Crise à la FEMAFOOT : la FIFA confie l’organisation du processus électoral à Sidi Békaye Magassa

La crise institutionnelle au sein de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) entre dans une phase décisive. La FIFA, en concertation avec la Confédération africaine de football (CAF), a arrêté sa position sur la conduite du processus électoral à venir.

Conformément aux statuts de la FEMAFOOT, le Secrétaire général, Sidi Békaye Magassa, est officiellement chargé d’organiser l’Assemblée générale extraordinaire élective, sous la supervision des instances internationales.

Cette décision intervient après la démission collective du bureau exécutif, intervenue fin janvier 2026, actant une vacance totale des postes dirigeants. Dans ce contexte, la FIFA confie au Secrétaire général la gestion transitoire de la fédération, avec pour missions principales d’assurer les affaires courantes, d’élaborer une feuille de route électorale et de conduire le processus devant aboutir à l’élection d’un nouveau Comité exécutif pour un mandat de quatre ans.

Les commissions électorales installées le 15 novembre 2025 demeurent en fonction. La FIFA souligne leur indépendance et leur protection par les textes réglementaires en vigueur. Sur le plan financier, l’instance mondiale a également précisé les modalités relatives aux signataires des comptes fédéraux jusqu’à la tenue des élections.

À travers cette décision, la FIFA adresse un message clair : coopération, transparence et strict respect des statuts doivent guider l’ensemble du processus. L’instance annonce par ailleurs un suivi étroit du scrutin, avec la présence de ses représentants lors de l’Assemblée générale élective.

Le football malien s’engage ainsi dans une étape institutionnelle déterminante pour son avenir.

Mali : Le Président Assimi Goïta décrète 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture.
Cette décision vise à refonder durablement le système éducatif, renforcer la cohésion sociale et promouvoir la souveraineté culturelle, conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma et à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.

L’État entend ainsi placer le capital humain, l’excellence citoyenne et la culture au cœur du développement national.

Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran

L’Iran et les États-Unis entament ce matin des négociations à Oman, que Téhéran veut limiter strictement à son programme nucléaire, Washington laissant pour sa part planer la menace militaire en cas d’échec. Avant le début des discussions, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a appelé au « respect mutuel ».

Des discussions doivent s’ouvrir ce vendredi 6 février 2026 à Mascate (Oman) entre l’Iran et les États-Unis, a annoncé Téhéran. Il s’agit des premiers échanges entre les deux pays depuis les frappes sur des sites nucléaires iraniens menées en juin par Washington, lors de la guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l’Iran.

Elles seront pilotées par l’émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

Ce dernier est arrivé à Mascate jeudi soir, a rapporté l’agence de presse officielle Irna.

Avant d’entamer les entretiens, Abbas Araghchi a appelé vendredi matin au « respect mutuel ».

« L’égalité, le respect mutuel et l’intérêt réciproque ne sont pas de vaines paroles, mais des conditions indispensables et les piliers d’un accord durable », a-t-il déclaré dans un message en anglais sur X.

La France doit-elle s’engager pour faire tomber le régime Iranien ?

Les pourparlers interviennent après la sanglante répression par le pouvoir iranien du vaste mouvement de contestation de début janvier – qui a fait des milliers de morts selon les défenseurs des droits – et des échanges de propos bellicistes entre Washington et Téhéran.

Les Iraniens « négocient », avait déclaré plus tôt Donald Trump. « Ils ne veulent pas que nous les frappions », a-t-il ajouté, rappelant que les États-Unis avaient envoyé « une grande flotte » de guerre dans le Golfe.

Après avoir menacé de frapper l’Iran en soutien aux contestataires, le président américain centre désormais sa rhétorique sur le contrôle du programme nucléaire iranien.

« Nous restons focalisés sur cette question : veiller à ce qu’ils n’obtiennent pas l’arme nucléaire », a affirmé mercredi le vice-président américain, JD Vance.

Les pays occidentaux et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément.

« Risque d’escalade »

L’Iran et les États-Unis avaient déjà mené des négociations au printemps notamment dans le sultanat d’Oman, gelées par la guerre des 12 jours. Elles achoppaient notamment sur la question de l’enrichissement d’uranium par Téhéran.

L’Iran a martelé ne vouloir discuter que du dossier nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l’économie, rejetant toute négociation sur son programme balistique ou son soutien à diverses formations hostiles à Israël, notamment le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

« Les pourparlers portent sur le nucléaire », a encore insisté jeudi soir la télévision d’État, citant un responsable de la délégation iranienne.

Mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, est lui aussi catégorique : pour aboutir, les négociations devront « inclure certains éléments, notamment la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes […] et le traitement réservé à leur population ».

Le chancelier allemand Friedrich Merz a pour sa part exhorté jeudi Téhéran à « entamer de véritables négociations » avec les États-Unis, mettant en garde contre le risque « d’escalade militaire ».

Citant des responsables iraniens anonymes, le New York Times a indiqué que les États-Unis avaient toutefois concédé que les discussions excluent les acteurs régionaux, contrairement à ce qu’ils souhaitaient.

« Inflexibilité »

« L’Iran continue de faire preuve d’inflexibilité face aux demandes des États-Unis, ce qui réduit la probabilité […] d’une solution diplomatique », analyse l’Institute for the Study of War, basé aux États-Unis.

Face au maintien par Washington des menaces d’action militaire, Téhéran a répété qu’il riposterait contre les bases américaines de la région en cas d’attaque.

« Nous sommes prêts à nous défendre, et c’est au président américain de choisir entre le compromis ou la guerre », a déclaré jeudi le porte-parole de l’armée, le général Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’État.

L’Iran, a-t-il averti, a un accès « facile » aux bases américaines dans le Golfe.

« L’Iran est pleinement prêt à faire face à toute menace et à tout ennemi étranger », a aussi déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, conseiller de l’ayatollah Khamenei, cité par l’agence iranienne Isna.

Port de Dakar et les 4000 conteneurs bloqués au Mali : Plus de 13 milliards de francs CFA envolés
Privé de milliers de conteneurs immobilisés au Mali, le port de Dakar subit de plein fouet une crise logistique qui pourrait coûter 20 millions d’euros soit plus de 13 milliards de francs CFA aux armateurs. Ce qui risque de faire flamber les prix dans toute la région. Le port autonome de Dakar, poumon économique du Sénégal et porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest, se retrouve alors au centre d’une équation économique. L’immobilisation de plus de 4 000 conteneurs vides au Mali prive la plateforme sénégalaise d’un matériel essentiel à son fonctionnement.

Avec un prix moyen de 5000 euros par conteneur neuf, ce sont environ 20 millions d’euros de matériel qui échappent au circuit logistique de Dakar. Mais la perte financière va bien au-delà pour les compagnies maritimes opérant depuis le port sénégalais. « Un conteneur vide et immobile est un conteneur qui ne travaille pas, qui ne transporte pas de marchandises. C’est un manque à gagner très important pour les compagnies maritimes », explique un économiste malien dont les propos sont relayés par RFI. Pour MSC et Hapag-Lloyd, principales victimes avec respectivement 2800 et 700 conteneurs bloqués, l’impact sur la rentabilité des lignes Dakar-Bamako est considérable.

Cette hémorragie de conteneurs trouve sa source dans le chaos sécuritaire malien. Les attaques jihadistes récurrentes dans la région de Kayes, à la frontière avec le Sénégal, ont transformé la route Dakar-Bamako en parcours à hauts risques. Les transporteurs rechignent désormais à effectuer le trajet retour, même pour récupérer les précieux conteneurs.

Le Conseil malien des chargeurs évoque un « risque réel de durcissement des conditions d’exploitation des opérateurs économiques maliens par les armateurs ». Traduction concrète : les compagnies maritimes pourraient augmenter leurs tarifs ou réduire leurs services depuis Dakar pour compenser leurs pertes, pénalisant l’ensemble de la chaîne logistique ouest-africaine.

L’impact pourrait se faire sentir bien au-delà des bureaux des armateurs. « Les coûts logistiques sont immédiatement répercutés sur les prix des produits », avertit l’économiste malien interrogé par RFI, rappelant l’explosion des prix du ciment pendant l’été dernier. Avec 70 % des importations maliennes qui transitent par Dakar, toute perturbation de la circulation des conteneurs entre les deux capitales affecte directement les consommateurs maliens. À l’approche du ramadan, période de forte consommation, la pression monte sur les autorités pour trouver une solution.

Dakar avait pourtant fait des efforts

En novembre dernier, c’était le problème inverse qui préoccupait Bamako : plus de 2 000 conteneurs pleins attendaient au port de Dakar d’être acheminés au Mali, bien au-delà de la durée règlementaire. La ministre malienne des Transports, Dembélé Madina Sissoko, s’était déplacée personnellement à Dakar pour négocier.

Le Sénégal avait alors accepté l’annulation totale des pénalités de stockage pour les sociétés maliennes et accordé un délai de trois mois pour leur évacuation. Résultat : il ne reste aujourd’hui que 304 conteneurs en attente à Dakar, avec une date limite fixée au 24 février pour leur « enlèvement ».

Face à cette nouvelle crise, les compagnies maritimes ont choisi de ne pas communiquer directement depuis Dakar. Elles ont laissé les autorités maliennes relayer leurs doléances, exprimées lors d’une réunion le 20 janvier dernier dans la capitale sénégalaise. Ni le Conseil malien des chargeurs, ni le ministère des Transports n’ont répondu aux demandes de clarification sur les solutions envisagées pour débloquer la situation, rapporte la Rfi.

Iran : Donald Trump place ses troupes dans le golfe et menace le pays

Le président américain a affirmé jeudi qu’une armada navale américaine naviguait vers le golfe persique. Depuis plusieurs jours, il a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays.

Donald Trump a affirmé hier, jeudi 22 janvier, qu’une « armada » navale américaine était en route pour le golfe Persique, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.

Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il était toujours revenu sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.

« Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où », a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

« Je préférerais que rien ne se passe »

Le chef des Gardiens de la révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient « le doigt sur la gâchette » après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran. Donald Trump n’a toutefois pas fermé la porte au dialogue.
« L’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons », a-t-il déclaré jeudi à Davos. « Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près », a ajouté Donald Trump. Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l’huile sur le feu jeudi.
« Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie », a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l’ayatollah Ali Khamenei.Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes.

Ses propositions ont été lues à la télévision d’État à l’occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran.

Le chef d’État menacé de mort

Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, à de son côté averti qu’en cas d’attaque américaine, « tous les intérêts, bases et centres d’influence américains » seraient des « cibles légitimes » pour les forces iraniennes.
L’Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d’échanger des menaces.
Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l’égard des dirigeants iraniens, menaçant de les « rayer de la surface de la Terre » si « quoi que ce soit » lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l’avait menacé de mort si Washington s’en prenait à la personne de l’ayatollah Ali Khamenei.
Tout en brandissant lui aussi la menace d’une riposte, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l’Iran était toujours « prêt à mener des négociations réelles et sérieuses ». Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d’être violemment réprimée.
La télévision d’Etat iranienne – citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants – a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains.
Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l’ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts.
Une coupure nationale d’internet, qui a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression, dure depuis « deux semaines complètes », a relevé jeudi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l’accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.
……..Paris Match

Source : Paris Match

Éducation : Le calendrier officiel des examens de fin d’année 2025-2026 dévoilé

Le Ministère de l’Éducation Nationale a rendu public le calendrier détaillé des examens de fin d’année pour l’année scolaire 2025-2026. Du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) aux examens de santé et d’agro-pastoral, voici les dates clés à retenir pour les candidats, les parents et les enseignants.

1. CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle)
Le bal des examens s’ouvrira avec les futurs professionnels dès la mi-mai :

 

-Épreuves Anticipées (TP) : du 11 au 15 mai 2026.

-Épreuves Écrites : du 18 au 23 mai 2026.

 

2. DEF (Diplôme d’Études Fondamentales)
Le grand rendez-vous des collégiens se tiendra début juin, après les épreuves physiques :

 

-EPS : du 11 au 23 mai 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 1er au 03 juin 2026.

 

3. BT (Brevet de Technicien)
Pour les lycées techniques et professionnels :

 

-Travaux Pratiques (TP) : du 08 au 13 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 15 au 19 juin 2026.

 

4. Baccalauréat (BAC)
L’examen charnière pour l’entrée à l’université se déroulera selon les étapes suivantes :

 

-TP BAC Technique & Professionnel : courant juin.

 

-Éducation Islamique : du 09 au 12 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 22 au 25 juin 2026.

 

5. IFM (Instituts de Formation des Maîtres)
Les futurs enseignants clôtureront leur cycle entre juin et juillet :

 

-EPS : du 15 au 18 juin 2026.

 

-Épreuves orales et pratiques : du 22 au 25 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 29 juin au 03 juillet 2026.

 

6. Santé et Agro-Pastoral
Les filières spécialisées fermeront la marche durant l’été et la rentrée :

 

-BT Santé : Écrits du 20 au 24 juillet ; Pratiques du 27 juillet au 10 août 2026.

 

-BT Agro-Pastoral : Épreuves Écrites du 07 au 11 septembre 2026.

Sécurité : Les FAMa frappent des cibles terroristes dans le secteur de Banamba

La dynamique de reconquête et de sécurisation du territoire national se poursuit avec une précision accrue. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’État-Major Général des Armées a annoncé que les vecteurs aériens des Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série de frappes chirurgicales le mardi 13 janvier 2026 dans la région de Koulikoro.

Un groupe neutralisé au nord-est de Sébété
L’opération s’est concentrée sur le secteur de Banamba, plus précisément au nord-est du village de Sébété. Grâce à une surveillance constante du territoire, les unités aériennes ont identifié et traité deux cibles stratégiques :

-Interception de colonnes mobiles : Une première frappe a visé un groupe armé terroriste circulant à motos. L’intervention a permis de neutraliser les assaillants et de stopper leur progression dans cette zone.

-Destruction de logistique : Une seconde frappe, exécutée avec succès, a pulvérisé un véhicule de type pick-up que les terroristes avaient tenté de camoufler sous le couvert végétal pour échapper à la reconnaissance aérienne.

L’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer l’opinion nationale sur la continuité de ces actions. Les opérations coordonnées de recherche, de traque et de neutralisation des foyers terroristes se poursuivent sans relâche sur l’ensemble du territoire malien.

L’armée réitère son appel à la vigilance et à la collaboration des populations pour consolider les acquis sécuritaires en ce début d’année 2026.

 

T.Sindy/Malijet.com

Coup de tonnerre au Mali : 13 membres du comex claquent la porte, le président de la Fédération renversé après la CAN

D’après des informations de Mali Actu, 13 membres du bureau exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) ont annoncé leur démission, mardi 13 janvier. Ce qui acte la fin du mandat du président Mamoutou Touré.

Séisme dans le football malien. Président de la Fédération (FEMAFOOT) depuis 2019, Mamoutou Touré dit « Bavieux » (68 ans) a été renversé ce mardi 13 janvier après la démission de 13 membres du comité exécutif, révèle Mali Actu . Selon les textes statutaires, le départ d’une majorité absolue de membres provoque en effet la dissolution immédiate du bureau et met fin au mandat du président en exercice.

Mamoutou Touré libéré de prison en avril dernier

Les membres démissionnaires auraient, selon Mali Actu, évoqué de profondes divergences sur la gestion stratégique et le manque de réformes structurelles pour redynamiser les performances des sélections nationales (l’équipe A a été éliminée en quart de finale de la CAN par le Sénégal).

Cette chute intervient alors que les contestations et pressions envers le dirigeant ne cessaient de croître. Elle va contraindre la FEMAFOOT à installer un comité provisoire ou à convoquer une assemblée générale élective en urgence, sous la supervision de la CAF et de la Fifa.

Touré avait été réélu pour un second mandat en 2023, alors qu’il se trouvait en prison dans l’attente de son procès pour détournement de fonds publics. Il était accusé d’avoir détourné à hauteur de 28 millions de dollars lorsqu’il occupait le poste de directeur financier et administratif de l’Assemblée nationale du Mali (2013-2019). Le dirigeant malien, ancien membre du conseil de la Fifa, a toujours nié les faits et avait reçu une lettre de soutien de Gianni Infantino. Il avait finalement été libéré en avril dernier.

LE PRÉSIDENT DU HCIM, SEID CHÉRIF OUSMANE MADANE HAIDARA L’A DÉCLARÉ FACE AU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION : « IL N’EST JAMAIS JUSTE DE CAUSER DU TORT, SURTOUT À DES PERSONNES VULNÉRABLES. CE N’EST PAS FAVORABLE POUR L’IMAGE DU POUVOIR EN PLACE »

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a rencontré, le lundi 12 janvier 2026, au Palais de Koulouba, les familles fondatrices de Bamako, les représentants des confessions religieuses islamique et chrétienne, ainsi que des organisations de la société civile.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la traditionnelle présentation des vœux au Chef de l’État. Au cours de cet événement, le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), Chérif Ousmane Madane Haïdara a appelé les plus hautes autorités à garantir une justice accessible et équitable, soulignant que l’injustice envers les citoyens constitue une image préjudiciable pour le pouvoir. Avant lui, l’imam Mohamed Macky Bah, membre du même Haut Conseil, avait transmis les bénédictions et prières de son institution, plaidant pour (…)Mahamane TOURE – NOUVEL HORIZONRETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE NOUVEL HORIZON DU MERCERDI 14 JANVIER 2026

Russie : Medvedev affirme que le Groenland pourrait rejoindre Moscou par référendum

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a affirmé que le Groenland pourrait décider de rejoindre la Russie par référendum si le président américain Donald Trump ne se dépêchait pas de concrétiser ses ambitions sur ce territoire arctique.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Medvedev a commenté les déclarations de Washington sur le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark. Il a estimé que l’acquisition de l’île par les États-Unis pourrait être bénéfique pour le « climat mondial », avant d’ajouter que Donald Trump devait « se hâter ».

« Selon des informations non confirmées, un référendum soudain pourrait avoir lieu dans quelques jours et les 55.000 habitants du Groenland pourraient tous voter en faveur de l’adhésion à la Russie. Alors, tout serait terminé », a écrit Medvedev.

Ces propos interviennent après de nouvelles déclarations du président américain sur ses intentions concernant le Groenland. Donald Trump a affirmé que, faute d’une prise de contrôle par les États-Unis, le territoire pourrait tomber sous l’influence de la Russie ou de la Chine.

« Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le feront. Tant que je serai président, cela n’arrivera pas », a-t-il déclaré, ajoutant qu’une simple présence militaire n’était « pas suffisante » et qu’il fallait en « posséder » le territoire.

Le président américain a également affirmé que des sous-marins et des bâtiments de guerre russes et chinois opéraient à proximité du Groenland, indiquant qu’il ne le permettrait pas et que les États-Unis obtiendraient « d’une manière ou d’une autre » le contrôle de l’île.

Interrogé sur l’impact de ces ambitions sur la cohésion de l’OTAN, Donald Trump a répondu que les alliés avaient « plus besoin » des États-Unis que l’inverse.

Le Groenland, territoire autonome sous souveraineté danoise, a déjà rejeté par le passé les propositions américaines incluant un transfert de souveraineté.