Russie : Medvedev affirme que le Groenland pourrait rejoindre Moscou par référendum

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a affirmé que le Groenland pourrait décider de rejoindre la Russie par référendum si le président américain Donald Trump ne se dépêchait pas de concrétiser ses ambitions sur ce territoire arctique.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Medvedev a commenté les déclarations de Washington sur le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark. Il a estimé que l’acquisition de l’île par les États-Unis pourrait être bénéfique pour le « climat mondial », avant d’ajouter que Donald Trump devait « se hâter ».

« Selon des informations non confirmées, un référendum soudain pourrait avoir lieu dans quelques jours et les 55.000 habitants du Groenland pourraient tous voter en faveur de l’adhésion à la Russie. Alors, tout serait terminé », a écrit Medvedev.

Ces propos interviennent après de nouvelles déclarations du président américain sur ses intentions concernant le Groenland. Donald Trump a affirmé que, faute d’une prise de contrôle par les États-Unis, le territoire pourrait tomber sous l’influence de la Russie ou de la Chine.

« Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le feront. Tant que je serai président, cela n’arrivera pas », a-t-il déclaré, ajoutant qu’une simple présence militaire n’était « pas suffisante » et qu’il fallait en « posséder » le territoire.

Le président américain a également affirmé que des sous-marins et des bâtiments de guerre russes et chinois opéraient à proximité du Groenland, indiquant qu’il ne le permettrait pas et que les États-Unis obtiendraient « d’une manière ou d’une autre » le contrôle de l’île.

Interrogé sur l’impact de ces ambitions sur la cohésion de l’OTAN, Donald Trump a répondu que les alliés avaient « plus besoin » des États-Unis que l’inverse.

Le Groenland, territoire autonome sous souveraineté danoise, a déjà rejeté par le passé les propositions américaines incluant un transfert de souveraineté.

Mali : Nioro du Sahel sous blocus djihadiste

Le Jnim, groupe terroriste emmené par le prédicateur religieux Iyad Ag Ghaly, a annoncé le 3 septembre dernier l’imposition d’un blocus sur la ville de Nioro du Sahel.

Depuis, les principaux axes routiers menant à cette région du centre sud-ouest du pays sont occupés par des éléments armés pour empêcher la circulation des personnes – surtout les hommes.

Une situation insoutenable selon cet habitant, qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat.

« Quitter la ville de Nioro pour aller dans les villages environnants est devenu un casse-tête, parce que les djihadistes bloquent la plupart des routes menant à ces villages. Actuellement, il n y a aucun car qui quitte Nioro pour aller à Bamako ou inversement. Le blocus concerne même les véhicules qui transportent des vivres pour les populations. Depuis vendredi dernier (09.01) aucun car n’est rentré à Nioro pour nous approvisionner en vivres », déplore cet habitant de Nioro.

Nioro du Sahel vit au même moment une crise sans précédent, marquée par la pénurie d’eau, d’électricité et de carburant. A cela s’ajoute, le couvre-feu, toujours en vigueur de 22h00 à 05h00 du matin dans la ville.

 « Les commerçants vivent également une situation très difficile »

Mali | Opération Barkhane
Un contexte économique difficile qui tranche avec le discours officielImage : Philippe de Poulpiquet/LE PARISIEN/PHOTOPQR/MAXPPP/picture alliance

Pour Sékou Niamey Bathily, élu communal, le blocus paralyse les activités économiques dans la ville.

« Les transporteurs ainsi que les chauffeurs de voitures basses appelées « Diema – Diema » sont en arrêt de travail depuis septembre 2025. Ce sont des chefs de famille qui prennent en charge leurs familles et qui font bouger l’économie de la ville. Pareillement, les commerçants vivent également une situation très difficile, étant donné que les hommes ne peuvent pas se déplacer. Ce qui impacte les prix des denrées de première nécessité », a déclaré Bathily.

Sont particulièrement touchés : les légumes et notamment la pomme de terre, dont le kilogramme est passé de 750 à 1000 FCFA.

A cela s’ajoutent les problèmes d’insécurité. La semaine dernière, un habitant a été enlevé par des hommes armés sur l’axe Nioro du Sahel – Diema.

Ce lundi (12.01.), il n’y a pas eu d’école dans la ville, en raison d’une alerte sécuritaire qui a contraint les enseignants à libérer les élèves de la 1ere année à la terminale.

Mali : attaque armée contre des sites industriels, trois employés enlevés à Diamond Cement

AA/Bamako/Amarana Maiga

Une attaque armée de grande ampleur a visé, dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs sites industriels du cercle de Bafoulabé, dans l’ouest du Mali, faisant état d’importants dégâts matériels et de l’enlèvement de trois personnes, selon des sources locales et industrielles.

Les assaillants, estimés à environ 160 hommes lourdement armés et se déplaçant sur une centaine de motos, ont frappé simultanément plusieurs installations situées le long de la Route nationale (RN22), notamment Diamond Cement à Gangonteri, la Carrière et Chaux du Mali (CCIM) à Karaga et l’usine Stones.

Des témoins ont indiqué que les groupes armés avaient été aperçus au petit matin à Selinkegny, avant de se diriger vers leurs différentes cibles. Des engins industriels ainsi qu’un car ont été incendiés, tandis que d’épais nuages de fumée étaient visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.

Ibrahima Diawara, PDG de Diamond Cement, a confirmé l’attaque à Anadolu. « En plus de mon usine, une autre société de ciment et une usine indienne ont été attaquées », a-t-il affirmé, sans pouvoir fournir davantage de détails sur le sort des employés enlevés.

Aucune perte en vies humaines ni blessé n’a été officiellement signalée jusqu’à présent.

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans la zone. Dès le début du mois de janvier, des alertes avaient été lancées par les populations de Diallanais et de Saourané, poussant certaines entreprises à évacuer leurs employés et leurs directions vers la ville de Kayes.

Face à la situation, les autorités militaires ont décidé de suspendre la traversée du fleuve dans la zone concernée, invoquant des impératifs de sécurité.

 

Source: aa.com

Diré : au moins 4 morts et plusieurs disparus après le chavirement d’une pinasse

Un drame fluvial s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi dans le cercle de Diré, faisant au moins quatre morts, 24 blessés et plus d’une trentaine de disparus, selon des sources locales concordantes.

L’accident est survenu lorsqu’une pinasse à moteur, fortement chargée de passagers, a chaviré alors qu’elle quittait la foire de Bourem Sidi Amar en direction de Tonka.

Les personnes blessées ont été évacuées vers les structures sanitaires de la zone pour y recevoir des soins. Dès les premières heures suivant le drame, des opérations de recherche et de secours ont été engagées, avec la mobilisation des populations riveraines, des autorités locales et des services compétents.

Les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants parmi les passagers portés disparus. À ce stade, les causes exactes de l’accident n’ont pas encore été officiellement établies.

Ce nouveau chavirement relance la question de la sécurité du transport fluvial, particulièrement en période de forte affluence lors des foires et marchés.

Bafoulabé : l’usine Stones de l’entrepreneur Ibrahima Diawara de nouveau attaquée

L’insécurité continue de peser lourdement sur le tissu économique malien. L’usine Stones, appartenant à l’entrepreneur Ibrahima Diawara, a été de nouveau prise pour cible ce dimanche 11 janvier 2026 à Bafoulabé, dans l’ouest du Mali.

L’information a été rendue publique par le chef d’entreprise lui-même sur les réseaux sociaux.
« Notre usine Stones de Bafoulabé est sous le feu des Groupes Armés Terroristes pour la deuxième fois », a-t-il indiqué, sans fournir, à ce stade, de précisions sur un éventuel bilan humain ou matériel.

Cette attaque survient quelques mois seulement après une première incursion armée, enregistrée le 1er juillet 2025 contre la même infrastructure. Elle confirme une tendance préoccupante marquée par la ciblage croissant des unités industrielles, perçues comme des symboles de développement économique local.

Les forces de sécurité sont attendues sur place afin de sécuriser la zone et d’évaluer l’ampleur des dégâts. Ces attaques répétées constituent un frein majeur à l’investissement privé et à la relance industrielle dans les régions exposées à l’insécurité.

Niger : cinq travailleurs indiens libérés après huit mois de captivité aux mains de l’EI Sahel

Les cinq travailleurs indiens enlevés il y a huit mois au Niger par l’État islamique dans la Province du Sahel (ISSP) ont été libérés, a annoncé le ministère indien des Affaires extérieures (@MEAIndia).

Originaires de l’État du Jharkhand, les ex-otages ont été pris en charge par les autorités compétentes et font actuellement l’objet d’un examen médical complet. Des dispositions logistiques et administratives sont en cours afin d’organiser leur rapatriement vers l’Inde dans les meilleurs délais.

À ce stade, les circonstances exactes de leur libération – négociation, opération sécuritaire ou médiation – n’ont pas été précisées par les autorités indiennes ou nigériennes.

Cette libération intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par l’activité persistante des groupes armés terroristes dans la région du Sahel, où les enlèvements de ressortissants étrangers restent une menace récurrente.

L’affaire reste suivie de près par les autorités diplomatiques concernées.

Dakar : l’influenceur malien “Général Chico” condamné à un an de prison ferme pour propos offensants envers l’islam

L’influenceur malien Cheikhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de Général Chico, a été condamné mercredi par le tribunal hors classe de Dakar à un an de prison ferme. Il était poursuivi pour des propos jugés offensants envers l’islam et la communauté musulmane.

Jugé en flagrant délit, le prévenu a été reconnu coupable d’insultes via un système informatique, de discours contraires aux bonnes mœurs, d’incitation à la discrimination religieuse et d’actes d’intolérance, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Dans cette affaire, le Haut Conseil islamique du Mali ainsi que plusieurs organisations religieuses se sont constitués parties civiles, estimant que les propos diffusés sur les réseaux sociaux par l’influenceur portaient atteinte aux fondements de l’islam et à la dignité des musulmans.

L’audience, tenue au palais de justice de Dakar, s’est déroulée en présence de nombreux guides religieux et responsables d’associations musulmanes. Au cours de l’instruction, le tribunal a ordonné la traduction officielle des enregistrements incriminés afin d’évaluer avec précision la teneur des propos.

Pour le parquet, ces faits constituent une atteinte grave à la cohésion sociale et à la paix religieuse. La défense, assurée par Me Bachir Lo, a reconnu le caractère choquant des propos tout en plaidant pour la clémence, mettant en avant les excuses publiques présentées par son client et sa bonne foi.

Cheikhna Nimaga dispose désormais d’un délai pour interjeter appel de cette décision.

Le Mali et le Burkina Faso imposent des restrictions d’entrée aux Américains par «réciprocité»

Les États-Unis ont publié une liste de nationalités interdites d’entrer sur le sol américain. Les deux pays contrariés ont été récemment rajoutés à cette liste.

Le Mali et le Burkina Faso ont annoncé imposer des restrictions d’entrée aux ressortissants américains, par mesure de «réciprocité», deux semaines après que Washington a ajouté ces deux pays à une liste de nationalités interdites sur leur sol.

Dans deux communiqués séparés consultés mercredi 31 décembre par l’AFP, les ministères des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, deux pays sahéliens alliés et gouvernés par des juntes militaires, ont annoncé appliquer, à l’égard des ressortissants américains, «des mesures équivalentes» à celles décidées par les États-Unis.

Source: Figaro.fr

CAN Maroc 2025 : Le Mali se qualifie pour les huitièmes, mais inquiète par son jeu

Le Mali CAN 2025 assure sa qualification pour les huitièmes de finale, mais inquiète par son jeu. Ce lundi 29 décembre 2025, les Aigles du Mali ont fait match nul 0-0 face aux Comores au Stade Mohamed V de Casablanca. Avec ce troisième nul consécutif, le Mali termine 2ᵉ du Groupe A, derrière le pays hôte, le Maroc.

Mali vs Comores : un match nul laborieux

Après le nul héroïque contre le Maroc, les supporters attendaient une confirmation face aux Comores. Pourtant, les Aigles ont peiné à imposer leur rythme et n’ont jamais trouvé la faille. La fin de match a été particulièrement tendue avec l’expulsion d’Amadou Haidara (88ᵉ minute), laissant le Mali en infériorité numérique.

Classement final du Groupe A CAN 2025

Le Mali profite de la victoire du Maroc sur la Zambie (3-0) et conserve sa place en huitièmes de finale :

  • Maroc : 7 pts (+4)

  • Mali : 3 pts (0)

  • Zambie : 2 pts (-3)

  • Comores : 2 pts (-1)

Un clin d’œil historique

Certains observateurs rappellent que lors de la première participation du Mali à la CAN en 1972, les Aigles avaient également fait trois nuls en phase de groupes avant d’atteindre la finale.

La qualification du Mali reste donc un espoir pour la suite du tournoi, même si le jeu devra s’améliorer pour la phase à élimination directe.

Grave incendie au centre-ville de Mopti : d’importants dégâts matériels

Un violent incendie a frappé le cœur de la « Venise malienne » ce mardi 30 décembre 2025. Le sinistre, survenu vers 4 heures du matin, a ravagé une vaste zone s’étendant du rond-point central jusqu’au-delà du poste de police.

Selon des sources locales, le feu serait parti d’un dépôt d’ordures derrière l’agence de la BMS avant de se propager rapidement aux installations voisines. Plusieurs boutiques, échoppes et étals ont été entièrement détruits, causant des pertes matérielles importantes à la veille des fêtes de fin d’année.

 incendie au centre-ville de Mopti
incendie au centre-ville de Mopti

Heureusement, aucune perte en vie humaine n’est signalée. Les sapeurs-pompiers et les services de secours sont intervenus en urgence pour maîtriser les flammes et prévenir une propagation dans le reste du quartier. La situation reste sous étroite surveillance.