CAN 2025 : la CAF inflige une défaite sur tapis vert au Sénégal, la FSF saisit le TAS

Le football africain est secoué par une décision majeure de la Confédération africaine de football (CAF). Le Jury d’Appel de l’instance a infligé une défaite par forfait (3-0) au Sénégal au profit du Maroc, dans le cadre de la rencontre n°52 de la CAN 2025 organisée au Maroc.

Ce revirement intervient après que le Jury disciplinaire de première instance avait initialement donné raison aux Lions de la Teranga. Saisie par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), la Commission d’Appel a finalement jugé le recours recevable et fondé.

Un vice de procédure à l’origine de la décision

Selon la CAF, la décision initiale a été annulée pour des raisons procédurales. Le droit d’être entendu de la partie marocaine n’aurait pas été respecté lors de l’instruction du dossier.

Sur le fond, l’instance d’appel estime désormais que le comportement de la sélection sénégalaise enfreint les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, justifiant ainsi la sanction.

Colère du Sénégal et recours au TAS

La réaction de la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel, elle dénonce une décision « inique, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle porte atteinte à la crédibilité du football africain.

Refusant de s’incliner, la FSF a annoncé son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Ce recours constitue la dernière voie juridique pour tenter d’annuler la décision et rétablir le résultat initial.

Une affaire aux lourdes conséquences

En attendant l’issue de cette bataille judiciaire, cette décision pourrait avoir un impact majeur sur le classement et le déroulement de la CAN 2025.

Le dossier s’annonce désormais comme l’un des contentieux sportifs les plus marquants du football africain ces dernières années

Portugal–Mexique : la Fédération portugaise évalue les risques sécuritaires avant le match du 28 mars à Mexico

La Fédération portugaise de football (FPF) souhaite procéder à une évaluation approfondie des risques sécuritaires avant son déplacement prévu le 28 mars 2026 à Mexico, où la Seleção doit affronter le Mexique en match de préparation à la Coupe du monde 2026.

Cette prudence intervient après une vague de violences déclenchée par la mort du narcotrafiquant Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG).

Une situation sécuritaire sous surveillance

La mort d’« El Mencho », tué dimanche lors d’une opération militaire, a provoqué une flambée de violences dans 20 des 32 États mexicains.

Bilan :

  • Des dizaines de morts

  • Des routes bloquées

  • Des véhicules incendiés

  • Le déploiement de 10 000 soldats pour rétablir l’ordre

Face à cette situation, la Fédération portugaise adopte une position mesurée.

Dans un communiqué publié mardi, la FPF précise :

« L’évolution récente de la situation exige une évaluation continue des conditions liées au voyage de la délégation. Toute décision sera prise à la suite d’un suivi continu, en étroite coordination avec le gouvernement et en accord avec la Fédération mexicaine de football. »

La sécurité, priorité absolue

Si la FPF se dit « honorée d’être invitée » et assure attendre ce match avec impatience, elle rappelle que :

« La sécurité des joueurs, du staff technique et des supporters est la priorité absolue. »

Pour l’heure, aucun incident notable n’a été signalé à Mexico, où doit se dérouler la rencontre au stade Banorte.

Un contexte sensible à l’approche du Mondial 2026

Le Mexique co-organisera la Coupe du monde 2026 avec les États-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet. Mexico doit notamment accueillir le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud.

De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est récemment déclaré « très tranquille » quant à la situation sécuritaire et a affirmé avoir pleinement confiance dans les autorités mexicaines.

Un match maintenu à ce stade

À ce jour, la rencontre Portugal–Mexique du 28 mars ne semble pas menacée. Mais la Fédération portugaise maintient une veille active avant toute décision définitive.

Coupe du monde 2026 : Gianni Infantino se dit « très tranquille » malgré les violences au Mexique

À moins de quatre mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA affiche sa sérénité. Son président, Gianni Infantino, s’est déclaré « très tranquille » concernant l’accueil des matches prévus au Mexique, malgré une récente vague de violences liées à la mort du chef de cartel Nemesio Oseguera, alias « El Mencho ».

Une vague de violences après la mort d’« El Mencho »

Le Mexique a été secoué par des scènes de violence après l’annonce de la mort de Nemesio Oseguera, chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), lors d’une opération militaire.

Les affrontements ont provoqué :

  • Des dizaines de morts

  • Des véhicules incendiés

  • Des commerces fermés

  • Des routes bloquées

  • Un climat de panique dans plusieurs villes

Guadalajara, qui doit accueillir quatre matches du Mondial 2026, a notamment été touchée.

La FIFA se veut rassurante

Interrogé par l’AFP à Barranquilla, en Colombie, en marge d’un événement de la fédération nationale de football, Gianni Infantino a tenu à calmer les inquiétudes.

« Tout va très bien, tout sera fantastique. Nous avons pleinement confiance en le Mexique et en sa présidente », a-t-il déclaré.

Le président de la FIFA a affirmé être en contact régulier avec les autorités mexicaines et suivre la situation sécuritaire de près.

Un Mondial à trois pays

La Coupe du monde 2026 sera co-organisée par :

  • 🇲🇽 Le Mexique

  • 🇺🇸 Les États-Unis

  • 🇨🇦 Le Canada

La compétition se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 et marquera une édition historique avec un format élargi.

Malgré les tensions sécuritaires récentes, la FIFA assure que les préparatifs avancent normalement et que les garanties nécessaires sont réunies.

Un enjeu sécuritaire majeur

La question de la sécurité reste centrale pour l’organisation d’un événement de cette ampleur. Le Mexique, qui a déjà accueilli les Coupes du monde 1970 et 1986, devra rassurer la communauté internationale et les millions de supporters attendus.

À ce stade, l’instance mondiale du football maintient sa confiance et exclut tout scénario de remise en cause de l’organisation des matches.

Mercato : L’OM fonce sur un crack du Mali

Alors que les mauvais résultats s’enchaînent à l’OM, les dirigeants phocéens ont déjà les yeux braqués sur le prochain mercato. À la recherche de nouveaux jeunes talents, les Olympiens auraient coché le nom d’Ismaël Kamissoko, capitaine des moins de 17 ans du Mali.

En pleine période de turbulences sportives, l’OM prépare déjà l’avenir. Si les résultats récents inquiètent sur le terrain, les dirigeants marseillais n’en oublient pas pour autant le mercato estival. La stratégie est claire : miser sur des jeunes profils à fort potentiel capables d’incarner le futur de l’OM. Dans cette optique, un nom circule avec insistance ces derniers jours, celui d’Ismaël Kamissoko, capitaine des moins de 17 ans du Mali.

Ismaël Kamissoko dans le viseur marseillais

Selon les informations du journaliste Loïc Tanzil’OM surveille de très près la situation d’Ismaël Kamissoko. Le jeune milieu offensif, déjà capitaine des U17 maliens, serait également suivi par un autre club de Ligue 1 dont l’identité n’a pas filtré. Preuve que son profil ne laisse pas indifférent. Kamissoko représente typiquement le genre de pari que l’OM souhaite tenter. Dans un contexte budgétaire potentiellement plus serré, investir sur des talents émergents apparaît comme une stratégie cohérente et durable. L’intérêt serait concret et pourrait accélérer dans les prochaines semaines. Une arrivée en France permettrait au jeune international malien de franchir un cap important dans sa progression.

Un pari sur l’avenir pour l’OM

Ce dossier illustre la volonté de l’OM d’anticiper et de structurer son projet sportif autour de jeunes joueurs à fort potentiel. Attirer un capitaine de sélection U17 serait aussi un signal fort envoyé sur le marché africain, toujours riche en talents. Reste à savoir si l’OM passera rapidement à l’offensive pour devancer la concurrence. Une chose est sûre : le mercato marseillais s’annonce déjà stratégique, entre nécessité de résultats immédiats et construction sur le long terme.

Amadou Haidara : « C’est frustrant » – Le milieu malien entre ambition et crise institutionnelle

De retour en club pour entamer la seconde partie de saison avec le Racing Club de Lens, Amadou Haidara est revenu sur la situation délicate du football malien, marquée par une élimination en quarts de finale de la CAN et une crise au sein de la Fédération.

Une CAN encourageante mais inachevée

Présent au Maroc pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations aux côtés de Mamadou Sangaré, Haidara et les Aigles du Mali ont été éliminés en quarts de finale par le Sénégal, futur champion.

Avec désormais 50 sélections, le milieu de terrain de 28 ans estime que le Mali a montré de bonnes choses, tout en reconnaissant les marges de progression :

« À la CAN, ce n’était pas mal ce qu’on a fait avant de sortir contre le Sénégal. Dans le jeu, beaucoup disent qu’on peut mieux faire, j’assume. »

Une Fédération en pleine transition

Au-delà du terrain, c’est la situation institutionnelle qui inquiète le joueur. Le comité exécutif de la Fédération malienne de football a démissionné et de nouvelles élections sont prévues, avec une installation officielle des nouveaux dirigeants le 19 avril.

Cette instabilité intervient alors que le Mali ne participera pas à la prochaine Coupe du monde et cherche toujours une première qualification historique.

« Il y a une fédération au sein de laquelle il y a pas mal de problèmes actuellement et on va voir ce qu’il va se passer. »

« Une carrière, ça passe très vite »

Haidara ne cache pas sa frustration face au potentiel inexploité de la sélection :

« Oui, ça m’énerve parce qu’on a beaucoup de qualités et beaucoup de bons joueurs. On peut viser haut. Mais une carrière, ça passe très vite. Aujourd’hui j’ai 28 ans, d’autres ont 30 ans… c’est frustrant. »

Le joueur appelle à une résolution rapide des tensions pour permettre à la sélection de travailler sereinement en vue des prochaines échéances, notamment les qualifications à la CAN et, à terme, une qualification pour la Coupe du monde.

Un tournant pour le football malien

La mise en place d’un nouveau comité exécutif sera déterminante pour l’avenir du football malien. Entre ambitions sportives et défis institutionnels, les prochains mois pourraient marquer un tournant décisif pour les Aigles.

CAF Champions League : le Stade Malien affrontera Mamelodi Sundowns en quarts de finale

Le tirage au sort des quarts de finale de la CAF Champions League et de la Coupe de la Confédération s’est déroulé ce mardi 17 février 2026 au Caire. Seul représentant malien encore en lice, le Stade Malien de Bamako défiera les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns, finalistes de la dernière édition.

Un exploit historique pour le Stade Malien

Pour sa première participation à la phase de poules de la Ligue des champions africaine, le Stade Malien a signé une performance remarquable en terminant premier de son groupe. Une qualification historique qui confirme la montée en puissance du club bamakois sur la scène continentale.

Les Blancs se retrouvent désormais face à l’un des géants du football africain.

Un défi de taille face aux Sundowns

Mamelodi Sundowns figure parmi les clubs les plus performants et les mieux structurés du continent ces dernières années. Habitués aux joutes africaines et dotés d’un effectif expérimenté, les Sud-Africains partent logiquement favoris.

Malgré l’écart budgétaire, le Stade Malien a déjà démontré en phase de groupes sa capacité à rivaliser avec des équipes mieux classées. L’entraîneur Mauril Ndjoya pourra compter sur l’avantage de recevoir au match retour pour tenter de créer l’exploit.

Les quarts de finale se joueront en double confrontation :

  • Matchs aller : 13 au 15 mars 2026

  • Matchs retour : 20 au 22 mars 2026

Les affiches complètes des quarts de finale

🔵 CAF Champions League

  • Mamelodi Sundowns vs Stade Malien (Bamako)

  • RS Berkane vs Al Hilal

  • ASFAR vs Pyramids

  • ES Tunis vs Al Ahly

🟢 Coupe de la Confédération CAF

  • Al Masry SC vs CR Belouizdad

  • OC Safi vs Wydad Casablanca

  • Otoho d’Oyo vs Zamalek

  • AS Maniema Union vs USM Alger

Un rendez-vous crucial pour le football malien

La qualification du Stade Malien à ce stade de la compétition constitue un signal fort pour le football malien, qui cherche à retrouver une place de choix sur la scène africaine.

Face à un adversaire redoutable, les Bamakois auront l’opportunité d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

Football africain : week-end contrasté pour les clubs maliens

CAN Maroc 2025 : Le Mali se qualifie pour les huitièmes, mais inquiète par son jeu

Le Mali CAN 2025 assure sa qualification pour les huitièmes de finale, mais inquiète par son jeu. Ce lundi 29 décembre 2025, les Aigles du Mali ont fait match nul 0-0 face aux Comores au Stade Mohamed V de Casablanca. Avec ce troisième nul consécutif, le Mali termine 2ᵉ du Groupe A, derrière le pays hôte, le Maroc.

Mali vs Comores : un match nul laborieux

Après le nul héroïque contre le Maroc, les supporters attendaient une confirmation face aux Comores. Pourtant, les Aigles ont peiné à imposer leur rythme et n’ont jamais trouvé la faille. La fin de match a été particulièrement tendue avec l’expulsion d’Amadou Haidara (88ᵉ minute), laissant le Mali en infériorité numérique.

Classement final du Groupe A CAN 2025

Le Mali profite de la victoire du Maroc sur la Zambie (3-0) et conserve sa place en huitièmes de finale :

  • Maroc : 7 pts (+4)

  • Mali : 3 pts (0)

  • Zambie : 2 pts (-3)

  • Comores : 2 pts (-1)

Un clin d’œil historique

Certains observateurs rappellent que lors de la première participation du Mali à la CAN en 1972, les Aigles avaient également fait trois nuls en phase de groupes avant d’atteindre la finale.

La qualification du Mali reste donc un espoir pour la suite du tournoi, même si le jeu devra s’améliorer pour la phase à élimination directe.

CAN 2025 : le Mali freiné d’entrée par la Zambie, des inquiétudes déjà présentes

Pour leur premier match à la CAN 2025, les Aigles du Mali ont été contraints au match nul (1-1) face à la Zambie, lors d’une rencontre du groupe A. Un résultat jugé décevant par les supporters maliens, tant la prestation a soulevé des interrogations sur les ambitions réelles de la sélection dirigée par Tom Saintfiet.

Une entrée en matière ratée malgré une forte mobilisation

Depuis plusieurs semaines, un vaste élan de soutien s’est formé autour de la sélection nationale, portée par l’espoir d’un parcours solide au Maroc. Le match face à la Zambie, considérée comme l’un des adversaires les plus abordables du groupe, devait servir de test grandeur nature.

Mais au coup de sifflet final, le score de parité a résonné comme une contre-performance, laissant un sentiment de frustration et de doute chez les supporters maliens.

Trois failles majeures mises en lumière

Plusieurs éléments expliquent cette prestation en demi-teinte :

🔹 Un manque d’efficacité offensive, malgré une domination par séquences et des situations favorables mal exploitées ;
🔹 Des choix tactiques discutables, notamment dans la gestion du match et les changements opérés par le sélectionneur ;
🔹 Une fragilité mentale persistante, incapable de préserver un avantage jusqu’au terme de la rencontre.

Le penalty manqué, tournant du match

Le tournant de la rencontre intervient à la 42ᵉ minute, lorsque El Bilal Touré manque un penalty crucial. L’attaquant malien, après une longue préparation, voit sa tentative stoppée par le gardien zambien Willard Mwanza.

Un échec qui rappelle de mauvais souvenirs, notamment celui d’Adama Traoré Noss lors de la précédente CAN, et qui semble avoir pesé lourd dans le mental collectif des Aigles.

Des individualités en dessous, quelques satisfactions

Sur le plan individuel, peu de joueurs ont réellement tiré leur épingle du jeu.
Parmi les satisfactions :

  • Woyo Coulibaly, solide sur le flanc droit de la défense ;

  • Mamadou Sangaré, actif au milieu ;

  • Lassine Sinayoko, buteur à la 61ᵉ minute sur corner, profitant d’un mauvais marquage zambien.

Ce but a redonné espoir au Mali, qui a longtemps cru tenir sa victoire.

Un cruel scénario dans le temps additionnel

Alors que les Aigles semblaient se diriger vers un succès précieux, une erreur défensive dans le temps additionnel a permis à Patson Daka, sur un centre de Mathews Banda, d’égaliser de la tête à la 92ᵉ minute.
Un scénario cruel, synonyme de deux points perdus.

Déjà sous pression avant le Maroc

La prochaine rencontre du Mali est programmée pour le 26 décembre face au Maroc, pays hôte de la compétition. Au vu de la prestation contre la Zambie, de nombreux observateurs restent prudents, voire pessimistes, quant aux chances maliennes.

En cas de défaite, les Aigles devront probablement viser une qualification difficile, en tant que deuxième ou meilleur troisième du groupe.

Un impératif : réagir

Les hommes de Tom Saintfiet sont désormais dos au mur. Pour espérer aller loin, ils devront rapidement corriger leurs lacunes, afficher plus de caractère et surtout rétablir la confiance avec un public exigeant, pour qui chaque match de CAN est une affaire de fierté nationale.

CAN 2025 : pourquoi Kamory Doumbia est le facteur X du milieu de terrain malien

 

Riche de talents et réputée depuis des décennies pour la qualité de ses milieux de terrain, la sélection malienne abordera la CAN 2025 avec une ambition claire : gagner en efficacité offensive. Dans ce secteur dense, Kamory Doumbia apparaît comme un véritable facteur X capable de faire basculer les rencontres.

À chaque publication de la liste des Aigles du Mali, le regard se porte naturellement vers le cœur du jeu. Le milieu de terrain, véritable ADN du football malien, continue de regorger de profils séduisants. Aux côtés de cadres comme Yves Bissouma, Mohamed Camara ou Amadou Haïdara, une nouvelle génération s’affirme, incarnée notamment par Kamory Doumbia et le jeune Lensois Mamadou Sangaré.

Une tradition malienne bien ancrée

Formé dans les académies locales, notamment à Bamako, Mamadou Sangaré s’inscrit dans une longue tradition.
« Encore un joueur formé par l’Académie Yeelen. Je ne pensais pas qu’il s’imposerait aussi vite et aussi facilement », confie Fousseni Diawara, sélectionneur des U23 du Mali.

Jeu court, jeu long, pressing, volume de course : les qualités sont là. Mais, comme souvent chez les milieux maliens, une exigence demeure.

La finition, éternel défi des milieux maliens

Pour Fousseni Diawara, demi-finaliste de plusieurs CAN avec les Aigles, le constat est clair :
« En sélection, ils doivent marquer, être décisifs. »

Une carence régulièrement pointée chez les milieux formés au Mali, très à l’aise dans la conservation et la récupération du ballon, mais parfois moins tranchants dans les trente derniers mètres.

Kamory Doumbia, le profil du déséquilibre

C’est précisément là que Kamory Doumbia se distingue.
« Doumbia peut apporter du déséquilibre », insiste Diawara.

Issu d’une culture footballistique basée sur les petits espaces, la créativité et la pression immédiate à la perte du ballon, le milieu du Stade Brestois possède un atout supplémentaire : la verticalité. Sa capacité à se projeter, attaquer les espaces et casser les lignes pourrait offrir au Mali ce supplément d’âme offensif tant recherché.

« Il faut attaquer la profondeur, ne pas toujours attendre le ballon dans les pieds », rappelle l’ancien international malien.

Un rôle clé à jouer à la CAN 2025

Dans un groupe A relevé, le Mali aura besoin de joueurs capables de transformer la maîtrise du jeu en occasions franches.
Si le talent au milieu ne fait aucun doute, Kamory Doumbia pourrait bien être celui qui convertit la domination en buts, reprenant ainsi le flambeau laissé par des figures emblématiques comme Seydou Keita.

À la CAN 2025, le facteur X du Mali pourrait bien venir du milieu.