Mali: Frappe nocturne entre Kolondièba et Kadiana

Dans la nuit du 15 décembre, aux environs de 23h38, plusieurs frappes ont été enregistrées entre Kolondièba et Kadiana, visant des positions terroristes, selon des sources locales.

👉 Quatre missiles auraient été lancés dans la zone.
Un témoin sur place confie :
🗣️ « On dirait que les tirs étaient dirigés vers la ville. Nos maisons ont tremblé et beaucoup de personnes ont été sous le choc à cause du bruit. C’est la première fois que nous entendons un tel vacarme. »

⚠️ Aucun bilan officiel n’est disponible pour le moment.
Les informations restent à confirmer auprès de sources officielles.

CAN 2025 : Maroc, Mali, Comores, Zambie… Qui va briller dans le groupe A ?

Alors que la CAN 2025 ouvre ses portes dans quelques jours, qui va se sortir du piège du groupe A entre le Maroc, le Mali, les Comores et la Zambie ?

Le groupe A de la CAN 2025 s’annonce dense et piégeux. Le Maroc arrive avec un statut de favori assumé. Le Mali veut confirmer sa progression. Les Comores rêvent d’un nouvel exploit après celui de 2019 en Egypte. La Zambie avance avec ambition et prudence. Quatre équipes, des trajectoires différentes, mais seulement deux ou possiblement trois billets pour les huitièmes. Voici notre projection.

Le Maroc, favori logique pour la première place

Le Maroc part avec un avantage net. L’équipe dispose de l’un des effectifs les plus complets. Elle combine expérience, qualité technique et discipline collective. Le parcours récent en Coupe du Monde 2022 a renforcé sa crédibilité.

À domicile, les Lions de l’Atlas bénéficient aussi d’un soutien massif. Ils maîtrisent les matchs à enjeu et gèrent mieux la pression que leurs adversaires. Leur richesse offensive et leur solidité défensive font la différence. Sur ce type de groupe, le Maroc a les armes pour imposer son rythme. Une première place semble être l’issue la plus cohérente.

Le Mali, une régularité qui peut payer

Le Mali progresse tournoi après tournoi. L’équipe affiche une stabilité dans son projet. Elle défend bien, presse haut et possède des profils puissants au milieu. Les Aigles savent gérer les matchs engagés. Ils ont réussi à se qualifier pour le second tour sur les trois dernières éditions de la compétition.

Contre des adversaires moins structurés, le Mali reste très difficile à manœuvrer. Ce groupe correspond à son profil. Sans faire de bruit, le Mali peut avancer efficacement et sécuriser la qualification directe, en s’adjugeant la deuxième place du groupe.

Les Comores, l’équipe dont il faut se méfier

Les Comores abordent cette CAN sans complexe. Le souvenir des performances passées (CAN 2019) nourrit encore la confiance du groupe. L’équipe joue avec intensité et solidarité. Face aux grandes nations, elle sait fermer le jeu.

Elle exploite bien les transitions rapides. Cependant, la profondeur de banc reste limitée. La gestion de plusieurs matchs rapprochés peut poser problème. Les Comores peuvent arracher des points importants. Une qualification dépendra de leur efficacité dans les moments clés et la capacité à prendre un maximum de points pour une place de meilleur troisième.

La Zambie, un danger réel mais un contexte difficile

La Zambie possède des qualités offensives intéressantes. L’équipe joue avec liberté et vitesse. Elle peut poser problème sur un match. Cependant, le manque de régularité pèse lourd à ce niveau. Défensivement, la Zambie reste fragile face aux blocs solides. Dans un groupe aussi relevé, le moindre retard peut coûter cher.

Elle pourrait créer une surprise isolée, mais le classement final s’annonce compliqué, si l’on se réfère aux performances de 2023 en Côte d’Ivoire où les Chipolopolos n’ont pas fait mieux que le premier tour de la compétition.

Notre classement final du groupe A

  • 1er : Maroc
  • 2e : Mali
  • 3e : Comores
  • 4e : Zambie

source: onzemondial.com

Maroc : Un torrent d’eau boueuse… En une heure des crues éclair font au moins 37 morts

Après de « très fortes précipitations orageuses », les inondations ont été extrêmement rapides à Safi, au Maroc, tuant au moins 37 personnes

u Maroc, le bilan humain de la catastrophe naturelle à Safi est particulièrement tragique. Au moins 37 personnes sont mortes dimanche dans cette ville de la côte atlantique en raison de crues soudaines après des précipitations ayant entraîné des infiltrations dans plusieurs habitations et commerces. C’est le plus lourd bilan pour des intempéries de ce type dans le royaume depuis une décennie.

La province de Safi, située à environ 300 kilomètres au sud de Rabat, a été touchée par de « très fortes précipitations orageuses » ayant « provoqué des écoulements torrentiels exceptionnels » en l’espace d’« une heure », ont précisé les autorités locales.

De très nombreuses habitations inondées

Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, un torrent d’eau boueuse a dévalé les rues de Safi, emportant voitures et poubelles. D’autres montrent un mausolée à moitié submergé et des embarcations de la Protection civile en intervention pour secourir des résidents. Au moins 70 habitations et commerces situés dans la médina de Safi ont été inondés, dix véhicules ont été emportés par les eaux et un tronçon routier a été endommagé, entraînant l’interruption de la circulation sur plusieurs axes à l’intérieur de la ville, ont indiqué les autorités.

C’est « une journée noire », déplore Hamza Chdouani, un habitant de Safi. Un autre, Marouane Tamer, s’interroge : « Pourquoi aucun camion n’est venu pomper l’eau comme le faisait auparavant la société RADEES (Régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de la province de Safi) ? »

Le réchauffement climatique pointé du doigt

Dans la soirée, le niveau de l’eau avait reflué, laissant derrière lui un paysage de boue et des voitures renversées. Des badauds observaient l’intervention des forces auxiliaires et des éléments de la Protection civile, dont les engins s’activaient à dégager des débris encore immergés. Les efforts se poursuivent pour rechercher d’éventuelles victimes et les autorités tentent de « sécuriser les zones touchées » et d’« apporter le soutien et l’aide nécessaires aux populations touchées par cette situation exceptionnelle », ont assuré les autorités de Safi.

Au Maroc, l’automne est normalement une période de transition entre l’été et l’hiver, marquée par une baisse progressive des températures, mais le réchauffement climatique limite désormais cette baisse, tout en maintenant une forte présence de vapeur d’eau héritée de l’été. Cette combinaison augmente le risque d’averses intenses, d’après des experts.

Sécurité à Bamako : arrestation des présumés auteurs du braquage de Titibougou

Le Commissariat de Police de Souleymanebougou a procédé à l’arrestation de quatre présumés braqueurs, impliqués dans le braquage d’un commerçant à Titibougou, survenu le 5 décembre 2025.

Les suspects, identifiés comme M.C alias « Zépé », M.C dit « Le Roi », S.M et B.N, ont été interpellés le 7 décembre, à l’issue d’une enquête minutieuse, avant d’être remis à la justice.

🔎 Les faits

La victime avait été agressée et dépouillée de plus de 10 millions FCFA. L’enquête a rapidement conduit les policiers vers un ancien employé du commerçant, licencié pour vol, point de départ du démantèlement du réseau.

🔫 Objets saisis lors des interpellations :

▪️ « Zépé » : 250 000 FCFA et une moto achetée avec le butin

▪️ « Le Roi » : 800 000 FCFA, soupçonné d’avoir fourni les informations sur la cible

▪️ S.M : une arme, des munitions et 1 000 000 FCFA

▪️ B.N : interpellé pour tentative de vente d’arme, avec saisie d’une autre arme et deux chargeurs

🚔 Un réseau impliqué dans plusieurs braquages

Selon les enquêteurs, ce groupe serait également impliqué dans :

▪️ le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome

▪️ le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro

▪️ l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou

Les suspects ont été déférés devant la justice. Les investigations se poursuivent afin d’interpeller d’éventuels complices.

Opérations militaires : les FAMa neutralisent des terroristes et détruisent plusieurs bases entre Tombouctou, Bougouni, Nioro et Sikasso

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série d’opérations offensives majeures entre les 12 et 14 décembre 2025, aboutissant à la neutralisation de plusieurs éléments terroristes et à la destruction de bases dans plusieurs régions du pays, selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées.

L’État-Major Général des Armées a rendu public le bilan des opérations conduites par les FAMa sur plusieurs théâtres d’opérations entre le 12 et le 14 décembre 2025. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la sécurisation du territoire national.

Région de Tombouctou : des guetteurs neutralisés

Le 12 décembre 2025, au cours d’une mission de reconnaissance offensive menée au sud de la localité de Léré, dans la région de Tombouctou, les FAMa ont neutralisé trois guetteurs terroristes.

L’opération a également permis la récupération de divers matériels appartenant aux groupes armés.

Bougouni : des terroristes ciblés depuis les airs

Le 13 décembre 2025, des vecteurs aériens des FAMa ont suivi des éléments terroristes circulant à moto dans la zone nord de Kékoro, région de Bougouni.

Les cibles ont été traitées avec précision et neutralisées, confirmant l’efficacité du renseignement et de la surveillance aérienne.

Nioro : quatre bases terroristes détruites

Le 14 décembre 2025, sur la base de renseignements fiables et d’une surveillance ciblée, les FAMa ont mené des frappes aériennes dans la région de Nioro, aboutissant à la destruction complète de quatre bases terroristes, dont :

  • une base à Dioka, au nord-est de Sandaré ;
  • deux bases au nord de Lakamané ;
  • une base à l’ouest de Sandaré.

Sikasso : nouvelles frappes contre des regroupements armés

Toujours le 14 décembre 2025, des renseignements précis faisant état de regroupements de groupes armés terroristes ont conduit les FAMa à mener des frappes aériennes au nord et au nord-est de la ville de Sikasso, détruisant trois cibles.

L’État-Major félicite les troupes

Le Chef d’État-Major Général des Armées a salué la réussite de ces opérations et réaffirmé la ferme détermination des FAMa à lutter contre le terrorisme sur toute l’étendue du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel publié le 15 décembre 2025 à Bamako.

CAN 2025 : le Mali dévoile une liste de 28 joueurs avec six éléments évoluant en Ligue 1

Le sélectionneur des Aigles du Mali, Tom Saintfiet, a rendu publique ce vendredi la liste des 28 joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Le groupe comprend plusieurs cadres et six joueurs issus de la Ligue 1 française.

Le Mali est désormais fixé sur ses forces pour la CAN 2025. Le technicien belge Tom Saintfiet a dévoilé une sélection mêlant expérience, jeunesse et talents évoluant dans les grands championnats européens, notamment en France.

Six joueurs de Ligue 1 dans la sélection

Parmi les joueurs évoluant ou ayant récemment évolué en Ligue 1, plusieurs noms retiennent l’attention. Le latéral droit Hamari Traoré, aujourd’hui au Paris FC, figure bien dans la liste, tout comme le milieu lensois Mamadou Sangaré, auteur de prestations remarquées cette saison.

Le milieu expérimenté Amadou Haïdara est également convoqué, tout comme Lassine Sinayoko (AJ Auxerre) et Kamory Doumbia (Stade Brestois).
L’ex-Lillois Yves Bissouma fait aussi partie du groupe, malgré un temps de jeu limité à Tottenham et une récente polémique extra-sportive.

D’autres anciens pensionnaires du championnat français, à l’image de Mohamed Camara ou El Bilal Touré, complètent l’effectif.

Une liste équilibrée entre Europe, Afrique et Golfe

La sélection malienne se distingue par la diversité des profils, avec des joueurs évoluant en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, offrant au sélectionneur plusieurs options tactiques.

La liste complète des Aigles du Mali

Gardiens
Djigui Diarra (Young Africans), Ismael Diawara (Sirius), Mamadou Samassa (Laval)

Défenseurs
Sikou Niakaté (Braga), Abdoulaye Diaby (Grasshopper), Woyo Coulibaly (Sassuolo), Fodé Doucouré (Le Havre), Hamari Traoré (Paris FC), Nathan Gassama (Baltika Kaliningrad), Mamadou Fofana (New England Revolution), Ousmane Camara (Angers), Amadou Dante (Arouca FC)

Milieux
Amadou Haïdara (RB Leipzig), Lassane Coulibaly (Lecce), Mohamed Camara (Al Sadd), Mamadou Sangaré (Lens), Aliou Dieng (Al Ahly), Yves Bissouma (Tottenham), Mahamadou Doumbia (Al-Ittihad), Ibrahima Sissoko (Bochum)

Attaquants
Nene Dorgeles (Fenerbahçe), Gaoussou Diarra (Feyenoord), Mamadou Camara (Laval), Kamory Doumbia (Stade Brestois), El Bilal Touré (Beşiktaş), Mamadou Doumbia (Watford), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Gaoussou Diakité (Lausanne Sport)

Les Aigles ambitionnent de jouer les premiers rôles lors de cette CAN marocaine, avec un groupe qui allie solidité, créativité et expérience du haut niveau.

Radiations dans les FAMA : des avocats saisissent la Cour suprême pour contester les sanctions

Plusieurs avocats maliens ont engagé une procédure judiciaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de décrets ayant radié des officiers et sous-officiers des Forces armées et de sécurité. Ils dénoncent des violations de procédure et un excès de pouvoir.

Une nouvelle affaire judiciaire secoue les milieux militaires et juridiques maliens. Le vendredi 7 décembre 2025, Maître Mountaga C. Tall, avocat au Barreau du Mali, a annoncé avoir saisi la Section administrative de la Cour suprême du Mali pour contester des décisions ayant entraîné la radiation de plusieurs membres des Forces armées et de sécurité (FAS).

Des décrets contestés pour excès de pouvoir

La requête vise l’annulation de décrets et d’un arrêté pris le 7 octobre 2025, ayant prononcé la cessation de l’état de militaire de plusieurs officiers et sous-officiers.
Les conseils estiment que ces actes administratifs sont entachés d’irrégularités graves, justifiant leur annulation pour excès et détournement de pouvoir.

Demande de réintégration et de rétablissement des droits

Les avocats requièrent l’annulation pure et simple des sanctions prononcées, ainsi que la réintégration immédiate des personnels radiés.
Ils demandent également le rétablissement de l’ensemble des droits concernés, notamment les grades, les avantages statutaires et les droits afférents à la carrière militaire.

Des violations de procédure dénoncées

Pour fonder leur action, les requérants invoquent plusieurs manquements majeurs, parmi lesquels :

  • la violation des droits de la défense ;

  • le non-respect des règles de convocation et de notification des décisions ;

  • l’absence de faute disciplinaire clairement établie ;

  • un détournement de pouvoir dans le processus décisionnel.

Par ailleurs, les avocats ont sollicité, sur la base de la Constitution et des textes communautaires en vigueur, un accès libre aux personnes actuellement en détention dans le cadre de ces procédures.

Cette saisine de la Cour suprême ouvre un nouveau chapitre judiciaire dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des carrières au sein des Forces armées maliennes.

Gendarmerie nationale : le colonel Alpha Yaya Sangaré radié des effectifs par décret présidentiel

Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a signé un décret mettant fin à l’état militaire du colonel Alpha Yaya Sangaré. L’officier supérieur de la Gendarmerie nationale est radié des Forces armées et de sécurité pour des motifs disciplinaires.

Une nouvelle sanction disciplinaire vient d’être rendue publique au sein des Forces armées et de sécurité maliennes. Le colonel Alpha Yaya Sangaré, en service à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, a été officiellement radié des effectifs par décret présidentiel.

Un décret publié au Journal officiel

La décision est actée par le décret n°2025-861/PT-RM, signé ce jeudi par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta.
Le texte a été publié dans l’édition spéciale n°16 du Journal officiel de la République du Mali, en date du 12 décembre 2025.

L’article premier du décret précise que le colonel Alpha Yaya Sangaré est « radié des effectifs des Forces armées et de sécurité, par mesures disciplinaires, à compter de la date de signature du présent décret ».

Une sanction fondée sur un conseil d’enquête

Selon le document officiel, cette radiation fait suite au procès-verbal du Conseil d’enquête du 1ᵉʳ décembre 2025.
La mesure s’inscrit dans le strict cadre des textes en vigueur régissant le statut des militaires, notamment l’ordonnance portant Statut général des militaires.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des faits reprochés à l’officier supérieur.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de discipline et de rigueur affichée par les autorités de la Transition dans la gestion des Forces armées et de sécurité.


LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE ET LA CRIMINALITÉ À SOULEYMANEBOUGOU

 

Dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire en cette période de fin d’année, le Commissariat de Police de Souleymanebougou, sous la conduite du Commissaire Principal Fousseny OUATARA, a mené avec succès une opération ayant abouti au démantèlement d’un réseau de présumés braqueurs opérant à Bamako.

Le dimanche 7 décembre, à l’issue de longues et minutieuses investigations, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes de braquage, dont celui perpétré le 5 décembre dernier à Titibougou. L’opération a permis la saisie d’une partie du butin, ainsi que de plusieurs armes à feu et munitions.

Pour rappel, le 5 décembre, deux hommes armés avaient attaqué un commerçant à Titibougou, emportant une somme estimée à plus de 10 millions de francs CFA. Les premiers éléments de l’enquête ont rapidement conduit les policiers vers un ancien employé de la victime, licencié auparavant pour vol. Interpellé, celui-ci était en possession de 250 000 francs CFA provenant du braquage, ainsi que d’une motocyclette acquise avec le butin. Il a reconnu les faits et dénoncé un complice.

Ce dernier, identifié comme la personne ayant fourni les informations ayant permis de cibler la victime, a été arrêté avec 800 000 francs CFA sur les 1 500 000 francs CFA qu’il aurait perçus. Les aveux des deux premiers suspects ont ensuite conduit à l’arrestation d’un troisième individu, chez qui les enquêteurs ont saisi une arme à feu, des munitions et une somme d’un million de francs CFA.

Un quatrième suspect a été interpellé alors qu’il tentait de vendre une arme à feu après le braquage. La perquisition de son domicile a permis de découvrir une autre arme à feu ainsi que deux chargeurs garnis.

Les investigations ont également révélé que ce réseau serait impliqué dans plusieurs autres braquages de grande envergure à Bamako, notamment le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome, le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro et l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou.

Les suspects, identifiés sous les initiales M.C alias « Zépé » (25 ans), M.C alias « Le Roi » (27 ans), S.M (29 ans) et B.N (29 ans), ont été déférés devant la Justice. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices.

Cette opération témoigne de la détermination des Forces de l’ordre à lutter efficacement contre l’insécurité, conformément aux instructions du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Le Commissaire de Souleymanebougou a, pour sa part, félicité ses équipes pour leur professionnalisme et invité la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout comportement suspect, gage d’une sécurité publique durable.

Crise du carburant au Mali : Attaques contre les citernes, Que dit l’assurance

Les attaques répétées contre les citernes de carburant ont plongé le Mali dans une crise profonde, révélant non seulement des pertes économiques massives, mais aussi l’absence de protection assurantielle face aux risques de guerre et de terrorisme.

La crise du carburant que traverse le Mali ne se limite pas à une simple pénurie. Elle expose un problème plus profond : la vulnérabilité d’un secteur stratégique face à des attaques qui détruisent camions, infrastructures et chaînes logistiques entières.
Des centaines de citernes ont été incendiées, provoquant une flambée des prix, des files d’attente interminables et un ralentissement significatif des activités économiques.

Un choc économique majeur pour les transporteurs et les opérateurs pétroliers

Au-delà de la pénurie, les pertes sont colossales pour les transporteurs, distributeurs et compagnies pétrolières.
Matériel réduit en cendres, revenus bloqués, réseaux de distribution paralysés : l’impact financier est sans précédent.

Pourtant, dans ce chaos, un point crucial émerge : la quasi-absence de couverture assurantielle pour ce type de risques.

Ce que dit réellement le Code CIMA sur les attaques armées

Le Mali, comme les autres pays membres, applique le Code des assurances CIMA.
L’article 38 est clair : les dommages résultant d’une guerre, d’une guerre civile, d’émeutes ou de mouvements populaires sont exclus de la garantie, sauf mention contraire dans le contrat.

Autrement dit, les attaques de citernes par des groupes armés entrent dans une catégorie que les assureurs ne sont pas obligés de couvrir.

Conséquence :
➡️ les transporteurs et opérateurs touchés ne sont généralement pas indemnisés,
➡️ les pertes reposent entièrement sur leurs épaules.

Comme le confie un acteur économique :
« Le marché de l’assurance reste silencieux face aux risques de guerre et de terrorisme. Les produits existent, mais ils sont coûteux et réservés aux grandes entreprises. Les plus vulnérables restent sans filet. »

Assurances spécialisées : des solutions existent, mais hors de portée pour la majorité

Certaines compagnies internationales proposent des produits “risques politiques”, “guerre” ou “terrorisme”, comme AXA XL.
Mais ces assurances :

  • sont très coûteuses,

  • exigent des conditions strictes,

  • restent confidentielles,

  • et ne concernent qu’une minorité d’acteurs.

Les petites et moyennes entreprises du secteur du transport ou des hydrocarbures en sont pratiquement exclues.

Vers une solution malienne ou régionale ?

Face aux pertes humaines et matérielles, l’État malien a officiellement rendu hommage aux acteurs du secteur des hydrocarbures touchés par ces attaques.
Pour éviter que la crise ne se reproduise, plusieurs pistes émergent :

  • création d’un fonds de garantie national,

  • mise en place d’un mécanisme public d’assurance pour risques majeurs,

  • réforme du Code CIMA pour étendre la protection à ces situations exceptionnelles.

Une telle réforme, impactant les 14 États membres, redonnerait confiance aux investisseurs et protégerait enfin un secteur vital pour l’économie régionale.