Musique : Oumou Sangaré sacrée « Africa’s Musical Superstar » aux ODA Awards 2025 à Addis-Abeba

La diva malienne Oumou Sangaré a été couronnée « Africa’s Musical Superstar » lors de la 9ᵉ édition des ODA Awards, tenue en décembre 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Une consécration continentale qui célèbre une carrière musicale exceptionnelle et un engagement constant pour la culture africaine et les droits des femmes.

Une distinction continentale majeure

Le drapeau du Mali a brillé de mille feux sur la scène culturelle africaine. À l’occasion de la prestigieuse 9ᵉ édition des ODA Awards, Oumou Sangaré a reçu l’un des honneurs les plus élevés du continent : le titre d’« Africa’s Musical Superstar ».

Cette distinction vient saluer plusieurs décennies de carrière consacrées à la promotion de la musique malienne, du wassoulou et, plus largement, du patrimoine culturel africain sur les plus grandes scènes internationales.

Une artiste engagée et une voix pour les femmes

Au-delà de son immense talent artistique, le jury des ODA Awards a tenu à reconnaître l’engagement social de la Diva, notamment sa lutte pour les droits des femmes, l’émancipation féminine et la justice sociale, thèmes centraux de son œuvre musicale.

Les ODA Awards honorent chaque année des personnalités africaines dont l’excellence et l’influence marquent durablement l’histoire du continent, tous secteurs confondus.

Une fierté nationale pour le Mali

À Bamako comme à l’intérieur du pays, l’annonce de ce sacre a été accueillie avec une grande fierté nationale. Dans un contexte de refondation et de défis multiples, le succès d’Oumou Sangaré rappelle la force du soft power culturel malien et la richesse inépuisable de ses talents artistiques.

Déjà lauréate de nombreuses distinctions internationales, la Diva ajoute ainsi une nouvelle consécration majeure à son palmarès, consolidant son statut de légende vivante de la musique africaine.

Alliance des Etats du Sahel – La Force unifiée entre en action

Le Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le général d’Armée Assimi Goïta, a présidé ce samedi 20 décembre 2025 la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force unifiée de l’AES (FU-AES), marquant le démarrage opérationnel officiel de cette force multinationale stratégique.

Une cérémonie à forte portée symbolique et stratégique

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

La cérémonie s’est tenue en présence du Premier ministre du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des présidents des institutions de la République, des ministres chargés de la Défense des États membres de la Confédération AES, des chefs d’État-major des armées, ainsi que des représentants diplomatiques, des organisations internationales, des attachés de défense et des délégations des pays membres.

Dans son allocution, le Président Assimi Goïta a qualifié la remise de l’Étendard de « marqueur historique », symbolisant l’entrée officielle en activité de la Force unifiée de l’AES. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu hommage au professionnalisme et à l’engagement des forces de défense et de sécurité des pays membres.

Une force bâtie sur l’expérience des opérations conjointes

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

Le chef de l’État a rappelé que depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les forces armées des pays de l’AES ont conduit plusieurs opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels.

Ces résultats ont été obtenus grâce à une planification rigoureuse, un partage renforcé du renseignement et une mutualisation accrue des moyens, a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes.

Une réponse globale aux menaces sécuritaires et informationnelles

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

Le Président de la Confédération AES a également mis en exergue les menaces multiformes auxquelles sont confrontés les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles.

Dans ce cadre, il a rappelé les initiatives structurantes engagées par l’AES, notamment la création de médias communautaires AES (télévision, radio et presse écrite), visant à renforcer la souveraineté informationnelle et à lutter contre la désinformation.

Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président Goïta a salué la résilience et le soutien constant des peuples sahéliens, tout en rendant hommage aux civils et militaires tombés au combat.

La FU-AES, symbole d’une souveraineté assumée

Prenant la parole, le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, le général de corps d’Armée Sadio Camara, a rappelé que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, soulignant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas.

Il a présenté la Force unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité.

L’Étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, porteur de la mémoire des sacrifices consentis et de l’engagement irréversible des États membres.

Un commandement confié à un homme de terrain

Placée sous le commandement du général de brigade Daouda Traoré, officier reconnu pour son expérience et sa connaissance du terrain, la Force unifiée de l’AES aura pour mission de conduire les opérations multinationales dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité, de la souveraineté et de la sécurité de l’espace AES.

Affaire “Ras Bath” : le dossier renvoyé devant la Cour d’Assises

La Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel de Bamako a rendu son délibéré ce mardi 16 décembre 2025 dans le dossier de l’activiste Youssouf Bathily, alias Ras Bath.

Contrairement aux attentes de ses soutiens, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire devant la Cour d’Assises, écartant ainsi toute libération à ce stade de la procédure.

Inculpé notamment pour « association de malfaiteurs » et d’autres charges connexes, Ras Bath demeure en détention.

Incarcéré depuis 2023, il totalise désormais plus de deux ans de détention préventive.

Ce renvoi ouvre la voie à une nouvelle phase judiciaire, avec la perspective d’un procès devant la Cour d’Assises, sans calendrier encore communiqué.

L’affaire reste donc pendante et suivie de près par l’opinion publique.

Mali: Frappe nocturne entre Kolondièba et Kadiana

Dans la nuit du 15 décembre, aux environs de 23h38, plusieurs frappes ont été enregistrées entre Kolondièba et Kadiana, visant des positions terroristes, selon des sources locales.

👉 Quatre missiles auraient été lancés dans la zone.
Un témoin sur place confie :
🗣️ « On dirait que les tirs étaient dirigés vers la ville. Nos maisons ont tremblé et beaucoup de personnes ont été sous le choc à cause du bruit. C’est la première fois que nous entendons un tel vacarme. »

⚠️ Aucun bilan officiel n’est disponible pour le moment.
Les informations restent à confirmer auprès de sources officielles.

Opérations militaires : les FAMa neutralisent des terroristes et détruisent plusieurs bases entre Tombouctou, Bougouni, Nioro et Sikasso

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série d’opérations offensives majeures entre les 12 et 14 décembre 2025, aboutissant à la neutralisation de plusieurs éléments terroristes et à la destruction de bases dans plusieurs régions du pays, selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées.

L’État-Major Général des Armées a rendu public le bilan des opérations conduites par les FAMa sur plusieurs théâtres d’opérations entre le 12 et le 14 décembre 2025. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la sécurisation du territoire national.

Région de Tombouctou : des guetteurs neutralisés

Le 12 décembre 2025, au cours d’une mission de reconnaissance offensive menée au sud de la localité de Léré, dans la région de Tombouctou, les FAMa ont neutralisé trois guetteurs terroristes.

L’opération a également permis la récupération de divers matériels appartenant aux groupes armés.

Bougouni : des terroristes ciblés depuis les airs

Le 13 décembre 2025, des vecteurs aériens des FAMa ont suivi des éléments terroristes circulant à moto dans la zone nord de Kékoro, région de Bougouni.

Les cibles ont été traitées avec précision et neutralisées, confirmant l’efficacité du renseignement et de la surveillance aérienne.

Nioro : quatre bases terroristes détruites

Le 14 décembre 2025, sur la base de renseignements fiables et d’une surveillance ciblée, les FAMa ont mené des frappes aériennes dans la région de Nioro, aboutissant à la destruction complète de quatre bases terroristes, dont :

  • une base à Dioka, au nord-est de Sandaré ;
  • deux bases au nord de Lakamané ;
  • une base à l’ouest de Sandaré.

Sikasso : nouvelles frappes contre des regroupements armés

Toujours le 14 décembre 2025, des renseignements précis faisant état de regroupements de groupes armés terroristes ont conduit les FAMa à mener des frappes aériennes au nord et au nord-est de la ville de Sikasso, détruisant trois cibles.

L’État-Major félicite les troupes

Le Chef d’État-Major Général des Armées a salué la réussite de ces opérations et réaffirmé la ferme détermination des FAMa à lutter contre le terrorisme sur toute l’étendue du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel publié le 15 décembre 2025 à Bamako.

CAN 2025 : le Mali dévoile une liste de 28 joueurs avec six éléments évoluant en Ligue 1

Le sélectionneur des Aigles du Mali, Tom Saintfiet, a rendu publique ce vendredi la liste des 28 joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Le groupe comprend plusieurs cadres et six joueurs issus de la Ligue 1 française.

Le Mali est désormais fixé sur ses forces pour la CAN 2025. Le technicien belge Tom Saintfiet a dévoilé une sélection mêlant expérience, jeunesse et talents évoluant dans les grands championnats européens, notamment en France.

Six joueurs de Ligue 1 dans la sélection

Parmi les joueurs évoluant ou ayant récemment évolué en Ligue 1, plusieurs noms retiennent l’attention. Le latéral droit Hamari Traoré, aujourd’hui au Paris FC, figure bien dans la liste, tout comme le milieu lensois Mamadou Sangaré, auteur de prestations remarquées cette saison.

Le milieu expérimenté Amadou Haïdara est également convoqué, tout comme Lassine Sinayoko (AJ Auxerre) et Kamory Doumbia (Stade Brestois).
L’ex-Lillois Yves Bissouma fait aussi partie du groupe, malgré un temps de jeu limité à Tottenham et une récente polémique extra-sportive.

D’autres anciens pensionnaires du championnat français, à l’image de Mohamed Camara ou El Bilal Touré, complètent l’effectif.

Une liste équilibrée entre Europe, Afrique et Golfe

La sélection malienne se distingue par la diversité des profils, avec des joueurs évoluant en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, offrant au sélectionneur plusieurs options tactiques.

La liste complète des Aigles du Mali

Gardiens
Djigui Diarra (Young Africans), Ismael Diawara (Sirius), Mamadou Samassa (Laval)

Défenseurs
Sikou Niakaté (Braga), Abdoulaye Diaby (Grasshopper), Woyo Coulibaly (Sassuolo), Fodé Doucouré (Le Havre), Hamari Traoré (Paris FC), Nathan Gassama (Baltika Kaliningrad), Mamadou Fofana (New England Revolution), Ousmane Camara (Angers), Amadou Dante (Arouca FC)

Milieux
Amadou Haïdara (RB Leipzig), Lassane Coulibaly (Lecce), Mohamed Camara (Al Sadd), Mamadou Sangaré (Lens), Aliou Dieng (Al Ahly), Yves Bissouma (Tottenham), Mahamadou Doumbia (Al-Ittihad), Ibrahima Sissoko (Bochum)

Attaquants
Nene Dorgeles (Fenerbahçe), Gaoussou Diarra (Feyenoord), Mamadou Camara (Laval), Kamory Doumbia (Stade Brestois), El Bilal Touré (Beşiktaş), Mamadou Doumbia (Watford), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Gaoussou Diakité (Lausanne Sport)

Les Aigles ambitionnent de jouer les premiers rôles lors de cette CAN marocaine, avec un groupe qui allie solidité, créativité et expérience du haut niveau.

Radiations dans les FAMA : des avocats saisissent la Cour suprême pour contester les sanctions

Plusieurs avocats maliens ont engagé une procédure judiciaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de décrets ayant radié des officiers et sous-officiers des Forces armées et de sécurité. Ils dénoncent des violations de procédure et un excès de pouvoir.

Une nouvelle affaire judiciaire secoue les milieux militaires et juridiques maliens. Le vendredi 7 décembre 2025, Maître Mountaga C. Tall, avocat au Barreau du Mali, a annoncé avoir saisi la Section administrative de la Cour suprême du Mali pour contester des décisions ayant entraîné la radiation de plusieurs membres des Forces armées et de sécurité (FAS).

Des décrets contestés pour excès de pouvoir

La requête vise l’annulation de décrets et d’un arrêté pris le 7 octobre 2025, ayant prononcé la cessation de l’état de militaire de plusieurs officiers et sous-officiers.
Les conseils estiment que ces actes administratifs sont entachés d’irrégularités graves, justifiant leur annulation pour excès et détournement de pouvoir.

Demande de réintégration et de rétablissement des droits

Les avocats requièrent l’annulation pure et simple des sanctions prononcées, ainsi que la réintégration immédiate des personnels radiés.
Ils demandent également le rétablissement de l’ensemble des droits concernés, notamment les grades, les avantages statutaires et les droits afférents à la carrière militaire.

Des violations de procédure dénoncées

Pour fonder leur action, les requérants invoquent plusieurs manquements majeurs, parmi lesquels :

  • la violation des droits de la défense ;

  • le non-respect des règles de convocation et de notification des décisions ;

  • l’absence de faute disciplinaire clairement établie ;

  • un détournement de pouvoir dans le processus décisionnel.

Par ailleurs, les avocats ont sollicité, sur la base de la Constitution et des textes communautaires en vigueur, un accès libre aux personnes actuellement en détention dans le cadre de ces procédures.

Cette saisine de la Cour suprême ouvre un nouveau chapitre judiciaire dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des carrières au sein des Forces armées maliennes.

Gendarmerie nationale : le colonel Alpha Yaya Sangaré radié des effectifs par décret présidentiel

Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a signé un décret mettant fin à l’état militaire du colonel Alpha Yaya Sangaré. L’officier supérieur de la Gendarmerie nationale est radié des Forces armées et de sécurité pour des motifs disciplinaires.

Une nouvelle sanction disciplinaire vient d’être rendue publique au sein des Forces armées et de sécurité maliennes. Le colonel Alpha Yaya Sangaré, en service à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, a été officiellement radié des effectifs par décret présidentiel.

Un décret publié au Journal officiel

La décision est actée par le décret n°2025-861/PT-RM, signé ce jeudi par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta.
Le texte a été publié dans l’édition spéciale n°16 du Journal officiel de la République du Mali, en date du 12 décembre 2025.

L’article premier du décret précise que le colonel Alpha Yaya Sangaré est « radié des effectifs des Forces armées et de sécurité, par mesures disciplinaires, à compter de la date de signature du présent décret ».

Une sanction fondée sur un conseil d’enquête

Selon le document officiel, cette radiation fait suite au procès-verbal du Conseil d’enquête du 1ᵉʳ décembre 2025.
La mesure s’inscrit dans le strict cadre des textes en vigueur régissant le statut des militaires, notamment l’ordonnance portant Statut général des militaires.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des faits reprochés à l’officier supérieur.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de discipline et de rigueur affichée par les autorités de la Transition dans la gestion des Forces armées et de sécurité.


Crise du carburant au Mali : Attaques contre les citernes, Que dit l’assurance

Les attaques répétées contre les citernes de carburant ont plongé le Mali dans une crise profonde, révélant non seulement des pertes économiques massives, mais aussi l’absence de protection assurantielle face aux risques de guerre et de terrorisme.

La crise du carburant que traverse le Mali ne se limite pas à une simple pénurie. Elle expose un problème plus profond : la vulnérabilité d’un secteur stratégique face à des attaques qui détruisent camions, infrastructures et chaînes logistiques entières.
Des centaines de citernes ont été incendiées, provoquant une flambée des prix, des files d’attente interminables et un ralentissement significatif des activités économiques.

Un choc économique majeur pour les transporteurs et les opérateurs pétroliers

Au-delà de la pénurie, les pertes sont colossales pour les transporteurs, distributeurs et compagnies pétrolières.
Matériel réduit en cendres, revenus bloqués, réseaux de distribution paralysés : l’impact financier est sans précédent.

Pourtant, dans ce chaos, un point crucial émerge : la quasi-absence de couverture assurantielle pour ce type de risques.

Ce que dit réellement le Code CIMA sur les attaques armées

Le Mali, comme les autres pays membres, applique le Code des assurances CIMA.
L’article 38 est clair : les dommages résultant d’une guerre, d’une guerre civile, d’émeutes ou de mouvements populaires sont exclus de la garantie, sauf mention contraire dans le contrat.

Autrement dit, les attaques de citernes par des groupes armés entrent dans une catégorie que les assureurs ne sont pas obligés de couvrir.

Conséquence :
➡️ les transporteurs et opérateurs touchés ne sont généralement pas indemnisés,
➡️ les pertes reposent entièrement sur leurs épaules.

Comme le confie un acteur économique :
« Le marché de l’assurance reste silencieux face aux risques de guerre et de terrorisme. Les produits existent, mais ils sont coûteux et réservés aux grandes entreprises. Les plus vulnérables restent sans filet. »

Assurances spécialisées : des solutions existent, mais hors de portée pour la majorité

Certaines compagnies internationales proposent des produits “risques politiques”, “guerre” ou “terrorisme”, comme AXA XL.
Mais ces assurances :

  • sont très coûteuses,

  • exigent des conditions strictes,

  • restent confidentielles,

  • et ne concernent qu’une minorité d’acteurs.

Les petites et moyennes entreprises du secteur du transport ou des hydrocarbures en sont pratiquement exclues.

Vers une solution malienne ou régionale ?

Face aux pertes humaines et matérielles, l’État malien a officiellement rendu hommage aux acteurs du secteur des hydrocarbures touchés par ces attaques.
Pour éviter que la crise ne se reproduise, plusieurs pistes émergent :

  • création d’un fonds de garantie national,

  • mise en place d’un mécanisme public d’assurance pour risques majeurs,

  • réforme du Code CIMA pour étendre la protection à ces situations exceptionnelles.

Une telle réforme, impactant les 14 États membres, redonnerait confiance aux investisseurs et protégerait enfin un secteur vital pour l’économie régionale.

Nioro : les FAMa détruisent une base terroriste et un convoi de ravitaillement lors d’une double frappe aérienne

Les Forces Armées Maliennes ont mené ce 9 décembre 2025 deux opérations aériennes décisives à Sebabougou, dans le cercle de Diéma. Un pick-up de ravitaillement et une base logistique terroriste ont été neutralisés, confirmant la montée en puissance des opérations de surveillance du territoire.

Les FAMa ont frappé un nouveau coup dur contre les groupes terroristes actifs dans la région de Nioro. Selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées publié ce mercredi, deux interventions aériennes successives ont permis de neutraliser du matériel, du carburant et des combattants qui se cachaient dans la zone de Sebabougou.

Première frappe : un convoi logistique intercepté

Dans la matinée, les vecteurs aériens des FAMa ont identifié un pick-up dissimulé sous un épais couvert végétal. Le véhicule transportait plusieurs fûts d’essence, confirmant qu’il s’agissait d’un convoi de ravitaillement destiné aux groupes armés opérant dans le secteur.

L’appareil a été immédiatement neutralisé.

Deuxième frappe : une base terroriste détruite

Quelques heures plus tard, une nouvelle opération a ciblé une base terroriste cachée dans une zone forestière dense du même secteur.
La frappe a permis de détruire une installation logistique, un second pick-up, des stocks de carburant ainsi que les éléments terroristes qui s’y trouvaient.

Les FAMa réaffirment leur détermination

À travers ce communiqué, le Chef d’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer les populations : les FAMa demeurent « déterminées à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national », malgré la persistance de certaines menaces.