Le Mali et le Burkina Faso imposent des restrictions d’entrée aux Américains par «réciprocité»

Les États-Unis ont publié une liste de nationalités interdites d’entrer sur le sol américain. Les deux pays contrariés ont été récemment rajoutés à cette liste.

Le Mali et le Burkina Faso ont annoncé imposer des restrictions d’entrée aux ressortissants américains, par mesure de «réciprocité», deux semaines après que Washington a ajouté ces deux pays à une liste de nationalités interdites sur leur sol.

Dans deux communiqués séparés consultés mercredi 31 décembre par l’AFP, les ministères des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, deux pays sahéliens alliés et gouvernés par des juntes militaires, ont annoncé appliquer, à l’égard des ressortissants américains, «des mesures équivalentes» à celles décidées par les États-Unis.

Source: Figaro.fr

CAN Maroc 2025 : Le Mali se qualifie pour les huitièmes, mais inquiète par son jeu

Le Mali CAN 2025 assure sa qualification pour les huitièmes de finale, mais inquiète par son jeu. Ce lundi 29 décembre 2025, les Aigles du Mali ont fait match nul 0-0 face aux Comores au Stade Mohamed V de Casablanca. Avec ce troisième nul consécutif, le Mali termine 2ᵉ du Groupe A, derrière le pays hôte, le Maroc.

Mali vs Comores : un match nul laborieux

Après le nul héroïque contre le Maroc, les supporters attendaient une confirmation face aux Comores. Pourtant, les Aigles ont peiné à imposer leur rythme et n’ont jamais trouvé la faille. La fin de match a été particulièrement tendue avec l’expulsion d’Amadou Haidara (88ᵉ minute), laissant le Mali en infériorité numérique.

Classement final du Groupe A CAN 2025

Le Mali profite de la victoire du Maroc sur la Zambie (3-0) et conserve sa place en huitièmes de finale :

  • Maroc : 7 pts (+4)

  • Mali : 3 pts (0)

  • Zambie : 2 pts (-3)

  • Comores : 2 pts (-1)

Un clin d’œil historique

Certains observateurs rappellent que lors de la première participation du Mali à la CAN en 1972, les Aigles avaient également fait trois nuls en phase de groupes avant d’atteindre la finale.

La qualification du Mali reste donc un espoir pour la suite du tournoi, même si le jeu devra s’améliorer pour la phase à élimination directe.

Grave incendie au centre-ville de Mopti : d’importants dégâts matériels

Un violent incendie a frappé le cœur de la « Venise malienne » ce mardi 30 décembre 2025. Le sinistre, survenu vers 4 heures du matin, a ravagé une vaste zone s’étendant du rond-point central jusqu’au-delà du poste de police.

Selon des sources locales, le feu serait parti d’un dépôt d’ordures derrière l’agence de la BMS avant de se propager rapidement aux installations voisines. Plusieurs boutiques, échoppes et étals ont été entièrement détruits, causant des pertes matérielles importantes à la veille des fêtes de fin d’année.

 incendie au centre-ville de Mopti
incendie au centre-ville de Mopti

Heureusement, aucune perte en vie humaine n’est signalée. Les sapeurs-pompiers et les services de secours sont intervenus en urgence pour maîtriser les flammes et prévenir une propagation dans le reste du quartier. La situation reste sous étroite surveillance.

Justice : Mahamadou Gassama renvoyé devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan

L’affaire Mahamadou Gassama franchit une nouvelle étape judiciaire importante. Ce mardi 30 décembre 2025, son avocat, Maître Mamadou Ismaïla Konaté, a annoncé via la plateforme X que son client était désormais renvoyé devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan.

Cette décision fait suite à l’ordonnance du juge d’instruction notifiée le même jour, marquant la fin de l’instruction et l’ouverture prochaine du procès.

Les chefs d’accusation

Mahamadou Gassama est poursuivi pour deux principaux motifs : offense au Chef de l’État et diffusion d’expressions outrageantes sur Internet.

Le Procureur de la République avait requis ce renvoi le 22 décembre dernier. Le magistrat instructeur a suivi ces réquisitions, estimant que des « indices suffisants » existaient pour justifier un débat contradictoire devant la juridiction compétente.

Une défense confiante

Depuis Paris, Maître Konaté et son équipe affichent leur sérénité. Tout en étudiant la possibilité de contester l’ordonnance, ils se disent prêts à démontrer l’innocence de leur client.

« Nous restons confiants dans le respect des droits fondamentaux de notre client et nous nous préparons activement à faire valoir ses arguments devant le tribunal », indique le communiqué. La défense insiste également sur la nécessité d’un traitement rapide de l’affaire pour permettre à Mahamadou Gassama de recouvrer pleinement ses droits.

Respect de la présomption d’innocence

Dans un contexte médiatique sensible, Maître Konaté rappelle que Mahamadou Gassama bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’au verdict définitif. Il appelle médias et citoyens à éviter tout jugement prématuré qui pourrait perturber le déroulement serein des débats judiciaires.

L’audience devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan sera fixée prochainement.

Sénégal : tensions ouvertes entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko au sommet de l’État

Au Sénégal, une tension politique majeure se dessine désormais au sommet de l’État. Le tandem formé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, longtemps présenté comme uni et solidaire face à l’épreuve, semble aujourd’hui engagé dans une confrontation politique aux contours de plus en plus visibles.

À l’origine de cette crise, un malaise grandissant au sein du parti au pouvoir, le Pastef, dont plusieurs cadres reprochent au chef de l’État de s’éloigner de la ligne idéologique définie par le parti et son leader historique, Ousmane Sonko. Une accusation qui traduit une fracture profonde entre l’institution présidentielle et la base militante.

Justice et nominations, sources de discorde

Deux points cristallisent particulièrement les tensions. Le premier concerne la lenteur des poursuites judiciaires contre les responsables de l’ancien régime de Macky Sall. Ousmane Sonko a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme une absence de volonté politique, estimant que le président aurait les moyens d’accélérer le processus.

Le second point de rupture porte sur la nomination d’Aminata Touré, ancienne Première ministre sous Macky Sall, comme coordinatrice de la coalition « Diomaye Président ». Une décision fermement rejetée par Ousmane Sonko, qui y voit un symbole de compromission avec l’ancien système.

Une alliance historique fragilisée

Pourtant, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko partagent un long compagnonnage politique et personnel. Tous deux issus de l’administration fiscale, ils ont milité ensemble au sein du syndicat des Impôts et Domaines, avant de cofonder le Pastef. Leur engagement commun leur a valu l’emprisonnement sous l’ancien régime.

Empêché de se présenter à la présidentielle de 2024, Ousmane Sonko avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat, un pari politique couronné de succès avec une victoire dès le premier tour.

Divisions internes et crispations politiques

Depuis plusieurs semaines, les signaux de rupture se multiplient. Certains responsables du Pastef ont boycotté les déplacements présidentiels, tandis qu’une campagne de désabonnement des pages officielles de la Présidence a été lancée par des militants proches de Sonko. Plusieurs figures influentes du parti ont clairement affirmé leur loyauté exclusive au Premier ministre.

Dans le même temps, la coalition « Diomaye Président » poursuit sa structuration sous la direction d’Aminata Touré, accentuant les lignes de fracture au sein de la majorité.

2029 en ligne de mire

En toile de fond, la présidentielle de 2029 alimente toutes les stratégies. Le Pastef affiche clairement sa volonté de porter Ousmane Sonko à la magistrature suprême, malgré son inéligibilité actuelle liée à une condamnation judiciaire. Ses avocats ont récemment engagé une procédure exceptionnelle visant à la révision de ce verdict.

Sur le terrain, les partisans de Sonko ont lancé une vaste mobilisation populaire, convaincus que rien ne pourra empêcher leur leader d’être candidat.

Le spectre de la crise de 1962

Dans un contexte économique déjà fragile, cette crise politique inquiète une partie de l’opinion. À Dakar, certains redoutent une répétition du scénario de 1962, lorsque le conflit entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia avait profondément déstabilisé le pays.

Pour de nombreux citoyens, l’urgence reste ailleurs : emploi, dette, pouvoir d’achat et stabilité sociale. Autant de défis qui rendent toute crise institutionnelle au sommet de l’État particulièrement redoutée.

Mali : Bamako reprend le contrôle stratégique de son or

Grâce à la réforme de son code minier, le Mali a profondément modifié le rapport de force avec les multinationales de l’or. En renforçant la participation de l’État et en imposant de nouvelles règles fiscales, Bamako affirme sa souveraineté économique et ouvre la voie à une transformation locale des ressources.

Depuis l’adoption du nouveau code minier en août 2023, le Mali a engagé une reprise en main de son secteur aurifère, longtemps dominé par des intérêts étrangers. Ce texte permet désormais à l’État de détenir jusqu’à 30 %, voire 35 %, des parts dans les projets miniers, incluant une participation gratuite de 10 %.

Les effets financiers sont déjà visibles. Selon le ministère des Mines, les recettes minières ont augmenté de plus de 50 % en 2024, passant de 547 à plus de 835 milliards de FCFA. L’or, qui représente environ 80 % des exportations du pays, devient ainsi un levier central de la souveraineté économique.

Cette nouvelle orientation s’est illustrée dans le bras de fer avec le groupe canadien Barrick Gold, exploitant du complexe Loulo-Gounkoto. En novembre 2025, un accord a été conclu prévoyant le paiement de près de 430 millions de dollars d’arriérés fiscaux et douaniers, ainsi que des dividendes annuels estimés à 90 milliards de FCFA.

Au-delà des recettes, les autorités misent sur la transformation locale. L’extension de la raffinerie de Sénou, lancée en 2025, vise à capter davantage de valeur ajoutée sur le sol national. Par ailleurs, un décret impose désormais aux sociétés minières de confier une part importante de la sous-traitance à des entreprises maliennes.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision régionale portée par l’Alliance des États du Sahel (AES). Le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à harmoniser leurs politiques minières afin de renforcer leur poids face aux multinationales et aux marchés internationaux.

En reprenant la main sur son or, Bamako affirme une ligne claire : l’exploitation des ressources naturelles doit désormais servir en priorité le développement national et le bien-être des populations.

CAN 2025 : le Mali freiné d’entrée par la Zambie, des inquiétudes déjà présentes

Pour leur premier match à la CAN 2025, les Aigles du Mali ont été contraints au match nul (1-1) face à la Zambie, lors d’une rencontre du groupe A. Un résultat jugé décevant par les supporters maliens, tant la prestation a soulevé des interrogations sur les ambitions réelles de la sélection dirigée par Tom Saintfiet.

Une entrée en matière ratée malgré une forte mobilisation

Depuis plusieurs semaines, un vaste élan de soutien s’est formé autour de la sélection nationale, portée par l’espoir d’un parcours solide au Maroc. Le match face à la Zambie, considérée comme l’un des adversaires les plus abordables du groupe, devait servir de test grandeur nature.

Mais au coup de sifflet final, le score de parité a résonné comme une contre-performance, laissant un sentiment de frustration et de doute chez les supporters maliens.

Trois failles majeures mises en lumière

Plusieurs éléments expliquent cette prestation en demi-teinte :

🔹 Un manque d’efficacité offensive, malgré une domination par séquences et des situations favorables mal exploitées ;
🔹 Des choix tactiques discutables, notamment dans la gestion du match et les changements opérés par le sélectionneur ;
🔹 Une fragilité mentale persistante, incapable de préserver un avantage jusqu’au terme de la rencontre.

Le penalty manqué, tournant du match

Le tournant de la rencontre intervient à la 42ᵉ minute, lorsque El Bilal Touré manque un penalty crucial. L’attaquant malien, après une longue préparation, voit sa tentative stoppée par le gardien zambien Willard Mwanza.

Un échec qui rappelle de mauvais souvenirs, notamment celui d’Adama Traoré Noss lors de la précédente CAN, et qui semble avoir pesé lourd dans le mental collectif des Aigles.

Des individualités en dessous, quelques satisfactions

Sur le plan individuel, peu de joueurs ont réellement tiré leur épingle du jeu.
Parmi les satisfactions :

  • Woyo Coulibaly, solide sur le flanc droit de la défense ;

  • Mamadou Sangaré, actif au milieu ;

  • Lassine Sinayoko, buteur à la 61ᵉ minute sur corner, profitant d’un mauvais marquage zambien.

Ce but a redonné espoir au Mali, qui a longtemps cru tenir sa victoire.

Un cruel scénario dans le temps additionnel

Alors que les Aigles semblaient se diriger vers un succès précieux, une erreur défensive dans le temps additionnel a permis à Patson Daka, sur un centre de Mathews Banda, d’égaliser de la tête à la 92ᵉ minute.
Un scénario cruel, synonyme de deux points perdus.

Déjà sous pression avant le Maroc

La prochaine rencontre du Mali est programmée pour le 26 décembre face au Maroc, pays hôte de la compétition. Au vu de la prestation contre la Zambie, de nombreux observateurs restent prudents, voire pessimistes, quant aux chances maliennes.

En cas de défaite, les Aigles devront probablement viser une qualification difficile, en tant que deuxième ou meilleur troisième du groupe.

Un impératif : réagir

Les hommes de Tom Saintfiet sont désormais dos au mur. Pour espérer aller loin, ils devront rapidement corriger leurs lacunes, afficher plus de caractère et surtout rétablir la confiance avec un public exigeant, pour qui chaque match de CAN est une affaire de fierté nationale.

AES : les Chefs d’État inaugurent la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement à Bamako

Les Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) ont procédé ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako à l’inauguration officielle de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES), une institution financière stratégique destinée à soutenir les investissements structurants et à renforcer la souveraineté économique de l’espace AES.

Une institution clé pour la souveraineté économique de l’AES

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Confédération des États du Sahel, la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) a été officiellement inaugurée à Bamako.

La cérémonie a été présidée par le Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération AES, le général d’Armée Assimi Goïta, aux côtés du Président de la République du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Un levier pour le financement du développement régional

Institution financière stratégique de la Confédération, la BCID-AES a pour mission de :

  • soutenir les investissements structurants ;
  • accompagner les projets de développement économique et social ;
  • renforcer la souveraineté financière et économique des États membres ;
  • promouvoir un développement durable et intégré dans l’espace AES.

Elle s’inscrit dans la dynamique de mutualisation des moyens engagée par les pays membres pour faire face aux défis économiques et sécuritaires.

Une cérémonie solennelle à forte portée symbolique

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de nombreuses autorités politiques, administratives et militaires des États membres de la Confédération.

Elle a été marquée par la coupure du ruban symbolique, suivie d’une visite guidée des installations de la nouvelle institution bancaire.

Cette inauguration constitue une étape majeure dans la consolidation des instruments économiques de l’AES, après la mise en place d’outils communs dans les domaines de la sécurité et de l’information.

Russie : un officier de l’État-major tué dans l’explosion de sa voiture à Moscou, une enquête pénale ouverte

Le général russe Fanil Sarvarov, haut responsable de l’État-major des forces armées russes, a trouvé la mort ce 22 décembre 2025 à Moscou dans l’explosion de son véhicule. Les autorités russes ont ouvert une enquête pénale et évoquent notamment la piste d’une implication des services de renseignement ukrainiens.

Une explosion ciblée en plein Moscou

Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie a confirmé la mort du général Fanil Sarvarov, chef de la Direction de l’instruction opérationnelle de l’État-major général des forces armées russes. Selon les premières conclusions, un engin explosif placé sous le châssis du véhicule de l’officier a été déclenché dans la matinée du 22 décembre.

La porte-parole du Comité d’enquête, Svetlana Petrenko, a indiqué que l’attaque avait été soigneusement préparée, soulignant le caractère ciblé de l’opération.


Mobilisation du Comité d’enquête et expertises en cours

Sur instruction du président du Comité d’enquête, des enquêteurs du siège central ont été dépêchés sur place.
Les investigations comprennent :

  • l’examen approfondi de la scène de l’explosion ;

  • des expertises médico-légales et techniques ;

  • l’audition de témoins ;

  • l’analyse des images de vidéosurveillance.

Une procédure pénale a été ouverte pour meurtre commis de manière dangereuse pour la population et trafic illégal d’explosifs.


La piste ukrainienne évoquée

Un officier de l’État-major russe tué dans l’explosion de sa voiture, une enquête pénale ouverte
Un officier de l’État-major russe tué dans l’explosion de sa voiture, une enquête pénale ouverte

Les enquêteurs russes examinent plusieurs hypothèses, dont celle d’une implication des services secrets ukrainiens dans l’organisation de l’attentat. Cette piste s’inscrit dans un contexte de tensions sécuritaires accrues entre Moscou et Kiev.

Début décembre, en Crimée, le Service fédéral de sécurité (FSB) avait annoncé avoir déjoué un attentat similaire visant un officier russe. Selon les autorités, l’opération aurait été planifiée par les services de renseignement militaire ukrainiens. L’agent chargé de l’exécution aurait été neutralisé alors qu’il tentait de placer un engin explosif sous un véhicule.


Alerte sur une intensification des activités de sabotage

Le FSB a récemment mis en garde contre une intensification des recrutements menés par les services spéciaux ukrainiens via les réseaux sociaux et des messageries chiffrées telles que Telegram et WhatsApp, dans le but de mener des actions de sabotage et de terrorisme sur le territoire russe.

Les autorités rappellent que toute coopération secrète avec des entités étrangères est passible de sanctions pénales sévères, pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.

Musique : Oumou Sangaré sacrée « Africa’s Musical Superstar » aux ODA Awards 2025 à Addis-Abeba

La diva malienne Oumou Sangaré a été couronnée « Africa’s Musical Superstar » lors de la 9ᵉ édition des ODA Awards, tenue en décembre 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Une consécration continentale qui célèbre une carrière musicale exceptionnelle et un engagement constant pour la culture africaine et les droits des femmes.

Une distinction continentale majeure

Le drapeau du Mali a brillé de mille feux sur la scène culturelle africaine. À l’occasion de la prestigieuse 9ᵉ édition des ODA Awards, Oumou Sangaré a reçu l’un des honneurs les plus élevés du continent : le titre d’« Africa’s Musical Superstar ».

Cette distinction vient saluer plusieurs décennies de carrière consacrées à la promotion de la musique malienne, du wassoulou et, plus largement, du patrimoine culturel africain sur les plus grandes scènes internationales.

Une artiste engagée et une voix pour les femmes

Au-delà de son immense talent artistique, le jury des ODA Awards a tenu à reconnaître l’engagement social de la Diva, notamment sa lutte pour les droits des femmes, l’émancipation féminine et la justice sociale, thèmes centraux de son œuvre musicale.

Les ODA Awards honorent chaque année des personnalités africaines dont l’excellence et l’influence marquent durablement l’histoire du continent, tous secteurs confondus.

Une fierté nationale pour le Mali

À Bamako comme à l’intérieur du pays, l’annonce de ce sacre a été accueillie avec une grande fierté nationale. Dans un contexte de refondation et de défis multiples, le succès d’Oumou Sangaré rappelle la force du soft power culturel malien et la richesse inépuisable de ses talents artistiques.

Déjà lauréate de nombreuses distinctions internationales, la Diva ajoute ainsi une nouvelle consécration majeure à son palmarès, consolidant son statut de légende vivante de la musique africaine.