Sécurité : Les FAMa frappent des cibles terroristes dans le secteur de Banamba

La dynamique de reconquête et de sécurisation du territoire national se poursuit avec une précision accrue. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’État-Major Général des Armées a annoncé que les vecteurs aériens des Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série de frappes chirurgicales le mardi 13 janvier 2026 dans la région de Koulikoro.

Un groupe neutralisé au nord-est de Sébété
L’opération s’est concentrée sur le secteur de Banamba, plus précisément au nord-est du village de Sébété. Grâce à une surveillance constante du territoire, les unités aériennes ont identifié et traité deux cibles stratégiques :

-Interception de colonnes mobiles : Une première frappe a visé un groupe armé terroriste circulant à motos. L’intervention a permis de neutraliser les assaillants et de stopper leur progression dans cette zone.

-Destruction de logistique : Une seconde frappe, exécutée avec succès, a pulvérisé un véhicule de type pick-up que les terroristes avaient tenté de camoufler sous le couvert végétal pour échapper à la reconnaissance aérienne.

L’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer l’opinion nationale sur la continuité de ces actions. Les opérations coordonnées de recherche, de traque et de neutralisation des foyers terroristes se poursuivent sans relâche sur l’ensemble du territoire malien.

L’armée réitère son appel à la vigilance et à la collaboration des populations pour consolider les acquis sécuritaires en ce début d’année 2026.

 

T.Sindy/Malijet.com

Mali : Nioro du Sahel sous blocus djihadiste

Le Jnim, groupe terroriste emmené par le prédicateur religieux Iyad Ag Ghaly, a annoncé le 3 septembre dernier l’imposition d’un blocus sur la ville de Nioro du Sahel.

Depuis, les principaux axes routiers menant à cette région du centre sud-ouest du pays sont occupés par des éléments armés pour empêcher la circulation des personnes – surtout les hommes.

Une situation insoutenable selon cet habitant, qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat.

« Quitter la ville de Nioro pour aller dans les villages environnants est devenu un casse-tête, parce que les djihadistes bloquent la plupart des routes menant à ces villages. Actuellement, il n y a aucun car qui quitte Nioro pour aller à Bamako ou inversement. Le blocus concerne même les véhicules qui transportent des vivres pour les populations. Depuis vendredi dernier (09.01) aucun car n’est rentré à Nioro pour nous approvisionner en vivres », déplore cet habitant de Nioro.

Nioro du Sahel vit au même moment une crise sans précédent, marquée par la pénurie d’eau, d’électricité et de carburant. A cela s’ajoute, le couvre-feu, toujours en vigueur de 22h00 à 05h00 du matin dans la ville.

 « Les commerçants vivent également une situation très difficile »

Mali | Opération Barkhane
Un contexte économique difficile qui tranche avec le discours officielImage : Philippe de Poulpiquet/LE PARISIEN/PHOTOPQR/MAXPPP/picture alliance

Pour Sékou Niamey Bathily, élu communal, le blocus paralyse les activités économiques dans la ville.

« Les transporteurs ainsi que les chauffeurs de voitures basses appelées « Diema – Diema » sont en arrêt de travail depuis septembre 2025. Ce sont des chefs de famille qui prennent en charge leurs familles et qui font bouger l’économie de la ville. Pareillement, les commerçants vivent également une situation très difficile, étant donné que les hommes ne peuvent pas se déplacer. Ce qui impacte les prix des denrées de première nécessité », a déclaré Bathily.

Sont particulièrement touchés : les légumes et notamment la pomme de terre, dont le kilogramme est passé de 750 à 1000 FCFA.

A cela s’ajoutent les problèmes d’insécurité. La semaine dernière, un habitant a été enlevé par des hommes armés sur l’axe Nioro du Sahel – Diema.

Ce lundi (12.01.), il n’y a pas eu d’école dans la ville, en raison d’une alerte sécuritaire qui a contraint les enseignants à libérer les élèves de la 1ere année à la terminale.

Mali : attaque armée contre des sites industriels, trois employés enlevés à Diamond Cement

AA/Bamako/Amarana Maiga

Une attaque armée de grande ampleur a visé, dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs sites industriels du cercle de Bafoulabé, dans l’ouest du Mali, faisant état d’importants dégâts matériels et de l’enlèvement de trois personnes, selon des sources locales et industrielles.

Les assaillants, estimés à environ 160 hommes lourdement armés et se déplaçant sur une centaine de motos, ont frappé simultanément plusieurs installations situées le long de la Route nationale (RN22), notamment Diamond Cement à Gangonteri, la Carrière et Chaux du Mali (CCIM) à Karaga et l’usine Stones.

Des témoins ont indiqué que les groupes armés avaient été aperçus au petit matin à Selinkegny, avant de se diriger vers leurs différentes cibles. Des engins industriels ainsi qu’un car ont été incendiés, tandis que d’épais nuages de fumée étaient visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.

Ibrahima Diawara, PDG de Diamond Cement, a confirmé l’attaque à Anadolu. « En plus de mon usine, une autre société de ciment et une usine indienne ont été attaquées », a-t-il affirmé, sans pouvoir fournir davantage de détails sur le sort des employés enlevés.

Aucune perte en vies humaines ni blessé n’a été officiellement signalée jusqu’à présent.

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans la zone. Dès le début du mois de janvier, des alertes avaient été lancées par les populations de Diallanais et de Saourané, poussant certaines entreprises à évacuer leurs employés et leurs directions vers la ville de Kayes.

Face à la situation, les autorités militaires ont décidé de suspendre la traversée du fleuve dans la zone concernée, invoquant des impératifs de sécurité.

 

Source: aa.com

Diré : au moins 4 morts et plusieurs disparus après le chavirement d’une pinasse

Un drame fluvial s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi dans le cercle de Diré, faisant au moins quatre morts, 24 blessés et plus d’une trentaine de disparus, selon des sources locales concordantes.

L’accident est survenu lorsqu’une pinasse à moteur, fortement chargée de passagers, a chaviré alors qu’elle quittait la foire de Bourem Sidi Amar en direction de Tonka.

Les personnes blessées ont été évacuées vers les structures sanitaires de la zone pour y recevoir des soins. Dès les premières heures suivant le drame, des opérations de recherche et de secours ont été engagées, avec la mobilisation des populations riveraines, des autorités locales et des services compétents.

Les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants parmi les passagers portés disparus. À ce stade, les causes exactes de l’accident n’ont pas encore été officiellement établies.

Ce nouveau chavirement relance la question de la sécurité du transport fluvial, particulièrement en période de forte affluence lors des foires et marchés.

Bafoulabé : l’usine Stones de l’entrepreneur Ibrahima Diawara de nouveau attaquée

L’insécurité continue de peser lourdement sur le tissu économique malien. L’usine Stones, appartenant à l’entrepreneur Ibrahima Diawara, a été de nouveau prise pour cible ce dimanche 11 janvier 2026 à Bafoulabé, dans l’ouest du Mali.

L’information a été rendue publique par le chef d’entreprise lui-même sur les réseaux sociaux.
« Notre usine Stones de Bafoulabé est sous le feu des Groupes Armés Terroristes pour la deuxième fois », a-t-il indiqué, sans fournir, à ce stade, de précisions sur un éventuel bilan humain ou matériel.

Cette attaque survient quelques mois seulement après une première incursion armée, enregistrée le 1er juillet 2025 contre la même infrastructure. Elle confirme une tendance préoccupante marquée par la ciblage croissant des unités industrielles, perçues comme des symboles de développement économique local.

Les forces de sécurité sont attendues sur place afin de sécuriser la zone et d’évaluer l’ampleur des dégâts. Ces attaques répétées constituent un frein majeur à l’investissement privé et à la relance industrielle dans les régions exposées à l’insécurité.

Alliance des Etats du Sahel – La Force unifiée entre en action

Le Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le général d’Armée Assimi Goïta, a présidé ce samedi 20 décembre 2025 la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force unifiée de l’AES (FU-AES), marquant le démarrage opérationnel officiel de cette force multinationale stratégique.

Une cérémonie à forte portée symbolique et stratégique

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

La cérémonie s’est tenue en présence du Premier ministre du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des présidents des institutions de la République, des ministres chargés de la Défense des États membres de la Confédération AES, des chefs d’État-major des armées, ainsi que des représentants diplomatiques, des organisations internationales, des attachés de défense et des délégations des pays membres.

Dans son allocution, le Président Assimi Goïta a qualifié la remise de l’Étendard de « marqueur historique », symbolisant l’entrée officielle en activité de la Force unifiée de l’AES. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu hommage au professionnalisme et à l’engagement des forces de défense et de sécurité des pays membres.

Une force bâtie sur l’expérience des opérations conjointes

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

Le chef de l’État a rappelé que depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les forces armées des pays de l’AES ont conduit plusieurs opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels.

Ces résultats ont été obtenus grâce à une planification rigoureuse, un partage renforcé du renseignement et une mutualisation accrue des moyens, a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes.

Une réponse globale aux menaces sécuritaires et informationnelles

Force Unifiée de AES
Force Unifiée de AES

Le Président de la Confédération AES a également mis en exergue les menaces multiformes auxquelles sont confrontés les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles.

Dans ce cadre, il a rappelé les initiatives structurantes engagées par l’AES, notamment la création de médias communautaires AES (télévision, radio et presse écrite), visant à renforcer la souveraineté informationnelle et à lutter contre la désinformation.

Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président Goïta a salué la résilience et le soutien constant des peuples sahéliens, tout en rendant hommage aux civils et militaires tombés au combat.

La FU-AES, symbole d’une souveraineté assumée

Prenant la parole, le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, le général de corps d’Armée Sadio Camara, a rappelé que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, soulignant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas.

Il a présenté la Force unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité.

L’Étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, porteur de la mémoire des sacrifices consentis et de l’engagement irréversible des États membres.

Un commandement confié à un homme de terrain

Placée sous le commandement du général de brigade Daouda Traoré, officier reconnu pour son expérience et sa connaissance du terrain, la Force unifiée de l’AES aura pour mission de conduire les opérations multinationales dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité, de la souveraineté et de la sécurité de l’espace AES.

Mali: Frappe nocturne entre Kolondièba et Kadiana

Dans la nuit du 15 décembre, aux environs de 23h38, plusieurs frappes ont été enregistrées entre Kolondièba et Kadiana, visant des positions terroristes, selon des sources locales.

👉 Quatre missiles auraient été lancés dans la zone.
Un témoin sur place confie :
🗣️ « On dirait que les tirs étaient dirigés vers la ville. Nos maisons ont tremblé et beaucoup de personnes ont été sous le choc à cause du bruit. C’est la première fois que nous entendons un tel vacarme. »

⚠️ Aucun bilan officiel n’est disponible pour le moment.
Les informations restent à confirmer auprès de sources officielles.

Sécurité à Bamako : arrestation des présumés auteurs du braquage de Titibougou

Le Commissariat de Police de Souleymanebougou a procédé à l’arrestation de quatre présumés braqueurs, impliqués dans le braquage d’un commerçant à Titibougou, survenu le 5 décembre 2025.

Les suspects, identifiés comme M.C alias « Zépé », M.C dit « Le Roi », S.M et B.N, ont été interpellés le 7 décembre, à l’issue d’une enquête minutieuse, avant d’être remis à la justice.

🔎 Les faits

La victime avait été agressée et dépouillée de plus de 10 millions FCFA. L’enquête a rapidement conduit les policiers vers un ancien employé du commerçant, licencié pour vol, point de départ du démantèlement du réseau.

🔫 Objets saisis lors des interpellations :

▪️ « Zépé » : 250 000 FCFA et une moto achetée avec le butin

▪️ « Le Roi » : 800 000 FCFA, soupçonné d’avoir fourni les informations sur la cible

▪️ S.M : une arme, des munitions et 1 000 000 FCFA

▪️ B.N : interpellé pour tentative de vente d’arme, avec saisie d’une autre arme et deux chargeurs

🚔 Un réseau impliqué dans plusieurs braquages

Selon les enquêteurs, ce groupe serait également impliqué dans :

▪️ le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome

▪️ le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro

▪️ l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou

Les suspects ont été déférés devant la justice. Les investigations se poursuivent afin d’interpeller d’éventuels complices.

Opérations militaires : les FAMa neutralisent des terroristes et détruisent plusieurs bases entre Tombouctou, Bougouni, Nioro et Sikasso

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une série d’opérations offensives majeures entre les 12 et 14 décembre 2025, aboutissant à la neutralisation de plusieurs éléments terroristes et à la destruction de bases dans plusieurs régions du pays, selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées.

L’État-Major Général des Armées a rendu public le bilan des opérations conduites par les FAMa sur plusieurs théâtres d’opérations entre le 12 et le 14 décembre 2025. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la sécurisation du territoire national.

Région de Tombouctou : des guetteurs neutralisés

Le 12 décembre 2025, au cours d’une mission de reconnaissance offensive menée au sud de la localité de Léré, dans la région de Tombouctou, les FAMa ont neutralisé trois guetteurs terroristes.

L’opération a également permis la récupération de divers matériels appartenant aux groupes armés.

Bougouni : des terroristes ciblés depuis les airs

Le 13 décembre 2025, des vecteurs aériens des FAMa ont suivi des éléments terroristes circulant à moto dans la zone nord de Kékoro, région de Bougouni.

Les cibles ont été traitées avec précision et neutralisées, confirmant l’efficacité du renseignement et de la surveillance aérienne.

Nioro : quatre bases terroristes détruites

Le 14 décembre 2025, sur la base de renseignements fiables et d’une surveillance ciblée, les FAMa ont mené des frappes aériennes dans la région de Nioro, aboutissant à la destruction complète de quatre bases terroristes, dont :

  • une base à Dioka, au nord-est de Sandaré ;
  • deux bases au nord de Lakamané ;
  • une base à l’ouest de Sandaré.

Sikasso : nouvelles frappes contre des regroupements armés

Toujours le 14 décembre 2025, des renseignements précis faisant état de regroupements de groupes armés terroristes ont conduit les FAMa à mener des frappes aériennes au nord et au nord-est de la ville de Sikasso, détruisant trois cibles.

L’État-Major félicite les troupes

Le Chef d’État-Major Général des Armées a salué la réussite de ces opérations et réaffirmé la ferme détermination des FAMa à lutter contre le terrorisme sur toute l’étendue du territoire national.

« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel publié le 15 décembre 2025 à Bamako.

Radiations dans les FAMA : des avocats saisissent la Cour suprême pour contester les sanctions

Plusieurs avocats maliens ont engagé une procédure judiciaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de décrets ayant radié des officiers et sous-officiers des Forces armées et de sécurité. Ils dénoncent des violations de procédure et un excès de pouvoir.

Une nouvelle affaire judiciaire secoue les milieux militaires et juridiques maliens. Le vendredi 7 décembre 2025, Maître Mountaga C. Tall, avocat au Barreau du Mali, a annoncé avoir saisi la Section administrative de la Cour suprême du Mali pour contester des décisions ayant entraîné la radiation de plusieurs membres des Forces armées et de sécurité (FAS).

Des décrets contestés pour excès de pouvoir

La requête vise l’annulation de décrets et d’un arrêté pris le 7 octobre 2025, ayant prononcé la cessation de l’état de militaire de plusieurs officiers et sous-officiers.
Les conseils estiment que ces actes administratifs sont entachés d’irrégularités graves, justifiant leur annulation pour excès et détournement de pouvoir.

Demande de réintégration et de rétablissement des droits

Les avocats requièrent l’annulation pure et simple des sanctions prononcées, ainsi que la réintégration immédiate des personnels radiés.
Ils demandent également le rétablissement de l’ensemble des droits concernés, notamment les grades, les avantages statutaires et les droits afférents à la carrière militaire.

Des violations de procédure dénoncées

Pour fonder leur action, les requérants invoquent plusieurs manquements majeurs, parmi lesquels :

  • la violation des droits de la défense ;

  • le non-respect des règles de convocation et de notification des décisions ;

  • l’absence de faute disciplinaire clairement établie ;

  • un détournement de pouvoir dans le processus décisionnel.

Par ailleurs, les avocats ont sollicité, sur la base de la Constitution et des textes communautaires en vigueur, un accès libre aux personnes actuellement en détention dans le cadre de ces procédures.

Cette saisine de la Cour suprême ouvre un nouveau chapitre judiciaire dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des carrières au sein des Forces armées maliennes.