations, selon la même source.

Les pertes sont jugées particulièrement lourdes par les producteurs sinistrés, pour qui la vente du coton constitue la principale source de revenus annuels. À ce stade, l’origine du sinistre reste inconnue. Une enquête devrait permettre d’établir les circonstances exactes de l’incendie.

Au Burkina, la production de coton graine est attendue à 336  812 tonnes en 2025/2026, soit en hausse de 15 % par rapport à la campagne précédente, selon les dernières estimations de l’interprofession rapportées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) dans son dernier bulletin d’information sur la filière publié le 9 janvier dernier.

Cette embellie peut être attribuée à l’augmentation des aires de culture. Les données compilées par le PR-PICA montrent en effet que la superficie consacrée au coton a augmenté de 13 %, soit à peu près 44 629 hectares de plus que la campagne précédente, pour s’établir à 391 407 hectares.

HO/Sf/APA

Mali : nouvelles impulsions diplomatiques avec la Chine et l’Iran

Le Premier ministre malien a reçu le 23 février 2026 les nouveaux ambassadeurs d’Iran et de Chine à Bamako. Ces audiences illustrent la diversification des partenariats internationaux du Mali.

Le chef du gouvernement malien, le général Abdoulaye Maïga, a accordé successivement des audiences au nouvel ambassadeur de la République islamique d’Iran, Mahmoud Khani Jooyabad, puis au nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine, Li Xiang. Ces visites de courtoisie marquent la prise de fonction officielle des deux diplomates et s’inscrivent dans la continuité des relations bilatérales entre Bamako et ces deux capitales.

Avec l’Iran, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération politique, sécuritaire et technologique. Le diplomate iranien a exprimé la volonté de dynamiser les relations avec le Mali et, plus largement, avec la Confédération des États du Sahel. L’idée d’une commission mixte Iran–Mali a été évoquée afin de structurer les projets communs, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et du transfert de technologies.

Les autorités maliennes ont, pour leur part, réaffirmé leur disponibilité à collaborer avec des partenaires jugés respectueux de la souveraineté nationale.

La rencontre avec l’ambassadeur de Chine s’inscrit dans un cadre déjà consolidé. En septembre 2024, les relations sino-maliennes ont été élevées au rang de partenariat stratégique à l’occasion d’une rencontre entre les chefs d’État à Pékin. La coopération couvre plusieurs secteurs, dont les infrastructures, l’agriculture, la santé et la sécurité. La Chine demeure un acteur important des projets de développement au Mali, tandis que la coopération militaire entre les deux pays remonte aux années 1970.

Ces audiences interviennent alors que les relations du Mali avec plusieurs partenaires occidentaux se sont reconfigurées depuis 2022, à la suite du retrait progressif des forces françaises et de la réduction de certains dispositifs européens.

Dans le même temps, Bamako a renforcé ses échanges avec des puissances asiatiques et moyen-orientales, affirmant une stratégie de diversification de ses alliances.

MD/ac/Sf/APA

Dakar-Paris : Macron dépêche un émissaire pour réclamer 20 milliards F CFA d’impayés

Le Sénégal entame le mois de mars 2026 dans une situation budgétaire particulièrement tendue. Selon Le Quotidien, l’État doit faire face à un remboursement total de 747 milliards de francs CFA, dont 221 milliards FCFA d’Eurobonds à honorer en priorité.

Un retard de paiement pourrait exposer le pays à un défaut souverain, une dégradation de sa notation financière par des agences comme Moody’s ou Standard & Poor’s, et compromettre durablement son accès aux marchés internationaux.

Priorité aux Eurobonds, dettes bilatérales gelées

Avec des recettes fiscales mensuelles estimées à environ 360 milliards FCFA, le gouvernement ne peut couvrir simultanément toutes ses échéances.

Pour éviter un incident sur les Eurobonds, le Trésor sénégalais aurait choisi une stratégie de hiérarchisation des paiements, mettant temporairement en attente certaines dettes bilatérales.

Cette décision crée des tensions diplomatiques :

  • AFD (France) : 20 milliards FCFA impayés depuis deux mois

  • China Eximbank

  • Créanciers turcs et britanniques

Face à la situation, l’Élysée a dépêché à Dakar son conseiller Afrique, Jeremy Robert, pour des discussions avec le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.

Bras de fer avec le FMI

Alors que plusieurs créanciers soutiennent l’option d’une restructuration de la dette, recommandée par le Fonds monétaire international (FMI), le Premier ministre Ousmane Sonko s’y oppose fermement.

Il considère cette solution comme :

  • Une atteinte à la souveraineté nationale

  • Un risque de retour aux politiques d’ajustement structurel

Le pari du redressement interne

Pour éviter une restructuration formelle, le gouvernement mise sur :

  • Le Programme de redressement économique et social (PRES)

  • Une intensification de la mobilisation fiscale

  • Des levées régulières sur le marché régional de l’UEMOA

La participation active de souscripteurs togolais aux émissions du Trésor sénégalais attire d’ailleurs l’attention des observateurs financiers.

Un mois décisif pour Dakar

Le mois de mars 2026 apparaît comme un test majeur pour la crédibilité financière du Sénégal.
Entre gestion de trésorerie, tensions diplomatiques et arbitrages souverainistes, les choix opérés par Dakar pourraient redéfinir ses relations avec ses partenaires internationaux et les institutions financières.