Sécurité à Bamako : arrestation des présumés auteurs du braquage de Titibougou

Le Commissariat de Police de Souleymanebougou a procédé à l’arrestation de quatre présumés braqueurs, impliqués dans le braquage d’un commerçant à Titibougou, survenu le 5 décembre 2025.

Les suspects, identifiés comme M.C alias « Zépé », M.C dit « Le Roi », S.M et B.N, ont été interpellés le 7 décembre, à l’issue d’une enquête minutieuse, avant d’être remis à la justice.

🔎 Les faits

La victime avait été agressée et dépouillée de plus de 10 millions FCFA. L’enquête a rapidement conduit les policiers vers un ancien employé du commerçant, licencié pour vol, point de départ du démantèlement du réseau.

🔫 Objets saisis lors des interpellations :

▪️ « Zépé » : 250 000 FCFA et une moto achetée avec le butin

▪️ « Le Roi » : 800 000 FCFA, soupçonné d’avoir fourni les informations sur la cible

▪️ S.M : une arme, des munitions et 1 000 000 FCFA

▪️ B.N : interpellé pour tentative de vente d’arme, avec saisie d’une autre arme et deux chargeurs

🚔 Un réseau impliqué dans plusieurs braquages

Selon les enquêteurs, ce groupe serait également impliqué dans :

▪️ le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome

▪️ le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro

▪️ l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou

Les suspects ont été déférés devant la justice. Les investigations se poursuivent afin d’interpeller d’éventuels complices.

Opérations militaires : les FAMa neutralisent des terroristes et détruisent plusieurs bases entre Tombouctou, Bougouni, Nioro et Sikasso

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série d’opérations offensives majeures entre les 12 et 14 décembre 2025, aboutissant à la neutralisation de plusieurs éléments terroristes et à la destruction de bases dans plusieurs régions du pays, selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées.

L’État-Major Général des Armées a rendu public le bilan des opérations conduites par les FAMa sur plusieurs théâtres d’opérations entre le 12 et le 14 décembre 2025. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la sécurisation du territoire national.

Région de Tombouctou : des guetteurs neutralisés

Le 12 décembre 2025, au cours d’une mission de reconnaissance offensive menée au sud de la localité de Léré, dans la région de Tombouctou, les FAMa ont neutralisé trois guetteurs terroristes.

L’opération a également permis la récupération de divers matériels appartenant aux groupes armés.

Bougouni : des terroristes ciblés depuis les airs

Le 13 décembre 2025, des vecteurs aériens des FAMa ont suivi des éléments terroristes circulant à moto dans la zone nord de Kékoro, région de Bougouni.

Les cibles ont été traitées avec précision et neutralisées, confirmant l’efficacité du renseignement et de la surveillance aérienne.

Nioro : quatre bases terroristes détruites

Le 14 décembre 2025, sur la base de renseignements fiables et d’une surveillance ciblée, les FAMa ont mené des frappes aériennes dans la région de Nioro, aboutissant à la destruction complète de quatre bases terroristes, dont :

  • une base à Dioka, au nord-est de Sandaré ;
  • deux bases au nord de Lakamané ;
  • une base à l’ouest de Sandaré.

Sikasso : nouvelles frappes contre des regroupements armés

Toujours le 14 décembre 2025, des renseignements précis faisant état de regroupements de groupes armés terroristes ont conduit les FAMa à mener des frappes aériennes au nord et au nord-est de la ville de Sikasso, détruisant trois cibles.

L’État-Major félicite les troupes

Le Chef d’État-Major Général des Armées a salué la réussite de ces opérations et réaffirmé la ferme détermination des FAMa à lutter contre le terrorisme sur toute l’étendue du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel publié le 15 décembre 2025 à Bamako.

Radiations dans les FAMA : des avocats saisissent la Cour suprême pour contester les sanctions

Plusieurs avocats maliens ont engagé une procédure judiciaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de décrets ayant radié des officiers et sous-officiers des Forces armées et de sécurité. Ils dénoncent des violations de procédure et un excès de pouvoir.

Une nouvelle affaire judiciaire secoue les milieux militaires et juridiques maliens. Le vendredi 7 décembre 2025, Maître Mountaga C. Tall, avocat au Barreau du Mali, a annoncé avoir saisi la Section administrative de la Cour suprême du Mali pour contester des décisions ayant entraîné la radiation de plusieurs membres des Forces armées et de sécurité (FAS).

Des décrets contestés pour excès de pouvoir

La requête vise l’annulation de décrets et d’un arrêté pris le 7 octobre 2025, ayant prononcé la cessation de l’état de militaire de plusieurs officiers et sous-officiers.
Les conseils estiment que ces actes administratifs sont entachés d’irrégularités graves, justifiant leur annulation pour excès et détournement de pouvoir.

Demande de réintégration et de rétablissement des droits

Les avocats requièrent l’annulation pure et simple des sanctions prononcées, ainsi que la réintégration immédiate des personnels radiés.
Ils demandent également le rétablissement de l’ensemble des droits concernés, notamment les grades, les avantages statutaires et les droits afférents à la carrière militaire.

Des violations de procédure dénoncées

Pour fonder leur action, les requérants invoquent plusieurs manquements majeurs, parmi lesquels :

  • la violation des droits de la défense ;

  • le non-respect des règles de convocation et de notification des décisions ;

  • l’absence de faute disciplinaire clairement établie ;

  • un détournement de pouvoir dans le processus décisionnel.

Par ailleurs, les avocats ont sollicité, sur la base de la Constitution et des textes communautaires en vigueur, un accès libre aux personnes actuellement en détention dans le cadre de ces procédures.

Cette saisine de la Cour suprême ouvre un nouveau chapitre judiciaire dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des carrières au sein des Forces armées maliennes.

Gendarmerie nationale : le colonel Alpha Yaya Sangaré radié des effectifs par décret présidentiel

Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a signé un décret mettant fin à l’état militaire du colonel Alpha Yaya Sangaré. L’officier supérieur de la Gendarmerie nationale est radié des Forces armées et de sécurité pour des motifs disciplinaires.

Une nouvelle sanction disciplinaire vient d’être rendue publique au sein des Forces armées et de sécurité maliennes. Le colonel Alpha Yaya Sangaré, en service à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, a été officiellement radié des effectifs par décret présidentiel.

Un décret publié au Journal officiel

La décision est actée par le décret n°2025-861/PT-RM, signé ce jeudi par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta.
Le texte a été publié dans l’édition spéciale n°16 du Journal officiel de la République du Mali, en date du 12 décembre 2025.

L’article premier du décret précise que le colonel Alpha Yaya Sangaré est « radié des effectifs des Forces armées et de sécurité, par mesures disciplinaires, à compter de la date de signature du présent décret ».

Une sanction fondée sur un conseil d’enquête

Selon le document officiel, cette radiation fait suite au procès-verbal du Conseil d’enquête du 1ᵉʳ décembre 2025.
La mesure s’inscrit dans le strict cadre des textes en vigueur régissant le statut des militaires, notamment l’ordonnance portant Statut général des militaires.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des faits reprochés à l’officier supérieur.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de discipline et de rigueur affichée par les autorités de la Transition dans la gestion des Forces armées et de sécurité.


LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE ET LA CRIMINALITÉ À SOULEYMANEBOUGOU

 

Dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire en cette période de fin d’année, le Commissariat de Police de Souleymanebougou, sous la conduite du Commissaire Principal Fousseny OUATARA, a mené avec succès une opération ayant abouti au démantèlement d’un réseau de présumés braqueurs opérant à Bamako.

Le dimanche 7 décembre, à l’issue de longues et minutieuses investigations, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes de braquage, dont celui perpétré le 5 décembre dernier à Titibougou. L’opération a permis la saisie d’une partie du butin, ainsi que de plusieurs armes à feu et munitions.

Pour rappel, le 5 décembre, deux hommes armés avaient attaqué un commerçant à Titibougou, emportant une somme estimée à plus de 10 millions de francs CFA. Les premiers éléments de l’enquête ont rapidement conduit les policiers vers un ancien employé de la victime, licencié auparavant pour vol. Interpellé, celui-ci était en possession de 250 000 francs CFA provenant du braquage, ainsi que d’une motocyclette acquise avec le butin. Il a reconnu les faits et dénoncé un complice.

Ce dernier, identifié comme la personne ayant fourni les informations ayant permis de cibler la victime, a été arrêté avec 800 000 francs CFA sur les 1 500 000 francs CFA qu’il aurait perçus. Les aveux des deux premiers suspects ont ensuite conduit à l’arrestation d’un troisième individu, chez qui les enquêteurs ont saisi une arme à feu, des munitions et une somme d’un million de francs CFA.

Un quatrième suspect a été interpellé alors qu’il tentait de vendre une arme à feu après le braquage. La perquisition de son domicile a permis de découvrir une autre arme à feu ainsi que deux chargeurs garnis.

Les investigations ont également révélé que ce réseau serait impliqué dans plusieurs autres braquages de grande envergure à Bamako, notamment le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome, le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro et l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou.

Les suspects, identifiés sous les initiales M.C alias « Zépé » (25 ans), M.C alias « Le Roi » (27 ans), S.M (29 ans) et B.N (29 ans), ont été déférés devant la Justice. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices.

Cette opération témoigne de la détermination des Forces de l’ordre à lutter efficacement contre l’insécurité, conformément aux instructions du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Le Commissaire de Souleymanebougou a, pour sa part, félicité ses équipes pour leur professionnalisme et invité la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout comportement suspect, gage d’une sécurité publique durable.

Nioro : les FAMa détruisent une base terroriste et un convoi de ravitaillement lors d’une double frappe aérienne

Les Forces Armées Maliennes ont mené ce 9 décembre 2025 deux opérations aériennes décisives à Sebabougou, dans le cercle de Diéma. Un pick-up de ravitaillement et une base logistique terroriste ont été neutralisés, confirmant la montée en puissance des opérations de surveillance du territoire.

Les FAMa ont frappé un nouveau coup dur contre les groupes terroristes actifs dans la région de Nioro. Selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées publié ce mercredi, deux interventions aériennes successives ont permis de neutraliser du matériel, du carburant et des combattants qui se cachaient dans la zone de Sebabougou.

Première frappe : un convoi logistique intercepté

Dans la matinée, les vecteurs aériens des FAMa ont identifié un pick-up dissimulé sous un épais couvert végétal. Le véhicule transportait plusieurs fûts d’essence, confirmant qu’il s’agissait d’un convoi de ravitaillement destiné aux groupes armés opérant dans le secteur.

L’appareil a été immédiatement neutralisé.

Deuxième frappe : une base terroriste détruite

Quelques heures plus tard, une nouvelle opération a ciblé une base terroriste cachée dans une zone forestière dense du même secteur.
La frappe a permis de détruire une installation logistique, un second pick-up, des stocks de carburant ainsi que les éléments terroristes qui s’y trouvaient.

Les FAMa réaffirment leur détermination

À travers ce communiqué, le Chef d’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer les populations : les FAMa demeurent « déterminées à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national », malgré la persistance de certaines menaces.

Loulouni : les FAMa sécurisent la zone et l’État réaffirme son soutien aux populations

Après plusieurs jours d’insécurité, la localité de Loulouni, dans la région de Sikasso, retrouve le calme grâce à une opération de ratissage des Forces Armées Maliennes. Une délégation de haut niveau s’est rendue sur place pour rassurer les habitants et réaffirmer l’engagement de l’État.

La vie reprend progressivement son cours à Loulouni. Durant plusieurs jours, cette commune du sud du Mali avait été marquée par des incursions armées et des actes de banditisme. Une situation désormais sous contrôle, après une intervention déterminante des Forces Armées Maliennes (FAMa) qui ont repoussé les groupes armés et sécurisé les principaux axes routiers.

Une pression militaire décisive

En visite sur le terrain, le Colonel Abdou Samba Sylla a salué l’efficacité des opérations conduites ces trois dernières semaines.
Selon lui, les FAMa ont réussi à imposer une pression constante sur les assaillants, permettant le retour des populations et la sécurisation des corridors RN7, RN10 et RN11.

« Aujourd’hui, la population de Loulouni a repris confiance et est revenue à la maison », a-t-il déclaré, tout en précisant que quelques poches résiduelles demeurent mais seront « réduites dans les jours à venir » afin de garantir une stabilisation durable de la zone.

L’État exprime sa solidarité

Le Colonel-Major Général de Police Tiantio Diarra, représentant le gouverneur de Sikasso, a adressé un message de solidarité au nom des autorités nationales.
Il a rendu hommage à la résilience des habitants de Loulouni, victimes d’« une agression barbare », et les a encouragés à poursuivre leur retour.

« La sécurité est là, la taille militaire est là. Personne ne viendra nous dérouter du développement avancé pour notre pays », a-t-il assuré.

Un important soutien humanitaire

Pour accompagner la stabilisation de la zone et le retour des déplacés, une vaste opération civilo-militaire a été organisée. Les populations ont reçu une importante quantité de vivres : sucre, sel, pâtes alimentaires, huile, ainsi que des médicaments.

Ce dispositif a été renforcé par 20 tonnes de riz fournies par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) via le gouvernorat de Sikasso, un appui vital pour les familles ayant fui les violences

FAMa : plusieurs opérations aériennes réussies à Ménaka, Sikasso et Zantiguila

L’État-major général des Armées informe l’opinion nationale que, dans le cadre de la surveillance du territoire menée le 8 octobre 2025, les vecteurs aériens des FAMa ont repéré et neutralisé un regroupement de terroristes dans la zone d’Inarabane, région de Ménaka.

Le même jour, des frappes aériennes ciblées ont été conduites dans les localités de Kolondiéba, Zégoua et Hérémakono, dans la région de Sikasso. Trois (03) cibles ont été traitées avec succès, entraînant la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes et la destruction de matériel ennemi.

Par ailleurs, le 9 octobre 2025, les FAMa ont vigoureusement riposté à une attaque contre le poste de Zantiguila, à l’aube. Le bilan fait état de plusieurs assaillants neutralisés ainsi que de motos et d’armements récupérés.

L’État-major général des Armées rassure la population du plein engagement des FAMa à poursuivre la lutte contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire national.

Unis, nous vaincrons.
Bamako, le 9 octobre 2025

Tentative de déstabilisation : onze militaires radiés des effectifs

Selon le Journal officiel de la République du Mali, onze militaires, dont plusieurs officiers supérieurs, ont été radiés des forces armées pour des motifs disciplinaires liés à la tentative de déstabilisation des institutions survenue en août dernier.

Parmi les concernés figurent des personnalités bien connues de l’armée malienne :

  • le Général Abass Dembélé (Armée de Terre),

  • le Général de brigade Nèma Sagara (Armée de l’Air),

  • le Lieutenant-colonel Soungalo Diop (Service de Santé des Armées),

  • le Lieutenant-colonel Baba Dembélé (Armée de Terre),

  • le Capitaine Magassi Tounkara (Génie militaire),

  • le Capitaine Sékou Amadou Fané (Armée de Terre),

  • le Lieutenant-colonel Mamadou dit Tiécoro Diarra (Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport),

  • le Lieutenant-colonel Moro Sidibé (Garde nationale),

  • le Lieutenant-colonel Amadou Keïta (Génie militaire),

  • et le Lieutenant-colonel Saybou Keïta (Armée de l’Air).

« Ces radiations prennent effet à compter de la date de signature du décret présidentiel », précise le document officiel.

D’après des sources concordantes, ces officiers appartenaient au groupe de militaires arrêtés en août 2025, soupçonnés d’être impliqués dans une tentative de déstabilisation de l’État, aux côtés d’une quarantaine de soldats et d’un ressortissant français.

Lutte contre les faux médicaments: 370 cartons de médicaments contrefaits saisis par l’Antenne OCS de la rive droite

Les enquêteurs de l’antenne de la rive droite de l’Office Central des Stupéfiants (OCS), dirigés par le capitaine Demba Tounkara, ont réalisé un important coup de filet le mardi 8 octobre 2025.
Ils ont procédé à la saisie de 370 cartons de médicaments contrefaits, représentant près de 5 tonnes de produits pharmaceutiques non homologués.

Cette opération réussie résulte d’une enquête menée avec professionnalisme à la suite d’informations exploitées par les services de l’OCS. Plusieurs suspects ont été interpellés puis déférés devant les autorités compétentes.

Cette saisie constitue un signal fort dans la lutte contre le trafic de faux médicaments, un phénomène aux conséquences graves pour la santé publique.

Le colonel-major Fousseyni Keita, directeur général de l’OCS, a salué le travail des enquêteurs et appelé la population à une collaboration accrue avec les antennes de l’Office, afin de renforcer la lutte contre les stupéfiants et le commerce illicite sous toutes ses formes.