Mali–France : Bamako refuse toute négociation pour la libération d’un agent français détenu depuis août 2025
Les autorités maliennes maintiennent leur position dans l’affaire de l’agent français arrêté à Bamako en août 2025. Soupçonné d’implication dans une tentative de déstabilisation contre le régime du général Assimi Goïta, l’officier de renseignement français demeure détenu depuis près de six mois, sans perspective immédiate de négociation.
Une arrestation sensible au cœur des tensions Mali–France
Arrêté le 14 août 2025, Yann V., officiellement diplomate en poste à l’ambassade de France à Bamako, est accusé par les autorités maliennes d’avoir participé à une tentative de déstabilisation impliquant plusieurs militaires maliens également incarcérés.
Les autorités de la Transition considèrent l’affaire comme relevant de la sécurité nationale. De son côté, Paris conteste fermement les accusations et réclame la libération immédiate de son ressortissant, estimant qu’il bénéficiait d’un statut diplomatique conforme à la Convention de Vienne de 1961.
Une crise diplomatique persistante
Cette détention intervient dans un contexte déjà marqué par une dégradation profonde des relations entre Bamako et Paris. Les autorités françaises dénoncent des accusations infondées, tandis que le gouvernement malien adopte une posture de fermeté et rejette toute pression extérieure.
L’affaire ravive également le souvenir d’un précédent épisode régional impliquant des agents français détenus au Sahel, ce qui accentue la sensibilité diplomatique du dossier.
Un dossier à forte portée géopolitique
Au-delà du cas individuel, cette affaire illustre la recomposition des équilibres politiques et sécuritaires au Mali depuis la prise de pouvoir des autorités de la Transition. Elle pourrait peser durablement sur les relations bilatérales et la coopération sécuritaire entre les deux pays.
À ce stade, aucune médiation officielle n’a été annoncée, et les autorités maliennes semblent privilégier une gestion strictement souveraine du dossier.
