Titres publics : le Mali vise 1 450 milliards FCFA de mobilisation en 2026

Le ministère de l’Économie et des Finances a officiellement lancé, le 5 février 2026, le calendrier d’émission des titres publics pour l’exercice en cours. La cérémonie, présidée par le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Siaka Samaké, représentant le ministre Alousséni Sanou, a permis de faire le point sur les performances de 2025 et de dévoiler les orientations stratégiques pour 2026.

Un bilan 2025 jugé satisfaisant

Malgré un contexte économique exigeant, l’État malien a confirmé la solidité de sa signature sur le marché financier régional. En 2025, le Trésor public a mobilisé 1 193 milliards de FCFA à travers 34 émissions de titres.

Cette performance a été portée en grande partie par le secteur bancaire national. Selon la présidente de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), Sidibé Aïssata Koné, les banques maliennes ont contribué à hauteur de 686 milliards de FCFA, soit 58 % du montant total mobilisé.

Les principaux investisseurs distingués

La cérémonie a également été marquée par la reconnaissance des partenaires financiers les plus actifs. Le classement des meilleurs investisseurs de l’année 2025 place la BDM-SA en tête, suivie de la BMS-SA et de la BNDA.

Objectif 2026 : financer des projets structurants

Pour l’exercice 2026, l’État malien affiche des ambitions renforcées avec un objectif de mobilisation fixé à 1 450 milliards de FCFA. Les ressources attendues serviront au financement de projets structurants jugés prioritaires pour le développement économique et social du pays.

La directrice de l’UMOA-Titres, Oulimata N’Diaye Diasse, a salué la qualité de la coopération avec le Mali, mettant en avant la crédibilité du cadre de gestion de la dette publique. De son côté, le ministre Alousséni Sanou a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion des titres publics et de maintenir un dialogue constant avec les investisseurs afin de préserver la stabilité du marché.

Ségou : Plusieurs groupes terroristes neutralisés par les FAMa

L’État-Major Général des Armées a annoncé, ce dimanche, d’importants succès opérationnels des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans la région de Ségou. Le 7 février 2026, des frappes coordonnées ont permis de neutraliser plusieurs groupes terroristes grâce à une surveillance renforcée du territoire.

Une quinzaine de terroristes dissimulés dans une zone boisée à l’ouest de Ségou ont d’abord été localisés puis neutralisés. Le même jour, une dizaine d’assaillants tentant d’accoster en pirogue sur le fleuve Niger ont été frappés, entraînant la destruction de leur logistique. Un autre groupe circulant à moto a également été repéré et neutralisé sur un axe terrestre.

L’État-Major rassure que les opérations de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire et appelle les populations à maintenir leur confiance et leur vigilance aux côtés des FAMa.

Affaire Moussa Mara : le verdict attendu le 9 février

L’issue judiciaire de l’affaire Moussa Mara est désormais imminente. Condamné en première instance à deux ans de prison, dont un an ferme, l’ancien Premier ministre attend la décision de la Cour d’appel de Bamako, appelée à statuer définitivement sur son sort.

Poursuivi à la suite de publications sur les réseaux sociaux, Moussa Mara est détenu depuis le 1er août 2025. Lors de l’audience du 19 janvier 2026, il a réaffirmé son attachement aux libertés publiques. À l’issue des débats, la Cour a mis sa décision en délibéré, renvoyant le verdict au 9 février 2026.

Pour la défense, le dossier doit être tranché strictement sur le terrain du droit. Dans l’opinion publique, ce procès dépasse toutefois la seule personne de Moussa Mara et relance le débat sur l’équilibre entre l’autorité de l’État et la liberté d’expression au Mali.

Crise à la FEMAFOOT : la FIFA confie l’organisation du processus électoral à Sidi Békaye Magassa

La crise institutionnelle au sein de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) entre dans une phase décisive. La FIFA, en concertation avec la Confédération africaine de football (CAF), a arrêté sa position sur la conduite du processus électoral à venir.

Conformément aux statuts de la FEMAFOOT, le Secrétaire général, Sidi Békaye Magassa, est officiellement chargé d’organiser l’Assemblée générale extraordinaire élective, sous la supervision des instances internationales.

Cette décision intervient après la démission collective du bureau exécutif, intervenue fin janvier 2026, actant une vacance totale des postes dirigeants. Dans ce contexte, la FIFA confie au Secrétaire général la gestion transitoire de la fédération, avec pour missions principales d’assurer les affaires courantes, d’élaborer une feuille de route électorale et de conduire le processus devant aboutir à l’élection d’un nouveau Comité exécutif pour un mandat de quatre ans.

Les commissions électorales installées le 15 novembre 2025 demeurent en fonction. La FIFA souligne leur indépendance et leur protection par les textes réglementaires en vigueur. Sur le plan financier, l’instance mondiale a également précisé les modalités relatives aux signataires des comptes fédéraux jusqu’à la tenue des élections.

À travers cette décision, la FIFA adresse un message clair : coopération, transparence et strict respect des statuts doivent guider l’ensemble du processus. L’instance annonce par ailleurs un suivi étroit du scrutin, avec la présence de ses représentants lors de l’Assemblée générale élective.

Le football malien s’engage ainsi dans une étape institutionnelle déterminante pour son avenir.

Mali : Le Président Assimi Goïta décrète 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture.
Cette décision vise à refonder durablement le système éducatif, renforcer la cohésion sociale et promouvoir la souveraineté culturelle, conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma et à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.

L’État entend ainsi placer le capital humain, l’excellence citoyenne et la culture au cœur du développement national.

Iran : Donald Trump place ses troupes dans le golfe et menace le pays

Le président américain a affirmé jeudi qu’une armada navale américaine naviguait vers le golfe persique. Depuis plusieurs jours, il a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays.

Donald Trump a affirmé hier, jeudi 22 janvier, qu’une « armada » navale américaine était en route pour le golfe Persique, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.

Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il était toujours revenu sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.

« Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où », a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

« Je préférerais que rien ne se passe »

Le chef des Gardiens de la révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient « le doigt sur la gâchette » après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran. Donald Trump n’a toutefois pas fermé la porte au dialogue.
« L’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons », a-t-il déclaré jeudi à Davos. « Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près », a ajouté Donald Trump. Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l’huile sur le feu jeudi.
« Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie », a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l’ayatollah Ali Khamenei.Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes.

Ses propositions ont été lues à la télévision d’État à l’occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran.

Le chef d’État menacé de mort

Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, à de son côté averti qu’en cas d’attaque américaine, « tous les intérêts, bases et centres d’influence américains » seraient des « cibles légitimes » pour les forces iraniennes.
L’Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d’échanger des menaces.
Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l’égard des dirigeants iraniens, menaçant de les « rayer de la surface de la Terre » si « quoi que ce soit » lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l’avait menacé de mort si Washington s’en prenait à la personne de l’ayatollah Ali Khamenei.
Tout en brandissant lui aussi la menace d’une riposte, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l’Iran était toujours « prêt à mener des négociations réelles et sérieuses ». Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d’être violemment réprimée.
La télévision d’Etat iranienne – citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants – a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains.
Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l’ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts.
Une coupure nationale d’internet, qui a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression, dure depuis « deux semaines complètes », a relevé jeudi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l’accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.
……..Paris Match

Source : Paris Match

Éducation : Le calendrier officiel des examens de fin d’année 2025-2026 dévoilé

Le Ministère de l’Éducation Nationale a rendu public le calendrier détaillé des examens de fin d’année pour l’année scolaire 2025-2026. Du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) aux examens de santé et d’agro-pastoral, voici les dates clés à retenir pour les candidats, les parents et les enseignants.

1. CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle)
Le bal des examens s’ouvrira avec les futurs professionnels dès la mi-mai :

 

-Épreuves Anticipées (TP) : du 11 au 15 mai 2026.

-Épreuves Écrites : du 18 au 23 mai 2026.

 

2. DEF (Diplôme d’Études Fondamentales)
Le grand rendez-vous des collégiens se tiendra début juin, après les épreuves physiques :

 

-EPS : du 11 au 23 mai 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 1er au 03 juin 2026.

 

3. BT (Brevet de Technicien)
Pour les lycées techniques et professionnels :

 

-Travaux Pratiques (TP) : du 08 au 13 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 15 au 19 juin 2026.

 

4. Baccalauréat (BAC)
L’examen charnière pour l’entrée à l’université se déroulera selon les étapes suivantes :

 

-TP BAC Technique & Professionnel : courant juin.

 

-Éducation Islamique : du 09 au 12 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 22 au 25 juin 2026.

 

5. IFM (Instituts de Formation des Maîtres)
Les futurs enseignants clôtureront leur cycle entre juin et juillet :

 

-EPS : du 15 au 18 juin 2026.

 

-Épreuves orales et pratiques : du 22 au 25 juin 2026.

 

-Épreuves Écrites : du 29 juin au 03 juillet 2026.

 

6. Santé et Agro-Pastoral
Les filières spécialisées fermeront la marche durant l’été et la rentrée :

 

-BT Santé : Écrits du 20 au 24 juillet ; Pratiques du 27 juillet au 10 août 2026.

 

-BT Agro-Pastoral : Épreuves Écrites du 07 au 11 septembre 2026.

Sécurité : Les FAMa frappent des cibles terroristes dans le secteur de Banamba

La dynamique de reconquête et de sécurisation du territoire national se poursuit avec une précision accrue. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’État-Major Général des Armées a annoncé que les vecteurs aériens des Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série de frappes chirurgicales le mardi 13 janvier 2026 dans la région de Koulikoro.

Un groupe neutralisé au nord-est de Sébété
L’opération s’est concentrée sur le secteur de Banamba, plus précisément au nord-est du village de Sébété. Grâce à une surveillance constante du territoire, les unités aériennes ont identifié et traité deux cibles stratégiques :

-Interception de colonnes mobiles : Une première frappe a visé un groupe armé terroriste circulant à motos. L’intervention a permis de neutraliser les assaillants et de stopper leur progression dans cette zone.

-Destruction de logistique : Une seconde frappe, exécutée avec succès, a pulvérisé un véhicule de type pick-up que les terroristes avaient tenté de camoufler sous le couvert végétal pour échapper à la reconnaissance aérienne.

L’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer l’opinion nationale sur la continuité de ces actions. Les opérations coordonnées de recherche, de traque et de neutralisation des foyers terroristes se poursuivent sans relâche sur l’ensemble du territoire malien.

L’armée réitère son appel à la vigilance et à la collaboration des populations pour consolider les acquis sécuritaires en ce début d’année 2026.

 

T.Sindy/Malijet.com

Coup de tonnerre au Mali : 13 membres du comex claquent la porte, le président de la Fédération renversé après la CAN

D’après des informations de Mali Actu, 13 membres du bureau exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) ont annoncé leur démission, mardi 13 janvier. Ce qui acte la fin du mandat du président Mamoutou Touré.

Séisme dans le football malien. Président de la Fédération (FEMAFOOT) depuis 2019, Mamoutou Touré dit « Bavieux » (68 ans) a été renversé ce mardi 13 janvier après la démission de 13 membres du comité exécutif, révèle Mali Actu . Selon les textes statutaires, le départ d’une majorité absolue de membres provoque en effet la dissolution immédiate du bureau et met fin au mandat du président en exercice.

Mamoutou Touré libéré de prison en avril dernier

Les membres démissionnaires auraient, selon Mali Actu, évoqué de profondes divergences sur la gestion stratégique et le manque de réformes structurelles pour redynamiser les performances des sélections nationales (l’équipe A a été éliminée en quart de finale de la CAN par le Sénégal).

Cette chute intervient alors que les contestations et pressions envers le dirigeant ne cessaient de croître. Elle va contraindre la FEMAFOOT à installer un comité provisoire ou à convoquer une assemblée générale élective en urgence, sous la supervision de la CAF et de la Fifa.

Touré avait été réélu pour un second mandat en 2023, alors qu’il se trouvait en prison dans l’attente de son procès pour détournement de fonds publics. Il était accusé d’avoir détourné à hauteur de 28 millions de dollars lorsqu’il occupait le poste de directeur financier et administratif de l’Assemblée nationale du Mali (2013-2019). Le dirigeant malien, ancien membre du conseil de la Fifa, a toujours nié les faits et avait reçu une lettre de soutien de Gianni Infantino. Il avait finalement été libéré en avril dernier.

LE PRÉSIDENT DU HCIM, SEID CHÉRIF OUSMANE MADANE HAIDARA L’A DÉCLARÉ FACE AU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION : « IL N’EST JAMAIS JUSTE DE CAUSER DU TORT, SURTOUT À DES PERSONNES VULNÉRABLES. CE N’EST PAS FAVORABLE POUR L’IMAGE DU POUVOIR EN PLACE »

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a rencontré, le lundi 12 janvier 2026, au Palais de Koulouba, les familles fondatrices de Bamako, les représentants des confessions religieuses islamique et chrétienne, ainsi que des organisations de la société civile.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la traditionnelle présentation des vœux au Chef de l’État. Au cours de cet événement, le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), Chérif Ousmane Madane Haïdara a appelé les plus hautes autorités à garantir une justice accessible et équitable, soulignant que l’injustice envers les citoyens constitue une image préjudiciable pour le pouvoir. Avant lui, l’imam Mohamed Macky Bah, membre du même Haut Conseil, avait transmis les bénédictions et prières de son institution, plaidant pour (…)Mahamane TOURE – NOUVEL HORIZONRETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE NOUVEL HORIZON DU MERCERDI 14 JANVIER 2026