Mali : un stock stratégique de carburant pour sécuriser 45 jours de consommation nationale

Le Mali franchit un cap important dans sa politique énergétique. Face aux fluctuations des marchés internationaux et aux risques récurrents de rupture d’approvisionnement, le Conseil des Ministres a adopté une série de textes instituant un Stock National de Sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux.

Cette réforme ambitieuse vise à garantir au pays une réserve équivalente à 45 jours de consommation nationale, marquant ainsi une évolution majeure dans la gestion des ressources énergétiques.

Une dépendance énergétique totale à sécuriser

Le Mali dépend entièrement des importations pour couvrir ses besoins en carburant. Cette réalité concerne tous les secteurs stratégiques : électricité, transport, mines, télécommunications ou encore défense.

Les chiffres présentés en Conseil des Ministres illustrent cette pression croissante :

  • Les importations de produits pétroliers sont passées de 2 621 513 m³ en 2023 à 2 665 106 m³ en 2024, soit une hausse de 1,66 %
  • Le gaz butane a enregistré une progression encore plus marquée de 14,38 %, atteignant 15 838 tonnes

Dans ce contexte, toute perturbation externe peut rapidement impacter l’économie nationale et le quotidien des populations.Jusqu’à présent, l’État intervenait de manière ponctuelle pour atténuer les effets des crises, souvent au prix de lourdes subventions.

Avec cette nouvelle politique, le Mali adopte une approche proactive. Le dispositif prévoit la constitution d’un stock de sécurité couvrant 45 jours pour les produits suivants :

  • Super carburant
  • Gasoil
  • Jet A1 (carburant aviation)
  • Gaz butane

L’objectif est clair : anticiper les chocs plutôt que les subir.

🎯 Un bouclier économique et social

Au-delà de l’aspect technique, cette réforme représente un véritable levier de stabilisation économique. Elle permettra notamment de :

  • Assurer la continuité des services essentiels (hôpitaux, sécurité, défense)
  • Limiter l’impact des hausses brutales des prix sur les ménages
  • Préserver la compétitivité des entreprises et industries
  • Renforcer la résilience face aux crises internationales

En instituant ce stock national de sécurité, le Mali pose les bases d’une stratégie énergétique plus autonome et résiliente. Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de protéger l’économie nationale et de garantir la stabilité sociale.

Les modalités de mise en œuvre définies dans les textes adoptés ouvrent désormais la voie à une nouvelle ère dans la gestion énergétique du pays.

Kayes : le couvre-feu prolongé de 30 jours

Les autorités de la région de Kayes ont décidé de maintenir le couvre-feu en vigueur afin de faire face à la situation sécuritaire toujours préoccupante. Dans une décision signée le lundi 30 mars 2026, le gouverneur, le Général de brigade Moussa Soumaré, a officialisé la prorogation de cette mesure pour une durée de 30 jours.

Le couvre-feu s’étendra du mardi 31 mars au mercredi 29 avril 2026, entre minuit et 5 heures du matin, selon une source officielle relayée par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP).

Circulation strictement encadrée

Durant les heures concernées, la circulation des personnes et des véhicules reste strictement limitée. Seuls les engins des Forces de défense et de sécurité ainsi que les ambulances disposant d’un ordre de mission sont autorisés à circuler.

Cette mesure vise à renforcer le contrôle des déplacements nocturnes dans une région confrontée à des menaces sécuritaires persistantes.

Une décision liée au contexte sécuritaire

Les autorités justifient cette reconduction par la nécessité de maintenir la vigilance face aux risques, en référence à la décision N°000524/GRK-CAB du 1er juillet 2025.

Pour rappel, l’instauration initiale du couvre-feu faisait suite à une attaque terroriste survenue dans la ville de Kayes, qui avait conduit les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires.

Hommage aux forces de sécurité et aux populations

Dans son communiqué, le gouverneur Moussa Soumaré a salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité dans la protection des populations. Il a également rendu hommage à la résilience des habitants de Kayes, confrontés à ces restrictions depuis plusieurs mois.

Cette prolongation du couvre-feu s’inscrit dans une stratégie globale visant à stabiliser la région et à prévenir toute nouvelle menace.

Football : la RDC se qualifie pour le Mondial après 52 ans d’attente

C’est un moment historique pour le football congolais. La République démocratique du Congo s’est qualifiée pour la Coupe du monde après 52 ans d’absence, en s’imposant face à la Jamaïque (1-0 après prolongation) lors des barrages intercontinentaux disputés au Mexique.

Au stade Akron de Zapopan, les Léopards ont livré une prestation solide, dominant globalement la rencontre. Dès le début du match, Cédric Bakambu pensait ouvrir le score, mais son but a été refusé pour une position de hors-jeu.

Il a finalement fallu attendre les prolongations pour voir la délivrance. À la 100e minute, Alex Tuanzebe a inscrit l’unique but de la rencontre, offrant à tout un peuple une qualification historique pour le Mondial 2026.

Il s’agit de la deuxième participation de la RDC à une Coupe du monde, après celle de 1974 en Allemagne de l’Ouest. Une attente de plus d’un demi-siècle qui prend fin, suscitant une immense joie dans tout le pays.

Le sélectionneur Sébastien Desabre n’a pas caché son émotion après la rencontre, saluant ses joueurs et le soutien du peuple congolais. Il a notamment souligné l’importance de cette qualification pour une génération entière qui n’avait jamais connu un tel moment.

À Kinshasa, la fête a été totale. Les autorités ont même décrété une journée chômée et payée pour célébrer cet exploit. Cette qualification est également perçue comme un symbole d’unité nationale, notamment pour les populations de l’Est du pays en proie à l’insécurité.

Lors du Mondial, la RDC évoluera dans le groupe K aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. Les Léopards débuteront leur campagne face au Portugal le 17 juin à Houston.

Mauritanie : malgré son abolition, l’esclavage moderne persiste encore

Plus de quarante ans après son abolition officielle, l’esclavage continue de faire des victimes en Mauritanie. Une réalité préoccupante remise en lumière alors que l’Assemblée générale des Nations unies a récemment adopté une résolution historique reconnaissant la traite des Africains et l’esclavage racialisé comme un crime contre l’humanité.

Porté par le Ghana, le texte a été adopté par 123 États, bien que certains pays, dont les États-Unis, s’y soient opposés, tandis que d’autres se sont abstenus. Cette reconnaissance internationale vise à souligner l’ampleur des injustices historiques et leurs conséquences encore visibles aujourd’hui.

En Mauritanie, l’esclavage a été aboli en 1981, puis criminalisé en 2007. Pourtant, selon plusieurs observateurs et défenseurs des droits humains, cette pratique n’a jamais totalement disparu. Des cas d’exploitation assimilables à de l’esclavage moderne continuent d’être signalés, notamment dans des zones rurales et au sein de certaines communautés vulnérables.

Des experts évoquent une « tragédie silencieuse », entretenue par des facteurs sociaux, économiques et culturels profondément enracinés. Malgré l’existence d’un cadre légal, l’application des lois reste limitée et les victimes peinent souvent à obtenir justice.

Selon les estimations historiques, plus de 15 millions d’Africains ont été déportés dans le cadre de la traite transatlantique. Aujourd’hui encore, les séquelles de cette période se manifestent à travers des inégalités persistantes et des formes contemporaines d’exploitation.

Pour les défenseurs des droits humains, la reconnaissance de l’ONU constitue une avancée symbolique importante. Toutefois, ils insistent sur la nécessité d’actions concrètes sur le terrain pour éradiquer définitivement ces pratiques.

Mali : à Mourdiah, la jeunesse se mobilise face au blocus des groupes armés sur la RN4

Dans le sud-ouest du Mali, la situation sécuritaire à Mourdiah devient de plus en plus préoccupante. Cette localité frontalière avec la Mauritanie fait face à un blocus imposé par des groupes armés, rendant presque impraticable la Route Nationale 4 (RN4), axe vital pour l’approvisionnement des populations.

Une route stratégique sous pression

Selon plusieurs témoignages locaux, les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, contrôlent désormais l’accès à cet axe routier essentiel. Mourdiah, carrefour stratégique entre Nara et le reste du pays, se retrouve ainsi isolée.

Les conséquences sont lourdes : les activités économiques sont quasiment à l’arrêt. Le commerce, l’agriculture et l’élevage, piliers de l’économie locale, sont fortement perturbés.

Une mobilisation citoyenne face à la crise

Face à cette situation, la jeunesse de Mourdiah a décidé de s’organiser. Selon un leader local ayant requis l’anonymat, des concertations ont été menées avec les autorités coutumières, administratives et religieuses, ainsi qu’avec la société civile.

« Nous déplorons les privations auxquelles nous sommes soumis depuis plusieurs mois. La situation plonge la population dans une précarité sans précédent », a-t-il déclaré.

Cette mobilisation vise à trouver des solutions concrètes, y compris, selon certaines sources locales, l’option de discussions avec les groupes armés pour rétablir un minimum de circulation.

Déplacements et marchés à l’arrêt

La crise a également entraîné le déplacement des populations d’au moins 16 villages. Plusieurs marchés hebdomadaires, notamment à Madina Kagoro et Dalibougou, ne se tiennent plus, privant les habitants d’accès aux denrées alimentaires et au bétail.

La pénurie de carburant aggrave encore la situation. Essence et gasoil se font rares, paralysant davantage les déplacements et les activités économiques.

Une flambée des prix et une économie asphyxiée

À Nara, les effets du blocus sont déjà visibles. Les prix des denrées de base ont fortement augmenté. Le sac de riz de 50 kg, autrefois vendu entre 17 000 et 17 500 FCFA, atteint désormais 22 000 à 25 000 FCFA.

Le commerce du bétail est lui aussi en chute libre. Avant la crise, jusqu’à dix camions quittaient chaque semaine la zone pour Bamako. Aujourd’hui, il devient difficile d’en faire partir un seul.

Des routes alternatives impraticables

Face au blocage de la RN4, certains transporteurs tentent de contourner la zone en empruntant des pistes secondaires. Mais ces trajets peuvent dépasser 170 kilomètres sur des routes difficiles, augmentant les coûts et les risques.

Une urgence humanitaire grandissante

La situation à Mourdiah illustre une fois de plus les défis sécuritaires et humanitaires dans certaines régions du Mali. Entre isolement, hausse des prix et déplacements de populations, la pression s’accentue sur les communautés locales.

La mobilisation de la jeunesse apparaît aujourd’hui comme une tentative de réponse locale à une crise qui dépasse largement les capacités de la seule commune.

Mali : les FAMa frappent fort à Ménaka, plus de 50 terroristes neutralisés

L’État-Major Général des Armées (EMGA) du Mali a annoncé, dans un communiqué publié le 27 mars 2026, le succès d’une opération aérienne d’envergure menée dans la région de Ménaka. Selon les autorités militaires, ces frappes ont été réalisées dans la matinée du jeudi 26 mars 2026, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire. Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont ciblé un important groupe armé terroriste localisé à environ 38 kilomètres au nord-ouest de la ville de Ménaka.

Le bilan communiqué fait état de plus d’une cinquantaine de terroristes neutralisés. L’armée malienne affirme également que l’ensemble de la logistique du groupe a été totalement détruite, ce qui constitue un coup significatif porté aux capacités opérationnelles des assaillants dans cette zone stratégique du nord du pays.

Une opération inscrite dans la stratégie sécuritaire

Cette intervention s’inscrit dans la continuité des opérations de sécurisation du territoire national menées par les FAMa, dans un contexte marqué par une pression accrue sur les groupes armés terroristes dans plusieurs régions du Mali.

Le Chef d’État-Major Général des Armées a réaffirmé, à travers ce communiqué, la détermination des forces de défense à protéger les populations et leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel, illustrant la volonté des autorités militaires de maintenir la pression contre les groupes terroristes et de rassurer l’opinion publique sur la dynamique sécuritaire en cours.

Décès de Toumba Diakité : fin d’un parcours aussi controversé que marquant en Guinée

La Guinée vient de perdre l’une des figures les plus controversées de son histoire récente. Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le nom de Toumba, est décédé mercredi 25 mars 2026 à l’hôpital militaire du camp Samory Touré de Conakry, à l’âge de 57 ans, des suites de complications médicales.

Selon les autorités, il souffrait d’une hernie compliquée ayant entraîné une péritonite aiguë généralisée. Son état s’était rapidement dégradé après son transfert en urgence depuis la maison d’arrêt de Coyah.

Un parcours atypique, de la médecine à l’armée

Né en 1968 à Conakry, Toumba Diakité débute sa carrière comme médecin au CHU Ignace Deen, en cardiologie. Pendant plusieurs années, il exerce en tant que soignant avant de rejoindre les forces armées guinéennes en 1993.

Formé comme ranger et engagé sur plusieurs théâtres d’opérations, notamment aux frontières avec le Libéria, il gravit progressivement les échelons, devenant une figure respectée au sein de l’armée.

De l’ombre du pouvoir à la chute

Son destin bascule en décembre 2008, après la mort du président Lansana Conté. Il devient alors l’aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, nouvel homme fort du pays.

Mais c’est surtout son rôle présumé dans les événements du 28 septembre 2009, marqués par un massacre de civils au stade de Conakry, qui va durablement marquer son image. Accusé d’avoir orchestré la répression, Toumba a toujours contesté ces faits.

Quelques mois plus tard, en décembre 2009, il tire sur Dadis Camara, affirmant vouloir éviter d’être désigné comme unique responsable des violences. Il prend la fuite avant d’être arrêté au Sénégal en 2016 puis extradé en Guinée en 2017.

Procès, condamnation et ambitions politiques

Jugé à partir de 2022, Toumba Diakité devient l’un des principaux accusés du procès historique du 28 septembre. En juillet 2024, il est condamné à 10 ans de prison pour crimes contre l’humanité.

Malgré son incarcération, il tente de rebondir sur le plan politique, allant jusqu’à annoncer sa candidature à la présidentielle de 2025, finalement rejetée.

Une fin en détention

Sa santé s’est détériorée au début de l’année 2026. Après un malaise grave, il est transféré à l’hôpital militaire où il décède quelques jours plus tard.

Toumba Diakité devient ainsi le deuxième condamné majeur de ce procès à mourir en détention, après le colonel Claude Pivi.

Une page qui se tourne, sans refermer les blessures

Avec la disparition de Toumba, la Guinée perd un témoin clé d’une tragédie nationale encore vive dans les mémoires. Son parcours, mêlant médecine, pouvoir militaire et justice, restera longtemps au cœur des débats sur la vérité, la responsabilité et la réconciliation nationale.

Mali : Bamako choisi pour accueillir les Jeux africains Maarif 2027

Le Mali accueillera en 2027 les Jeux africains du réseau Maarif, une initiative portée par la Türkiye pour promouvoir le sport et l’éducation sur le continent. L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre tenue le 24 mars à Bamako entre le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, et l’ambassadeur de Türkiye au Mali, Efe Ceylan.

Baptisé « MAARIF-FESTA », cet événement panafricain vise à renforcer l’engagement des jeunes à travers le sport, tout en consolidant les liens éducatifs entre les pays africains et la Türkiye.

Un projet dans la continuité des initiatives Maarif

Cette annonce s’inscrit dans la dynamique des activités déjà menées par la Fondation Maarif, qui avait organisé en février 2025 à Bamako la deuxième édition des Africa Maarif Sports Games. L’événement avait rassemblé près de 2 000 participants issus de 20 pays africains au stade du 26-Mars.

Créée en 2016, la Fondation Maarif est chargée par l’État turc de développer des établissements éducatifs à l’international. Elle revendique une présence dans plus de 50 pays et la scolarisation de dizaines de milliers d’élèves.

Une coopération renforcée entre Bamako et Ankara

Au Mali, l’implantation du réseau Maarif remonte à 2017, à la suite d’un accord avec le ministère de l’Éducation ayant permis la reprise de plusieurs établissements scolaires.

Cette collaboration s’inscrit dans un cadre plus large de renforcement des relations bilatérales entre le Mali et la Türkiye, notamment dans les domaines de :

  • l’éducation,
  • la formation,
  • la jeunesse et le sport.

Les autorités turques soulignent également que de nombreux étudiants maliens bénéficient de bourses d’études en Türkiye, tandis que les échanges économiques entre les deux pays connaissent une progression notable.

Le Mali, hub du réseau Maarif en Afrique

L’organisation des Jeux africains du réseau Maarif en 2027 confirme le positionnement du Mali comme un acteur clé des activités du réseau en Afrique.

À travers cet événement, Bamako ambitionne de devenir un carrefour régional alliant éducation, sport et intégration de la jeunesse africaine.

CAN 2025 : la CAF inflige une défaite sur tapis vert au Sénégal, la FSF saisit le TAS

Le football africain est secoué par une décision majeure de la Confédération africaine de football (CAF). Le Jury d’Appel de l’instance a infligé une défaite par forfait (3-0) au Sénégal au profit du Maroc, dans le cadre de la rencontre n°52 de la CAN 2025 organisée au Maroc.

Ce revirement intervient après que le Jury disciplinaire de première instance avait initialement donné raison aux Lions de la Teranga. Saisie par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), la Commission d’Appel a finalement jugé le recours recevable et fondé.

Un vice de procédure à l’origine de la décision

Selon la CAF, la décision initiale a été annulée pour des raisons procédurales. Le droit d’être entendu de la partie marocaine n’aurait pas été respecté lors de l’instruction du dossier.

Sur le fond, l’instance d’appel estime désormais que le comportement de la sélection sénégalaise enfreint les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, justifiant ainsi la sanction.

Colère du Sénégal et recours au TAS

La réaction de la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel, elle dénonce une décision « inique, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle porte atteinte à la crédibilité du football africain.

Refusant de s’incliner, la FSF a annoncé son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Ce recours constitue la dernière voie juridique pour tenter d’annuler la décision et rétablir le résultat initial.

Une affaire aux lourdes conséquences

En attendant l’issue de cette bataille judiciaire, cette décision pourrait avoir un impact majeur sur le classement et le déroulement de la CAN 2025.

Le dossier s’annonce désormais comme l’un des contentieux sportifs les plus marquants du football africain ces dernières années

Congo : Denis Sassou Nguesso réélu dès le premier tour avec plus de 94 % des voix

Le président sortant Denis Sassou Nguesso a été largement réélu à l’issue de l’élection présidentielle du 15 mars 2026, remportant le scrutin dès le premier tour avec 94,82 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur.

Son principal adversaire, Mabio Mavoungou Zinga, arrive loin derrière avec 1,48 % des voix, dans un scrutin marqué par un appel au boycott lancé par une partie de l’opposition.

Les autorités ont par ailleurs fait état d’un taux de participation de 84,65 %, affirmant que le vote s’est déroulé dans le calme.

Des critiques sur la transparence du scrutin

Malgré l’annonce de ces résultats, le processus électoral suscite des interrogations. Plusieurs organisations de la société civile et observateurs pointent des zones d’ombre, notamment :

  • un manque de pluralisme politique,

  • des perturbations numériques signalées pendant le vote,

  • ainsi qu’un boycott partiel de l’opposition.

Ces éléments alimentent les doutes sur la transparence et l’inclusivité du scrutin.

Un cinquième mandat dans un contexte social fragile

À 82 ans, Denis Sassou Nguesso s’apprête à entamer un cinquième mandat consécutif. Au total, il cumule plus de quatre décennies à la tête de la République du Congo, consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir.

Cette nouvelle mandature débute toutefois dans un contexte socio-économique difficile. Malgré ses importantes ressources pétrolières, le pays reste confronté à des défis majeurs, avec une pauvreté touchant encore une large partie de la population.

Validation attendue par la Cour constitutionnelle

Conformément à la loi électorale, les résultats provisoires doivent être transmis à la Cour constitutionnelle, chargée de leur validation.

Les candidats disposent d’un délai pour introduire d’éventuels recours, même si les observateurs s’attendent à une confirmation rapide de la victoire du président sortant.