Loulouni : les FAMa sécurisent la zone et l’État réaffirme son soutien aux populations

Après plusieurs jours d’insécurité, la localité de Loulouni, dans la région de Sikasso, retrouve le calme grâce à une opération de ratissage des Forces Armées Maliennes. Une délégation de haut niveau s’est rendue sur place pour rassurer les habitants et réaffirmer l’engagement de l’État.

La vie reprend progressivement son cours à Loulouni. Durant plusieurs jours, cette commune du sud du Mali avait été marquée par des incursions armées et des actes de banditisme. Une situation désormais sous contrôle, après une intervention déterminante des Forces Armées Maliennes (FAMa) qui ont repoussé les groupes armés et sécurisé les principaux axes routiers.

Une pression militaire décisive

En visite sur le terrain, le Colonel Abdou Samba Sylla a salué l’efficacité des opérations conduites ces trois dernières semaines.
Selon lui, les FAMa ont réussi à imposer une pression constante sur les assaillants, permettant le retour des populations et la sécurisation des corridors RN7, RN10 et RN11.

« Aujourd’hui, la population de Loulouni a repris confiance et est revenue à la maison », a-t-il déclaré, tout en précisant que quelques poches résiduelles demeurent mais seront « réduites dans les jours à venir » afin de garantir une stabilisation durable de la zone.

L’État exprime sa solidarité

Le Colonel-Major Général de Police Tiantio Diarra, représentant le gouverneur de Sikasso, a adressé un message de solidarité au nom des autorités nationales.
Il a rendu hommage à la résilience des habitants de Loulouni, victimes d’« une agression barbare », et les a encouragés à poursuivre leur retour.

« La sécurité est là, la taille militaire est là. Personne ne viendra nous dérouter du développement avancé pour notre pays », a-t-il assuré.

Un important soutien humanitaire

Pour accompagner la stabilisation de la zone et le retour des déplacés, une vaste opération civilo-militaire a été organisée. Les populations ont reçu une importante quantité de vivres : sucre, sel, pâtes alimentaires, huile, ainsi que des médicaments.

Ce dispositif a été renforcé par 20 tonnes de riz fournies par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) via le gouvernorat de Sikasso, un appui vital pour les familles ayant fui les violences

Tentative de putsch au Bénin : le Nigeria intervient militairement, la Cedeao déploie sa Force en attent

Le Nigeria a mené des frappes à Cotonou et envoyé des troupes au sol pour soutenir les autorités béninoises face à une tentative de coup d’État. La Cedeao a immédiatement activé sa Force en attente pour sécuriser le pays.

Le gouvernement nigérian a confirmé, le 7 décembre au soir, avoir lancé des opérations aériennes et terrestres au Bénin, en réponse à une demande officielle de Cotonou. L’objectif : contrer une tentative de renversement du pouvoir et rétablir l’ordre constitutionnel.

Selon Abuja, le président Bola Tinubu a ordonné l’entrée d’avions de combat dans l’espace aérien béninois afin de reprendre des sites stratégiques tombés entre les mains des mutins, notamment la télévision nationale et un camp militaire où les putschistes s’étaient regroupés. Des opérations de surveillance aérienne ont également été menées conjointement avec l’armée béninoise.

La présidence nigériane précise que des troupes au sol ont été déployées à la demande de Cotonou et sont actuellement positionnées dans plusieurs zones sensibles. Tinubu affirme que cette intervention s’inscrit dans le cadre du protocole de la Cedeao sur la défense de la démocratie et vise à « stabiliser un pays voisin ».

La Cedeao active la Force en attente

Face à la situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a annoncé le déploiement de contingents venus du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Leur mission : soutenir les institutions béninoises et empêcher toute remise en cause de l’ordre républicain.

La Force en attente de la Cedeao, déjà mobilisée lors de crises majeures – notamment en Gambie en 2017 est chargée de garantir la stabilité régionale en cas de menace sécuritaire ou politique.

 

malitime.com

Mali: Le CNT adopte à l’unanimité la première partie du projet de loi de finances 2026

 

Le Conseil National de Transition (CNT) a adopté ce jeudi 4 décembre 2025, à l’unanimité de ses membres, la première partie du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Au total, 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention ont été enregistrées, marquant un soutien sans équivoque à ce texte majeur pour la gouvernance économique du pays.

Cette adoption intervient dans un contexte où les autorités entendent renforcer la stabilité macroéconomique, améliorer la mobilisation des ressources internes et optimiser la gestion des dépenses publiques.

Un budget 2026 construit autour des priorités nationales

Selon les données publiées, les recettes budgétaires prévues pour 2026 s’élèvent à 3 057 milliards 792 millions 44 mille F CFA, tandis que les dépenses sont projetées à 3 578 milliards 216 millions 683 mille F CFA.

Il en résulte un déficit budgétaire de 520 milliards 424 millions 639 mille F CFA, que le gouvernement prévoit de financer par divers mécanismes internes et externes.

Ce budget ambitionne de renforcer plusieurs secteurs clés : la sécurité, l’éducation, la santé, la souveraineté économique, ainsi que les investissements structurants destinés à soutenir la croissance.

Un vote symbolique pour une nouvelle dynamique budgétaire

L’unanimité enregistrée au CNT témoigne d’un consensus sur les orientations budgétaires proposées par le gouvernement. Les membres du Conseil ont salué un document jugé cohérent avec les priorités nationales, notamment la consolidation de l’État, l’amélioration de la gouvernance publique et la poursuite des réformes économiques.

La seconde partie du projet de loi, consacrée aux dépenses détaillées par ministère et programmes, sera examinée prochainement, avant l’adoption finale de la loi de finances 2026.

Gestion de la Crise d’hydrocarbure : Des distinctions honorifiques pour les pétroliers, les chauffeurs et leurs apprentis

 

C’est un geste fort, chargé de reconnaissance et à la hauteur des sacrifices consentis pour assurer la fourniture correcte de notre pays en produits pétroliers. Ils ont, sans doute, été les héros de cette crise. Des centaines de citernes brulées, des pertes en vies humaines, même la psychose n’aura pas eu raison de leur détermination. Il s’agit des pétroliers maliens, des chauffeurs de citernes, et leurs apprentis.

Ainsi, en reconnaissance des sacrifices consentis, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Général d’Armée Assimi GOÏTA a décerné des médailles à ces braves maliens, qui ont bravé et défié les menaces des terroristes et leurs acolytes pour s’assurer que notre pays ne sombre pas et que les pronostics apocalyptiques échouent lamentablement.

Ces distinctions récompensent donc des personnes, qui ont été déterminantes dans la gestion de cette crise d’hydrocarbures, grâce à leurs bravoures et services exceptionnels rendus à la Nation. Au total, ils sont 74 personnes à être distinguées par le Président de la Transition.

Ainsi, par le Décret N°2025-818/PT-RM du 26 Novembre 2025, Portant Attribution de Distinction Honorifique, le Chef de l’Etat a nommé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Mali, seize (16) personnalités issues du secteur pétrolier et syndical.

La suite de l’article sur https://gouvernement.ml/gestion-de-la-crise-dhydrocarbure-le-president-assimi-goita-distingue-les-petroliers-les-chauffeurs-et-leurs-apprentis/

CIGMA

Crise Carburant : le Comité de Crise constate un succès du protocole d’accord et vise la suppression des réseaux parallèles
Le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes s’est réuni ce mardi 2 décembre 2025 sous la présidence du Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga. La réunion a dressé un bilan très positif de la gestion de la crise des hydrocarbures.
Protocole du 21 novembre : des résultats concrets
Le Comité a salué les progrès obtenus grâce à l’application rigoureuse du Protocole d’accord signé le 21 novembre 2025 avec les acteurs pétroliers. Cet accord a permis d’introduire des mesures concrètes pour fluidifier l’approvisionnement :
-Réduction des délais : La durée de passage des véhicules au Bureau du Pétrole des Douanes est désormais réduite à 24 heures.
-Clé de répartition : Une nouvelle clé de répartition des arrivages a été établie pour garantir une meilleure distribution, allouant 70 % aux distributeurs et 30 % aux industries.
Lutte contre le marché noir et préparatifs du Ramadan
Malgré ces avancées, le Comité a souligné la nécessité de maintenir la vigilance, en insistant sur l’importance de lutter contre les réseaux parallèles de distribution de carburant, ainsi que contre les détournements et les rétentions de stock.
Concernant les autres denrées essentielles, des mesures incitatives d’importation en prévision du mois de ramadan ont été discutées. Les ministères concernés ont reçu instruction d’élaborer un plan d’approvisionnement détaillé pour assurer la disponibilité des produits.
En fin, le Premier Ministre a encouragé le maintien des efforts pour un retour rapide à la normale et a remercié le Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour son soutien constant aux acteurs ayant contribué à la résolution de la crise.
Zana/Malijet.com
Mali: le 1er chargement de lithium de la mine de Bougouni expédié

L’exportation du lithium de Bougouni vers Hainan marque une étape majeure pour le Mali dans le marché mondial des minerais stratégiques.

Le 1ᵉʳ décembre 2025, la première cargaison issue de la mine de Bougouni a été embarquée au port de San Pedro. Cet envoi marque l’entrée effective du Mali dans le commerce international du lithium.
Le navire a quitté le port ivoirien avec 28 950 tonnes de concentré de spodumène. Il est attendu au port de Yangpu à Hainan début ou mi-janvier 2026, selon l’entreprise Hainan Mining. La valeur de cette cargaison avoisine 24 millions de dollars, un montant qui reflète la qualité du produit, affichant une teneur d’environ 5,39 % de Li₂O selon les résultats publiés par l’exploitant.
Cette expédition intervient après le transport, à la fin du mois d’octobre, de plus de 30 000 tonnes de concentré depuis Bougouni vers San Pedro pour constituer le stock de départ.
Elle consacre ainsi la mise en production de la mine, exploitée par la co-entreprise réunissant Kodal Minerals, Hainan Mining et l’État malien, qui avait préparé depuis plusieurs mois la montée en charge de l’usine DMS.
Bougouni devient de ce fait la deuxième mine commerciale de lithium en activité au Mali, aux côtés de Goulamina. Les estimations de l’opérateur situent la capacité annuelle autour de 125 000 tonnes de concentré, un volume qui place déjà le site parmi les projets structurants du pays.
L’exportation via la Côte d’Ivoire confirme par ailleurs l’importance croissante du corridor minier reliant le sud du Mali au port de San Pedro, désormais essentiel au transit des minerais stratégiques.
Pour les autorités comme pour les communautés locales, ce premier chargement n’est pas qu’une opération commerciale.
Il symbolise la concrétisation d’un projet suivi de près depuis les premières phases d’exploration et porte l’espoir de retombées économiques à long terme dans une filière appelée à gagner en importance dans les années à venir.
La réussite de cette expédition ouvre une nouvelle phase, où se joueront les futures capacités de production et la place que le Mali entend occuper sur un marché mondial en pleine mutation.
MD/ac/Sf/APA
Que sait-on de l’explosion du pétrolier panaméen au large du Sénégal ?

L’incident s’est produit à une dizaine de kilomètres au large de Dakar, selon un communiqué distribué lundi par l’armateur turc Besiktas. (Le) Mersin est chargé d’environ 39 mille tonnes de gazole.

Même si le navire est en cours de stabilisation, Greenpeace Afrique s’inquiète des conséquences possibles et appelle à un contrôle accru.

« Selon l’information qu’on a reçue, publiée par les autorités sénégalaises, il s’agit d’un navire battant pavillon turc et qui est rempli de pétrole, (…) les énergies fossiles. Donc, il y a des problèmes au niveau des eaux sénégalaises », a indiqué Dr Aliou Bâ, chargé de campagne Océans de Greenpeace, joint par la BBC.

Selon lui, il y a des risques que ce navire venant de la Russie et actuellement en difficulté dans les eaux sénégalaises puisse échouer et perdre sa cargaison.

Même si les autorités sont en train de se battre pour la stabiliser, la situation reste inquiétante pour Dr Aliou Ba.

Inquiétudes sur les côtes sénégalaises

« La situation est très inquiétante parce que tout simplement, vous avez vu ce qui s’est passé dans plusieurs pays, avec ce qu’on appelle les marées noires. C’est un problème pour les écosystèmes marins. Il y a (en effet) des risques pour que la cargaison puisse se déverser dans les eaux. (Ce qui) est très dangereux pour les écosystèmes marins. Et comme vous le savez, le Sénégal est un pays de pêche », a signalé le chargé de campagne Océans pour Greenpeace.

Estimant qu’il y a « une bonne partie de la population qui vit de l’exploitation des ressources », Dr Aliou Ba est convaincu que « ça pourrait avoir des impacts sur la pêche et sur la sécurité alimentaire des populations parce que si cette cargaison se déverse en mer, (elle) va la polluer et endommager sérieusement les écosystèmes marins ».

Par conséquent, il suggère que « que les mesures soient prises pour que cela n’arrive pas et pour qu’on puisse prochainement éviter ce type de situation ».

FAMa : plusieurs opérations aériennes réussies à Ménaka, Sikasso et Zantiguila

L’État-major général des Armées informe l’opinion nationale que, dans le cadre de la surveillance du territoire menée le 8 octobre 2025, les vecteurs aériens des FAMa ont repéré et neutralisé un regroupement de terroristes dans la zone d’Inarabane, région de Ménaka.

Le même jour, des frappes aériennes ciblées ont été conduites dans les localités de Kolondiéba, Zégoua et Hérémakono, dans la région de Sikasso. Trois (03) cibles ont été traitées avec succès, entraînant la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes et la destruction de matériel ennemi.

Par ailleurs, le 9 octobre 2025, les FAMa ont vigoureusement riposté à une attaque contre le poste de Zantiguila, à l’aube. Le bilan fait état de plusieurs assaillants neutralisés ainsi que de motos et d’armements récupérés.

L’État-major général des Armées rassure la population du plein engagement des FAMa à poursuivre la lutte contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire national.

Unis, nous vaincrons.
Bamako, le 9 octobre 2025

Lutte contre les faux médicaments: 370 cartons de médicaments contrefaits saisis par l’Antenne OCS de la rive droite

Les enquêteurs de l’antenne de la rive droite de l’Office Central des Stupéfiants (OCS), dirigés par le capitaine Demba Tounkara, ont réalisé un important coup de filet le mardi 8 octobre 2025.
Ils ont procédé à la saisie de 370 cartons de médicaments contrefaits, représentant près de 5 tonnes de produits pharmaceutiques non homologués.

Cette opération réussie résulte d’une enquête menée avec professionnalisme à la suite d’informations exploitées par les services de l’OCS. Plusieurs suspects ont été interpellés puis déférés devant les autorités compétentes.

Cette saisie constitue un signal fort dans la lutte contre le trafic de faux médicaments, un phénomène aux conséquences graves pour la santé publique.

Le colonel-major Fousseyni Keita, directeur général de l’OCS, a salué le travail des enquêteurs et appelé la population à une collaboration accrue avec les antennes de l’Office, afin de renforcer la lutte contre les stupéfiants et le commerce illicite sous toutes ses formes.

E-Passeport AES : Nouveaux tarifs et modernisation du passeport confédéral AES

Le gouvernement a adopté de nouveaux tarifs pour le passeport confédéral AES, désormais fixés à 45 000 F CFA pour le service standard et 90 000 F CFA pour le service premium. Cette mesure précède la suspension temporaire de l’enrôlement biométrique, prévue à partir du 11 octobre, le temps d’une modernisation technique.

Réuni en session ordinaire mercredi 8 octobre 2025 au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a approuvé un décret fixant les nouveaux prix du e-passeport de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce document, adopté le 18 avril dernier par les trois pays membres, vise à harmoniser les titres de voyage au sein de l’espace sahélien et répond aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale en matière de sécurité et de protection des données personnelles.

Le tarif du passeport standard baisse de 55 000 à 45 000 F CFA, tandis que celui du service premium passe de 110 000 à 90 000 F CFA, soit une réduction de 10 000 et 20 000 F CFA respectivement. Cette révision tarifaire s’inscrit dans la volonté des autorités d’encourager la libre circulation des personnes et de renforcer la souveraineté administrative dans le cadre confédéral de l’AES.

Quelques jours plus tôt, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile avait annoncé, dans un communiqué daté du 26 septembre, une suspension temporaire du service d’enrôlement pour le passeport biométrique malien. Celle-ci prendra effet le 11 octobre pour le service standard et le 16 octobre pour le service premium, à Bamako, dans les régions et au Consulat général du Mali à Paris. La reprise est prévue au plus tard le 25 octobre 2025, le temps de finaliser une série d’améliorations techniques de la chaîne de production.

Le secrétaire général du ministère, Oumar Sogoba, a souligné que cette suspension est une étape nécessaire pour garantir un service plus fiable et mieux adapté aux exigences internationales. Selon les autorités, cette modernisation, associée à l’introduction du e-passeport AES, illustre la volonté de l’État de doter ses citoyens de documents plus sécurisés et de renforcer l’intégration régionale au sein de l’espace confédéral sahélien.