CAN Maroc 2025 : Le Mali se qualifie pour les huitièmes, mais inquiète par son jeu

Le Mali CAN 2025 assure sa qualification pour les huitièmes de finale, mais inquiète par son jeu. Ce lundi 29 décembre 2025, les Aigles du Mali ont fait match nul 0-0 face aux Comores au Stade Mohamed V de Casablanca. Avec ce troisième nul consécutif, le Mali termine 2ᵉ du Groupe A, derrière le pays hôte, le Maroc.

Mali vs Comores : un match nul laborieux

Après le nul héroïque contre le Maroc, les supporters attendaient une confirmation face aux Comores. Pourtant, les Aigles ont peiné à imposer leur rythme et n’ont jamais trouvé la faille. La fin de match a été particulièrement tendue avec l’expulsion d’Amadou Haidara (88ᵉ minute), laissant le Mali en infériorité numérique.

Classement final du Groupe A CAN 2025

Le Mali profite de la victoire du Maroc sur la Zambie (3-0) et conserve sa place en huitièmes de finale :

  • Maroc : 7 pts (+4)

  • Mali : 3 pts (0)

  • Zambie : 2 pts (-3)

  • Comores : 2 pts (-1)

Un clin d’œil historique

Certains observateurs rappellent que lors de la première participation du Mali à la CAN en 1972, les Aigles avaient également fait trois nuls en phase de groupes avant d’atteindre la finale.

La qualification du Mali reste donc un espoir pour la suite du tournoi, même si le jeu devra s’améliorer pour la phase à élimination directe.

CAN 2025 : le Mali freiné d’entrée par la Zambie, des inquiétudes déjà présentes

Pour leur premier match à la CAN 2025, les Aigles du Mali ont été contraints au match nul (1-1) face à la Zambie, lors d’une rencontre du groupe A. Un résultat jugé décevant par les supporters maliens, tant la prestation a soulevé des interrogations sur les ambitions réelles de la sélection dirigée par Tom Saintfiet.

Une entrée en matière ratée malgré une forte mobilisation

Depuis plusieurs semaines, un vaste élan de soutien s’est formé autour de la sélection nationale, portée par l’espoir d’un parcours solide au Maroc. Le match face à la Zambie, considérée comme l’un des adversaires les plus abordables du groupe, devait servir de test grandeur nature.

Mais au coup de sifflet final, le score de parité a résonné comme une contre-performance, laissant un sentiment de frustration et de doute chez les supporters maliens.

Trois failles majeures mises en lumière

Plusieurs éléments expliquent cette prestation en demi-teinte :

🔹 Un manque d’efficacité offensive, malgré une domination par séquences et des situations favorables mal exploitées ;
🔹 Des choix tactiques discutables, notamment dans la gestion du match et les changements opérés par le sélectionneur ;
🔹 Une fragilité mentale persistante, incapable de préserver un avantage jusqu’au terme de la rencontre.

Le penalty manqué, tournant du match

Le tournant de la rencontre intervient à la 42ᵉ minute, lorsque El Bilal Touré manque un penalty crucial. L’attaquant malien, après une longue préparation, voit sa tentative stoppée par le gardien zambien Willard Mwanza.

Un échec qui rappelle de mauvais souvenirs, notamment celui d’Adama Traoré Noss lors de la précédente CAN, et qui semble avoir pesé lourd dans le mental collectif des Aigles.

Des individualités en dessous, quelques satisfactions

Sur le plan individuel, peu de joueurs ont réellement tiré leur épingle du jeu.
Parmi les satisfactions :

  • Woyo Coulibaly, solide sur le flanc droit de la défense ;

  • Mamadou Sangaré, actif au milieu ;

  • Lassine Sinayoko, buteur à la 61ᵉ minute sur corner, profitant d’un mauvais marquage zambien.

Ce but a redonné espoir au Mali, qui a longtemps cru tenir sa victoire.

Un cruel scénario dans le temps additionnel

Alors que les Aigles semblaient se diriger vers un succès précieux, une erreur défensive dans le temps additionnel a permis à Patson Daka, sur un centre de Mathews Banda, d’égaliser de la tête à la 92ᵉ minute.
Un scénario cruel, synonyme de deux points perdus.

Déjà sous pression avant le Maroc

La prochaine rencontre du Mali est programmée pour le 26 décembre face au Maroc, pays hôte de la compétition. Au vu de la prestation contre la Zambie, de nombreux observateurs restent prudents, voire pessimistes, quant aux chances maliennes.

En cas de défaite, les Aigles devront probablement viser une qualification difficile, en tant que deuxième ou meilleur troisième du groupe.

Un impératif : réagir

Les hommes de Tom Saintfiet sont désormais dos au mur. Pour espérer aller loin, ils devront rapidement corriger leurs lacunes, afficher plus de caractère et surtout rétablir la confiance avec un public exigeant, pour qui chaque match de CAN est une affaire de fierté nationale.

CAN 2025 : pourquoi Kamory Doumbia est le facteur X du milieu de terrain malien

 

Riche de talents et réputée depuis des décennies pour la qualité de ses milieux de terrain, la sélection malienne abordera la CAN 2025 avec une ambition claire : gagner en efficacité offensive. Dans ce secteur dense, Kamory Doumbia apparaît comme un véritable facteur X capable de faire basculer les rencontres.

À chaque publication de la liste des Aigles du Mali, le regard se porte naturellement vers le cœur du jeu. Le milieu de terrain, véritable ADN du football malien, continue de regorger de profils séduisants. Aux côtés de cadres comme Yves Bissouma, Mohamed Camara ou Amadou Haïdara, une nouvelle génération s’affirme, incarnée notamment par Kamory Doumbia et le jeune Lensois Mamadou Sangaré.

Une tradition malienne bien ancrée

Formé dans les académies locales, notamment à Bamako, Mamadou Sangaré s’inscrit dans une longue tradition.
« Encore un joueur formé par l’Académie Yeelen. Je ne pensais pas qu’il s’imposerait aussi vite et aussi facilement », confie Fousseni Diawara, sélectionneur des U23 du Mali.

Jeu court, jeu long, pressing, volume de course : les qualités sont là. Mais, comme souvent chez les milieux maliens, une exigence demeure.

La finition, éternel défi des milieux maliens

Pour Fousseni Diawara, demi-finaliste de plusieurs CAN avec les Aigles, le constat est clair :
« En sélection, ils doivent marquer, être décisifs. »

Une carence régulièrement pointée chez les milieux formés au Mali, très à l’aise dans la conservation et la récupération du ballon, mais parfois moins tranchants dans les trente derniers mètres.

Kamory Doumbia, le profil du déséquilibre

C’est précisément là que Kamory Doumbia se distingue.
« Doumbia peut apporter du déséquilibre », insiste Diawara.

Issu d’une culture footballistique basée sur les petits espaces, la créativité et la pression immédiate à la perte du ballon, le milieu du Stade Brestois possède un atout supplémentaire : la verticalité. Sa capacité à se projeter, attaquer les espaces et casser les lignes pourrait offrir au Mali ce supplément d’âme offensif tant recherché.

« Il faut attaquer la profondeur, ne pas toujours attendre le ballon dans les pieds », rappelle l’ancien international malien.

Un rôle clé à jouer à la CAN 2025

Dans un groupe A relevé, le Mali aura besoin de joueurs capables de transformer la maîtrise du jeu en occasions franches.
Si le talent au milieu ne fait aucun doute, Kamory Doumbia pourrait bien être celui qui convertit la domination en buts, reprenant ainsi le flambeau laissé par des figures emblématiques comme Seydou Keita.

À la CAN 2025, le facteur X du Mali pourrait bien venir du milieu.

CAN 2025 : Maroc, Mali, Comores, Zambie… Qui va briller dans le groupe A ?

Alors que la CAN 2025 ouvre ses portes dans quelques jours, qui va se sortir du piège du groupe A entre le Maroc, le Mali, les Comores et la Zambie ?

Le groupe A de la CAN 2025 s’annonce dense et piégeux. Le Maroc arrive avec un statut de favori assumé. Le Mali veut confirmer sa progression. Les Comores rêvent d’un nouvel exploit après celui de 2019 en Egypte. La Zambie avance avec ambition et prudence. Quatre équipes, des trajectoires différentes, mais seulement deux ou possiblement trois billets pour les huitièmes. Voici notre projection.

Le Maroc, favori logique pour la première place

Le Maroc part avec un avantage net. L’équipe dispose de l’un des effectifs les plus complets. Elle combine expérience, qualité technique et discipline collective. Le parcours récent en Coupe du Monde 2022 a renforcé sa crédibilité.

À domicile, les Lions de l’Atlas bénéficient aussi d’un soutien massif. Ils maîtrisent les matchs à enjeu et gèrent mieux la pression que leurs adversaires. Leur richesse offensive et leur solidité défensive font la différence. Sur ce type de groupe, le Maroc a les armes pour imposer son rythme. Une première place semble être l’issue la plus cohérente.

Le Mali, une régularité qui peut payer

Le Mali progresse tournoi après tournoi. L’équipe affiche une stabilité dans son projet. Elle défend bien, presse haut et possède des profils puissants au milieu. Les Aigles savent gérer les matchs engagés. Ils ont réussi à se qualifier pour le second tour sur les trois dernières éditions de la compétition.

Contre des adversaires moins structurés, le Mali reste très difficile à manœuvrer. Ce groupe correspond à son profil. Sans faire de bruit, le Mali peut avancer efficacement et sécuriser la qualification directe, en s’adjugeant la deuxième place du groupe.

Les Comores, l’équipe dont il faut se méfier

Les Comores abordent cette CAN sans complexe. Le souvenir des performances passées (CAN 2019) nourrit encore la confiance du groupe. L’équipe joue avec intensité et solidarité. Face aux grandes nations, elle sait fermer le jeu.

Elle exploite bien les transitions rapides. Cependant, la profondeur de banc reste limitée. La gestion de plusieurs matchs rapprochés peut poser problème. Les Comores peuvent arracher des points importants. Une qualification dépendra de leur efficacité dans les moments clés et la capacité à prendre un maximum de points pour une place de meilleur troisième.

La Zambie, un danger réel mais un contexte difficile

La Zambie possède des qualités offensives intéressantes. L’équipe joue avec liberté et vitesse. Elle peut poser problème sur un match. Cependant, le manque de régularité pèse lourd à ce niveau. Défensivement, la Zambie reste fragile face aux blocs solides. Dans un groupe aussi relevé, le moindre retard peut coûter cher.

Elle pourrait créer une surprise isolée, mais le classement final s’annonce compliqué, si l’on se réfère aux performances de 2023 en Côte d’Ivoire où les Chipolopolos n’ont pas fait mieux que le premier tour de la compétition.

Notre classement final du groupe A

  • 1er : Maroc
  • 2e : Mali
  • 3e : Comores
  • 4e : Zambie

source: onzemondial.com

CAN 2025 : le Mali dévoile une liste de 28 joueurs avec six éléments évoluant en Ligue 1

Le sélectionneur des Aigles du Mali, Tom Saintfiet, a rendu publique ce vendredi la liste des 28 joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Le groupe comprend plusieurs cadres et six joueurs issus de la Ligue 1 française.

Le Mali est désormais fixé sur ses forces pour la CAN 2025. Le technicien belge Tom Saintfiet a dévoilé une sélection mêlant expérience, jeunesse et talents évoluant dans les grands championnats européens, notamment en France.

Six joueurs de Ligue 1 dans la sélection

Parmi les joueurs évoluant ou ayant récemment évolué en Ligue 1, plusieurs noms retiennent l’attention. Le latéral droit Hamari Traoré, aujourd’hui au Paris FC, figure bien dans la liste, tout comme le milieu lensois Mamadou Sangaré, auteur de prestations remarquées cette saison.

Le milieu expérimenté Amadou Haïdara est également convoqué, tout comme Lassine Sinayoko (AJ Auxerre) et Kamory Doumbia (Stade Brestois).
L’ex-Lillois Yves Bissouma fait aussi partie du groupe, malgré un temps de jeu limité à Tottenham et une récente polémique extra-sportive.

D’autres anciens pensionnaires du championnat français, à l’image de Mohamed Camara ou El Bilal Touré, complètent l’effectif.

Une liste équilibrée entre Europe, Afrique et Golfe

La sélection malienne se distingue par la diversité des profils, avec des joueurs évoluant en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, offrant au sélectionneur plusieurs options tactiques.

La liste complète des Aigles du Mali

Gardiens
Djigui Diarra (Young Africans), Ismael Diawara (Sirius), Mamadou Samassa (Laval)

Défenseurs
Sikou Niakaté (Braga), Abdoulaye Diaby (Grasshopper), Woyo Coulibaly (Sassuolo), Fodé Doucouré (Le Havre), Hamari Traoré (Paris FC), Nathan Gassama (Baltika Kaliningrad), Mamadou Fofana (New England Revolution), Ousmane Camara (Angers), Amadou Dante (Arouca FC)

Milieux
Amadou Haïdara (RB Leipzig), Lassane Coulibaly (Lecce), Mohamed Camara (Al Sadd), Mamadou Sangaré (Lens), Aliou Dieng (Al Ahly), Yves Bissouma (Tottenham), Mahamadou Doumbia (Al-Ittihad), Ibrahima Sissoko (Bochum)

Attaquants
Nene Dorgeles (Fenerbahçe), Gaoussou Diarra (Feyenoord), Mamadou Camara (Laval), Kamory Doumbia (Stade Brestois), El Bilal Touré (Beşiktaş), Mamadou Doumbia (Watford), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Gaoussou Diakité (Lausanne Sport)

Les Aigles ambitionnent de jouer les premiers rôles lors de cette CAN marocaine, avec un groupe qui allie solidité, créativité et expérience du haut niveau.

CAN Maroc 2025 : la liste des Aigles du Mali dévoilée ce jeudi sur l’ORTM1

Le suspense touche à sa fin pour les supporters maliens. Le sélectionneur national, Tom Saintfiet, annoncera ce jeudi 11 décembre 2025 la liste officielle des joueurs retenus pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025.

La sélection sera présentée au grand public lors du journal télévisé de 20h sur la chaîne nationale ORTM1, a indiqué la FEMAFOOT.
Une annonce très attendue par les fans, impatients de découvrir les joueurs qui porteront les couleurs du Mali durant la prochaine édition de la prestigieuse compétition continentale.

Mali : Le Successeur de Seydou Keita annoncé avant la CAN 2025

 

À Lens, Mamadou Sangaré s’impose comme l’une des révélations de la saison. À 23 ans, l’ancien talent de Bamako, longtemps remarqué pour sa finesse technique, est devenu un milieu complet, capable d’enchaîner récupération, projection et qualité de relance.

Son évolution a pris un tournant en 2023, lors de son passage au TSV Hartberg, où il a été repositionné plus bas sur le terrain. Depuis, ses statistiques à la récupération le placent parmi les tout meilleurs en Europe.

Arrivé à Lens l’été dernier pour environ 5 M€, Sangaré s’est rapidement imposé. Pierre Sage, son coach, résume : « Il récupère, il avance, il joue sous pression. » Ses matchs face à Marseille, Monaco ou Angers ont confirmé son importance croissante dans le projet lensois.

“Ce sera le successeur de Seydou Keita”

La comparaison circule depuis plusieurs mois. Fousseni Diawara l’assume sans détour :

« J’ose le dire, ce sera le successeur de Seydou Keita. »

Frédéric Kanouté, lui, souligne son potentiel exceptionnel et sa lecture du jeu au-dessus de la moyenne.

À quelques semaines de la CAN 2025, le Mali semble tenir son nouveau patron du milieu. Après Keita, Diarra, Bissouma ou Haïdara, la relève est là, et Sangaré pourrait bien être le prochain nom fort de la sélection