Fin des recherches pour Emiliano Sala, l’exemplaire attaquant qui a marqué la Ligue 1

La police de Guernesey a annoncé, jeudi, la fin des recherches pour retrouver l’appareil transportant un pilote et Emiliano Sala. Le buteur argentin, apprécié de ses pairs en Ligue 1, a disparu à bord d’un avion en mer entre Nantes et Cardiff.

Il était revenu à Nantes pour saluer une dernière fois ses coéquipiers dans la soirée du lundi 21 janvier. L’attaquant argentin Emiliano Sala, récemment transféré à l’âge de 28 ans du FC Nantes au Cardiff City FC, a ensuite pris place dans un avion pour rejoindre le Pays de Galles. Mais le Piper PA-46 Malibu, un monomoteur de tourisme, qui a perdu le contact avec le contrôle aérien au-dessus de la Manche vers 20 h 00 ce soir-là, n’est jamais arrivé. Jeudi 24 janvier, la police de Guernesey a annoncé avoir abandonné les recherches pour retrouver l’appareil transportant le footballeur et un pilote.

“Nous avons passé en revue toutes les informations disponibles (…) et avons pris la décision difficile de mettre fin aux recherches”, a annoncé la police dans un communiqué publié sur son compte Twitter, soulignant que les “chances de survie à ce stade sont infimes”.

Un style atypique et une volonté de fer

Natif de Cululu Las Colonias dans la province de Santa Fé, dans le centre de l’Argentine, Emiliano Sala était un avant-centre de Ligue 1 respecté par ses pairs pour sa combativité et son sens du sacrifice. Décrit par ceux qui l’ont côtoyé de près comme un homme profondément discret, gentil, attachant et humble, Emiliano Sala montrait un autre tempérament sur le terrain. Motivé, toujours volontaire et mobile sur le front de l’attaque, il misait sur sa puissance physique pour épuiser les défenses adverses. Pas toujours à l’aise techniquement, Emiliano Sala compensait son style atypique par une volonté de fer et une abnégation caractéristiques des goleadors argentins.

Une détermination et une générosité qui lui ont souvent permis d’être décisif, notamment grâce à son puissant jeu de tête.”Je vis pour le but”, avait-il coutume de dire, confiant souvent qu’il avait hérité du caractère de guerrier de sa mère. Emiliano Sala, qui s’était fait tatouer sur le bras “Hasta la victoria, siempre” (Toujours jusqu’à la victoire), avait pour modèle le légendaire Gabriel Batistuta, le buteur insatiable de l’Albiceleste et de la Fiorentina.

L’aventure en France de ce passionné de musique et de tennis commence en 2010, à l’âge de 20 ans, à Bordeaux. Il avait été repéré à l’école de football Proyecto Crecer, avec laquelle les Girondins avaient noué un partenariat en Argentine. Loin de sa famille, sans encore parler français, l’attaquant traverse des temps difficiles, mais, d’origine modeste et très croyant, il s’accroche à son rêve et se met au travail. D’abord prêté à Orléans (18 buts) en National lors de la saison 2012/2013, puis à Niort (18 buts), en Ligue 2 lors de l’exercice suivant, il commence à apparaître sur les radars des clubs français, sans pour autant vraiment avoir sa chance avec Bordeaux.

Révélé à Caen, il confirme à Nantes

Prêté une nouvelle fois, lors du mercato hivernal de 2015, au Stade Malherbe de Caen, le droitier marque 6 buts en 13 matches en Ligue 1, et participe grandement au maintien du club normand. Sa carrière démarre enfin, et le FC Nantes le recrute durant l’été 2015 contre 1 million d’euros. Après des débuts en demi-teinte, il parvient à lever les derniers doutes sur son niveau et devient au fil des années l’atout offensif numéro 1 des Canaris. Au total, le chouchou de la Beaujoire marque 42 buts en 120 matches de championnat avec Nantes, dont 12 en 19 parties cette saison.

En fin de contrat en 2020, il était annoncé sur le départ, même s’il n’avait jamais clairement exprimé son envie de quitter le club. Suivi outre-Manche depuis plus d’un an par Cardiff City FC, Emiliano Sala accepte, le 19 janvier, de rejoindre l’actuel 18e de Premier League. Cardiff s’attache ses services contre un chèque de 17 millions d’euros (record du club gallois dans un mercato) et en promettant de multiplier significativement son salaire. Le départ d’Emiliano Sala, en plein milieu de la saison, a provoqué des tensions entre l’entraîneur du FC Nantes 1, Vahid Halilhodžić, et son président Waldemar Kita, au moment où le club traverse une période difficile en Ligue 1 (15e).

Amateur de voyage, l’Argentin s’était promis de parcourir le monde et notamment le continent africain après la fin de sa carrière. Une carrière qu’il souhaitait terminer en Argentine, sous les couleurs de son club de cœur Independiente, voire dans les rangs de Boca Junior, l’équipe préférée de sa mère.

Source: France24

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