Mondial 2027 : le Mali s’impose en Égypte pour son entrée en lice

Les Aigles du Mali ont réussi une entrée remarquée dans les éliminatoires de la Coupe du monde de basketball Qatar 2027. Ce jeudi 26 février 2026, la sélection malienne s’est imposée (86-77) face à l’Égypte, au Caire, lors de la première journée du groupe D.

Vice-champions d’Afrique en titre, les hommes d’Elhadji Dicko étaient particulièrement attendus pour leur première sortie officielle depuis la finale historique de l’Afrobasket 2025 disputée en août dernier.

Malgré l’absence d’Aliou Fadiala Diarra, pièce maîtresse de l’effectif, le Mali a su faire preuve de solidité et de maîtrise tactique. Le duo Siriman Kanouté – Oumar Ballo a porté l’équipe vers la victoire. Kanouté a signé un double-double avec 22 points et 10 passes décisives, tandis que Ballo a dominé dans la raquette avec 23 points et 12 rebonds. Mamoudou Diarra a également joué un rôle déterminant avec 18 points.

Grâce à ce succès de prestige à l’extérieur, les Aigles affichent clairement leurs ambitions dans cette campagne qualificative. Cinq tickets sont réservés à la zone Afrique pour le Mondial 2027, mais le parcours reste long et exigeant.

Au classement provisoire du groupe D, le Mali occupe la deuxième place derrière l’Angola, large vainqueur de l’Ouganda (90-68). Les Palancas Negras, qui avaient battu les Aigles en finale de l’Afrobasket 2025, prennent ainsi la tête à la différence de points.

Prochain rendez-vous

  • 18h00 : Mali vs Ouganda

  • 21h00 : Égypte vs Angola

Bamako : l’artiste Prince Diallo blessé par balle à Yirimadjo

L’artiste malien Prince Diallo a été victime d’une attaque armée dans la nuit du jeudi 26 février 2026 à Yirimadjo, en Commune VI du District de Bamako.

Selon les premiers éléments, les faits se sont produits alors qu’il regagnait son domicile après avoir rendu visite à son aîné, Cheick Tidiane Seck, dit « Black Bouda », à Kalaban-Coura. Un individu circulant à moto et vêtu de noir, qui l’attendait à proximité de sa résidence, aurait ouvert le feu à bout portant avant de prendre la fuite.

Malgré sa blessure, l’artiste est parvenu à se mettre à l’abri. Alertés par ses cris, des riverains sont intervenus pour lui porter secours et l’ont transporté en urgence dans une clinique de la place.

D’après les premiers examens médicaux, la blessure est sérieuse mais le pronostic vital ne serait pas engagé. À ce stade, l’auteur présumé de l’attaque demeure introuvable et les motivations de cette agression restent inconnues. Une enquête devrait être ouverte afin d’élucider les circonstances de cet acte de violence.

Coopération : deux nouveaux ambassadeurs mis en route
Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé, le jeudi 25 février 2026, une audience à deux nouveaux représentants diplomatiques du Mali à l’étranger. Ils étaient venus recevoir ses orientations avant leur prise de fonction dans leur lieu d’affectation.
Il s’agit de l’ambassadeur désigné du Mali auprès du Royaume d’Arabie Saoudite et de celui appelé à représenter le Mali en Libye.
Le général de division Ibrahima Dahirou DEMBÉLÉ, nommé ambassadeur du Mali auprès du Royaume d’Arabie saoudite le 5 novembre 2025, a été le premier reçu par le Président de la Transition.
L’Officier Général a d’abord souligné qu’il entame cette nouvelle mission avec un bon état d’esprit. Il a ensuite défini sa mission en trois axes : le renforcement de la coopération économique entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, notamment à travers la promotion de projets structurants ; la consolidation de la coopération sécuritaire, surtout dans les domaines de la formation, de l’appui technique et des échanges de renseignements ; le renforcement de la coopération sociale, culturelle et religieuse avec le Royaume d’Arabie saoudite.
Le colonel-major Maouloud Ould MOHAMED est le deuxième diplomate reçu par le chef de l’État. Il est appelé à raffermir les liens de coopération entre le Mali et la Libye.
Dans son intervention à l’issue de l’audience, l’ambassadeur Maouloud Ould MOHAMED a mis l’accent sur la sécurité régionale, le renforcement des relations économiques et les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des Maliens établis en Libye.
Les deux ambassadeurs, le général de division Ibrahima Dahirou DEMBÉLÉ et le colonel-major Maouloud Ould MOHAMED, ont exprimé leur gratitude pour la confiance placée en eux et ont réaffirmé leur détermination à accomplir avec loyauté et efficacité la mission qui leur est confiée.
Portugal–Mexique : la Fédération portugaise évalue les risques sécuritaires avant le match du 28 mars à Mexico

La Fédération portugaise de football (FPF) souhaite procéder à une évaluation approfondie des risques sécuritaires avant son déplacement prévu le 28 mars 2026 à Mexico, où la Seleção doit affronter le Mexique en match de préparation à la Coupe du monde 2026.

Cette prudence intervient après une vague de violences déclenchée par la mort du narcotrafiquant Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG).

Une situation sécuritaire sous surveillance

La mort d’« El Mencho », tué dimanche lors d’une opération militaire, a provoqué une flambée de violences dans 20 des 32 États mexicains.

Bilan :

  • Des dizaines de morts

  • Des routes bloquées

  • Des véhicules incendiés

  • Le déploiement de 10 000 soldats pour rétablir l’ordre

Face à cette situation, la Fédération portugaise adopte une position mesurée.

Dans un communiqué publié mardi, la FPF précise :

« L’évolution récente de la situation exige une évaluation continue des conditions liées au voyage de la délégation. Toute décision sera prise à la suite d’un suivi continu, en étroite coordination avec le gouvernement et en accord avec la Fédération mexicaine de football. »

La sécurité, priorité absolue

Si la FPF se dit « honorée d’être invitée » et assure attendre ce match avec impatience, elle rappelle que :

« La sécurité des joueurs, du staff technique et des supporters est la priorité absolue. »

Pour l’heure, aucun incident notable n’a été signalé à Mexico, où doit se dérouler la rencontre au stade Banorte.

Un contexte sensible à l’approche du Mondial 2026

Le Mexique co-organisera la Coupe du monde 2026 avec les États-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet. Mexico doit notamment accueillir le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud.

De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est récemment déclaré « très tranquille » quant à la situation sécuritaire et a affirmé avoir pleinement confiance dans les autorités mexicaines.

Un match maintenu à ce stade

À ce jour, la rencontre Portugal–Mexique du 28 mars ne semble pas menacée. Mais la Fédération portugaise maintient une veille active avant toute décision définitive.

Coupe du monde 2026 : Gianni Infantino se dit « très tranquille » malgré les violences au Mexique

À moins de quatre mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA affiche sa sérénité. Son président, Gianni Infantino, s’est déclaré « très tranquille » concernant l’accueil des matches prévus au Mexique, malgré une récente vague de violences liées à la mort du chef de cartel Nemesio Oseguera, alias « El Mencho ».

Une vague de violences après la mort d’« El Mencho »

Le Mexique a été secoué par des scènes de violence après l’annonce de la mort de Nemesio Oseguera, chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), lors d’une opération militaire.

Les affrontements ont provoqué :

  • Des dizaines de morts

  • Des véhicules incendiés

  • Des commerces fermés

  • Des routes bloquées

  • Un climat de panique dans plusieurs villes

Guadalajara, qui doit accueillir quatre matches du Mondial 2026, a notamment été touchée.

La FIFA se veut rassurante

Interrogé par l’AFP à Barranquilla, en Colombie, en marge d’un événement de la fédération nationale de football, Gianni Infantino a tenu à calmer les inquiétudes.

« Tout va très bien, tout sera fantastique. Nous avons pleinement confiance en le Mexique et en sa présidente », a-t-il déclaré.

Le président de la FIFA a affirmé être en contact régulier avec les autorités mexicaines et suivre la situation sécuritaire de près.

Un Mondial à trois pays

La Coupe du monde 2026 sera co-organisée par :

  • 🇲🇽 Le Mexique

  • 🇺🇸 Les États-Unis

  • 🇨🇦 Le Canada

La compétition se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 et marquera une édition historique avec un format élargi.

Malgré les tensions sécuritaires récentes, la FIFA assure que les préparatifs avancent normalement et que les garanties nécessaires sont réunies.

Un enjeu sécuritaire majeur

La question de la sécurité reste centrale pour l’organisation d’un événement de cette ampleur. Le Mexique, qui a déjà accueilli les Coupes du monde 1970 et 1986, devra rassurer la communauté internationale et les millions de supporters attendus.

À ce stade, l’instance mondiale du football maintient sa confiance et exclut tout scénario de remise en cause de l’organisation des matches.

Mercato : L’OM fonce sur un crack du Mali

Alors que les mauvais résultats s’enchaînent à l’OM, les dirigeants phocéens ont déjà les yeux braqués sur le prochain mercato. À la recherche de nouveaux jeunes talents, les Olympiens auraient coché le nom d’Ismaël Kamissoko, capitaine des moins de 17 ans du Mali.

En pleine période de turbulences sportives, l’OM prépare déjà l’avenir. Si les résultats récents inquiètent sur le terrain, les dirigeants marseillais n’en oublient pas pour autant le mercato estival. La stratégie est claire : miser sur des jeunes profils à fort potentiel capables d’incarner le futur de l’OM. Dans cette optique, un nom circule avec insistance ces derniers jours, celui d’Ismaël Kamissoko, capitaine des moins de 17 ans du Mali.

Ismaël Kamissoko dans le viseur marseillais

Selon les informations du journaliste Loïc Tanzil’OM surveille de très près la situation d’Ismaël Kamissoko. Le jeune milieu offensif, déjà capitaine des U17 maliens, serait également suivi par un autre club de Ligue 1 dont l’identité n’a pas filtré. Preuve que son profil ne laisse pas indifférent. Kamissoko représente typiquement le genre de pari que l’OM souhaite tenter. Dans un contexte budgétaire potentiellement plus serré, investir sur des talents émergents apparaît comme une stratégie cohérente et durable. L’intérêt serait concret et pourrait accélérer dans les prochaines semaines. Une arrivée en France permettrait au jeune international malien de franchir un cap important dans sa progression.

Un pari sur l’avenir pour l’OM

Ce dossier illustre la volonté de l’OM d’anticiper et de structurer son projet sportif autour de jeunes joueurs à fort potentiel. Attirer un capitaine de sélection U17 serait aussi un signal fort envoyé sur le marché africain, toujours riche en talents. Reste à savoir si l’OM passera rapidement à l’offensive pour devancer la concurrence. Une chose est sûre : le mercato marseillais s’annonce déjà stratégique, entre nécessité de résultats immédiats et construction sur le long terme.

Burkina: 140 tonnes de coton détruites dans un incendie à Bagassi

Un incendie a ravagé d’importantes quantités de coton dans le village de Doussi, commune rurale de Bagassi, causant de lourdes pertes pour une quatre-vingtaine de producteurs burkinabés.

Au Burkina faso, plus de 140 tonnes de coton ont été détruites, dimanche, dans un incendie survenu à Doussi, localité située dans la commune de Bagassi, dans la province des Balé, région du Bankui, rapportent des médias locaux.

Selon le quotidien public Sidwaya, citant une source locale relayée par Ouest Info, le feu s’est déclaré alors que le coton était stocké en attente de commercialisation. Les récoltes appartenaient à un groupement de producteurs de coton (GPC) fort d’environ 80 membres.

Alertée, une équipe de secours de la mine de Bagassi est intervenue pour tenter de circonscrire les flammes. Toutefois, la nature hautement inflammable du coton a compliqué les opérations, selon la même source.

Les pertes sont jugées particulièrement lourdes par les producteurs sinistrés, pour qui la vente du coton constitue la principale source de revenus annuels. À ce stade, l’origine du sinistre reste inconnue. Une enquête devrait permettre d’établir les circonstances exactes de l’incendie.

Au Burkina, la production de coton graine est attendue à 336  812 tonnes en 2025/2026, soit en hausse de 15 % par rapport à la campagne précédente, selon les dernières estimations de l’interprofession rapportées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) dans son dernier bulletin d’information sur la filière publié le 9 janvier dernier.

Cette embellie peut être attribuée à l’augmentation des aires de culture. Les données compilées par le PR-PICA montrent en effet que la superficie consacrée au coton a augmenté de 13 %, soit à peu près 44 629 hectares de plus que la campagne précédente, pour s’établir à 391 407 hectares.

HO/Sf/APA

Mali : nouvelles impulsions diplomatiques avec la Chine et l’Iran

Le Premier ministre malien a reçu le 23 février 2026 les nouveaux ambassadeurs d’Iran et de Chine à Bamako. Ces audiences illustrent la diversification des partenariats internationaux du Mali.

Le chef du gouvernement malien, le général Abdoulaye Maïga, a accordé successivement des audiences au nouvel ambassadeur de la République islamique d’Iran, Mahmoud Khani Jooyabad, puis au nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine, Li Xiang. Ces visites de courtoisie marquent la prise de fonction officielle des deux diplomates et s’inscrivent dans la continuité des relations bilatérales entre Bamako et ces deux capitales.

Avec l’Iran, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération politique, sécuritaire et technologique. Le diplomate iranien a exprimé la volonté de dynamiser les relations avec le Mali et, plus largement, avec la Confédération des États du Sahel. L’idée d’une commission mixte Iran–Mali a été évoquée afin de structurer les projets communs, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et du transfert de technologies.

Les autorités maliennes ont, pour leur part, réaffirmé leur disponibilité à collaborer avec des partenaires jugés respectueux de la souveraineté nationale.

La rencontre avec l’ambassadeur de Chine s’inscrit dans un cadre déjà consolidé. En septembre 2024, les relations sino-maliennes ont été élevées au rang de partenariat stratégique à l’occasion d’une rencontre entre les chefs d’État à Pékin. La coopération couvre plusieurs secteurs, dont les infrastructures, l’agriculture, la santé et la sécurité. La Chine demeure un acteur important des projets de développement au Mali, tandis que la coopération militaire entre les deux pays remonte aux années 1970.

Ces audiences interviennent alors que les relations du Mali avec plusieurs partenaires occidentaux se sont reconfigurées depuis 2022, à la suite du retrait progressif des forces françaises et de la réduction de certains dispositifs européens.

Dans le même temps, Bamako a renforcé ses échanges avec des puissances asiatiques et moyen-orientales, affirmant une stratégie de diversification de ses alliances.

MD/ac/Sf/APA

Dakar-Paris : Macron dépêche un émissaire pour réclamer 20 milliards F CFA d’impayés

Le Sénégal entame le mois de mars 2026 dans une situation budgétaire particulièrement tendue. Selon Le Quotidien, l’État doit faire face à un remboursement total de 747 milliards de francs CFA, dont 221 milliards FCFA d’Eurobonds à honorer en priorité.

Un retard de paiement pourrait exposer le pays à un défaut souverain, une dégradation de sa notation financière par des agences comme Moody’s ou Standard & Poor’s, et compromettre durablement son accès aux marchés internationaux.

Priorité aux Eurobonds, dettes bilatérales gelées

Avec des recettes fiscales mensuelles estimées à environ 360 milliards FCFA, le gouvernement ne peut couvrir simultanément toutes ses échéances.

Pour éviter un incident sur les Eurobonds, le Trésor sénégalais aurait choisi une stratégie de hiérarchisation des paiements, mettant temporairement en attente certaines dettes bilatérales.

Cette décision crée des tensions diplomatiques :

  • AFD (France) : 20 milliards FCFA impayés depuis deux mois

  • China Eximbank

  • Créanciers turcs et britanniques

Face à la situation, l’Élysée a dépêché à Dakar son conseiller Afrique, Jeremy Robert, pour des discussions avec le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.

Bras de fer avec le FMI

Alors que plusieurs créanciers soutiennent l’option d’une restructuration de la dette, recommandée par le Fonds monétaire international (FMI), le Premier ministre Ousmane Sonko s’y oppose fermement.

Il considère cette solution comme :

  • Une atteinte à la souveraineté nationale

  • Un risque de retour aux politiques d’ajustement structurel

Le pari du redressement interne

Pour éviter une restructuration formelle, le gouvernement mise sur :

  • Le Programme de redressement économique et social (PRES)

  • Une intensification de la mobilisation fiscale

  • Des levées régulières sur le marché régional de l’UEMOA

La participation active de souscripteurs togolais aux émissions du Trésor sénégalais attire d’ailleurs l’attention des observateurs financiers.

Un mois décisif pour Dakar

Le mois de mars 2026 apparaît comme un test majeur pour la crédibilité financière du Sénégal.
Entre gestion de trésorerie, tensions diplomatiques et arbitrages souverainistes, les choix opérés par Dakar pourraient redéfinir ses relations avec ses partenaires internationaux et les institutions financières.

Hydrocarbures au Mali : NDC Énergie rachète les 80 stations ex-Total Energies et devient un acteur majeur du secteur

Le paysage pétrolier malien connaît un nouveau tournant. Après le retrait officiel de Total Energies en janvier 2025 et une première cession au groupe béninois Coli Energy, le réseau de 80 stations-service change à nouveau de mains. Il est désormais contrôlé par NDC Énergie (Niangadou Distribution Company), entreprise malienne dirigée par Mamadou Niangadou.

De Total Energies à NDC : une double transition en un an

En janvier 2025, Total Energies cédait son réseau malien à Coli Energy, société liée au groupe Petro Benin, marquant la fin de la présence de la multinationale française au Mali dans un contexte de tensions géopolitiques.

Un an plus tard, en janvier 2026, Coli Energy revend l’ensemble du réseau à NDC Énergie.
Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, mais l’opération concerne 80 stations-service réparties sur l’ensemble du territoire national.

NDC passe d’importateur dominant à opérateur intégré

Fondée en 2015, NDC ne disposait jusqu’ici que de 4 stations à Bamako, mais l’entreprise était déjà un acteur clé de l’importation de carburant au Mali :

  • Plus de 200 camions citernes

  • Approvisionnement de réseaux de stations-service

  • Fourniture à EDM-SA

  • Partenariats avec plusieurs sociétés minières, dont la mine de lithium de Goulamina (Sikasso)

Avec ce rachat, NDC devient un opérateur intégré, maîtrisant à la fois l’importation et la distribution au détail.

Un contexte marqué par une crise du carburant

Cette restructuration intervient après une crise majeure de carburant débutée en septembre 2025. Les attaques sur les corridors Dakar–Bamako et Abidjan–Bamako avaient fortement perturbé l’approvisionnement, entraînant pénuries et longues files d’attente.

Depuis janvier 2026, la situation semble stabilisée grâce à :

  • Une meilleure sécurisation des axes logistiques

  • Une coordination renforcée entre opérateurs

Mamadou Niangadou, un parcours sous les projecteurs

Le fondateur de NDC, Mamadou Niangadou, trentenaire, a connu un parcours récent contrasté. En mai 2024, il avait été placé en détention provisoire dans le cadre d’une procédure liée à l’affaire EDM-SA, avant d’être libéré sous caution.

Le 6 décembre 2025, il a toutefois été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Mali, distinction saluant son rôle stratégique dans l’approvisionnement du pays en hydrocarbures.

Un marché en recomposition

Avec cette acquisition :

  • Un acteur 100 % malien contrôle désormais un réseau national de grande envergure

  • Plus de 1 100 employés passent sous pavillon NDC

  • Le secteur, historiquement dominé par des groupes étrangers, connaît une transformation structurelle

Cette intégration verticale pourrait renforcer la résilience du marché malien des hydrocarbures, à condition que les défis sécuritaires et logistiques restent sous contrôle.