CAN 2025 : le Mali dévoile une liste de 28 joueurs avec six éléments évoluant en Ligue 1

Le sélectionneur des Aigles du Mali, Tom Saintfiet, a rendu publique ce vendredi la liste des 28 joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Le groupe comprend plusieurs cadres et six joueurs issus de la Ligue 1 française.

Le Mali est désormais fixé sur ses forces pour la CAN 2025. Le technicien belge Tom Saintfiet a dévoilé une sélection mêlant expérience, jeunesse et talents évoluant dans les grands championnats européens, notamment en France.

Six joueurs de Ligue 1 dans la sélection

Parmi les joueurs évoluant ou ayant récemment évolué en Ligue 1, plusieurs noms retiennent l’attention. Le latéral droit Hamari Traoré, aujourd’hui au Paris FC, figure bien dans la liste, tout comme le milieu lensois Mamadou Sangaré, auteur de prestations remarquées cette saison.

Le milieu expérimenté Amadou Haïdara est également convoqué, tout comme Lassine Sinayoko (AJ Auxerre) et Kamory Doumbia (Stade Brestois).
L’ex-Lillois Yves Bissouma fait aussi partie du groupe, malgré un temps de jeu limité à Tottenham et une récente polémique extra-sportive.

D’autres anciens pensionnaires du championnat français, à l’image de Mohamed Camara ou El Bilal Touré, complètent l’effectif.

Une liste équilibrée entre Europe, Afrique et Golfe

La sélection malienne se distingue par la diversité des profils, avec des joueurs évoluant en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, offrant au sélectionneur plusieurs options tactiques.

La liste complète des Aigles du Mali

Gardiens
Djigui Diarra (Young Africans), Ismael Diawara (Sirius), Mamadou Samassa (Laval)

Défenseurs
Sikou Niakaté (Braga), Abdoulaye Diaby (Grasshopper), Woyo Coulibaly (Sassuolo), Fodé Doucouré (Le Havre), Hamari Traoré (Paris FC), Nathan Gassama (Baltika Kaliningrad), Mamadou Fofana (New England Revolution), Ousmane Camara (Angers), Amadou Dante (Arouca FC)

Milieux
Amadou Haïdara (RB Leipzig), Lassane Coulibaly (Lecce), Mohamed Camara (Al Sadd), Mamadou Sangaré (Lens), Aliou Dieng (Al Ahly), Yves Bissouma (Tottenham), Mahamadou Doumbia (Al-Ittihad), Ibrahima Sissoko (Bochum)

Attaquants
Nene Dorgeles (Fenerbahçe), Gaoussou Diarra (Feyenoord), Mamadou Camara (Laval), Kamory Doumbia (Stade Brestois), El Bilal Touré (Beşiktaş), Mamadou Doumbia (Watford), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Gaoussou Diakité (Lausanne Sport)

Les Aigles ambitionnent de jouer les premiers rôles lors de cette CAN marocaine, avec un groupe qui allie solidité, créativité et expérience du haut niveau.

Radiations dans les FAMA : des avocats saisissent la Cour suprême pour contester les sanctions

Plusieurs avocats maliens ont engagé une procédure judiciaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de décrets ayant radié des officiers et sous-officiers des Forces armées et de sécurité. Ils dénoncent des violations de procédure et un excès de pouvoir.

Une nouvelle affaire judiciaire secoue les milieux militaires et juridiques maliens. Le vendredi 7 décembre 2025, Maître Mountaga C. Tall, avocat au Barreau du Mali, a annoncé avoir saisi la Section administrative de la Cour suprême du Mali pour contester des décisions ayant entraîné la radiation de plusieurs membres des Forces armées et de sécurité (FAS).

Des décrets contestés pour excès de pouvoir

La requête vise l’annulation de décrets et d’un arrêté pris le 7 octobre 2025, ayant prononcé la cessation de l’état de militaire de plusieurs officiers et sous-officiers.
Les conseils estiment que ces actes administratifs sont entachés d’irrégularités graves, justifiant leur annulation pour excès et détournement de pouvoir.

Demande de réintégration et de rétablissement des droits

Les avocats requièrent l’annulation pure et simple des sanctions prononcées, ainsi que la réintégration immédiate des personnels radiés.
Ils demandent également le rétablissement de l’ensemble des droits concernés, notamment les grades, les avantages statutaires et les droits afférents à la carrière militaire.

Des violations de procédure dénoncées

Pour fonder leur action, les requérants invoquent plusieurs manquements majeurs, parmi lesquels :

  • la violation des droits de la défense ;

  • le non-respect des règles de convocation et de notification des décisions ;

  • l’absence de faute disciplinaire clairement établie ;

  • un détournement de pouvoir dans le processus décisionnel.

Par ailleurs, les avocats ont sollicité, sur la base de la Constitution et des textes communautaires en vigueur, un accès libre aux personnes actuellement en détention dans le cadre de ces procédures.

Cette saisine de la Cour suprême ouvre un nouveau chapitre judiciaire dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des carrières au sein des Forces armées maliennes.

Gendarmerie nationale : le colonel Alpha Yaya Sangaré radié des effectifs par décret présidentiel

Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a signé un décret mettant fin à l’état militaire du colonel Alpha Yaya Sangaré. L’officier supérieur de la Gendarmerie nationale est radié des Forces armées et de sécurité pour des motifs disciplinaires.

Une nouvelle sanction disciplinaire vient d’être rendue publique au sein des Forces armées et de sécurité maliennes. Le colonel Alpha Yaya Sangaré, en service à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, a été officiellement radié des effectifs par décret présidentiel.

Un décret publié au Journal officiel

La décision est actée par le décret n°2025-861/PT-RM, signé ce jeudi par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta.
Le texte a été publié dans l’édition spéciale n°16 du Journal officiel de la République du Mali, en date du 12 décembre 2025.

L’article premier du décret précise que le colonel Alpha Yaya Sangaré est « radié des effectifs des Forces armées et de sécurité, par mesures disciplinaires, à compter de la date de signature du présent décret ».

Une sanction fondée sur un conseil d’enquête

Selon le document officiel, cette radiation fait suite au procès-verbal du Conseil d’enquête du 1ᵉʳ décembre 2025.
La mesure s’inscrit dans le strict cadre des textes en vigueur régissant le statut des militaires, notamment l’ordonnance portant Statut général des militaires.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des faits reprochés à l’officier supérieur.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de discipline et de rigueur affichée par les autorités de la Transition dans la gestion des Forces armées et de sécurité.


LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE ET LA CRIMINALITÉ À SOULEYMANEBOUGOU

 

Dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire en cette période de fin d’année, le Commissariat de Police de Souleymanebougou, sous la conduite du Commissaire Principal Fousseny OUATARA, a mené avec succès une opération ayant abouti au démantèlement d’un réseau de présumés braqueurs opérant à Bamako.

Le dimanche 7 décembre, à l’issue de longues et minutieuses investigations, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes de braquage, dont celui perpétré le 5 décembre dernier à Titibougou. L’opération a permis la saisie d’une partie du butin, ainsi que de plusieurs armes à feu et munitions.

Pour rappel, le 5 décembre, deux hommes armés avaient attaqué un commerçant à Titibougou, emportant une somme estimée à plus de 10 millions de francs CFA. Les premiers éléments de l’enquête ont rapidement conduit les policiers vers un ancien employé de la victime, licencié auparavant pour vol. Interpellé, celui-ci était en possession de 250 000 francs CFA provenant du braquage, ainsi que d’une motocyclette acquise avec le butin. Il a reconnu les faits et dénoncé un complice.

Ce dernier, identifié comme la personne ayant fourni les informations ayant permis de cibler la victime, a été arrêté avec 800 000 francs CFA sur les 1 500 000 francs CFA qu’il aurait perçus. Les aveux des deux premiers suspects ont ensuite conduit à l’arrestation d’un troisième individu, chez qui les enquêteurs ont saisi une arme à feu, des munitions et une somme d’un million de francs CFA.

Un quatrième suspect a été interpellé alors qu’il tentait de vendre une arme à feu après le braquage. La perquisition de son domicile a permis de découvrir une autre arme à feu ainsi que deux chargeurs garnis.

Les investigations ont également révélé que ce réseau serait impliqué dans plusieurs autres braquages de grande envergure à Bamako, notamment le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome, le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro et l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou.

Les suspects, identifiés sous les initiales M.C alias « Zépé » (25 ans), M.C alias « Le Roi » (27 ans), S.M (29 ans) et B.N (29 ans), ont été déférés devant la Justice. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices.

Cette opération témoigne de la détermination des Forces de l’ordre à lutter efficacement contre l’insécurité, conformément aux instructions du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Le Commissaire de Souleymanebougou a, pour sa part, félicité ses équipes pour leur professionnalisme et invité la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout comportement suspect, gage d’une sécurité publique durable.