CAN 2025 : la CAF inflige une défaite sur tapis vert au Sénégal, la FSF saisit le TAS

Le football africain est secoué par une décision majeure de la Confédération africaine de football (CAF). Le Jury d’Appel de l’instance a infligé une défaite par forfait (3-0) au Sénégal au profit du Maroc, dans le cadre de la rencontre n°52 de la CAN 2025 organisée au Maroc.

Ce revirement intervient après que le Jury disciplinaire de première instance avait initialement donné raison aux Lions de la Teranga. Saisie par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), la Commission d’Appel a finalement jugé le recours recevable et fondé.

Un vice de procédure à l’origine de la décision

Selon la CAF, la décision initiale a été annulée pour des raisons procédurales. Le droit d’être entendu de la partie marocaine n’aurait pas été respecté lors de l’instruction du dossier.

Sur le fond, l’instance d’appel estime désormais que le comportement de la sélection sénégalaise enfreint les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, justifiant ainsi la sanction.

Colère du Sénégal et recours au TAS

La réaction de la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel, elle dénonce une décision « inique, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle porte atteinte à la crédibilité du football africain.

Refusant de s’incliner, la FSF a annoncé son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Ce recours constitue la dernière voie juridique pour tenter d’annuler la décision et rétablir le résultat initial.

Une affaire aux lourdes conséquences

En attendant l’issue de cette bataille judiciaire, cette décision pourrait avoir un impact majeur sur le classement et le déroulement de la CAN 2025.

Le dossier s’annonce désormais comme l’un des contentieux sportifs les plus marquants du football africain ces dernières années

Congo : Denis Sassou Nguesso réélu dès le premier tour avec plus de 94 % des voix

Le président sortant Denis Sassou Nguesso a été largement réélu à l’issue de l’élection présidentielle du 15 mars 2026, remportant le scrutin dès le premier tour avec 94,82 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur.

Son principal adversaire, Mabio Mavoungou Zinga, arrive loin derrière avec 1,48 % des voix, dans un scrutin marqué par un appel au boycott lancé par une partie de l’opposition.

Les autorités ont par ailleurs fait état d’un taux de participation de 84,65 %, affirmant que le vote s’est déroulé dans le calme.

Des critiques sur la transparence du scrutin

Malgré l’annonce de ces résultats, le processus électoral suscite des interrogations. Plusieurs organisations de la société civile et observateurs pointent des zones d’ombre, notamment :

  • un manque de pluralisme politique,

  • des perturbations numériques signalées pendant le vote,

  • ainsi qu’un boycott partiel de l’opposition.

Ces éléments alimentent les doutes sur la transparence et l’inclusivité du scrutin.

Un cinquième mandat dans un contexte social fragile

À 82 ans, Denis Sassou Nguesso s’apprête à entamer un cinquième mandat consécutif. Au total, il cumule plus de quatre décennies à la tête de la République du Congo, consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir.

Cette nouvelle mandature débute toutefois dans un contexte socio-économique difficile. Malgré ses importantes ressources pétrolières, le pays reste confronté à des défis majeurs, avec une pauvreté touchant encore une large partie de la population.

Validation attendue par la Cour constitutionnelle

Conformément à la loi électorale, les résultats provisoires doivent être transmis à la Cour constitutionnelle, chargée de leur validation.

Les candidats disposent d’un délai pour introduire d’éventuels recours, même si les observateurs s’attendent à une confirmation rapide de la victoire du président sortant.