Mali-Mauritanie : tension après l’évasion de 2 militaires maliens

Une nouvelle tension diplomatique est apparue entre le Mali et la Mauritanie après des déclarations de l’armée malienne évoquant l’évasion de soldats détenus par des groupes armés depuis un camp de réfugiés situé en territoire mauritanien.

Dans un communiqué publié dimanche, l’État-major général des armées maliennes (EMGA) a affirmé que deux militaires des FAMa, capturés en octobre 2025, avaient réussi à s’échapper dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 d’un camp de réfugiés en Mauritanie, avant de regagner le Mali.

Selon la même source, les deux soldats ont été récupérés à Goundam (région de Tombouctou) puis pris en charge conformément aux procédures militaires.

L’EMGA précise qu’il s’agit du cavalier de 1ʳᵉ classe Mohamed Wangaraba (633ᵉ escadron de reconnaissance) et du cavalier de 1ʳᵉ classe Mahamed El Maouloud Diallo (635ᵉ régiment blindé), enlevés le 9 octobre 2025 alors qu’ils étaient en permission.

Nouakchott dément fermement

Ces déclarations ont été vivement rejetées par les autorités mauritaniennes. Dans un communiqué publié lundi, le ministère mauritanien des Affaires étrangères a exprimé sa « stupéfaction » et son « indignation », dénonçant des accusations « totalement infondées » et « profondément offensantes ».

Nouakchott affirme qu’aucun élément ne permet d’accréditer la présence de groupes armés terroristes dans un camp de réfugiés sur son territoire.

Les autorités rappellent que le camp de M’Berra, qui accueille des dizaines de milliers de réfugiés maliens depuis plusieurs décennies, est placé sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et régulièrement accessible aux organisations humanitaires ainsi qu’aux autorités maliennes.

Appel à la retenue et au dialogue

La Mauritanie a appelé Bamako à faire preuve de « davantage de rigueur » dans ses communications officielles et à privilégier les canaux diplomatiques pour traiter les questions sensibles liées à la sécurité.

Tout en se disant attachée aux relations de bon voisinage, Nouakchott affirme vouloir privilégier le dialogue direct afin d’éviter toute escalade dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans la région sahélienne.

Un contexte déjà sensible

Cet épisode intervient dans un climat déjà marqué par des tensions entre les deux pays. En octobre 2025, des frictions étaient apparues autour de la gestion des migrants maliens en Mauritanie et de mesures administratives visant des opérateurs économiques mauritaniens au Mali.

Les deux États avaient alors évoqué la relance de la Grande commission mixte bilatérale pour apaiser les différends.

Mali: Saisie spectaculaire de carburant détourné à Faladiè

La Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC) du District de Bamako a mené une opération d’envergure contre un réseau clandestin de détournement d’hydrocarbures. L’intervention, réalisée à Faladiè Extension, a permis de mettre au jour un important système de stockage et de redistribution illégale de carburant.

Conduite par le directeur régional, Fousseyni Bamba, avec l’appui des forces de sécurité, l’opération a abouti à la découverte d’un site de transbordement installé au sein d’une concession d’habitation.

Une saisie de grande ampleur

Les inspecteurs ont mis la main sur une quantité significative de carburant, répartie comme suit :

  • 618 bidons de 20 litres déjà remplis d’essence

  • Une mini-citerne de 18 500 litres, en cours de déchargement

  • Une seconde citerne de 45 000 litres, stationnée à proximité

Au total, ce sont des dizaines de milliers de litres d’essence qui étaient destinés à alimenter un circuit parallèle, en dehors des réseaux officiels de distribution.

Un double risque économique et sécuritaire

Selon les autorités, ce type de détournement contribue à créer des pénuries artificielles, impactant directement les consommateurs. Par ailleurs, le stockage de grandes quantités de carburant dans une zone résidentielle représente un risque majeur d’incendie ou d’explosion.

« Cette fois, des sanctions exemplaires seront prises », a averti le directeur régional, dénonçant la persistance de pratiques frauduleuses malgré les mesures de sensibilisation et les sanctions précédentes.

Une opération appuyée par la population

La DRCCC souligne que cette intervention a été rendue possible grâce à la collaboration des populations locales, dont les signalements ont permis de remonter la filière.

Les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la justice. Les autorités réaffirment leur engagement à lutter contre les circuits illicites et à assainir le marché des hydrocarbures dans le District de Bamako.

Mali : 12 chauffeurs dont 2 Sénégalais exécutés par le GSIM selon Human Rights Watch

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, ce mardi 10 mars 2026, l’exécution sommaire de dix chauffeurs routiers et de deux apprentis adolescents dans la région de Kayes, au sud-ouest du Mali. Les faits, qualifiés de crimes de guerre, se sont déroulés le 29 janvier dernier lors d’une attaque d’envergure menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Le convoi, composé d’au moins 40 camions-citernes partis de Dakar, a été intercepté à environ sept kilomètres du village d’Ambidédi alors qu’il était sous escorte militaire malienne.

Selon les témoignages recueillis par HRW, les victimes ont été retrouvées deux semaines après l’attaque, les yeux bandés, les mains liées dans le dos et la gorge tranchée. Parmi les disparus figurent deux ressortissants sénégalais (39 et 49 ans), ainsi que des Maliens, un Burkinabè et un Ivoirien.

Cette attaque s’inscrit dans une stratégie délibérée du GSIM visant à asphyxier l’approvisionnement en carburant du Mali, le groupe armé considérant désormais tout transport de produits pétroliers comme une « cible militaire ». HRW appelle les autorités maliennes à sortir de leur silence et à traduire les responsables de ce massacre devant la justice.

MS/NDARINFO

Mali : 13 tonnes de poulet de contrebande saisies en 48 heures par les Douanes à Ouezzindougou et Kanadjiguila

Les services des Douanes maliennes ont réalisé deux importantes saisies de viande de volaille de contrebande en l’espace de 48 heures. Les opérations, menées par la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako, ont permis de mettre la main sur un total de 13 tonnes de cuisses de poulet destinées au marché clandestin.

La saisie la plus significative a eu lieu dans la nuit du 3 mars 2026 à Kanadjiguila. Agissant sur la base de renseignements douaniers, les agents ont intercepté un camion-benne suspect transportant une cargaison dissimulée.

La fouille du véhicule a permis de découvrir 800 cartons de viande fraîche de volaille d’origine brésilienne, soit environ 8 tonnes de cuisses de poulet. Les produits étaient introduits sur le territoire en violation de la réglementation en vigueur sur l’importation des denrées alimentaires.

Une seconde saisie quelques jours plus tôt

Cette opération fait suite à une première intervention réussie menée le 1er mars 2026 à Ouinzimbougou, où les agents de la même unité avaient déjà saisi 5 tonnes de cuisses de poulet transportées dans un véhicule de type fourgonnette.

Au total, ces deux opérations successives ont permis de retirer 13 tonnes de produits de contrebande du circuit de distribution.

Selon les autorités douanières, ces produits introduits illégalement présentent souvent des risques sanitaires importants, notamment en raison de la rupture de la chaîne du froid et de l’absence de contrôle sur leur origine et leurs conditions de conservation.

Les Douanes maliennes affirment que ces actions s’inscrivent dans leur stratégie visant à assainir le marché alimentaire national, protéger la santé des consommateurs et soutenir les producteurs locaux face à la concurrence déloyale des marchandises de contrebande.

Bamako : un gang spécialisé dans les braquages de conducteurs de motos taxi et tricycles démantelé

Le Commissariat de Police du Centre Commercial de Bamako a mis fin aux activités d’un groupe de malfaiteurs qui ciblaient des conducteurs de motos et de tricycles. L’opération, menée sous la direction du Commissaire principal Josué Kamaté, a permis l’interpellation de trois suspects impliqués dans plusieurs braquages.

L’enquête a été déclenchée dans la nuit du 27 au 28 février 2026, à la suite d’une plainte pour vol à main armée. La victime avait été dépouillée de sa moto, de son téléphone portable ainsi que d’une somme de 45 000 FCFA.

En exploitant les données du téléphone volé, les enquêteurs sont parvenus à localiser un premier suspect à N’Tabacoro Attbougou. Lors de son arrestation, les policiers ont découvert en sa possession une arme artisanale, la moto récemment dérobée ainsi que le téléphone de la victime.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a conduit les forces de l’ordre à deux complices présumés, qui ont également été arrêtés. Selon la police, les trois individus ont reconnu leur implication dans plusieurs braquages commis dans différents quartiers de la capitale.

Un mode opératoire bien rodé

D’après les premiers éléments de l’enquête, le groupe utilisait une stratégie récurrente : certains membres se faisaient passer pour des clients afin de solliciter un transport. Une fois arrivés dans une zone isolée ou à un point convenu, les complices surgissaient pour menacer le conducteur et le dépouiller sous la menace d’une arme.

Les suspects, identifiés par les initiales M.T (32 ans), S.K (29 ans) et S.T (28 ans), ont été mis à la disposition de la justice.

Le Commissaire principal Josué Kamaté a salué la réactivité de ses équipes et a appelé la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité afin de lutter efficacement contre la criminalité urbaine.

Bamako : Sept membres d’un réseau de voleurs de motos arrêtés à Dravéla

Le Commissariat de Police de Dravéla-Bolibana a démantelé, ce lundi 23 février 2026, un réseau spécialisé dans le vol de motocyclettes. L’opération, menée sous l’impulsion du Commissaire principal Adama N. Keita, a conduit à l’arrestation de sept individus et à la récupération de cinq engins volés.

Cette intervention fait suite à une recrudescence des vols signalés dans le secteur. Grâce à un dispositif de surveillance renforcé, les enquêteurs ont d’abord interpellé un suspect en flagrant délit, ce qui a permis de remonter progressivement jusqu’au reste du groupe.

Les investigations ont abouti à l’arrestation du cerveau présumé du réseau, identifié par les initiales L.D., âgé de 32 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’organisation ciblait principalement les motos laissées sans surveillance devant les commerces et les bâtiments administratifs.

Le réseau aurait également mis en place un système de « blanchiment » des engins volés, avec la confection de fausses factures d’achat destinées à faciliter leur revente sur le marché.

Les sept suspects, âgés de 19 à 32 ans, ont été déférés devant les autorités judiciaires compétentes. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices ou receleurs.

La Police nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre la criminalité urbaine et appelle la population à renforcer les mesures de sécurisation des engins, tout en signalant tout comportement suspect

Souleymanebougou : cinq individus arrêtés pour contrefaçon de vignettes fiscales automobiles

Le Commissariat de Police de Souleymanebougou a procédé, le 14 février 2026, à l’interpellation de cinq individus suspectés d’être impliqués dans un vaste réseau de fraude fiscale lié à la contrefaçon et à la commercialisation de vignettes fiscales automobiles.

L’opération a été menée sous la direction de la Commissaire Principale de Police Fousseny Ouattara, dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Une dénonciation anonyme à l’origine de l’enquête

Selon des sources policières, l’intervention fait suite à une dénonciation anonyme signalant la circulation de vignettes fiscales de provenance douteuse. Les investigations de la Brigade de Recherches ont conduit à l’interpellation des suspects dans les quartiers de Titibougou et de Djélibougou.

Plus de 600 vignettes contrefaites saisies

Les perquisitions ont permis la saisie de :

  • Plus de 600 vignettes fiscales automobiles contrefaites (années 2025 et 2026)

  • Plusieurs dizaines de timbres fiscaux

  • Divers cachets administratifs

La valeur estimée des objets saisis s’élèverait à plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

Les suspects placés sous mandat de dépôt

Les individus interpellés, identifiés par les initiales M.D. (30 ans), M.K. (35 ans), I.T. (19 ans), C.O.M. (45 ans) et S.D. (34 ans), ont été mis à la disposition de la Justice puis placés sous mandat de dépôt.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau.

Un signal fort contre la fraude fiscale

Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la criminalité économique, impulsée par le Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf Koné, sous le leadership du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile.

Le Commissariat de Souleymanebougou appelle la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité à travers le partage d’informations utiles.

Lutte contre le trafic de drogues : l’OCS détruit plus de 43 tonnes de produits illicites à Dio-Gare

L’Office Central des Stupéfiants (OCS) a procédé, lundi 16 février 2026, à l’incinération de plus de 43 tonnes de drogues, médicaments contrefaits et produits détournés à Dio-Gare, dans le cercle de Kati. Cette opération d’envergure s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre le trafic de stupéfiants au Mali.

Une saisie massive en seulement dix jours

Selon les autorités, ces produits sont issus d’opérations intensives menées sur l’ensemble du territoire national par l’OCS et ses antennes régionales en l’espace de dix jours.

La marchandise détruite, dont la valeur marchande est estimée à plusieurs millions de FCFA, illustre l’ampleur du trafic, qu’il soit destiné à la consommation locale ou au transit sous-régional.

Détail des produits incinérés

Parmi les produits détruits figuraient :

  • Plus de 21 000 comprimés de Tramadol

  • Environ 632 000 comprimés de Diazépam

  • 509 cartons de charbon pour chicha

  • 3 820 cartons d’arômes

  • Une centaine d’appareils à chicha

  • 342 bouteilles de protoxyde d’azote (gaz hilarant)

Les autorités sanitaires alertent régulièrement sur l’usage détourné de ces substances, notamment chez les jeunes.

Une opération sous contrôle officiel

L’incinération s’est déroulée sur le site habituel de Dio-Gare, sous la supervision de la Commission nationale de destruction des drogues. Chaque étape, de l’inventaire à la mise à feu, a été consignée dans un procès-verbal officiel afin de garantir la transparence de l’opération.

Le Colonel Mohamed Ag Dahamane, directeur de l’OCS, a salué l’engagement des forces mobilisées et appelé à une collaboration accrue de la population pour démanteler les réseaux criminels.

Un enjeu majeur de santé publique

Présent lors de l’opération, un représentant de l’Ordre des Pharmaciens a mis en garde contre les dangers des médicaments falsifiés, souvent produits sans contrôle sanitaire ni respect des normes de dosage.

Au-delà de la dimension sécuritaire, cette opération marque une étape importante dans la protection de la santé publique et la lutte contre le crime organisé au Mali.

Sécurité routière à Bamako : plus de 800 motos mises en fourrière sur les ponts de la capitale

La Police nationale du Mali a lancé, le 31 janvier 2026, une opération d’envergure contre l’incivisme routier sur les trois principaux ponts de Bamako. Objectif : faire respecter l’obligation pour les engins à deux roues d’emprunter les pistes qui leur sont réservées et réduire les risques d’accidents sur ces axes stratégiques.

Passage de la sensibilisation à la fermeté

Après plusieurs mois de campagnes de sensibilisation à l’endroit des motocyclistes et conducteurs de cyclomoteurs, les autorités ont décidé de passer à une phase répressive. L’opération est conduite par le Groupement de la Sécurité routière (GSR), sous l’impulsion du Commissaire divisionnaire Panama Dembélé.

Selon la Direction générale de la Police nationale, cette nouvelle étape se caractérise par l’application rigoureuse des textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Des infractions persistantes sur les ponts

Malgré les rappels répétés, de nombreux usagers à deux roues continuent d’emprunter les voies réservées aux véhicules automobiles et aux poids lourds. Ces comportements sont considérés comme dangereux par les autorités, car ils :

  • Perturbent la fluidité du trafic

  • Augmentent le risque de collisions

  • Exposent les conducteurs à des accidents graves

Les ponts de Bamako constituent des axes à forte densité de circulation, particulièrement sensibles aux embouteillages et aux accidents.

Plus de 800 engins saisis en deux semaines

Entre le 31 janvier et le 14 février 2026, le dispositif sécuritaire a permis la mise en fourrière de plus de 800 engins à deux roues.

L’opération a reçu la visite du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf Koné, qui a salué l’engagement des équipes sur le terrain.

Une volonté affichée de restaurer l’ordre routier

Cette action s’inscrit dans la politique sécuritaire portée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Les autorités entendent restaurer l’ordre public sur les axes stratégiques de la capitale et réduire le nombre d’accidents de la circulation, souvent aux conséquences dramatiques.

La Police nationale annonce que ces opérations se poursuivront régulièrement dans l’ensemble du périmètre urbain de Bamako afin d’ancrer durablement un changement de comportement chez les usagers.

Plusieurs terroristes neutralisés lors d’une opération de ratissage d’envergure dans le centre du Mali

C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’état-major général des armées consulté par Anadolu

L’État-Major Général des Armées a annoncé, lundi soir, que les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, dimanche 15 février 2026, une opération de ratissage d’envergure dans le secteur de Nampala, dans la région de Ségou.

Selon le communiqué officiel, l’opération s’est déroulée dans plusieurs zones d’intérêt, notamment dans les villages de Toulé et Akoub.

Le bilan fait état de « plusieurs terroristes neutralisés » et de la saisie d’une importante quantité d’équipements, comprenant des armes, des munitions ainsi que du matériel de communication.

L’État-Major Général des Armées a réaffirmé l’engagement « total et indéfectible » des FAMa à poursuivre les groupes armés terroristes « jusque dans leurs derniers retranchements » sur l’ensemble du territoire national.

Les autorités militaires ont assuré que la lutte contre le terrorisme se poursuit « avec détermination ».

Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire marquée par des attaques terroristes récurrentes. Malgré le déploiement de forces étrangères et internationales au cours des dernières années, la situation sécuritaire demeure instable dans plusieurs régions du pays.

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