Côte d’Ivoire : le président Alassane Ouattara dissout le gouvernement après les législatives

Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé, ce mercredi, à la dissolution du gouvernement dirigé par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, à la suite des élections législatives du 27 décembre 2025.

Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République, lu par la secrétaire générale Masseré Touré-Koné, le Premier ministre a présenté la démission de son gouvernement, démission acceptée par le chef de l’État. Cette décision intervient après l’élection de plusieurs membres du gouvernement à l’Assemblée nationale.

En attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, Robert Beugré Mambé et les ministres sortants sont chargés d’expédier les affaires courantes, conformément aux usages institutionnels.

Le président Ouattara a salué « l’important travail accompli au service de la Nation » par l’équipe gouvernementale sortante. Par ailleurs, d’autres décrets ont mis fin aux fonctions des ministres gouverneurs des districts autonomes, des ministres d’État, des ministres ainsi que des ministres conseillers à la Présidence.

Cette dissolution répond à une exigence constitutionnelle liée à l’incompatibilité entre les fonctions de ministre et de député, permettant ainsi aux ministres élus de siéger pleinement à l’Assemblée nationale. Elle ouvre également la voie à un nouveau cycle politique, avec la possibilité de former un gouvernement en phase avec la nouvelle législature.

La rentrée parlementaire est prévue pour le 19 janvier 2026, date à laquelle sera élu le nouveau président de l’Assemblée nationale.

Dakar : l’influenceur malien “Général Chico” condamné à un an de prison ferme pour propos offensants envers l’islam

L’influenceur malien Cheikhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de Général Chico, a été condamné mercredi par le tribunal hors classe de Dakar à un an de prison ferme. Il était poursuivi pour des propos jugés offensants envers l’islam et la communauté musulmane.

Jugé en flagrant délit, le prévenu a été reconnu coupable d’insultes via un système informatique, de discours contraires aux bonnes mœurs, d’incitation à la discrimination religieuse et d’actes d’intolérance, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Dans cette affaire, le Haut Conseil islamique du Mali ainsi que plusieurs organisations religieuses se sont constitués parties civiles, estimant que les propos diffusés sur les réseaux sociaux par l’influenceur portaient atteinte aux fondements de l’islam et à la dignité des musulmans.

L’audience, tenue au palais de justice de Dakar, s’est déroulée en présence de nombreux guides religieux et responsables d’associations musulmanes. Au cours de l’instruction, le tribunal a ordonné la traduction officielle des enregistrements incriminés afin d’évaluer avec précision la teneur des propos.

Pour le parquet, ces faits constituent une atteinte grave à la cohésion sociale et à la paix religieuse. La défense, assurée par Me Bachir Lo, a reconnu le caractère choquant des propos tout en plaidant pour la clémence, mettant en avant les excuses publiques présentées par son client et sa bonne foi.

Cheikhna Nimaga dispose désormais d’un délai pour interjeter appel de cette décision.