Gendarmerie nationale : le colonel Alpha Yaya Sangaré radié des effectifs par décret présidentiel

Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a signé un décret mettant fin à l’état militaire du colonel Alpha Yaya Sangaré. L’officier supérieur de la Gendarmerie nationale est radié des Forces armées et de sécurité pour des motifs disciplinaires.

Une nouvelle sanction disciplinaire vient d’être rendue publique au sein des Forces armées et de sécurité maliennes. Le colonel Alpha Yaya Sangaré, en service à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, a été officiellement radié des effectifs par décret présidentiel.

Un décret publié au Journal officiel

La décision est actée par le décret n°2025-861/PT-RM, signé ce jeudi par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta.
Le texte a été publié dans l’édition spéciale n°16 du Journal officiel de la République du Mali, en date du 12 décembre 2025.

L’article premier du décret précise que le colonel Alpha Yaya Sangaré est « radié des effectifs des Forces armées et de sécurité, par mesures disciplinaires, à compter de la date de signature du présent décret ».

Une sanction fondée sur un conseil d’enquête

Selon le document officiel, cette radiation fait suite au procès-verbal du Conseil d’enquête du 1ᵉʳ décembre 2025.
La mesure s’inscrit dans le strict cadre des textes en vigueur régissant le statut des militaires, notamment l’ordonnance portant Statut général des militaires.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des faits reprochés à l’officier supérieur.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de discipline et de rigueur affichée par les autorités de la Transition dans la gestion des Forces armées et de sécurité.


LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE ET LA CRIMINALITÉ À SOULEYMANEBOUGOU

 

Dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire en cette période de fin d’année, le Commissariat de Police de Souleymanebougou, sous la conduite du Commissaire Principal Fousseny OUATARA, a mené avec succès une opération ayant abouti au démantèlement d’un réseau de présumés braqueurs opérant à Bamako.

Le dimanche 7 décembre, à l’issue de longues et minutieuses investigations, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes de braquage, dont celui perpétré le 5 décembre dernier à Titibougou. L’opération a permis la saisie d’une partie du butin, ainsi que de plusieurs armes à feu et munitions.

Pour rappel, le 5 décembre, deux hommes armés avaient attaqué un commerçant à Titibougou, emportant une somme estimée à plus de 10 millions de francs CFA. Les premiers éléments de l’enquête ont rapidement conduit les policiers vers un ancien employé de la victime, licencié auparavant pour vol. Interpellé, celui-ci était en possession de 250 000 francs CFA provenant du braquage, ainsi que d’une motocyclette acquise avec le butin. Il a reconnu les faits et dénoncé un complice.

Ce dernier, identifié comme la personne ayant fourni les informations ayant permis de cibler la victime, a été arrêté avec 800 000 francs CFA sur les 1 500 000 francs CFA qu’il aurait perçus. Les aveux des deux premiers suspects ont ensuite conduit à l’arrestation d’un troisième individu, chez qui les enquêteurs ont saisi une arme à feu, des munitions et une somme d’un million de francs CFA.

Un quatrième suspect a été interpellé alors qu’il tentait de vendre une arme à feu après le braquage. La perquisition de son domicile a permis de découvrir une autre arme à feu ainsi que deux chargeurs garnis.

Les investigations ont également révélé que ce réseau serait impliqué dans plusieurs autres braquages de grande envergure à Bamako, notamment le cambriolage de la BDM à l’Hippodrome, le braquage d’un agent Orange Money à Sirakoro et l’agression d’un vendeur de téléphones à Fombabougou.

Les suspects, identifiés sous les initiales M.C alias « Zépé » (25 ans), M.C alias « Le Roi » (27 ans), S.M (29 ans) et B.N (29 ans), ont été déférés devant la Justice. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices.

Cette opération témoigne de la détermination des Forces de l’ordre à lutter efficacement contre l’insécurité, conformément aux instructions du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Le Commissaire de Souleymanebougou a, pour sa part, félicité ses équipes pour leur professionnalisme et invité la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de sécurité en signalant tout comportement suspect, gage d’une sécurité publique durable.

Crise du carburant au Mali : Attaques contre les citernes, Que dit l’assurance

Les attaques répétées contre les citernes de carburant ont plongé le Mali dans une crise profonde, révélant non seulement des pertes économiques massives, mais aussi l’absence de protection assurantielle face aux risques de guerre et de terrorisme.

La crise du carburant que traverse le Mali ne se limite pas à une simple pénurie. Elle expose un problème plus profond : la vulnérabilité d’un secteur stratégique face à des attaques qui détruisent camions, infrastructures et chaînes logistiques entières.
Des centaines de citernes ont été incendiées, provoquant une flambée des prix, des files d’attente interminables et un ralentissement significatif des activités économiques.

Un choc économique majeur pour les transporteurs et les opérateurs pétroliers

Au-delà de la pénurie, les pertes sont colossales pour les transporteurs, distributeurs et compagnies pétrolières.
Matériel réduit en cendres, revenus bloqués, réseaux de distribution paralysés : l’impact financier est sans précédent.

Pourtant, dans ce chaos, un point crucial émerge : la quasi-absence de couverture assurantielle pour ce type de risques.

Ce que dit réellement le Code CIMA sur les attaques armées

Le Mali, comme les autres pays membres, applique le Code des assurances CIMA.
L’article 38 est clair : les dommages résultant d’une guerre, d’une guerre civile, d’émeutes ou de mouvements populaires sont exclus de la garantie, sauf mention contraire dans le contrat.

Autrement dit, les attaques de citernes par des groupes armés entrent dans une catégorie que les assureurs ne sont pas obligés de couvrir.

Conséquence :
➡️ les transporteurs et opérateurs touchés ne sont généralement pas indemnisés,
➡️ les pertes reposent entièrement sur leurs épaules.

Comme le confie un acteur économique :
« Le marché de l’assurance reste silencieux face aux risques de guerre et de terrorisme. Les produits existent, mais ils sont coûteux et réservés aux grandes entreprises. Les plus vulnérables restent sans filet. »

Assurances spécialisées : des solutions existent, mais hors de portée pour la majorité

Certaines compagnies internationales proposent des produits “risques politiques”, “guerre” ou “terrorisme”, comme AXA XL.
Mais ces assurances :

  • sont très coûteuses,

  • exigent des conditions strictes,

  • restent confidentielles,

  • et ne concernent qu’une minorité d’acteurs.

Les petites et moyennes entreprises du secteur du transport ou des hydrocarbures en sont pratiquement exclues.

Vers une solution malienne ou régionale ?

Face aux pertes humaines et matérielles, l’État malien a officiellement rendu hommage aux acteurs du secteur des hydrocarbures touchés par ces attaques.
Pour éviter que la crise ne se reproduise, plusieurs pistes émergent :

  • création d’un fonds de garantie national,

  • mise en place d’un mécanisme public d’assurance pour risques majeurs,

  • réforme du Code CIMA pour étendre la protection à ces situations exceptionnelles.

Une telle réforme, impactant les 14 États membres, redonnerait confiance aux investisseurs et protégerait enfin un secteur vital pour l’économie régionale.

Nioro : les FAMa détruisent une base terroriste et un convoi de ravitaillement lors d’une double frappe aérienne

Les Forces Armées Maliennes ont mené ce 9 décembre 2025 deux opérations aériennes décisives à Sebabougou, dans le cercle de Diéma. Un pick-up de ravitaillement et une base logistique terroriste ont été neutralisés, confirmant la montée en puissance des opérations de surveillance du territoire.

Les FAMa ont frappé un nouveau coup dur contre les groupes terroristes actifs dans la région de Nioro. Selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées publié ce mercredi, deux interventions aériennes successives ont permis de neutraliser du matériel, du carburant et des combattants qui se cachaient dans la zone de Sebabougou.

Première frappe : un convoi logistique intercepté

Dans la matinée, les vecteurs aériens des FAMa ont identifié un pick-up dissimulé sous un épais couvert végétal. Le véhicule transportait plusieurs fûts d’essence, confirmant qu’il s’agissait d’un convoi de ravitaillement destiné aux groupes armés opérant dans le secteur.

L’appareil a été immédiatement neutralisé.

Deuxième frappe : une base terroriste détruite

Quelques heures plus tard, une nouvelle opération a ciblé une base terroriste cachée dans une zone forestière dense du même secteur.
La frappe a permis de détruire une installation logistique, un second pick-up, des stocks de carburant ainsi que les éléments terroristes qui s’y trouvaient.

Les FAMa réaffirment leur détermination

À travers ce communiqué, le Chef d’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer les populations : les FAMa demeurent « déterminées à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national », malgré la persistance de certaines menaces.

Loulouni : les FAMa sécurisent la zone et l’État réaffirme son soutien aux populations

Après plusieurs jours d’insécurité, la localité de Loulouni, dans la région de Sikasso, retrouve le calme grâce à une opération de ratissage des Forces Armées Maliennes. Une délégation de haut niveau s’est rendue sur place pour rassurer les habitants et réaffirmer l’engagement de l’État.

La vie reprend progressivement son cours à Loulouni. Durant plusieurs jours, cette commune du sud du Mali avait été marquée par des incursions armées et des actes de banditisme. Une situation désormais sous contrôle, après une intervention déterminante des Forces Armées Maliennes (FAMa) qui ont repoussé les groupes armés et sécurisé les principaux axes routiers.

Une pression militaire décisive

En visite sur le terrain, le Colonel Abdou Samba Sylla a salué l’efficacité des opérations conduites ces trois dernières semaines.
Selon lui, les FAMa ont réussi à imposer une pression constante sur les assaillants, permettant le retour des populations et la sécurisation des corridors RN7, RN10 et RN11.

« Aujourd’hui, la population de Loulouni a repris confiance et est revenue à la maison », a-t-il déclaré, tout en précisant que quelques poches résiduelles demeurent mais seront « réduites dans les jours à venir » afin de garantir une stabilisation durable de la zone.

L’État exprime sa solidarité

Le Colonel-Major Général de Police Tiantio Diarra, représentant le gouverneur de Sikasso, a adressé un message de solidarité au nom des autorités nationales.
Il a rendu hommage à la résilience des habitants de Loulouni, victimes d’« une agression barbare », et les a encouragés à poursuivre leur retour.

« La sécurité est là, la taille militaire est là. Personne ne viendra nous dérouter du développement avancé pour notre pays », a-t-il assuré.

Un important soutien humanitaire

Pour accompagner la stabilisation de la zone et le retour des déplacés, une vaste opération civilo-militaire a été organisée. Les populations ont reçu une importante quantité de vivres : sucre, sel, pâtes alimentaires, huile, ainsi que des médicaments.

Ce dispositif a été renforcé par 20 tonnes de riz fournies par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) via le gouvernorat de Sikasso, un appui vital pour les familles ayant fui les violences

Faux document sur les réseaux sociaux : Ançar Dine dément toute implication de Chérif Ousmane Madani Haidara dans l’« Affaire Cheikh Nimaga dit Chico »

La Fédération Ançar Dine Internationale a publié ce mardi 9 décembre 2025 un communiqué de démenti formel suite à la circulation sur les réseaux sociaux d’un document impliquant son Guide Spirituel, As Seid Chérif Ousmane Madani Haidara, dans une prétendue affaire concernant « Cheikh Nimaga dit Chico ».

La Fédération Ançar Dine Internationale informe l’opinion publique nationale et internationale que le document, présenté comme étant émis au nom du Haut Conseil Islamique du Mali, est « faux et non authentique ».

Précisions de la Fédération
Pour clarifier la situation, la Fédération a tenu à apporter les précisions suivantes :

Chérif Ousmane Madani Haidara n’est aucunement lié à ce document.

Chérif Ousmane Madani Haidara n’a mandaté aucune personne ni structure pour produire une telle correspondance.

Chérif Ousmane Madani Haidara n’a entrepris aucune démarche juridique ou administrative concernant ce dossier auprès d’un cabinet d’avocats au Sénégal ou ailleurs.

La Fédération appelle l’ensemble de ses membres, sympathisants et le grand public à faire preuve de vigilance face aux fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux.

En fin, la Cellule de Communication de la Fédération Ançar Dine Internationale a indiqué que la structure se réserve le droit d’entreprendre toutes les actions nécessaires contre toute tentative d’usurpation, de manipulation ou d’atteinte à l’image de son Guide Spirituel.

Kandana/Malijet.com

CAN Maroc 2025 : la liste des Aigles du Mali dévoilée ce jeudi sur l’ORTM1

Le suspense touche à sa fin pour les supporters maliens. Le sélectionneur national, Tom Saintfiet, annoncera ce jeudi 11 décembre 2025 la liste officielle des joueurs retenus pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025.

La sélection sera présentée au grand public lors du journal télévisé de 20h sur la chaîne nationale ORTM1, a indiqué la FEMAFOOT.
Une annonce très attendue par les fans, impatients de découvrir les joueurs qui porteront les couleurs du Mali durant la prochaine édition de la prestigieuse compétition continentale.

Atterrissage au Burkina Faso : L’Armée de l’Air Nigériane évoque un « problème technique » et un « atterrissage de précaution »

L’État-Major de l’Armée de l’Air nigériane (NAF) a réagi à l’incident survenu le 8 décembre 2025 au Burkina Faso, où un avion militaire C-130 a dû se poser en urgence à Bobo-Dioulasso. La force aérienne évoque une « urgence technique », une version qui contraste avec les accusations de « violation de souveraineté » formulées par la Confédération des États du Sahel (AES).

Selon un communiqué officiel, l’appareil avait décollé de Lagos pour une mission de convoyage vers le Portugal lorsque l’équipage a détecté une défaillance nécessitant un atterrissage immédiat. Bobo-Dioulasso constituait « l’aérodrome le plus proche », précise la NAF, qui assure que la manœuvre s’est déroulée conformément aux protocoles de sécurité internationaux. L’équipage, indemne, aurait été « chaleureusement accueilli » par les autorités burkinabè.

La NAF indique que les préparatifs sont en cours pour permettre la reprise de la mission. Elle remercie par ailleurs le public pour son soutien et réaffirme son engagement à respecter « les normes de sécurité et les procédures opérationnelles », rappelant que la protection de son personnel reste une priorité.

malitime.com

Tentative de putsch au Bénin : le Nigeria intervient militairement, la Cedeao déploie sa Force en attent

Le Nigeria a mené des frappes à Cotonou et envoyé des troupes au sol pour soutenir les autorités béninoises face à une tentative de coup d’État. La Cedeao a immédiatement activé sa Force en attente pour sécuriser le pays.

Le gouvernement nigérian a confirmé, le 7 décembre au soir, avoir lancé des opérations aériennes et terrestres au Bénin, en réponse à une demande officielle de Cotonou. L’objectif : contrer une tentative de renversement du pouvoir et rétablir l’ordre constitutionnel.

Selon Abuja, le président Bola Tinubu a ordonné l’entrée d’avions de combat dans l’espace aérien béninois afin de reprendre des sites stratégiques tombés entre les mains des mutins, notamment la télévision nationale et un camp militaire où les putschistes s’étaient regroupés. Des opérations de surveillance aérienne ont également été menées conjointement avec l’armée béninoise.

La présidence nigériane précise que des troupes au sol ont été déployées à la demande de Cotonou et sont actuellement positionnées dans plusieurs zones sensibles. Tinubu affirme que cette intervention s’inscrit dans le cadre du protocole de la Cedeao sur la défense de la démocratie et vise à « stabiliser un pays voisin ».

La Cedeao active la Force en attente

Face à la situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a annoncé le déploiement de contingents venus du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Leur mission : soutenir les institutions béninoises et empêcher toute remise en cause de l’ordre républicain.

La Force en attente de la Cedeao, déjà mobilisée lors de crises majeures – notamment en Gambie en 2017 est chargée de garantir la stabilité régionale en cas de menace sécuritaire ou politique.

 

malitime.com

Bandiagara : Le Gouverneur reçoit les citernes de carburant et met fin à plusieurs jours de pénurie

 

La région de Bandiagara respire enfin. Après plusieurs jours de pénurie qui ont paralysé une partie des activités, 13 citernes de carburant sont arrivées ce vendredi 5 décembre 2025. La réception officielle a été présidée par le Gouverneur, le Colonel-Major Olivier Diassana, en présence de représentants des différentes couches socioprofessionnelles.

L’annonce a provoqué un véritable soulagement : populations, jeunes, femmes et acteurs économiques sont sortis nombreux pour accueillir les camions-citernes, symbole d’un retour à la normale très attendu.

Dans son allocution, le Gouverneur Diassana a salué la patience et la résilience des habitants de la région. Il a également transmis les remerciements et le soutien des autorités nationales, rappelant que cette action s’inscrit dans la volonté du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, de répondre rapidement aux difficultés des populations.

Le Gouverneur a par ailleurs invité les citoyens à maintenir leur confiance dans les autorités et assuré que le bien-être des communautés reste une priorité absolue.