États-Unis : prison à vie pour un ancien employé de l’ambassade américaine au Burkina Faso condamné pour agressions sexuelles sur mineures

Un Américain de 41 ans, ancien travailleur de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso, a été condamné à la prison à vie pour agressions sexuelles sur deux mineures burkinabè, a annoncé jeudi le Département américain de la Justice dans un communiqué.

À l’issue d’un procès de deux semaines tenu en octobre 2025, un jury fédéral du district du Maryland a reconnu Fode Sitafa Mara coupable de quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle aggravée sur mineure. Il a également été condamné pour tentative de contrainte et d’incitation de mineure ainsi que pour tentative d’entrave à la justice.

Selon le ministère américain de la Justice, les faits se sont déroulés en 2022 et 2023 à Ouagadougou, dans une résidence louée par l’ambassade américaine et réservée au personnel diplomatique, ce qui plaçait les faits sous juridiction américaine.

D’après les documents judiciaires présentés au procès, l’accusé aurait violé à plusieurs reprises deux adolescentes âgées de 13 à 15 ans. Les victimes vivaient dans une situation d’extrême précarité, sans accès à l’eau courante. Le communiqué précise que le précédent occupant de la résidence entretenait des liens d’assistance avec la famille des jeunes filles.

À son arrivée, l’accusé aurait exploité cette vulnérabilité. Selon l’accusation, il aurait profité de la grave maladie de la mère des adolescentes pour exiger des relations sexuelles en échange d’une aide matérielle.

« L’accusé, alors qu’il représentait le gouvernement américain à l’étranger, a agressé sexuellement avec violence deux enfants extrêmement vulnérables », a déclaré A. Tysen Duva, procureur général adjoint de la division criminelle du ministère de la Justice.

Le procureur fédéral du district du Maryland, Kelly O. Hayes, a souligné que le condamné passerait « de longues années derrière les barreaux », affirmant la détermination des autorités à poursuivre les auteurs d’infractions sexuelles commises à l’étranger sous juridiction américaine.

L’enquête a été menée par le Bureau des enquêtes spéciales du Diplomatic Security Service (DSS), le Bureau régional de sécurité de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, ainsi que l’Inspection générale (OIG) et le Homeland Security Investigations (HSI) de l’USAID. Les autorités burkinabè ont également apporté leur concours.

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